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La Sainte Trinité

Le Christ, mort, nu, vu (le face, en raccourci, est ajipuyc' sur les genoux (le Dieu le Père. Celui-ci, vieillard à longue chevelure et barbe grises, assis sur des nuages, drapé dans un manteau gris, soulève de sa main droite le linceul, et de l'autre, montre son fds; près de sa tète, à gauche, vole le Saint-Esj)rit. Du même côté, un ange portant la lanco, la couronne d'épines et un fouet ; à droite, un ange tenant les clous.

H., 1,59; L., 1,52. B. — Fig. gr.' nat. — Gravé avec quelques modifications par Bolswert, Bernard .Strauss, Flameng. Peint pour Josine van der Capelle, épouse de Jean de Pappe, greffier de la ville d'Anvers, qui l'avait offert à l'église des Grands-Carmes. Transporté à Paris de 1794 à 1815. — « Le Christ est entièrement peint par Rubens. C'est une des figures les plus célèbres de son œuvre, et elle mérite sa réputation non seulement par la science du raccourci tant admiré du grand public, niais aussi par son coloris intense. Le corps, d'une pftleur légèrement jaunissante sur la rondeur des muscle» et livide dans les enfoncements, est d'une peinture serrée, d'un dessin magistral. ■> (M. Rooses, I, 90.)

* 316. — Arc de triomphe de la Monnaie. — Façade anté-

rieure (J).

* 317. — Arc de triomphe de la Monnaie. — Façade posté-

rieure (Jj.

H., 1,04; L., 0,71. B. — Ces deux esquisses furent exécutées par Rubens, pour l'arc de triomphe érigé près de l'hôtel des Monnaies, à l'occasion de l'entrée triomphale de

MUSÉE D'ANVERS

Ferdinand d'Autriche à Anvers, en 1635, après les \ictoires de Nordlingen et Callao. Elles sont gravées par van Tliulden dans le grand ouvrage qu'il publia, en 1641, avec un texte de Gaspard Gevartius : Pompa introitus Ferdinandi Austriaci, Hispaniarum infantis in urbem Anverpiam. Provenant de l'hôtel des Monnaies. Elles furent vendues 70 florins, en 1885, à la vente KnyfF. Dans la vente Schorel, en 1774, l'esquisse de Vulcain forgeant la foudre fut adjugée 22 florins cà M. Berenbrœck.

* 318. — Char de triomphe (J).

H., 1,03; L., 0,71. B. — Gravé par van Thulden dans l'ouvrage cité au numéro précédent. Ce char de triomphe fut exécuté pour les mêmes fêtes de 1635. (Voir les n^^ 316 et 317.) Rubens reçut, pour prix de son travail, une pièce de vin de Paris payée 84 florins. Provient de l'hôtel de ville.

319. — Le Christ mort pleuré par les saintes femmes et par saint Jean (G).

Au milieu, le Christ est étendu sur un lit de paille, nu, presque do face, la jambe droite en avant. A gauche, assise à terre, la Madeleine, en robe de soie violette, décolletée, a posé sur ses genoux le bras droit du Sauveur, dont la Yierge, vue de face, soutient la tête; à droite, au second plan, saint Jean, en manteau rouge, et trois saintes femmes agenouillées; à gauche, au premier plan, l'éponge, un plat de cuivre, un marteau, un balai, etc. Au fond, l'ouverture du sépulcre au milieu des broussailles.

H., 0,55; L., 0,74. B. — Fig. pet. nat. — Collection Van den Hecke-Baut de Rasmon. — Acheté 4,048 francs, en 1807, <à M. Beeckman, d'Anvers. — Autrefois en la possession de la famille Cornet de Grey. — « C'est une des belles pièces de chevalet du maître ; les ligures sont entièrement de sa main ; les corps sont beaux et amples, les carnations teintées de bleu. Le paysage et les accessoires ne sont pas de Brueghel de Velours, mais de Van Uden ou plutôt de Wildens. » (Max Rooses, II, 138.) — Tableau exécuté vers 1614. Le musée de Vienne en possède une réplique de plus petites dimensions.

* 706. — Portrait de Gaspard Gevartius, secrétaire de la ville

d'Anvers. — 1593-1666 (H).

Assis dans un fauteuil, tourné à gauche .vers sa table de travail sur laquelle est un buste de Marc-Aurèle. Visage maigre et pâle, front découvert, cheveux châtains, moustaches et barbiche blondes. Houppelande noire, fraise tuyautée et manchettes blanches. Dans sa main droite une plume ; de sa gauche il tourne les feuillets d'un registre ; au fond, sur une planche, des livres; à droite, un écusson et une devise.

H., 1,20; L., 0,99. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Pontius. Légué par M. Gillès de Saint-Gravenwezel, en 1874. Une réplique attribuée à Rubens fut vendue 3,000 francs à la vente Beurnonville, à Paris, en 1881.

* 707. — Le Baptême du Christ (H).

A gauche, le Christ, debout dans le Jourdain, le Saint-Esprit volant

A N VERS

^u-dessus do sa [vie, doux aiiiios à ses côtés, portant son inaiitoau rougo, est baptisé par saint Jean; au milieu, un bouquet d'arbres; à droite, deux lionimes se déshabillant ; au fond, deux femmes portant des nouveau-nés.

H., ■l,Hi; I,., fi.ôO. T. — Fij;. -rr. iiaf. — Gravé par Onghena. Peint de 1604 A 1605 à Maiitoue, il lut donné par Vincent de Gonzayue à l'église des Jésuites. Après le siège de 1797, la poussière et l'iiumidité produites par l'amas de foin entassé dans l'église convertie en magasin le détériorèrent à un point tel qu'on reconnut sa restauration impossible et qu'il fut laissé à des marchands milanais. Dans la suite, il passa par les galeries de M. Schamp d'Aveschoot, du baron de Laage et de Joseph de Boni, qui l'oirrit, en 1876, au musée. Le Louvre possède un dessin de Rubcns représentant le môme sujet avec un jdus grand nombre de personnages.

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