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AU MAITRE-AUTEL

Quellyn (Érasme) le Vieux. — La Cène.

Au premier plan, au bas de la terrasse d'un palais, à laquelle on monte par deux escaliers latéraux, un serviteur, en bras de chemise,

M ALINES.

portant doux seaux de cuivre sur les épaules, avec un enfant. Au second plan, le Christ, en manteau rouge, est assis au milieu de ses disciples ; au fond, un entablement soutenu par de liantes colonnes se profilant sur le ciel, entre lesquelles on aperçoit des arbres et des constructions.

« La noblesse et la variété des types, les profonds sentiments qui animent les personnages, leurs excellentes attitudes, la puissance de l'exécution et le charme de la couleur distinguent en môme temps cet admirable morceau. Les ombres étant d'ailleurs plus claires que dans les autres tableaux de Quellyn, l'œuvre y gagne en harmonie. » (A. Mi- CHIELS, Hi»t. des peintres.)

Derrière le maître-autel :

Rubens (Pietkr-P.ail). — Triptyque dit de la Pèche miraculeuse.

Panneau central. — La Péclic miraculeuse. — Au premier plan, il gauche, debout sur le rivage, un pêcheur, au visage enluminé, chevelure et barbe très l>londes, chaussé de hautes bottes, tire à lui, de toutes ses forces, l'extrémité d'un filet plein de poissons dont deux autres pèciieurs, penchés dans une barque, au second plan, l'un de face, l'autre de profil, tiennent les autres bouts. Sur l'avant de la barque, à droite, debout, tourné li gauche, le Christ, en robe grise et mant(\iu rouge, s'adresse à siùul Pierre, qui s'incline, serrant son bonnet l)leu contre sa poitrine; sur l'arrière, à gauche, debout, un marinier, en braies grises et casaque violette, s'appuie, pour gouverner la barque, sur une longue perche plongée dans l'eau. Du même côté, derrière, deux hommes dans une seconde barque. A droite, le lac. Ciel clair et lumineux sur la droite, chargé de nuées sombres sur la gauche.

Peint en 1618. Gravé par Bolswert. — Les trois figures du premier plan sont seules de la main de Rubens; le reste du tableau a été exécuté par un élève. Le paysage est probablement de "Wildens.

Volet de droite. — Tohie et Vange. — Sur le bord de la mer, à droite, l'ange, debout, ses ailes blanches déployées, une draperie jaune sur les épaules, se tourne de trois quarts vers le jeune Tobie, en tunique grise, penché sur un énorme poisson qu'il tire de l'eau. Au second plan, un gros arbre sur un ciel clair.

Au revers. — Saint André, — Debout, dans une niche, le saint appuyé contre la croix qu'il touche de la main droite, un poisson dans la main gauche, est tourné de trois quarts vers la gauche ; vêtement violet, pèlerine verte; au-dessus de lui, la croix de saint André avec des flammes entre les quatre bras formant la croix de Bourgogne.

Volet de gauche. — Le Denier du tribut. — Sur le rivage, à droite, saint Pierre, la poitrine et les jambes nues, de profil tourné vers la gauche, présente la pièce de monnaie qu'il vient de retirer du poisson à un homme drapé de noir qui se tient de face, au miheu. A gauche, un apôtre blond à grande barbe, coiffé de rouge. En arrière, la tête de

NOTRE-DAME

deux autres figures cachées. Ciel lumineux. Au fond, la mer; au premier plan, des coquillages.

Gravé par un anonyme, par Savry et J.-C. Visscher. — Tableau exécuté par un élève et retouché par Rubens. Une esquisse provenant de la collection Weyer, de Cologne, faisait autrefois partie de la galerie du baron de Gisignies.

Au revers. — Saint Pierre. — Debout, vu de face, en robe violette et manteau jaune, des filets à ses pieds; au-dessus de lui, une tiare et des clefs.

Pan. cent., H., 3 m.; L., 2,30. — Volets, H., 3 m.; L., 1,06. B. — Fig. gr. nat. — Sous le panneau central se trouvait autrefois une prédella en trois parties. La partie du milieu, le Christ en croix, a disparu. Les autres, le Christ marchant sur les eaux et Jonas jeté à la mer, sont au musée de Nancy. « Il manque à ce tableau je ne sais quoi qui réussit infailliblement à Rubens quand il touche au commun, une note, une grâce, une tendresse, quelque chose comme un beau sourire faisant excuser des traits épais Le Christ, relégué à droite, en coulisse, comme un accessoire, est insignifiant de geste autant que de physionomie. Le saint Pierre, du moins, dit bien et juste ce qu'un vieillard de sa classe et de sa rusticité pouvait dire au Christ en d'aussi étranges circonstances. . . Quant aux deux torses nus, l'un courbé vers le spectateur, l'autre tourné vers le fond, ils sont célèbres parmi les meilleurs morceaux d'académie que Rubens ait peints, pour la façon libre et sûre dont le peintre les a brossés, sans doute en quelques heures, au premier coup, en pleine pâte, claire, égale, abondante, pas trop fluide, pas trop épaisse, ni trop modelée, ni trop ronflante. C'est brutal, exact, rencontré sur place : cela a été vu sur les quais de l'Escaut par un homme qui voit gros, qui voit juste, la couleur aussi bien que la forme, qui respecte la vérité quand elle est expressive, ne craint pas de dire crûment les choses crues, sait son métier comme un ange et n'a peur de rien. » (Fromentin, p. 59 à 61.)

3® chapelle, à gauche ;

Coxcyen (Michel van). — Triptyque.

Panneau central. — Tentation de saint Antoine. Volet de droite. — Saint Antoine et saint Jérôme nourris par un corbeau.

Volet de gauche. — Saint A?itoine enterre saint Jérôme.

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