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POURTOUR DU CHOEUR

3^ chapelle :

Meire (Gérard van der). — Triptyque.

Panneau central. — Le Christ en croit. — Au miUeu, le Christ sur la croix, entre les deux larrons; à gauche, la Vierge, en robe bleue, s'évanouissant entre les bras de deux saintes femmes ; au second plan, la Madeleine, et, plus à gauche, saint Jean, en robe violette et manteau blanc, les bras croisés sur la poitrine, regardant le Sauveur; derrière lui, un groupe de saintes femmes. A droite, six cavaliers en riches costumes, dont le plus proche, vu de profil, monté sur un cheval blanc, portant une longue robe de brocart et un bonnet de velours rouge, se tourne vers un autre cavaher, vieillard, en robe bleue, coiffé d'un turban rouge, qui lui montre le Christ; au fond, la foule montant vers le calvaire ; à l'horizon, un château fort, entouré d'un cirque de montagnes.

Volet de gauche. — Moïse frappant le rocher. — A droite, Moïse, tourné de trois quarts vers la gauche, vêtu d'une tunique verte et d'un manteau rose, suivi d'un lévite et d'Aaron, fait jaillir la source. Au premier plan, des hommes et des femmes arrêtés sur les deux bords du

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ruisseau. A gauche, une femme, coiffée d'un turban blanc, fait boire un enfant sur ses genoux; derrière elle, un homme s'agenouille sur la rive pour prendre de l'eau, et un autre s'avance avec un enfant sur les épaules. Au milieu, de profd, une jeune femme, en turban vert, boit dans une tasse. A droite, un valet, en pourpoint vert, boit à une gourde. Un vieillard fait boire un enfant dans les bras de sa mère; au fond, en haut à gauche, d'autres Hébreux accourant.

Volet de droite. — Le Serpent d'airain. —A droite, Moïse, en robe et manteau rouges, sur un monticule, montre, à la foule réunie au premier plan, le serpent au haut d'un long màt; au second plan, Aaron accompagné d'un lévite.

Signé : Ger. van der Mkkren.

Fig., 0,65. — Celte pointure a soufTert; néanmoint elle reste encore une des œuvresles plus complètes et les plus intéressantes de l'école gantoise, à la fin du xvc siècle Lu signature est moderne et ajoutt-e peut-être par J. Lorent, qui restaura le panneau en 1824. « Les costumes sont ceux du xv» siècle, mais singulièrement anguleux et peu gracieux dans leurs plis. Le caractère général des figures est raide, maigre et trop allong»', défauts qui frappent surtout dans le corps du Sauveur. Le style de la peinture rappelle jusqu'à un certain i)oint l'école de Van Eyck ; mais il manque à ce s panneaux de l'air ft de la perspective, ainsi que du sentiment et de la correction de dessin. » (Ch. et C.w., I, 12 J.^ « De tous les tableaux qui se rencontrent sous le nom do Van der Meire, aucun n'est d'une authenticité suffisante pour servir à caractériser su manière. Le Cructfiv/nent de Saint-Bavon est pourtant une u uvrc considérable, parfois trop dépréciée. » (Hym.\>s, K. v. M., 1, 67.) — Voir Recherches sur l'histoire de l'école flamande de peinture, par Ai.rw. Wavteks.

6® chapelle :

Eyck (Jan et Hubert van; . — L Adoration de V Agneau mystique.

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