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Armoiries de la donatrice

Revers du volet.

* 312. — La Vierge au perroquet {]).

Devant un mur, au milieu, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, est assise, sur un banc, de trois quarts tournée vers la gauche. Elle caresse l'Enfant Jésus debout à son côté, vu de face, nu, tenant une pomme. A droite, dans l'ombre, saint Joseph, accoudé, drapé dans un manteau jaune, contemple le groupe divin ; au fond, à gauche, une colonne entourée de feuillages; sur le piédestal, un perroquet qui mordille une branche.

H., 1,64; I,., ],92. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par Bolswert. Ce tableau, peint vers 1614, fut offert par Rubens à la confrérie de Saint-Luc, dont il ornait le salon. Il fut

ANVERS

enlevé par les armées françaises eu n94 et rendu en n9~ à l'École centrale de dessin. Nettoyé en n44 par le peintre Verbrupgen. « Le dessin est harmonieux de lignes, mais l'expression des visages est insignifiante. La Vierge ne s'intéresse guère à son lils, et celui-ci ne s'occupe pas de sa mère. Tous deux n'ont d'yeux que pour le spectateur; ils présentent le groupe d'une mère flamande sereine et calme avec son fils beau et heureux com'mc un jeune dieu païen. » (M. Rooses, I, 291.) — « Ce tableau sent l'Italie, rappelle Venise, et i)ar la gamme, la puissance, le choix et la nature intrinsèque des couleurs, la qualité du fonds, l'arabesque fait songer à un Palma trop peu sévère. » (Fromentin, p. 100.)

* 313. — Le Christ en croix (1).

Vu (le face, la tèto léij;èroiiuMit inrlinéc sur l épaulo gauclio, les yeux levés au ciel. Jérusalem à l'horizon. Ciel chargé de nuages noirs.

H., 2,19 ; L., 1,22. T. — Fig. gr. nat. — Autrefois, au-de^»sus de la porte de la sacristie, dans l'église des Récollets. Transporté à Paris de 1794 à \H\ô. Le musée de Bordeaux possède une copie de ce tableau qui ornait autrefois le tombeau de Corneille de "Winter. Au pied de la croix, on voit accouplées les lettres N. R., ce qui permettrait de supposer que cette toile fut commandée au peintre par son ami Nicolas Rockox dont il aurait mis ici les initiales. La figure du Christ est entièrement de la main de Rubens, le fond est d'un élève. — « La peinture est d'un travail ferme, la carnation d'un jaune chaud que font ressortir de fortes ombres e t sur lequel les modelés sont indiqués par des touches bleuâtres. La fermeté des chairs, l'importance des ombres, la correction du dessin, la sobriété du procédé et l'analogie frappante avec le Christ de l'érection de la croix dans la cathédrale font croire que ce tableau date de 1610 environ. » (M. Rooses, II, )<).)

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