ÉGLISE SAINT-MARTIN
Place de l'Hôtel-de-Ville.
Constrnite à la fin du xn* siècle, restaurée après un incendie en 1862.
Mander (Karel van). — Flamand. — Martyre de sainte Catherine.
Signé : 1582.
"Voir Inventaire des objets d'art qui ornent les églises et les établissements publics de la
ÉGLISE NOTRE-DAME
Flandre occidentale. « L'authenticité de cette peinture est historiquement établie. La, biographie de Van Mander nous apprend que l'artiste, étant à Courtrai en 1581, reçut des tisseurs de nappes la commande d'un triptyque destiné à orner l'autel de la corporation à l'église Saint-Martin, et que ce triptyque représentait le Martyre de sainte Catherine. » (Hymans, K. v. M., I, 13.) Cette peinture nous montre que Karel Van Mander^ l'auteur si estimable du Livre des peintres, le Vasari des Pays-Bas, était, comme son. prédécesseur et modèle italien, plus intéressant lorsqu'il tenait la plume que lorsqu'il maniait le pinceau, et nous ne pouvons que souscrire au jugement de M. Hymans. « Les figures, plus petites que nature, ne manquent pas d'élégance ; la composition est bien ordonnée, le coloris a de la fraîcheur, mais on ne peut dire que ce soit là une œuvre de maître. » (Id., p. 13.)
ÉGLISE NOTRE-DAME
Fondée par le comte Baudouin IX et achevée en 1211. Restaurée en partie au xviii*' siècle.
Derrière le chœur :
Dyck (A.NTON van). — U Érection de la croix.
Quatre bourreaux élèvent la croix sur laquelle est cloué le Sauveur, de trois quarts tourné vers la gauche, les yeux levés au ciel, une auréole autour de la tète; l'un, à gauche, un vieillard, de trois quarts tourné vers la droite, en vêtements bruns; le second, au miheu, vu de dos, une draperie blanche autour des reins; deux autres, à droite, drapés l'un dans un manteau rouge, l'autre dans un manteau jaune, s'arcboutent sur la poitrine du Christ ; au premier plan, un chien, un panier, un marteau, un clou, une tenaille; à gauche, regardant vers la droite, un aide appuyé sur sa bêche, un cavaher monté sur un cheval blanc et un porte-étendard.
Gravé par Boulart. — Ce tableau fut commandé à l'artiste par le chanoine Roger Braye, au prix de 100 livres, et offert à la collégiale. Il fut placé dans l'église le 14 mai 1631. Transporté à Paris de 1794 à 1815. Il en existe une esquisse qui appartint sans doute au donateur, fut achetée à Courtrai par Snyers, passa dans les mains d'un amateur nommé Van Laukeren, du collectionneur Del Marmol, et serait en ce moment en la possession d'un châtelain des environs de Courtrai. « La partie la plus vantée du tableau, le point sur lequel l'auteur a concentré tout l'effort de son talent, tout l'art de son pinceau, c'est le torse et surtout le visage du supplicié. Jamais il n'a peint avec tant d'amour, modelé avec plus de finesse, dessiné avec une pareille perfection les formes humaines; jamais il n'a rendu avec une semblable intensité d'expression l'agonie surhumaine d'un Dieu expirant. » (Guiffrey, 142.)
35S COURTRAl.
Dans la chapelle des comtes, à droite :
Inconnu du xiv« siècle. — Portraits de Louis de Maie et des comtes de Flandre.
Ces peintures ;\ la détrempe, qui ornent la chapelle érigée par ordre du prince en sont attribuées par M. Wauters à Jehan de Hasselt.
MUSÉE
Une du Béguinage.
Il ne renferme que des tableaux modernes dont le plus remarquable est :
Keyser (Nicaise de). — Flamand. — La Bataille des Éperons (Il juillet 1302).
Au premier plan, un boucher flamand, vainqueur, devant le comte d'Artois mourant <'t Guillaum(» van Saeftini^en, le frère lai de l'abbaye de Ter Doest, une massue à la main; au second plan, au milieu des combattants, Hugo Bullerman d'Arckel blessé est porté j)ar des soldats; au fond, à cheval, Gui de Namur.
Salon de 1836 à Bruxelles. « Ce qui touchait particulièrement dans ce tableau, c'étaient la clarté, la sagesse, l'arrangement prudent, un ensemble de qualités sans défauts criants. On n'avait pas affaire à une de ces effroyables boucheries où les cervelles volent en éclats, où les glaives décrivent des paraboles, où les épouvantes font au-dessus des houles humaines une rouge atmosphère flamboyante , mais à une ingénieuse compilation de mimiques, agrémentée d'un attirail nombreux de casques, de cuirasses, de pertuisanes €t d'étendards. » (Lemonnier.)
YPRES
A 57 kilomètres au sud-est d'Ostende, sur la ligne de Lille.