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C. Charles, qui suit, HE

D. Henri Ghislain Joseph Marie De BROUCKERE , né à Bruges le 24 janvier 1801, élève du Lycée de Bruxelles, remporta, après avoir termiué ses études universitaires, à Liége, en 1820, la médaille d'or de la faculté de droit, au grand concours des universités du royaume des Pays-Bas.

Docteur en droit en 1820, nommé, en 1822, substitut du procureur du roi à Maestricht, avec dispense d'âge, procureur du roi à Ruremonde, en 1824, avec dispense d'âge également, M. Henri do Brouckerc, peu do temps après les événements de 1830 , fut chargé des fonctions de commissaire du gouvernement provisoire dans le district de Ruremonde, avec pleins pouvoirs pour en réorganiser l'administration.

Député de Ruremondo au Congrès nulional, secrétaire de l’aisenblée, conseiller à la cour d'appel le 4 janvier 1831, il fit partie de la députation chargée d'oflrir la couronne au roi Léopold. Il servit, comic voloutaire, dans la campagne du mois d'aoùt 1831.

Membre de la chambre des représentants dés l'origine de celte assemblée, M. Henri de Brouckere fut élu, en 4831, par l'arrondissenent de Ruremonde, et, depuis le 23 mai 14833, après la dissolution de la chambre, par l'arrondissement de Bruxelles, jusqu'à l'application de la loi des incompatibilités parlementaires. H fut nommé, le 28 juiu 4840, gouverneur de la province d'Anvers, et, le 4 septembre 4344, gouverneur de la province de Liégo, poste qu'il abandonna le 22 juin 1846.

Ministre d'État le 19 octobre 1849, M. Heari de Brouckere fut nomme.

le lendemain, ministre plénipotentiaire près du Saint-Siége et des autres cours italiennes. Ministre des affaires étrangères et chef du cabinet en 4852, il fut réélu à la chambre des représentants par l'arrondissement de Mons, en 4856.

La mission de M. Henri de Brouckere en Italie fut marquée par la conclusion du traité de commerce entre la Belgique et la Sardaigne. Le ministère dont il faisait partie se retira le 2 mars 1855, laissant des traces profondes dans l'administration : loi punissant l'offense envers les souverains élrangers et les attaques méchammont dirigées contre leur autorité, mesure d'équité dont le premier effet fut de faire révoquer un décret impérial qui avait élevé les droits sur Îles houilles et les fontes à leur entrée en France; loi de réorganisalion de l'armée ; convention d'Anvers, établissant par un règlement d'ordre, l’enseignement religienx dans les établissements d'instruclion communale; conversion de la rente cinq pour cent; concessions de chemins de fer, établissement d’un service régulier de bateaux à vapeur entre la Belgique et les États-Unis d'Amérique; lois sur les consulats et les brevets d'invention; réforme du Code forestier; établissement de missions diplomatiques entre les cours de Bruxelles et de Saint-Péterbourg; traités de commerce, etc.

En dehors de ses fonctions politiques, M. Henri de Brouckere fut l'un des fondateurs de l’université de Bruxelles, dont il est viceprésident, et commissaire de la Banque de Belgique auprès de sociétés industrielles placées sous le patronnage de cet établissement.

Décoré de la Croix de Fer, grand-officier de l'ordre de Léopold, grand’croix des ordres de la Branche Ernestine de Saxe, de Léopold d'Autriche, des Saints Maurice et Lazare, de Charles III d’Espagne, de Saint-Grégoire du Pape, du Christ de Portugal, de Saint-Louis de Parme, commandeur de la Légion d'honneur, chevalier de première classe de l’ordre royal de l’Aigle rouge de Prusse, il épousa, lo 21 décembre 4840, Eugénie de Waha, fille de Henri Charles Hyacinthe Xavier et de Louise Joséphine de Burbure de Wezembeeck, dont il n'a pas d'enfants.

E. Edmond pe BROUCKERE , commis d'Élat au conseil d’État, et, depuis 4830, chef de division au ministère des affaires étrangères, mort sans alliance à Dijon, le 4 octobre 1836.

IT. CRarLEs MARIE JosEPH GHisLAIN DE BROUCKERE, né à Bruges le 18 janvier 1796, colonel d'artillerie honoraire, membre de la chambre des représentants, bourgmestre de la ville de Bruxelles, ancien membre de la deuxième chambre des États-Généraux, ancien commandant de la garde communale de Maestricht, ancien commandant des forces militaires des provinces de Liége et de Limbourg, membre du Congrès national, ancien ministre des finances, de l’intérieur et de la guerre, ancien aide-de-camp du roi, ancien directeur de la Monnaie, de la Banque de Belgique et de la société de la Vieille-Montagne, président de l'exposition belge, à Bruxelles, en 1851, président de la section belge à l’exposition de Londres, en 1855, président de la commission belge et l’un des présidents du jury international de l'exposition universelle de Paris, ancien professeur de mathématiques spéciales, d'astronomie, d'économie politique et de statistique à l’université libre de Bruxelles, décoré de la Croix de Fer, grand-officier des ordres de Léopold et de la Légion d'honneur, grand'croix de l’ordre de François Joseph d'Autriche, commandeur à plaque de l'ordre militaire du Christ de Portugal, etc., mort à Bruxelles le 20 avril 1860 ct inhumé avec pompe, aux frais de la ville dont il était le premier magistrat.

La carrière publique de M. Charles de Brouckere date de 1815 ; elle eut quarante-cinq ans de durée ; aux dernières limites de son existence, il avait conservé dans toute leur plénitude l’activité de son esprit, sa haute intelligence, sa volonté ferme, ses connaissances étendues dans les sciences abstraites, sa netteté d'appréciation, la fraîcheur de ses idées, sa facilité d’élocution.

Les premières études de M. Charles de Brouckcre se firent au Lycée de Bruges. Il y termina ses humanités et vint, en 1814, suivre les cours des facultés des lettres et des sciences,

à Bruxelles, dans l’intention, dit-on, de suivre la carrière des ponts-et-chaussées, lorsque les événements le déterminèrent à entrer dans l'armée. Il s’enrôla en qualité de canonnier de 2 classe dans le 4° bataillon d'artillerie et franchit si rapidement les grades subalternes, qu'après cinq années de service il fut promu au grade de premier lieutenant.

Cependant, bien qu'un brillant avenir s'ouvrit dès lors devant lui, il abandonna la carrière militaire qui, à une époque de paix profonde, n'offrait plus d’attrait pour lui. Il donna sa démission sous prétexte qu'il avait altéré sa santé dans l’enseignement des mathématiques aux officiers et sous-officiers du corps, et vint se fixer à Maestricht, où, en 1821 , il créa et dirigea une école d'enseignement mutuel et gratuit qui compta bientôt le chiffre imposant de sept cents élèves.

Cet établissement étant ainsi en pleine prospérité, M. Charles de Brouckere, déjà marié, voulut s'initier aux opérations de banque et de finance dans les bureaux de son beau-père, puis, débutant hardiment dans la carrière administrative, comme surnuméraire au gouvernement provincial du Limbourg, il fut successivement commis, sous-chef, chef de division, et en même temps membre des commissions administratives du dépôt de mendicité, des prisons et de l'athénée de Maestricht, dans un court intervalle de trois années. .

En 1824, M. Charles de Brouckere fit partie de la députation permanente des états provinciaux du Limbourg.

Il fut élu en 1826, dans la même province, membre de la deuxième chambre des États-Généraux, en remplacement de M. Kerens , qui avait vôté la loi impopulaire sur les droits de mouture. Il prit place parmi les membres les plus avancés de Fopposition belge, et cependant le roi Guillaume [‘ des

Pays-Bas fit preuve de bienveillance envers le jeune député, qui déjà exerçait un grand empire sur l'esprit de ses compatriotes. Il le nomma capitaine des chasses, et M. Charles de Brouckere figurait, sous ce costume aux fêtes de la cour, dans le carré des princesses qui, ordinairement, était occupé par les membres de l’ancienne noblesse.

Cependant, malgré les faveurs dont il jouissait aupès du souverain des Pays-Bas, M. Charles de Brouckere, à l'ouverture de la session législative 1828-1829, déposa, en vertu de son droit d'initiative, dont personne avant lui n'avait fait usage aux États- Généraux, une proposition de loi ayant pour objet l'abrogation des arrêtés de 1815 sur la presse, incompatibles avec la loi fondamentale. Cette proposition, après de longs débats, fut rejetée par une majorité de huit voix, elle produisit une impression profonde dans le pays.

En 18927, il fut élu commandant de la garde communale de Maestricht avec le grade de chef de bataillon; mais à la suite du message royal du 11 décembre 1829, M. Charles de Brouckere donna sa démission de ses grades et emplois pour conserver son indépendance de député.

Un des fondateurs du Courrier des Pays-Bas, le principal organe de l'opposition qui, en 1828 et dans les années suivantes acquit une immense popularité, M. Charles de Brouckere, après l’emprisonnement dé MM. Jottrand, Claes et Ducpétiaux, prit, avec M. Julien Mascart, la direction du journal. Il publia à la même époque son remarquable ouvrage sur l’enseignement supérieur.

On sait que la deuxième session des États-Généraux était ouverte, à La Haye, pendant les journées de septembre 1830. Ce fut alors que M. Charles de Brouckere, prenant la parole dans la nuit du 29 au 30, prononça le discours célèbre dans lequel il déclara qu’une séparation administrative entre les provinces du nord et celles du midi ne satisferait plus les

justes colères de la Belgique, que la révolution était un fait consommé et que la Hollande devait la subir.

Ge noble langage qui, à Bruxelles, eut valu un légitime triomphe à l’orateur, provoqua une explosion de fureur à La Haye; de sinistres desseins furent conçus et en partie mis à exécution ; la demeure .de M. Charles de Brouckere fut saccagée et pillée, mais il sut échapper à la fureur populaire et se rendit à Bruxelles, où il offrit au gouvernement provisoire le concours précieux de son énergie, de son intelligence et de son patriotisme éprouvé.

Cependant, la révolution se trouvant dans une position critique, M. Charles de Brouckere conçut un projet qui, exécuté en temps opportun, pouvait rétablir le calme tout en accordant aux Belges les justes satisfactions qu'ils exigeaient. Il se rendit à Anvers, où il offrit au prince d'Orange, en lui présentant une proclamation rédigée par lui et soumise au gouvernement provisoire, de le faire proclamer roi des Belges.

Le prince d'Orange, auquel l’histoire reproche de n'avoir pas su concilier les événements et craignant d'ailleurs la colère de son père, ne prit point de décision avec la promptitude qu’exigeaient les circonstances. Quand, six jours plus tard, il envoya un de nos compatriotes, à Bruxelles, avec la mission de déclarer qu'il acceptait, avec franchise et sans réserve, l'érection du pouvoir national et qu'il s’en rapportait au congrès du soin de constituer l’État belge et d’en élire le chef, il n’était plus temps. La proclamation du prince d'Orange aux Belges eut le tort, comme presque tous les grands actes politiques, de cette époque, d'arriver trop tard. Bientôt après le canon du général Chassé detruisit le dernier espoir du prince d'Orange et rejeta sa dynastie par-delà le Moerdyck.

M. Charles de Brouckere, après le bombardement d'Anvers,

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fut nommé membre de la commission de Constitution; mais bientôt la marche des événements vint donner une autre direction à son activité et à son zèle.

Le 15 octobre, l'anarchie, menaçait Liége où s'agitaient les intrigues du comte de Berlaymont. Le gouvernement provisoire nomma alors M. Charles de Brouckere, commandant militaire des provinces de Liége et de Limbourg, avec le grade de général; mais, M. Chartes de Brouckere n’accepta que le brevet de colonel et seulement à titre provisoire, jusqu'au retour en Belgique de ses anciens camarades. Et, bien que sa mission fut couronnée d'un plein suecès, bien qu’il sut rétablir l'ordre et réduire les anarchistes à l'impuissance, il ne voulut point de dignité militaire plus élevée. Le district de Hasselt l'avait élu au Congrès, et le 44 décembre, jour de l'ouverture de cette haute assemblée, il résigna ses fonctions pour s6 rendre à son poste sur les banes de la constituante.

Nommé administrateur général des finances, M. Charles de Brouckere entra en fonctions le 3 janvier 1831; il fut ministre des finances dans les deux cabinets du régent et fit partie de la députation chargée de se rendre à Paris pour offrir la couronne au duc de Nemours. Le 29 mai 1834, il résigna son portefeuille ; mais il rentra au pouvoir, comme ministre de l’intérieur, le 3 août 1831, lorsque les Hollandais, rompant l'armistice, eurent envahi la Belgique. Aide-de-camp du roi, il accompagna Sa Majesté à l’armée et, à son retour, vaincu par d'augustes instances, il accepta, mais bien à regret, le portefeuille de la guerre. Il se retira le 16 mars 1832, après sept mois d'efforts douloureux et d’ennuis , dont les débats parlementaires du temps ne rendent qu'une imparfaite idée. Toutefois, il continua à faire partie de l’armée et demeura aide-de-camp du roi jusqu’au mois de septembre de la même année, époque à laquelle il obtint sa mise en

disponibilité, sans traitement, et renonça à son mandat de député.

M. Charles de Brouckere de 1833 à 1847, fut successivement directeur de la Monnaie, de la Banque de Belgique, de la société de la Vieille-Montagne. Il donna sa coopération au répertoire de l'administration et du droit administratif, qu’il publia avec M. Tielemans, ancien ministre de l’intérieur et conseiller à la cour d'appel de Bruxelles.

En 1841, M. Charles de Brouckere était secrétaire du jury de l'exposition belge, à Bruxelles; en 1847, il fut président du même jury; en 1851, président de la section belge à l’exposition de Londres ; en 1855, président de la commission belge et l’un des présidents du jury international de l’exposition de Paris.

Lors de la formation de l’université libre de Bruxelles, en. 4834, M. Charles de Brouckere donna, pendant un an, le cours de mathématiques spéciales et d'astronomie. Les deux années suivantes, à la demande du conseil d'administration, il passa à la faculté de droit et donna le cours d'économie politique et de statistique.

Conseiller communal de Bruxelles en 1847, bourgmestre le 30 septembre 1848, il rentra la même année, comme député de Bruxelles, à la chambre des représentants.

En 1856, il renonça de nouveau à son mandat législatif, à cause d’une divergence d'opinion avec son parti sur le projet de loi relatif aux établissements de bienfaisance; mais il reprit son siége de représentant aux élections générales. Les électeurs de Bruxelles témoignèrent, en cette circonstance, l'intention formelle d’être représentés par leur bourgmestre au sein du parlement.

M. Charles de Brouckere, qui dans sa vie si bien remplie n’a jamais négligé ni l'industrie, ni l’enseignement, consacra principalement à ses fonctions de bourgmestre les douze

dernières années de son existence. La capitale lui doit, en grande partie, ses derniers embellissements. Déjà, en 1849, l'invasion du choléra mit son dévouement à une rude épreuve. L'activité, le zèle qu'il déploya pour les intérêts de la capitale ne s'effaceront jamais de la mémoire des habitants de Bruxelles. Aussi la mort de ce grand citoyen fut-elle une cause de deuil pour la capitale de la Belgique.

M. Charles de Brouckere avait épousé, Marie Gertrude Visschers, dont il eut trois enfants, savoir :

A. Élise, épousa, le 18 octobre 1842, Pierre Joseph Louis Mastraeten, greffier au conseil des mines, mort sans enfants à Bruxelles, le 9 mars 1844, à l’âge de trente-deux ans; et 2° Jules Nagelmaekers, de Liége.

B. Caroline Wilhelmine, morte à Bruxelles le 30 septembre 1847, à l’âge de vingt-cinq ans.

G. Alfred, qui suit, IV.

IV. ALrren DE BROUCKERE, attaché au département des affaires étrangères.

BROUWET.

D'ARGENT, au lion de sinople, armé, lampassé et couronné d'or. COURONNE : de chevalier. SUPPORTS : deux lions d'or, contournés, armés et lampassés de gueules, portant bannières aux armes de l’écu.

I. ALEXANDRE Thomas BROUWET, receveur des états du Haïnaut, obtint, le 12 septembre 1760, par lettres patentes de l'impératrice-reine Marie Thérèse, de sommer l’écu de ses armes d’une couronne au lieu d’un bourlet et d'y joindre, pour supports, deux lions d’or, contournés, armés et lampassés de gueules, portant bannières aux armes de l’écu. Il eut un fils, Jean François Joseph, qui suit, II.

IT. Jean FRançois Josepx BRouwET, seigneur des Grandes Écaussines, d’Henripont, de Théhires, etc., conseiller, receveur général de Sa Majesté en Hainaut, obtint, le 12 décembre 1760, le titre de chevalier. Il eut un fils, Hyacinthe, qui suit, III. L

IIT. HyAciNTRE BRouwET, épousa Sophie Maghe, fille de Paul Augustin, échevin de la ville de Mons, et de dame Augustine du Rieu de Cour-et-Motte , dont six enfants, savoir :

A. Paul, qui suit, IV.

B. Augustine, morte en bas Âge.

C. Victoire, qui épousa Victor Louis de Biseau de Bougnies, fils d'Henri Donat Joseph, reconnu dans la noblesse du royaume par

diplôme du roi Guillaume Ie" des Pays-Bas, et de Louise du Rieu de Cour-et-Motte.

B. Amélie, épousa A. de Paul de Barchifontaine, membre de la chambre des représentants, chevalier de l’ordre de Léopold.

E. Prosper Brouwer, épousa Charlotte Ponthier.

F. Pauline, épousa François Dubuisson.

IV. Pauz Brouwer, bourgmestre de Haine-Saint-Pierre, membre du conseil provincial du Hainaut, chevalier de l'ordre de Léopold, épousa Mathilde Carlier, dont trois enfants, savoir :

A. Sophie.

B. Mathilde.

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