Crésus montrant ses trésors à Solon (salle VlII
Sous un portique ouvert à gauche sur un paysage, le roi, suivi de sa coiir, montre ses trésors étalés à droite, devant une cheminée, à Solon, qui est vu de face, au milieu ; au fond du paysage, à gauche, Crésus sur un bûcher, devant lequel se tient Cyrus, entouré de ses courtisans.
H., 0,72; L., 1,03. B. — Fig., 0,37. — Acheté 690 francs, en 1856, à M. Favart. — Il existe jine réplique de ce tableau à Berlin et une autre à Vienne. Elles sont attribuées, par erreur, la première à Ambroise Francken, l'autre à François Francken le Vieux. Ainsi que le fait observer M. Fktis {Catal., p. 351), François Francken le Jeune est le seul peintre de ce nom qui ait traité de tels sujets.
Fyt (Jan). — Flamand, 1609-1661.
275. — Chariot chargé de gibier traîné par des chiens (salle X).
H., 1,64; L., 2,45. T. — Fig. f^r. nat. — Ancienne collection Salamanca à Paris (1867). — Acheté 7,.500 francs, en 1882, à la vente du Bus.
276. — Fleurs et fruits dans un paysage (salle X). Signé au bas, à droite :
H., 1,15; L., 1,95. T. — Acheté 5,000 francs, en 1875, à M'"'^ veuve Fransen d'Anvers.
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Géricault (Jean-Louis-André-Théodore). — Français, < 791-1 824.
420. — Saint Martin partageant son manteau, d'après Rubens (salle IX).
H., 0,92; L., 1 m. B. — Esquisse faite en Angleterre, en 1H'20, d'après le tableau de Rubens dont l'original est à Windsor, — Donné, on 1872, par M. Léon Mancino. — Voir les copies de ce tableau que possèdent le duc d'Arenberg, à Bruxelles, et l'église de Saventhena, p. 158.
GiottO (École de). ltali(Mi, 1 276 (?)-1337. 23. — Le Calvaire (salle XI).
H., 0,41; L., 0,2G. B. — Fig., 0,1-4. — Forme ogivale. — Acheté :no francs, on lSi:î, à M. Thys.
Gossaert (Ja.\), dit Jka\ dk Mablse (Maubeuge). — Flamaïui, 1470 ;?)-154l (? .
* 24. — Triptyque (salle Xll).
* Panneau central. — J('sus chez Sif/iou le P/iarisirn. — Dans une grande salle, à gauche, est assis à une Uible recouverte d'une njippe blanche, auj)rès d'un des apôtres, le Christ, en robe grise, de profil tourné vers la droite; au bout de la table, Sinnon, vu de face, en riciies vêtements de brocart , le regarde. Le Christ lève la main en parlant, tandis que, prosternée sous la table, la Madeleine, en robe grise et manteau bleu, embrasse le pied du Sauveur qu'elle tient de ses deu.x mains ; à droite, debout, deux Pharisiens, dont l'un, vu de profil, en manteau vert à col de fourrure, étend le bras gauche vers la pécheresse. Au fond, plusieurs convives à une table, au pied d'un double escalier sculpté, de style Renaissance, dont le pilier central est surmonté d'un médaillon représentant Moïse portant les Uibles de la Loi. Une arcade mène à droite dans une seconde pièce, où l'on aper(;oit, près d'une fenêtre à meneaux, deux personnes à une table. Sur les dalles, au milieu de la salle, un écureuil mangeant une pomme; au premier plan, un vase de parfums.
* Volet de gauche. — Résurrection de Lazare. — k gauche, le Christ, entouré de ses disciples, en robe grise, de profil tourné vers la droite, étend le bras droit vers Lazare qui, enveloppé d'un suaire, les mains jointes, est sorti du tombeau ; à droite, les deux sœurs de Lazare, Marthe et Marie; au fond, groupe d'assistants; une ville à l'horizon; la pierre du tombeau au premier plan ; dans une nuée, le Père Éternel, coiffé d'une tiare et bénissant.
* Volet de droite. — Assomption de Marie- Madeleine. — A droite, un abbé de Tordre des Prémontrés, en robe blanche à capuchon, les mains
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jointes, une crosse entre ses liras, sa mitre à ses pieds, est agenouillé, de trois quarts tourné vers la gauche, devant un prie-Dieu recouvert d'un tapis portant un blason et sur lequel est posé un livre ouvert où l'on lit : Maria. Madelena. ora.pro. nobis. Au milieu, dans une nuée, entourée d'anges, la pécheresse, vue de face, les mains jointes, le corps nu enveloppé de sa chevelure blonde, s'enlève dans les airs. Au fond, dans un paysage, un prêtre regardant l'Assomption, et sept chapelles sur une route montante et tournante qui mène à un Calvaire.
Aux revers. — Peints en grisaille, sur l'un, le Christ, de profil tourné vers la droite, portant une bêche; sur l'autre, la Madeleine agenouillée.
Pan. cent., H., l.T.j; L.,l, 47. — Volets, H., 1,82; L., 0,70. B.— Fig., 0,88. — Provient de l'abbaye de Dielighem, d'après les inventaires. Toutefois, M. Fétis fait remarquer que les armoiries ne sont celles d'aucun des abbés de Dielighem. — Attribué autrefois à Rogier van der Weyden, Le paysage représenté dans le volet de droite rappelle celui de la Sainte-Baume en Provence où la tradition veut que Marie-Madeleine se soit retirée; on a supposé que Gossaert y peignit ce tableau en se rendant en Italie (1518), ou à son retour quelques années après. L'attribution est contestée par M. Woermann. M. Scheibler a proposé le nom d'Henri de Blés. M. Henry Hymans y voit une œuvre anonyme de la même main qu'une Ccnc au musée archiépiscopal d'Utrecht. {K. v. M., I, 238.)
poya y Lucientes (Francisco). — Espagnol, 1746-1828. Scène de V Inquisition (salle VI).
Dans une sombre prison, des prêtres exhortent à mourir deux femmes attachées au garrot. Au premier plan, vu de dos, un bourreau; au second plan, coiffé du san-bénito, un condamné qu'on exorcise; dans le fond, à droite, des flammes éclairant des supphces; à gauche, des condamnés qu'entraînent des prêtres; au premier plan, à gauche, une trappe.
H., 0,60; L., 1,10. T. — Fig. pet. nat.
* Portrait de petite fille (salle VI).
Vue de face, un ruban noir et blanc dans sa chevelure brune ; fichu blanc croisé sur la poitrine. Fond gris.
Signé, à droite : F. Go va.
H., 0,40; L., 0,33. ï. — Buste pet. nat.
Goyen (Jan van). — Hollandais, 1596-1666. 278. — La Meuse devant Dordrecht (salle XI).
Sur le fleuve agité, au premier plan, deux barques à rames, dont l'une, chargée de bestiaux et de paysans, aborde à gauche, sur une langue déterre où se tiennent plusieurs paysans et un chien; au second plan, à gauche, deux barques dont l'une à voiles; nombreuses embarcations à l'horizon ; à droite, la ville avec ses moulins et sa cathédrale. Ciel chargé de nuages.
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Les figures sont^d'A.VLBERT Cuyp. Signé, au milieu : 1. V. Goyen 1644, et à gauche, sur la terre terme : A. Cuyp, fecit, 4 653, 1655.
H., 0,95; L., 1,46. T. — Gravô par M"« Duclos (dans le catalogue Wilson. Ancienne collection RobiaDo. — Acheté 32,02ô francs, en 1881, à la vente Wilson, à Paris. — Ce tableau, ainsi que l'indique la double date, après avoir été abandonné par l'artiste, fut repris et terminé deux ans aj>rès. — « Ceux qui ont fait quelque étude des œuvres de Yan Goyen trouveront, dans la collection do M. Wilson, une peinture qui caractérise excellemment la manière du maître, alors qu'il se plaisait à chercher la mélodie des tons roux. Cette \ uc de Dordrccht est celle qu'un des biographes, on dirait presque un des amis du peintre, a .signalée avec complaisance, d'abord parce qu'elle est belle, et ensuite parce qu'elle présente une singularité. La Vue de Dordrechl porte, en effet, deux fois la marque de Van Goyen, avec deux dates différentes, 1641 et 1653. Cet excès de chronologie a jadis surpris quelques amateurs; on pourrait on citer plus d'un exemple. Yan Goyen commence son ébauche et il la date; après une intervalle de plusieurs années, il reprend son tableau, il l'achève et il y inscrit un nouveau millésime. Yan Goyen aurait été digne d'ôtro archiviste ; mais il a eu d'autres mérites, et la Vue de Dordrec}it prouve bien que ce greffier, si exact à prendre des notes, avait le sentiment profond des nuages en mouvement et du flot clapotant sous la caresse des brises. » (Paul Mawtz, Catal. Wilson, p. xi.)
280. — Intérieur de V église Saint-Marc, à Venise (salle II).
Dans la nef centrale, la population acclame le Doge qui vient dVHre proclamé et qui se tient debout, à droite, dans une chaire.
H., 0,65; L., 0,98. T. — Fig., 0,10. — Envoi de Paris, 1811. — Attribué autrefois, à tort, à Canaletto. — A rapprocher des sept tabieaux du môme peintre au Louvre (n"» 1328 à 1334) représentant d'autres épisodes de la vie publique à Venise et faisant partie de la même série.
281 — La Dame à la guirlande de fleurs (salle IX).
Dans un jardin, à droite, une jeune femme assise, de trois quarts tournée vers la gauche, en robe jaune, chemisette blanche décolletée, manteau bleu, prend, avec sa main droite, des fleurs dans une corbeille que lui tend un nègre vétu d'un costume rouge.
Signé, au milieu, au pied du nègre : F. H.vagen, 1686.
H., 0,.53; L., 0,48. T. — Fig. pet. nat. — Ancienne collection du Bus. — Don du président Gisler.
Guardi (Fra.ncesco). — Vénitien, 1712-1793.
Haagen (François). — Hollandais, wif siècle.
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Hais (Frans). — Hollandais, 1584-1666.
282^. — Portrait de Jean Hoornebeeck, professeur à F Université de Leyde (salle IV).
Tourné de trois quarts vers la gauche, la figure presque de face ; moustaches, l)arbe et chevelure brunes ; robe noire à col blanc rabattu ; dans la main gauche, un livre; au fond, à droite, l'inscription : Aetatis suœ 27 anno 1645.
H., 0,79 ; L., 0,66. B. — Fig. mi-corps, gr. nat. — Gravé par Suyderhoff. — Acheté 20,000 francs, en 1870, à M. Gauchez. — A rapprocher du portrait de Descartes que possède le Louvre.