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RlJBENS

Le Christ à la paille.

MUSEE D'ANVERS

orner, dans la cathédrale, le tombeau de Juan Michielsen, négociant. Transporté à Paris de 1794 à 1815, il fut remplacé sur le tombeau par une copie faite en 1830 par P. -A. Verlinde. — « Le Christ à la paille, très célèbre, trop célèbre, n'est pas beaucoup plus fort ni plus ricbe (que la Trinité), et ne paraît non plus sensiblement plus mûr, quoiqu'il appartienne à des années très postérieures. C'est également lisse, froid et mince. On y sent l'abus de la facilité, l'emploi d'une pratique courante qui n'a rien de rare, et dont la formule pourrait se dicter ainsi : un vaste frottis grisâtre, des tons de chair clairs et lustrés , beaucoup d'outremer dans la demi-teinte, un excès de vermillon dans les reflets, une peinture légère et de premier coup sur un dessin peu consistant. Le tout est liquide, coulant, glissant et négligé. Lorsque, dans ce genre cursif, Rubens n'est pas très beau, il n'est plus beau. » (E. Fromentin, 99.)

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