C. Marguerite, épousa, en 1577, Picrre Gheysels
III. JEAN DE Brou, épousa Catherine van den Eede, dont un fils, Grégoire, qui suit, IV.
IV. GRÉGOIRE DE BRou, épousa Jeanne Delfoes, dont trois enfants, savoir :
A. François pe Brou, mort à Ostende le 20 mai 1720, épousa Marie Jeanne Verhoeven. Il était contrôleur des droits et ses blasons existaient encore au siècle dernier dans le chœur de l'église paroissiale.
B. Jacques François, qui suit, V.
C. Claude pe Brou, mort en 1720, épousa 1°, en 1682, Jeanne Simons, et 2, en 1695, Jeanne Hélène Louise van Griensven, dont huit enfants.
V. Jacoues François DE Brou, mort le 20 décembre 1730, âgé de près de cent ans, bailli de Vinderhoute, épousa Marguerite van Hoonacker, dont plusieurs enfants, entre autres :
À. Philippe Joseph, qui suit, VI.
B. Angélique, épousa Pierre Smets.
VI. Pmizipre Josepx DE Brou, exempt de la garde noble de l'empereur Charles VI, né à Vinderhoute le 29 novembre 1687, mort à Bruxelles le 12 septembre 1740, et inhumé avec blasons aux carmes déchaussés, épousa, le 4 doût 1718, à Deynze, Isabelle Stevens, née à Deynze le 15 octobre 1692, morte à Bruxelles le 22 décembre 1757, dont six enfants,
savoir :
A. Guillaume Philippe Joseph, qui suit, VIT.
B. Philippe Joseph BARON DE BRou, général major du génie, né à Bruxelles en 1732, entra en 4750, après avoir été pendant trois ans au service de France, dans le régiment d'infanterie autrichienne Duc Charles de Lorraine, en qualité de cadet.
L'augmentation du personnel du génie ayant été décrétée en 1753, il fut nommé conducteur dans ce corps par arrêté du 4° janvier 4754 et incorporé en même temps dans la brigade allemande.
Cette nomination fut faite sur la proposition du colonel propriétaire de son régiment, le général directeur du génie Duc Charles de Lorraine, en considération de ses capacités, de son zèle et de sa bonno conduite. Pendant la guerre de sept ans, le conducteur du génie de Brou fut proposé à l'avancement par la direction générale du génie, au mois de mai 1757, pour les services signalés qu'il rendit au corps d'armée campé en Bohême. Au mois de juin de la mêmo année, il reçut l'ordre d'aller rejoinire le corps réuni dans les États Romains, sous le commandement du feld-maréchal duc de Saxe-Hildbourghausen. Dans les campagnes de 1758, il fut attaché au corps d'armée commandé par le feld-maréchal comte Daun; mais alors, on ne tint pas compte de la demande d'avancement extraordinaire qu'il fit pour sa belle conduite dans l'affaire si fatale aux Prussiens près de Hochkirch, le 14 octobre 1758 ; on ne prit pas même en considération sa nouvelle demande d'avancement faite en 1761.
Enfin, lo 10 mars 1768, le conducteur de Brou fut promu au grade de 1® ligutcnant de géniv et placé dans le cadre d'activité du corps
des ingénieurs aux Pays-Bas (1). Le 31 janvier 1771, le corps du génie roçut une nouvelle organisation, et à cette occasion le lieutenant de Brou fut promu au grade de capitaine, pour prendre rang à partir du % avril 1773. Par arrêté du 21 mars 1778, le capitaine de Brou fut nommé major du génie.
Lorsqu'éclata la guerre pour la succession de Bavière, il fut envoyé à l'armée de Bohême. Dans le cours de cette guerre, il fut blessé en travaillant aux retranchements près de Leitmeritz. Sa Majesté l’empereur Joseph If, voulant lui donner un témoignage particulier de sa saüsfaction pour la bonne réussite de ses travaux , le promut au grade de lieutenant-colonel par un billet écrit de sa main le 20 août 1778. Cette promotion extraordinaire lui fit dépasser tous les majors du corps du génie.
Le traité de paix de Resschen, du 13 mai 1779, ayant mis fin à la guerre, le lieutenant-colonel de Brou quitta l’armée de Bohême et retourna aux Pays-Bas. D'après une note du commandant-général des Pays-Bas, il vint à Bruxelles le 142 novembre 1779. Par ordonpance du 28 février 1780, il fut envoyé en Bohême avec plusieurs autres officiers du génie, pour y construire les forteresses de Plesse
(1) Je certifie qu'ayant envové l'ingénieur de Brou, attaché à Son Altesse le duc d’Arhemberg (sic), avec un bataillon de croates et du gros canon pour incommoder la navigation que les Prussiens faisaient près de Meissen pour retirer successivement avec de grandes barques un corps de troupes qui était posté de l’antre côté de l’Elbe, sur une haute montagne entre Sernitz et Coin. Cet officier s'est acquitté de cette mission avec beaucoup d'intelligence et de succès, ayant coulé à fond et détruit plusieurs de ces barques, il a retardé par ce moyen leur retraite et contribué à la prise des régiments d° Hausen et de Bernbourg, de même que du bataillon de Kanitz, du général Türcke, de soixante officiers et de huit pièces de canon, qui ont été forcés de se rendre prisonniers dans l'attaque que j'ai faite le lendemain au village de Côln, vis-àvis de Meissen.
En foi, je lui ai donné ce présent certificat pour lui tenir lieu de recommandation et d'attestation.
Fait au quartier de Neuderfel, près Dresde, le 5 janvier 1760. B. px Bcx, général-lieutenant,
(la ville de Joseph) et de Theresenstadt. Lorsqu'en 1781, Sa Majesté l'empereur Joseph 1] décida d'agrandir Ostende, elle chargea tout spéciatement de ce travail le lieutenant-colonel de Brou. Ce dernier fit aussi partie, la même année, de la commission pour la démolition des forteresses de Mons, Ath, Bruges, Audenaerde, Courtrai et Dixmude. Tout en dirigeant les travaux d’agrandissement d'Ostende en 1782, le lieutenant-colonel de Brou s'occupait en même temps de la démolition de la forteresse d’Ypres. Lorsque des contestations s'élevèrent avec les Hollandais au sujet de la libre navigation de l'Escaut, il fat envoyé à Fontainebleau par le gouvernement, pour y travailler, de concert avec le conseiller de cour Le Clerc, au traité de paix qui fut définitivement conclu le 8 novembre 1783.
Au retour de sa mission, il fut promu au grade de colonel du génie en témoignage de satisfaction et de reconnaissance pour les services rendus à cette occasion. Il reçut en outre une indemnité de mille ducats (4). |
Par les clauses du traité de Fontainebleau, en date du 8 novembre 1685, les États-Généraux s'étaient engagés à céder quelques districts frontières et à évacuer quelques forts. Le colonel de Brou fut, par ordre du gouvernement à Bruxelles, adjoint à la commission chargée de prendre possession des forts de Lillo et de Liefkenshoeck et de régler les limites de la Hollande avec les Pays-Bas autrichiens.
Après la mort du général-major de Thomerot, il fut nommé directeur des fortifications de Bruxelles.
Lorsque les troubles éclatèrent dans le Brabant, en 1789, le colo-
(1) Les considérants de cette promotion sont bien honorables. En voici la teneur : :
Nous Joseph II, etc., avons nommé et élevé au grade de colonel du corps de génie notre cher et fidèle Philippe de Brou, en considération de l’expérience qu’il a acquise dans l’arme du génie, comme aussi des bons et utiles services qu’il a rendus pendant plusieurs années à Nous et à Notre Sérénissime Maison Archiducale, et surtout en considération du zèle tout particulier qu'il a déployé, à notre grande satisfaction, dans les circonstances qui se sont présentées aux Pays-Bas, et de la confiance qui peut ètre placée dans sa personne.
Vienne, le 6 décembre 1785.
nel du génie de Brou conclut un armistice de deux mois avec le général en chef des patriotes Vander Merschen, en vertu des pleins pouvoirs qui lui furent conférés par le gouvernement général des Pays-Bas et d’après la base des instructions données à cet effet par le comte de Cobenzl. Lorsque plus tard le gouvernement fut forcé de reculer devant l'insurrection et de faire sortir de Bruxelles les troupes impériales, on accusa le colonel de Brou d’être l'auteur de cette retraite précipilée et suspecte, à cause de son infinence dans le conseil de guerre au commencement de la rébellion ; on lui attribua en grande partie la perte des Flandres, et on lui reprocha en en outre d’avoir donné des ordres de son propre mouvement et d'avoir méconnu ceux qui venaient de l'autorité supérieure ; enfin on le déclara coupable de plusieurs autres actes contraires à son devoir.
Au mois de janvier 1790, on intima au colonel de Brou l'ordre de se rendre immédiatement à Luxembourg pour y répondre de sa conduite devant la commission d'enquête qui s'y trouvait établie ; on le suspendit do toutes ses fonctions et on ne voulut pas prendre en considération la demande qu'il fit d’être remis en activité de service. Au mois de juillet 4794, la commission d'enquête, établie à Luxembourg, envoya tout le dossier de cette affaire au conseil suprême de guerre, qui, par une décision ratifiée en haut lieu le 7 septembre 1792, déclara le colonel de Brou innocent de tous les faits mis à sa charge, le releva de la suspension de ses fonctions et le replaça dans la position d'activité aux Pays-Bas.
Immédiatement après cette réhabilitation, le conseil de gucrre lui confia de nouveau la direction du génie à Bruxelles. Le duc Albert do Saxe-Tesschen le désigna pour remplir les fonctions de directeur du génie à Luxembourg, ce qui fut agréé par Sa Majesté l'empereur François le 1°° novembre 1792. En vain la direction des fortifications de Luxembourg, ainsi que tout le corps d'état-major et des officiers du génie des Pays-Bas, protestèrent-ils contre la remise en activité du colonel de Brou, alléguant qu'ils ne pouvaient servir avec ce colonel ; sur la décision prise par le conseil de guerre lo 24 mai 1793, l'empereur ne crut pas devoir donner suite à ces réclamations.
Apris quarante-trois années de service, le colonel de Brou fut
proposé pour le grade de général-major, avec la mise à la pension de retraite. Un décret du-27 mai 1793 ne donna pus suite à cetto proposition.
L'année suivante, l'empereur François, sur une nouvelle proposition faite par le conseil suprême de guerre, éleva le colonel de Brou au grade de général-major, par arrêté du 18 février 4794, le déchargea en même temps de ses fonctions et lui accorda une pension annuelle et viagère de 1,500 florins.
Le général-major pensionné de Brou choisit Vienne pour sa résidence, où il mourut le 3 juin 1796.
Il avait épousé : 1° Pétronille Marquart, et 2, moyennant une caution de 6,000 florins, le 24 décembre 1774, à Bruxelles, Éléonore Louise Charlotte Bosquet, morte à Luxembourg le 34 août 1792.
Il eut du second lit trois enfants :
a. Louis, sAnoN DE Baou, né à Luxembourg le 13 novembre 177$, officier supérieur au service de France, officier de la Légion d'honneur, chevalier de l'ordre du Lys, naturalisé Français le 5 février 1817, qui épousa le {er septembre 1807, N. Torras, dont deux filles.
b. François Pierre Hubert px Brou, officier au service d'Autriche, né le 22 juin 1777, mort sans alliance.
c. Eugénie Éléonore Joséphine, née à Gand le 7 février 1782, épousa Jacques de Milleret, receveur général des finances, membre du conseil général des manufactures de France, chevalier de la Légion d'honneur, membre de ja chambre des députés de France.
C. Anne Marie, épousa Charles Arthur O’Keeffe, lieutenant-colonel au service d'Autriche, dont elle n'eut pas d'enfants.
D. Catherine, épousa, le 9 février 1750, le chevalier Jean François Paternostre du Montlion, lieutenant-colonel au service de Hollande.
E. Isabelle, morte sans alliance.
F. Éléonore Constance, épousa Jean Baptiste Chrysostôme Marquart, conseiller de la monnaie à Bruxelles.
VIT. GuiLLauue Paicipre Joserx DE Brov, né à Bruxelles le 1 février 1723, mort à Vienne le 8 août 1803, licencié en droits, conseiller à la chambre des comptes, rapporteur au comité de la caisse de religion sous Joseph IT, épousa, à
Mons, le 27 octobre 1750, Marie Thérèse Paternostre, dame de la Rosière, née à Mons le 24 octobre 1728, morte à Bruxelles, le 7 avril 1785, dont cinq enfants, savoir :
A. Isabelle Françoise, née le 11 septembre 1751, épousa, le 18 septembre 1786, Albert Dept, lieutenant, grand-bailli du Brabant wallon.
B. Louis Joseph pe Brou, né le 6 avril 4754, mort, sans alliance, à Vienne, le 12 juillet 1831, secrétaire au conseil du gouvernement autrichien le 20 mars 1787.
C. François Jean Marie og Brou, né le 27 mars 1755, mort à Bruxelles le 48 avril 1835, épousa, à Bruxelles, le 20 juin 1784, Anne Albertine Victoire le Roy, fille du baron Jean Jacques Innocent le Roy de Gansendries, née à Bruxelles le 17 février 1755, morte à Paris en 1837, dont deux filles, mortes à Paris, sans alliance.
D. Léopold François Philippe, qui suit, VIII.
E. Joseph Louis px Brou, né le 13 juille 1759, mort à Courtrai, le 49 mars 1801, prêtre et doyen du chapitre de Courtrai, membre des états de Flandre.
VIII. Léopou François Puilippe Josepn DE Brou, né à Bruxelles le 29 août 1756, mort à Bruxelles le 3 janvier 4843, président de la cour féodale du Brabant, avocat du domaine, membre de l'ordre équestre du Brabant méridional, député par cet ordre aux états provinciaux en 1830, épousa, religieusement, à Bossières, le 22 avril 1799, et, civilement, à Bruxelles, en 1801, Ferdinande Josèphe des Marets, née à Namur le 93 mars 1775, morte, vénérée, à Bruxelles, le 24 avril 1854, fille d’Adrien Joseph Michel, major au service des États de Hollande. Sa Majesté le roi des Pays-Pas, par diplôme du 17 février 1822, reconnut l’ancienne noblesse de la famille de Brou.
Il eut deux enfants, savoir :
À. Auguste Guillaume François, qui suit, IX.
B. Ferdinand, BARON DE Brou, né à Bruxelles le 6 août 1802,
épousa, à Bruxelles, le 10 mai 1827, Adèle Charlotte Vanden Cruyce, née à Bruxelles le 147 septembre 1803, morte le 7 décembre 1845, dont cinq enfants :
a. Gustave Philippe De Brov, né le 24 mai 1833, épousa, à Marchiennes-au- Pont, le 7 avril 1858, Eugénie Joséphine Ghislaine de Cartier, née à Marchiennes-au-Pont, le 4 décembre 1837, fille unique d’Engelbert Adrien Bernard Joseph de Cartier et d’Almérie Laure Josèphe Despret, dont quatre enfants :
1. Ernestine Philippine Ghislaine Almérie, née à Marchienne-au-Pont le ?8 février 1859.
2. Gaston Philippe Eugène Ghislain pe BROU, né à Marchiennes -au- Pont le 2 août 1860.
3. Marie Philippine Ghislaine , née à Marchiennes-au-Pont le 27 septembre 1881.
4. Ferdinand Philippe Ghislain Henri Hubert pe BRoU, né à Marchiennes-an-Pont le 31 octobre 1865.
b. Laure, morte enfant.
c. Émerence Ferdinande Philippine Ghislaine, née le 26 septembre 1835.
d. Léon Philippe pe Bnrov, né le 1% mars 1836, mort à Bruges le 23 novembre 1863, maréchal des logis au 3° régiment des. lanciers.
e. Berthe Philippine, née le 10 juillet 1842, morte à Bruxelles, le 23 janvier 1860.
IX. AuGustTE GUILLAUME FRANÇOIS, BARON DE BROU DE LA WasTiNnE, chevalier de l’ordre de Léopold, bourgmestre depuis 1830 de Cortil Noirmont, né à Isnes-les-Dames le 40 avril 1804, épousa, à Bruxelles, le 18 juin 1828, Ëmerence Thérèse Norbertine Ghislaine Caïmo, née à Schelle, le 47 avril 1802, dont deux enfants, savoir :
A. Léopold Louis Philippe ne Brov, né à Bruxelles le 12 avril 4829, mort le 2 janvier 1841.
B. Zoé Thérèse Philippine, née à Bruxelles le 29 mai 1834, épousa, à Cortil Noirmont, le 25 août 1852, Léon Pangaert, fils du chevalier Pangaert d'Opdorp, dont trois enfants :
a. Arthur François Philippe Ghislain PANGAERT, né à Bruxelles le 14 novembre 18553.
b. Marie Rosalie Philippine Ghislaine, née à Bruxelles le 48 novembre 1854.
ce. Gaston Égide Philippe Ghislain PANGAgRT, né au château du Pont-Brûlé, sous Grimberghen, le 9 septembre 1859.
——— De ———
BROUCKE DE TERBECQ (VAN DEN).
D'oe, aux ramures de cerf de sable entourant une rose voermeille, tigée et feuillée au naturel, mise en cœur. COURONNE : de baron, surmontée d'un heaume d'argent, fourré de gueules, grillé, liséré et orné d’or, sommé d'un bourrelet de sable d'or, aux lambrequins de même. CimiRe : les ramures de l'écu. SUPPORTS : deux lions contournés, au naturel.
Cette ancienne famille, originaire d’Audenarde, dont la principale vertu héréditaire est un attachement indestructible à notre antique foi catholique, a produit un grand nombre de personnages distingués dans les armes, la magistrature et la haute administration.
On lit dans un diplôme du 11 février 1668, signé à Madrid par la reine régente Marie Anne, que l’un d'eux, Antoine van den Broucke, seigneur de Terbeken, de Smeyersberghe et de Rollecote, fit à Charles IT, roi de Castille, de Léon, d'Aragon, etc., « plusieurs avances de sommes considé- » rables, levées sur son crédit, pour le secours des armées » dans la guerre avec la France et les prises et reprises » d’Audenarde. »
Dans une requête présentée aux gouverneurs généraux, le 30 juillet 1785, Charles François van den Broucke de Terbecq expose que : « ses ancêtres ont constamment été » attachés au service royal dans les emplois municipaux » et les plus distingués de la province de Flandre; et dans » toutes les occasions ils se sont rendus recommandables
» par leur zèle et leur dévouement à leur souverain, au » point de n'avoir pas hésité à faire un sacrifice volontaire » d'une partie de leur fortune. »
L'empereur Léopold IT conféra, en 1791, le titre de baron à Ambroise Michel Joseph van den Broucke de Terbecq, « en » récompense des preuves multipliées qu'il avait données » de son attachement à son souverain, au risque de perdre, » en plusieurs circonstances, sa vie et sa fortune. »
I. Jacques JEAN van DEN BRrouckE, seigneur de Terbeken, né en 1547, mort le 10 avril 1612 et inhumé auprès de sa femme, dans l’église de Sainte-Walburge, à Audenarde, échevin de cette ville, épousa, en 1572, Jacqueline van der Plancken, dite Maroten, morte le 49 août 1609, fille de Ghislain et de Catherine Walburge de Ruddere, dont sept enfants, savoir :
A. jean Gilles, qui suit, II.
B. Ghislain van DEN BROUCKE, mort sans alliance.
C. Catherine, épousa, le 8 février 1594, François Delvael , né le 3 janvier 1570, fils de Michel Delvael et de Jeanne Voet.
D. Élisabeth, épousa, en septembre 1594, Adrien Delvael, morte le 148 septembre 1652, fils de Jacques Delvael et de Jossine Stalins, dont six enfants.
E. Corneille van DEN BROUCKE, mort sans alliance.
F. Jacqueline, morte sans alliance.
G. Guillaume van DEN BnouckE, épousa, en 4612, Jacqueline Carbonel, dont il eut deux enfants.
IT. JEAN GILLES VAN DEN BROUCKE, seigneur de Terbeken, né à Audenarde le 4 septembre 1573, mort à Gand et enterré à Audenarde dans le caveau de ses ancêtres, avocat au conseil de Flandre, conseiller premier pensionnaire d’Audenarde, épousa, à Avelghem, le 2 juillet 1608, Anne van Bocholt, morte à Gand, fille d’Engelbert et de Barbe van Cautelbeke, dont six enfants, savoir :
BROUCKE DE TERBEC(. 945
A. Antoine, qui suit, III.
B. Jeanne , née à Gand le 27 juillet 1610, morte le 30 novembre
C. Jacques vAN DEN BROUCKE , né à Gand le 14 janvier 14612, mort sans alliance, le 49 janvier 1627.
D. Jean van DEN BROUCKE, jésuile, né à Gand le 25 juin 4644, mor! à Duskerque, le 20 juin 1646.
E. Catherine, née à Gand le 12 juin 14616, morte sans alliance, le 2 septembre 1646.
F. Françoise, née à Audenarde le 4 octobre 1618, épousa Gilles Stalins, fille de Luc Stalins et de Jossine Van der Woestyne, sa deuxième femme, dont elle eut quatre enfants.
JIT. ANTOINE VAN DEN BrouckE, seigneur de Terbeken, de Smeyersberghe et de Rollecote, né à Audenarde le 99 avril 1609, mort le 26 septembre 1674, épousa : 4° le 25 mars 1635, Guillelmine Delvael, morte le 22 juin 1642, fille de Guillaume et de Marie van Bekercke , et %, le 6 mars 1644 Marie Thérèse Jacobs, morte le 25 janvier 1637, fille de Guillaume et de Barbe de Spira, sa deuxième femme.
Il eut du premier lit trois enfants, savoir :
A. Anne Marie, née à Gand le 10 février 4637, morto en mai
B. Jeanne Catherine, née à Audenarde le 17 août 1638, morte en 4639.
C. Catherine Françoise, née à Audenarde lo 15 février 1640, épousa, en 1661, Léon François de Mahieu, conseiller et lieutenant civil à Gand, fils de Léon et d'Isabelle van Rode.
11 eut du second lit cinq enfants, savoir :
D. Guillaume Antoine, qui suit, IV.
E. François van pen Broucxg, seigneur de Diestvelt, né à Audenarde le 4 mai 4646, mort à Audenarde le 7 février 1702 et inhumé avec sa femme à Sainte Walburge, conseiller impérial, receveur général de la châtellenie d'Audenarde et bourgmestre d’Audenarde, épousa, le 6 décembre 1689, Barbe George de Leurcre, née à Aude-
216 LA BELCIQUE HÉRALDIQUE.
narde le 47 novembre 14673, morte le 19 décembre 1698, fille de Salomon et de Marie Doye, dont ciuq enfants :
a. Marie Thérèse, née à Audenarde le 7 novembre 1690, morte le 29 septembre 1692.
D. Marie Barbe, née à Audenarde le 10 avril 4692, morte le 31 octobre 1693.
© François Jean Joseph van Den Bnroucx£, seigneur de Diestvelt, né à Audenarde le % juillet 1693, mort sans alliance à Audenarde, le 19 juillet 1765, conseiller impérial, receveur général de la châtellenie d’Audenarde, premier échevin et bourgmestre d'Audenarde.
d. Jean Baptiste van DEN BRouckE, mort enfant.
e. Michel François Joseph van ben BRoucke, né à Audenarde le 30 mars 4691, mort, sans alliance, à Audenarde, le 24 juin 1757, conseiller impérial héréditaire, receveur général de la châtellenie d'Audenarde.
F. Jean van DEN Broucke, né à Audenarde le 19 mars 1648, mort le 24 octobre 47140, à Gand, chanoinc et protonotaire de l'église collégiale de Sainte-Pharaïlde , à Gand.
G. Marie, née à Audenardo le 20 juillet 14649, morte le même mois.
H. Georges van Den BrouckE, né à Audenarde le 19 avril 4651, mort à Bruxelles le 14 octobre 1708, capitaine au régiment espagnol du prince Eugène.
IV. GUILLAUME ANTOINE van DEN Broucxe, seigneur de Terbeken, de Smeyersberghe et de Rollecote, né à Audenarde le 11 mars 1645, mort au château d'Escornaix, le 24 juin 4743, et inhumé dans l’église paroissiale d’Elseghem, député du pays d’Alost aux états de Flandre, grand-bailli de la terre. et de la baronnie d'Escornaix, épousa : 1° à Alost, le 4 novembre 1675, Catherine Thérèse Terlinden, fille de Cornille et de Marie Martine Boule, morte et inhumée à Escornaix, le 24 mars 4682; et %, à Gand, le 29 juin 4685, Marie Antoinette de Saint-Vaast, née à Malines le 6 mai 1654, morte à Malines le 26 avril 1729, fille d'Alard et de Françoise Antoinette Marie Madeleine van der Meere, inhumée aux Récollets à Malines.
Il eut du premier lit quatre enfants, savoir :
BROUCKE DE TERBECO. 247
À Marie Françoise , née à Alost le 43 août 1676, morte à l’âge de trois mois.
B. Jean François, qui suit, V.
C. Jeanne Marie, religieuse au couvent des Thérésiennes, à Alost, née à Escornaix le 3 août 4679, morte le 6 mai 1738.
D. Marie Anne Cornélie, supérieure du couvent des Thrésiennes à Alost, née à Escornaix le 45 mars 14682, morte le 41 mai 1757.
Il eut du second lit sept enfants, savoir :
E. François Guillaume van DEN BRoucxg, né à Escornaix le 19 avril 4686, mort le 21 octobre suivant.
F. Jacques Guillaume van DEN Broucxe, né à Escornaix le 28 juillet 4687, mort célibataire à Gand, le 11 mai 1737.
G. Guillaume Antoine Joseph van DEN BROUCKE, capucin, né à Escornaix le 23 juin 14688, mort à Alost le 42 février 1740.
H. Philippe Alexandre Claude van DEN BRoucks, né le 40 mars 4691, mort en 4742.
I. Marie Josèphe, née à Escornaix le 3 novembre 1699, morte le 9 décembre suivant.
J. Caroline Pétronille Josèphe, née à Alost le 146 septembre 1695, morte au château de Terbeken en 1726, épousa Albert Léon de Mahieu, seigneur de Rekart, chevalier héréditaire du Saint - Empire, fils d'Antoine Léon, seigneur de Warelles, et de Marie Jeanne do Martin.
K. Joseph Jean François, né à Escornaix le 27 mars 1698, mort le 4 avril suivant.
V. JEAN FRANÇOIS VAN DEN BROUCkE DE TERBECK, seigneur de Terbeken, de Smeyersberghe et de Rollecote, né à Alost le - 2 octobre 4677, mort à Alost le 2 octobre 1747, capitaine au service de Philippe V, roi d'Espagne, épousa, à Alost, le 10 janvier 1710, Isabelle Françoise de Jobar, née à Alost le 27 novembre 1786, morte au château de Mylbeke le 8 août 1721, fille de Charles et de Marie Anne Catherine de Pannemaker, dont dix enfants, savoir :
À. Charles François van DEN BrouckE, né à Alost le 2 décembre 110, mort en 1716.
B. Barbe Françoise Isabelle, née à Alost le 27 décembre 4741,
morte en 1789, épousa : 1° Pierre Gratien de Rademabr, seigneur de Regelsbrugho et de Stcenhuyse ; %, le 7 octobre 1749, Antoine Ignace Marie Jaerens, échevin de la ville d'Alost, fils d'Antoine Ignace et de Marie Sara Madeleine van der Aa, et 3°, en 1788, Jean Baptiste Lefcbure.
C. Alexandre Jean Bellarmin van DEN BROUCKE DE TERBECQ, seigneur de Terbeken, de Smeyersberghe ct de Rollecote, né à Alost le 30 avril 4743, mort sans enfants à Wetteren, en 1759, échevin de Ja ville d'Alost, haut-échevin du pays de Termonde, épousa, en 1752, Marie Jacqueline de Grave, morte à Wetteren en 1759, lille de Charles Philippe et de Marie Anne Adriani.
D. Marie Thérèse, née à Alost le 25 juillet 1744, morte sans alliance, le 3 mars 1800.
E. Isabelle Françoise, née à Alost le 28 septembro 1745, morte le même jour.
F. Jeanne Françoise, née en décembre 1716, à Alost, morte religieuse à l'abbaye de Ten Roosen, près d’Alost.
G. Isabelle Françoise, née à Alost le 23 juin 1718, morte le 44 juillet 4749,
H. Michel François Joseph van Den Broucke, né à Alost le 16 février 4749, mort sans alliance en 4723.
1. Joséphine Hélène, née à Alost le 23 avril 4720, morte sans alliance, le 47 mai 4791.
J. Jean Henri François, qui suit, VI.
VI. Jean HENRI FRANÇOIS VAN DEN BROUCKE DE TERBECQ, seigneur de Terbeken, de Smeyersberghe et de Rollecote, né à Alost le 3 août 1721, mort à Termonde le 22 octobre 1791, capitaine au régiment de dragons autrichiens de Styrum, haut-échevin du pays de Termonde et écoutète de la seigneurie de Wetteren, épousa, à Hillesheim, le 2 janvier 1747, Marie Catherine Dorothée de Münzinger, née à Hillesheim le 3 juillet 1728, morte à Termonde le 26 mai 1811, fille d'Antoine Ulric, lieutenant-gouverneur et receveur général du prince électeur de Trèves, et d'Hé-
BROUCKE DE TERBECQ. 919
lène Marguerite de Wagener, dont six enfants, savoir :
A. Alexandre François Joseph Antoine van DEN BROUCKE DE TERseco, né à Hillesheim le 20 mai 1747, mort cn bas âge.
B. Antoine Bcllarmin vAN DEN DROUCKE DE TERBECO, né en 1748, mort enfant. |
C. Charles François van Den BRouckE D£ TERBECQ, seigneur de Terbeken, de Smeyersberghe et de Rollecote, né à Gentbruggho le 17 mai 4749, mort au château de Terbeken lo 5 août 1816, municipal . du canton de Termonde, épousa, à Termonde, le 29 juillet 1784, jeanne Antoinette de Buisseret d'Helfant, née à Mons le 23 septembre 1748, morte le 9 août 4796, fille de Philippe François Joseph, capitaine au service de Sa Majesté Impériale et Royale Apostolique, et de Marie Madelcine Dumont de Longpont, dont un fils :
Michel Charles Philippe, CHEVALIER VAN DEN BROUCKE DE TERBECQ, né au mois d'avril 1784 à Marche-en-Famene, mort, sans alliance, à Batavia le 8 octobre 1833, licutenant de cavalerie au service des Pays-Bas.
D. Hubert Joseph Antoine vax DEN BROUCKE DE TERBECQ, né à Wetteren le 43 janvier 1751, mort à Termonde le 30 juin 4806, chapelain de l'église de Notre-Dame, à Termonde.
E. Marie Thérèse Joséphe, née à Wetteren ic 2 mai 1753, morte, sans alliance, à Termonde le 27 décembre 1840.
F. Ambroise Michel joseph, qui suit, VII.
VIT. AmBRoISE MICHEL JOSEPH, BARON YAN DEN BROUCKE DE TensEcQ, par lettres patentes de Sa Majesté Impériale et Royale Apostolique , en 1791, né à Wetteren en 1754, mort à Termonde le 23 mars 1799, échevin de la ville de Termonde, bailli du marquisat de Rode, chargé, après la reslauration autrichienne, de la direction militaire dans le pays de Termonde, épousa, à Termonde, le 8 septembre 1782;' Jossine Jeanne Philippine Beeckman, née le 4 mai 1847, morte à Termonde le 8 janvier 1836, fille d'Égide Ferdinand Joseph, seigneur de Crayeloo, et d'Anne Philippine Staes, dont trois enfants, savoir :
À. Maric Jeanne Ferdinande, née à Termonde le 417 janvier 1787,
morte à Ostende le 43 septembre 1851, épousa, à Termonde, le 8 février 14809, Édouard Charles, chevalier Huyttens, né à Gand le 6 août 1786, mort à Valence le 16 janvier 1842, fils d'Alphonse Jean et d'Anne Jeanne van Overwaele de Maldeghem, dont quatre enfants :
a. Alphonse Édouard Théodore, CHEVALIER Huyrrens, né à Termonde le 33 janvier 1810, mort à Saint-Josse-ten-Noode le 13 octobre 1860.
b. Émile Joseph François, BARON Huvyrrens, chevalier de l’ordre de Léopold et de l'ordre de Charles IIT d'Espagne. né à Termonde le 9 septembre 1814.
c. Victor François Léonard, cowT£ HUYTTENS DE TERBECQ, commandeur de l’ordre du Saint-Sépulcre, chevalier de l'ordre de Saint-fean de Jérusalem et de l’ordre de Saint:Grégoire le Grand, né à Termonde le 28 mai 1814.
d. François Eugène Edmond, CHEVALIER HuyTTens, né à Bruxelles le 23 décembre 1815. |
B. François Ignace Henri, qui suit, VIII.
C. Charles Léopold Joseph van Den BROUCKE DE TERBECO, né le 417 janvier 1792, mort, sans alliance, à Termonde lc 9 janvier 1843.
VIII. François IGNACE HENRI, BARON VAN DEN BROUCKE DE TERBECQ, né à Termonde le 17 janvier 17990, garde d'honneur au 4% régiment, sous l'empire Français, jusqu’en 1844, conseiller de régence et membre de la commission des hospices de la ville de Termonde, en 1817, échevin de Termonde le 24 janvier 1820, bourgmestre, vice-président et membre du conseil de milice de Termonde, de 1824 à 14837, membre des états provinciaux de la Flandre orientale, du 1°" juin 1826 jusqu’en 1829, membre de la seconde chambre des États- Généraux du royaume des Pays-Bas, le 9 juillet 4829, membre du Congrès national, membre de la chambre des représentants, depuis l’origine de cette assemblée jusqu’à la promulgation de la loi sur les incompatibilités parlementaires, votée le 26 mai 1848, commissaire de l'arrondissement de Termonde , de 4837 au 8 décembre 1857, rappelé à la chambre des représentants, le 11 juin 1861, par les électeurs de l'arrondissement de Termonde, après sa démission, le 10 décembre 1857, commandeur de l'ordre de Léopold, dé-
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coré de la Croix de Fer, chevalier de l’ordre de la Branche Ernestine de Saxe, médaillé de Sainte-Hélène, est aujourd’hui le chef de nom et d'armes et le dernier représentant mâle de sa maison.
Comme bourgmestre, il dota sa ville natale de la plupart de ses monuments publics modernes, de ses embellissements et du canal d'assainissement et de navigation qui traverse Termonde. Il fit mieux encore en prenant la direction exclusive, énergique, efficace des mesures de sauvetage organisées en faveur des habitants de la commune de Grimbergen, totalement submergée pendant la terrible inondation de 1895.
Le roi Guillaume I‘, qui sut apprécier le mérite et les loyaux services de M. le baron de Terbecq, lui fit parvenir aussitôt des témoignages de sa haute satisfaction, et pendant les deux voyages qu’il fit à Termonde, en 1823 et en 1827, il se plut encore à lui témoigner combien il le tenait en haute estime.
Dès le principe de sa carrière parlementaire, on vit M. le baron de Terbecq prendre place parmi les défenseurs les plus zélés des libertés de la presse, de l’enseignement ct du laagage. Il refusa, notamment, de voter le budget décennal avant le redressement des griefs dont se plaignaient les Belges.
Au commencement du mois de septembre 1830, M. de Terbecq fit voter à l'unanimité, par le conseil de régence de Termonde, une adresse respectueuse au roi Guillaume, pour demander, comme on ne l'avait fait encore qu'à Bruxelles, la séparation administrative des provinces méridionales.
Vingt-quatre heures après il était suspendu de ses fonctions de bourgmestre de Termonde, par arrêté du gouverneur de la Flandre orientale, et cette mesure inqualitiable ne servit qu'à exaspérer d'avantage les esprits. Aussi, quand le prince d'Orange reçut la mission de pacifier la Belgique,
l'un de ses premiers actes fut de réintégrer dans ses fonctions M. le baron de Terbecq.
Plus tard encore quand la révolution triomphante exigea l'indépendance nationale, les armes à la main, M. de Terbecq rendit les plus grands services à sa ville natale et au pays. Par ses exhortations et par son influence, il sut prévenir une collision sanglante entre les habitants et la garnison, forte de mille à douze cents hommes, et, pour faire triompher en même temps la cause nationale, il n’hésita pas, quoiqu'il fut signalé à l’'animadversion des Hollandais par son adhésion au nouvel ordre des choses et par les mesures qu’il avait prises pour faire respecter, dans Termonde, les actes du gouvernement provisoire, à se rendre, au péril de ses jours peut-être, et à différentes reprises, à Anvers, où il ouvrit des négociations avec le prince d'Orange et le général Chassé, pour obtenir l'évacuation de Termonde. Enfin, après des démarches sans nombre, ses efforts sont couronnés de succès, la garnison s'éloigne , et un matériel immense, évalué à plus de six millions de francs, fut heureusement conservé à la Belgique.
Deux procès-verbaux émanés du collége des bourgmestre et échevins de Tcrmonde et qui portent respectivement la date du 17 septembre 1830 et du 95 janvier 1831, attestent authentiquement de ces faits si dignes d’éloges.
Au Congrès constituant, M. de Terbecq a aidé à poser les bases de la nationalité belge. I] fit partie de la majorité de cette admirable assemblée qui à doté la Belgique d'une constitution qui fait la sécurité, la force et le bonheur de la patrie.
Au moment où nommé commissaire d'arrondissement, M. le baron de Terbecq résigua ses fontions de bourgmestre de la ville de Termonde, les habitants lui offrirent spontanément une médaille d’or de grand module, comme un gage
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de reconnaissance pour les services qu’il avait rendus à la ville.
Dans trois circonstances mémorables, M. le baron de Terbecq a eu l'honneur insigne de complimenter le roi, au nom de la ville de Termonde : ce fut le 26 septembre 1831, lorsque le roi visitait Termonde pour la première fois depuis son avénement au trône, le 8 mai 1833, quand Sa Majesté se rendit dans cette ville, accompagné de son auguste frère, le duc régnant de Saxe-Cobourg-Gotha, et Jors de l'ouverture du chemin de fer de Termonde à Malines que le roi vint inaugurer avec Leurs Altesses Royales le prince de Saxe- Cobourg, aujourd’hui régnant, et le prince Albert de Saxe- Cobourg-Gotha, qui plus tard épousa la reine d'Angleterre. A cette occasion, Sa Majesté daigna descendre chez M. le baron de Terbecq. Aux fêtes jubilaires de Termonde, du 25 août 1850, le roi Léopold et Leurs Altesses Royales le duc de Brabant et le comte de Flandre ont bien voulu lui accorder une nouvelle marque de faveur, en acceptant l'hospitalité que M. le baron de Terbecq leur avait offerte.
D'or, au chevron de gusules, au chef cousu d'or, à trois croisettes, dentelées at aux pointes fischées de sable. Ciu1xR : une aigle éployée naissante d'or.
Cette famille, originaire de la Flandre occidentale, a, depuis 1830, acquis une grande célébrité, et cependant ses commencements ne sont pas obscurs. Elle peut invoquer aussi de glorieux antécédents et elle s’honore à juste titre de compter parmi ses ancêtres le colonel Pierre de Brouckere, qui se distingua au siége de Cambrai, en 1649.
I. JEAN BAPTISTE DE BROUCKERE, mort en 1794, épousa Marie Thérèse de la Croix, dont un fils, Charles, qui suit, II.
IT. CHarLes De BRoucKkERE, né à Turnhout, mort à Bruges le 30 avril 1850, à l’âge de quatre-vingt treize ans, licencié en droits à l’université de Louvain, le 17 juillet 1782, juge au tribunal d'Ostende en 1787, échevin du franc de Bruges, depuis 1789 jusqu'à la suppression de cette magistrature, président du tribunal civil de Bruges, président de la cour d’appel de Bruxelles, présilent de la cour criminelle du département de la Lys pendant quatre ans, président de chambre à la cour d'appel du même département, membre du corps législatif pendant dix ans, au temps de l'occupation des troupes coalisées, en 1815, secrétaire de l’intérieur et de la police près le gouvernement provisoire, puis, la même année, gouverneur du Limbourg jusqu’en 1828, conseiller
d'État en service extraordinaire, membre de l'ordre équestre de la province de la Flandre occidentale, par arrêté du 13 septembre 1817, épousa Charlotte Marianne Colette de Stoop, morte le 19 avril 1846, fille de Jacques, annobli par lettres patentes du 30 mars 1782, et d'Anne Willems, dont cinq enfants, savoir :
A. Marie Pauline, morte, sans alliance, le 5 mars 4844, à l'âge de quaraute-six ans.
B. Pauline Maric Ghislaine, morte le 148 mars 1854.