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trouve dans son splendide album, encore inédit, de végétaux brésiliens.
La plante a quelque ressemblance avec le 7lundsia cyathiformis de la Flore de Rio, mais les dessins de ce volumineux ouvrage sont tellement grossiers, qu'il est souvent bien hasardeux de se prononcer sur le sujet qu'ils représentent. Beer a fait de la plante de Velloso de Miranda, auteur de cet ouvrage, son Æohenbergia cyathi-
formis.
Nous n’assimilons pas notre plante à cle de la Flora Fluminensis,
planche 144, à cause des différences que l'on peut constater, en comparant les figures, dans les bractées de la hampe et dans la proportion des fleurs. Elle n'est pas du genre Hohenbergia dont elle n’a pas le calice à divisions dissemblables, ni du genre Nidularium, parce qu’elle a la corolle polypétale et non gamopétale. Elle est voisine des Aechmea et des Hoplophytum, mais nous croyons pouvoir la classer dans notre genre Canistrum dont nous avons déjà fait connaître une espèce.
Le Canistrum viride à fleuri plusieurs fois dans les serres chaudes du Jardin botanique de Liége : nous l'avons aussi rencontré au Jardin
botanique de Bruxelles.
M 0 à Plante de dimensions au-dessus de la moyenne, s’élevant
à 0®70 au- dessus du sol et mesurant 1M30 d’envergure; acaule, avec des drageons à la souche, rapprochés et ascendants.
Feuilles en rosette largement ouverte, peu nombreuses (15 sur le spécimen), divergentes, peu arquées, coriaces, à gaine large et ventrue avec les bords entiers et membraneux; à limbe en courroie, largement canaliculé, présentant sur les bords de petites dents fauves, irrégulièrement espacées, dirigées en avant; extrémité assez brusquement lancéolée, acuminée et ordinairement réfléchie; les plus longues atteignent 0"85 de long sur 005-7 de large, tandis que les feuilles supérieures sont successivement plus courtes; leur couleur est vert clair marbré de vert foncé sur les deux faces.
L’inflorescence se dresse au centre de la rosace foliaire à une hauteur de 35 centimètres au-dessus du collet.
Hampe de 0"25 sur une épaisseur de 0m010 012, droite, cylindrique, vêtue de bractées embrassantes, lancéolées, aiguës, à extrémité divergente et ondulée sur les bords, couvertes, ainsi que la hampe, d’un feutre filamenteux,enchevétré, arachnoïde, fauve, étroitement appliqué et assez résistant.
Inflorescence en capitule, formé en réalité d’un faisceau d’épilets courts et
compacts, ressemblant à un bouquet plat et enveloppé par des spathes dont
le limbe est étalé : ce capitule de 60-80 fleurs, mesure 010 de hauteur, sur 013-015 de large.
Les spathes ou bractées extérieures de l’inflorescence, au nombre de 10-12, sont largementlancéolées, aiguës, étroitement imbriquées, étalées ou réfléchies au sommet, dentées sur les bords, coriaces, vertes sur les deux faces, légèrement rubéfiées; les plus longues ont 010 de développement sur 0%04-5 de large à la base.
Chaque fascicule de 6-10 fleurs est porté sur un pédoncule commun, court, épais, recouvert de feutre fauve et muni d’une bractée commune. La floraison est centripète sur chacun de ces épillets et il en résulte qu’elle paraît désordonnée dans l’ensemble du capitule.
Fleur tubuleuse dans son ensemble, droite, sessile ou brièvement pédonculée, d’une longueur totale de 0035. Bractée florale lancéolée embrassante, de longueur variable mais plus courte que la fleur qu’elle égale parfois, incolore inférieurement, verte à la partie supérieure où elle est couverte sur les deux faces d’un feutre épais, filamenteux et fauve. Calice adhérent, tubuleux à la base, à 3 divisions lancéolées, un peu inéquilatères, aiguës, imbriquées à gauche, involutées sur les bords, longues de Om015 sur 0008 de large, vertes. avec un peu de lanuginosité fauve à la base, conniventes à la défloraison.
Corolle à 3 pétales insérés sur le tube épigyne, convolutés, droits, ligulés, lancéolés-aigus, égalant ou dépassant peu les divisions calicinales (0002) — longs de O»013, à onglet incolore, munis à la base de 2 petites écailles courtes et profondément fimbriées ; limbe dressé, vert, entier, lisse.
Étamines, les unes alternes et libres, insérées sur le tube épigyne, les autres opposées aux pétales, adhérentes avec eux sur toute l’étendue de l’onglet; toutes plus courtes que la corolle, à filament subulé, incolore; anthère linéaire, dorsifixe, jaune pâle.
Style filiforme, incolore, portant à la hauteur des anthères un stigmate à 3 branches contordues.
Ovaire infère, polygonal par compression mutuelle, lisse, parfois un peu duveteux : ovules nombreux dans la partie moyenne des loges sur un placenta en forme de bouclier, dirigés en tous sens, oblongs, sans appendices.