BAS CÔTÉ DE GAUCHE
Jordaens. — Le Christ en croix.
A gauche, la Vierge, en vêtement bleu, et saint Jean, drapé dans un manteau rouge, contemplent le Sauveur; à droite, la Madeleine, la poitrine nue, vêtue d'une robe jaune, agenouillée, se lamente; au second plan, une sainte femme.
Dyck (Anton van). — Portement de croix.
Au milieu, au second plan, le Christ, succombant sous le poids de la croix, se traîne vers la droite, sur les mains et les genoux. Un bourreau, le haut du corps nu, une dra|)erie brune autour des reins, le tire en avant. A gauche, au premier plan, la Vierge, en longs vêtements bleus, saint Jean, dont on ne voit que la tête, et un bourreau le bras levé. Au lond, l'escorte des soldats.
Ce tableau passe pour être le premier qu'on connaisse du maître. « Mais le détail irahit l'Age et l'inexpérience de l'auteur... Encore faut-il reconnaître que la coloration ne manque pas de puissance. Le torse nu du bourreau, au premier plan, s'enlève avec vigueur sur le fond un peu opaque où apparaissent conlusément des soldats et autres comparses. » (Guiffrey, 10.)
Teniers (David) le Jeune. — Jésus au milieu des docteurs.
Vos (Martin de). — Présentation de la Vierge au temple. -— Adoration des bergers.
Francken (J.). — La Visitation.
Balen (Hendrick van). — V Annonciation.
dans le choeur, au maître-autel Cels. — La Descente de croix.
TRANSEPT de DROITE
Au petit autel de la Sainte-Croix :
Crayer (Gaspard de). — Le Christ descendu de la croix.
Autel du Saint Sacrement :
Rubens. — La Dispute du Saint-Sacrement.
Dans un (klifice en hémicycle, soutenu par des colonnes, au premier plan, sur les marches d'un escalier, se tiennent deijout, à gauche, saint
EGLISE SAIl^T-PAUL.
Ambroise et saint Augustin, en riches costumes épiscopaux, coiffés de mitres, et un vieillard au regard extatique; à droite, un cardinal plongé dans la méditation, auquel parle un moine; au second plan, au milieu, sont assis quatre docteurs : à gauche, saint Jérôme et un vieillard; à droite, un moine agenouillé, des besicles sur les yeux, lisant dans un volume, que tient ouvert le quatrième théologien. Au fond, autour d'un autel, recouvert d'une nappe, et sur lequel est posé un ostensoir, sont assis, à gauche, saint Thomas d'Aquin et un pape, à droite, deux évêques; derrière eux, de nombreux assistants debout. Au ciel. Dieu le Père; dans une nuée, le Saint-Esprit et six anges portant des livres ouverts.
H., 3,69; L., 2,41. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par Snyers, avec de légères modilications. Ce tableau fut exécuté, en 1609, pour l'église des Dominicains, Transporté à Paris de 1794 à 1815. Le panneau a été agrandi en hauteur. Le seigneur de Brabek, à Hildeslieim, possédait, en 1792, une esquisse en grisaille de ce tableau par Rubens luimême. « Si la composition du tableau, maniérée et étudiée, manque d'unité, si les quatre docteurs du premier plan sont entièrement isolés, le tableau est fait avec un soin extrême, et les grandes figures sont peintes minutieusement. Nulle part on ne remarque de retouche. Une même main semble avoir exécuté l'œuvre dans toutes ses parties. » (M, RoosES, II, 196.)
Quellyn (Érasme). — Les Disciples d'Emmails,
Sous un portique, le Christ, vu de face, en robe bleue et manteau rouge, est assis au milieu, derrière une table; à gauche, un des disciples, en vêtements blancs et manteau jaune ; à droite, un autre disciple; dans l'ombre, une femme, et au fond, un serviteur. Au premier plan, un petit nègre, portant un plat, monte un escalier.