‹ La Belgique horticole (volume 2)Chapitre 21 sur 121 · PAPA EU · texte numérisé non relu

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faire un genre nouveau sans trop savoir s’il est nécessaire ou utile, ni où il sera convenable de le placer, et le hasard m’a offert tout récemment l’occasion de vérifier l’utilité de la marche que j’indique. Nous venons, en effet, de voir d’une manière bien inattendue que la Leuchtenbergia est une Cactée, et il fallait lui assigner une place! On a voulu en faire un Anhalonium, à cause des tubercules qui couvrent la plante, mais il résulte de l’application rigoureuse des principes que j’ai adoptés qu’elle appartient à la tribu des Céréastrées; je l’y ai placée en première ligne, parce que le genre qu’elle forme se lie ainsi à la derniére section (Theloidei) du genre Echinocactus. | Vous devriez bien, Monsieur, venir voir cet été ma collection! Tout devient plus clair et plus facile à comprendre quand on a les plantes sous les yeux. Vous avez peut-être aussi besoin de vous réconcilier un peu avec ces pauvres Cactées qui, ayant le malheur de ne pouvoir être mises dans des herbiers et n’étant que bien rarement réunies en nombre suffisant pour être étudiées, attirent peu l’attention des botanistes. Chez moi on peut les étudier tout à son aise. Recevez, Monsieur, les assurances de ma considération la plus distinguée.

J. Pce DE SALM-DYCK.

La plupart des tribus établies par le prince de Salm-Dyck dans la famille des Cactées, sont naturelles et sont fondées sur des caractères tirés de la fleur, mais il n'en est pas de même pour sa première tribu, celle des Mélocactées à laquelle appartient précisément le genre Mamillaria. Cette tribu est composée de quatre genres : Anhalonium, Pelecyphora, Mamillaria et Melocactus qui se distinguent les uns des autres par des caractères tirés des mamilles ou de l'insertion des fleurs, c’est-à-dire sur des caractères inhérents aux organes de la végétation. Cette base n’est pas naturelle et partant peu solide.

La plus récente et la meilleure classification des Cactées que nous connaissions est celle de MM. Benthamet Hooker dans le Genera plantarum, publié en 1867 (tome I, fascicule 3, p. 846). L’exposer ici nous entrainerait loin de notre sujet et nous nous bornons à la signaler aux amateurs qu'elle intéresse.

Le Mamillaria senilis est une plante rare, mal connue et intéressante. La seule description qu’on en connaisse est celle du prince de Salm-Dyck, traduite dans la monographie de M. Labouret. Il a fleuri pour la première fois chez M. F. Schlumberger à Rouen en 1853 et il vientde fleurir de nouveau en 1873 chez le même amateur. M. Schlumberger a réuni des collections végétales extrêmement remarquables surtout en Cactées et en Broméliacées et, appréciant,-en véritable con-

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naisseurl'intérêt scientifiquequis’attacheau Mamillaria senilis, il nous a fait l’honneur de nous communiquer tous les matériaux nécessaires pour la description etl’iconographie de cette singulière Cactée.

La planche que nous publions ici à été gravée et coloriée d’après une photographie et un spécimen vivant : elle représente le A. senilis greffé sur un Cereus. La fleur en noir est empruntée à la Revue horticole. La planche est loin d'être irréprochable, mais nous pouvons invoquer en faveur de nos artistes la difficulté d’une pareille représentation. Les aiguillons dressés et serrés sur le haut de la plante ne forment pas une couronne aussi nettement accusée que sur la figure. M. Schlumberger, auquel nous avons communiqué une épreuve, a insisté sur les observations suivantes : |

« Le tube de la fleur est rouge violacé jusqu’à la base; sans trace de couleur verte ; les filets des étamines sont blancs avec une nuance de rose-orangé ; les anthères sont jaune-orangé ; les divisions du stigmate sont rose carminé vif. Quant à la fleur elle à atteint 6 centimetres de diamètre sur un exemplaire plus fort que celui qui est figuré. » On ne saurait trop insister, ajoute M. Schlumberger sur le tube de la fleur, car c’est là tout l'intérêt de cette espèce qui par là se distingue des autres Mamillaria.

En effet, la fleur du Mamillaria senilis possède un tube bien caractérisé, le limbe est étalé de manière à donner à la fleur une forme hypocratérimorphe, les étamines sont droites et en partie indépendantes du tube floral : la floraison se continue jour et nuit. Tous ces caractères éloignent la plante des Mamillaria dont elle à cependant toute la structure végétative. À première vue on croirait voir une fleur d'Echinocereus sortant d’une aisselle de Mamillaria, mais la fleur diffère de celle des Echinocereus par son insertion, par l'absence d’aiguillons ou de sétules aux aisselles des folioles calycinales, et par l'insertion des étamines.

Si l’on pouvait ne prendre en considération que les organes de la végétation, la plante serait vraiment un Mamillaria, mais le tube floral lui assigne une place en dehors de tous les autres. Nous avons done cru devoir constituer pour elle sinon un genre nouveau au moins une section particulière sous le nom de Mamillopsis : l’observation du fruit et des graines décidera de l'importance à lui assigner.

M Mel Le Mamillopsis est une transition entre les Mamillaria d’un côté et les Echinocereus et Echinopsis de l’autre.

Le Mamillaria senilis ne figure pas dans le catalogue du Prince de Salm-Dyck publié en 1844. Il a dû être introduit vers 1845. M. Schlumberger l'a vu cette année-là dans la collection Monville. Il est probable qu’il vient de Mexique.

Le prince de Salm-Dyck rapporte à cette espèce les 77. Hasselofi et Linkei, maïs, à ce que nous assure M. Schlumberger, cette assimilation est erronée, car ces plantes, ayant fleuri chez lui, ont donné toutes les deux de petites fleurs ordinaires de Mamillaria, ressemblant, par exemple, à celles du A7. spinosissima.

Quant à l’epithète de senilis, on sait qu’elle a été donnée pour la première fois par Haworth à son Cactus senilis qui est devenu le Pilocereus senilis de Tiemaire et qui représente très-bien des cheveux blancs. Depuis lors, quand une plante, parmi les Cactées, se rapproche un peu par l'aspect de la tête d’un vieillard, on s’empresse de lui donner la même dénomination. Il y à aussi un Opuntia senilis.

CULTURE. — Comme un grand nombre de Cactées, le Wamillaria senilis demande le plein soleil en été et la serre tempérée en hiver. Il est plus délicat que beaucoup d’autres et il ne supporte pas l’humidité. Les amateurs greffent volontiers les Mamillaria sur des Cereus. Ces greffes de Cactées intéressent la physiologie végétale. Quand les zones cambiales sont en contact, il y a greffe proprement dite entre le sujet et le greffon. Mais, dans d’autres cas, le greffon émet des racines qui se logent dans la chair du sujet ou qui se font jour au dehors : ce sont donc plutôt des boutures.

BULLETIN DES NOUVELLES ET DE LA BIBLIOGRAPHIE

Plantes nouvelles de M. B. Roezl. — Cet intrépide explorateur herborise en ce moment dans les Cordillères du Pérou, entre 4 et 16 mille pieds d'altitude. Il vient d'envoyer à M. E. Ortgies à Zurich, des graines récoltées par lui et qui sont offertes aux amateurs en édition entière. On remarque dans le nombre:

ALONSOA LINIFOLIA Roezl, grandes fleurs d’un beau rouge écarlate ; feuilles linéaires ; plante très-florifère, de 1 à 1 1/2 pied de hauteur.

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ALONSOA MYRTIFOLIA Roezl, petit arbuste à feuilles minimes et grandes fleurs fort nombreuses.

BoccoNIA FERRUGINEA Roezl, plante à beau feuillage, vivant à 9,000 pieds d'altitude supra-marine.

Un grand nombre de CALCEOLARIA, par exemple les C. erecta, cordata, rotundifolia et beaucoup d’autres qui ne sont point déterminés.

CHUQUIRAGA INSIGNIS Humb. et Bonpl., arbuste d’un pied de hauteur, des hautes régions des Andes, entre 14 et 15 mille pieds d'altitude, à petites feuilles épineuses et à grandes et belles fleurs d’un beau jaune orange.

CurxEA KLUGI1 Roezl, petit arbuste toujours fleuri, rouge écarlate et pourpre.

Des Loausa annuels, vivaces ou frutescents.

MurisrA VITELLINA Roezl, espèce magnifique non grimpante. J'ai trouvé, écrit M. Roezl, un pied de cette belle plante, croissant en compagnie de l'Héliotrope du Pérou, couvert de milliers defleurs d’une beauté éblouissante. Fleurs de 3 pouces de longueur sur 1 pouce de diamètre, d’un coloris orange écarlate comme l'Zpidendrum vitellinum.

OpunTIA SENILIS Roezl, espèce merveilleuse, naine, couverte de longs poils blancs, comme le Puocereus senilis : les fleurs sont grandes et fort belles, d’un beau jaune d'or ou orange. Vient tout près de la limite des neiges éternelles entre 13 et 15 mille pieds d'altitude.

L'Opuntia maxillare Roezl, un Melocactus, un Cereus flavispinus intéressent également les amateurs de Cactées.

Un Sozanum, de la même catégorie que la Tomate, à grandes fleurs jaunes et produisant un fruit très-doux, d'un vert violacé : la plante est grimpante et de croissance vigoureuse.

La liste complète de cet envoi se compose de 112 numéros et elle

donne une belle idée de la végétation des Andes péruviennes.

La Société royale d’horticulture d'Anvers organise une grande fête jubilaire qui sera donnée en 1875.

Le programme de j’exposition, qui s'ouvrira le 4 avril 1875, sera bientôt publié : il met au concours 15 à 20 médailles d’or d’une valeur minimum de 200 frs. Le nombre des médailles de vermeil encadrées et des autres distinctions de moindre importance sera considérable.

Anvers sait donner à toutes ses fêtes un caractère artistique et un

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entrain tout particulier. Ses floralies de 1875 auront sans aucun doute beaucoup de succès.

L’horticulture en Egypte. — Depuis la mort de M. Barillet, les jardins du vice-roi sont rentrés dans le service de Rousseau Bey, ingénieur en chef du Khédive. M. Rousseau est un des élèves les plus capables qui soient sortis de l'École polytechnique de Paris; ila dirigé, avec M. de Lesseps, de nombreux travaux dans l’isthme de Suez; depuis quatre ans il à construit beaucoup de canaux et les chemins de fer agricoles de la Haute-Egypte et du Caire. M. G. Delchevalerie a été nommé directeur de l'Ecole d'agriculture que Figary Bey avait installée, ainsi que des Écoles de culture maraîchère et d’arboriculture que Barillet et M. Courtois-Gérard avaient inaugurées. En ce moment, M. G. Delchevalerie voyage sur le Nil, pour faire transporter de grandes quantités de Roseaux (Arwndo donax) dans la Haute-Egypte afin de les planter sur les berges des canaux. M. G. Delchevalerie à recu à Vienne de S. M. l'Empereur d'Autriche, l’ordre de François-

Joseph.

D: L. Just, Botanischer Jahresbericht. — M. le D' Just, professeur de chimie agricole à l'Ecole polytechnique de Carlsruhe, vient de fonder, avec le concours de plusieurs savants distingués, un annuaire de botanique destiné à rendre compte de tous les travaux publiés

chaque année.

La Société centrale d’horticulture de France a nommé M. Alph. Lavallée, secrétaire-général, en remplacement de M. Bouchard-Huzard, décédé.

MM. Haage et Schmidt, à Erfurt, viennent de publier leurs prixcourants pour 1874. Le cataloguede graines comprend 17,897 numéros. Les nouveautés sont : Blumenbachia coronata Hook. et Arn., Suaeda dendroïdes Pall. et surtout les Cinéraires doubles.

La tondeuse de Green. — MM. Thomas Green et fils, 54, Blackfriars Road, London S. E., annoncent sous le nom de « Royal Guinea Larwn Momwer » une petite tondeuse de gazon du prix d’une guinée. On assure qu'elle convient parfaitement pour l'entretien des petits jardins. | |

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Nuages artificiels. — Il est opportun de rappeler les articles que nous avons publiés l’année dernière sur l'emploi de la fumée pour garantir les cultures de l'effet désastreux des gelées printanières. Ce moyen est connu, même des anciens Péruviens, mais on néglige souvent de s’en servir. La mousse humide peut être employée pour cet

usage : elle donne, paraît-il, une fumée épaisse et persistante.

Concours académiques. —L'académie royale de Belgique a maintenu au concours pour 1875, la question suivante : On demande un exposé des connaissances acquises sur les relations de la chaleur avec le développement des végétaux phanérogames, particulièrement au point de vue des phénomènes périodiques de la végétation, et, à ce propos, discuter la valeur de l'influence dynamique de la chaleur solaire sur

l’évolution des plantes.

M. E. Benary à Erfurt a enrichi cette année son album de chromolithographies de trois superbes planches représentant :

1° des spécimens de Reines-Marguerites de Truffaut (Pivoine perfection) ;

2° la Reine-Marguerite Washington ;

3° le Begonia Sedeni var. Victoria. Ce sont là autant d’admirables fleurs à en juger d'après leurs beaux portraits.

Le Puccinia Malvacearum. — Les Mauves et les Roses Trémières de nos jardins sont menacées de destruction par un petit champignon parasite, le Puccinia Malvacearum qui se développe sur leur feuillage sous forme de petits corps lenticulaires. Cet envahissementa été signalé à Bordeaux par M. Durieu de Maisonneuve et à Paris par M. Duchartre. Ces savants ont constaté ce fait curieux que cette Puccinie n'avait été observée jusqu'ici qu'au Chili, et l’on peut se demander si elle a été fortuitement transportée de l'Amérique du Sud en Europe. On sait qu'on peut se poser la même question en ce qui concerne le champignon de la maladie des Pommes de terre, le Peronospora infestans. Quant au Puccinia Malvacearum, il appartient à une famille de parasites, les Urédinées, parmi lesquels il en est qui changent de nourrice pendant les diverses phases de leur existence, phénomène que l'on appelle l’héterœcie. Ainsi, par exemple, le Pyccinia graminis qui produit la rouille

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des céréales ne fructifie que sur l’'Epine-Vinette; la rouille du froment fructifie sur les Borraginées qui abondent toujours dans les moissons. La nouvelle Puccinie des Mauves parait être Monœce, c’est-à-dire qu’elle ne change pas d’habitat.

L'observation de cette nouvelle maladie est intéressante : nous prions les personnes qui prennent la peine de nous lire, de suivre de l'œil toutes les Malvacées de leur jardin et si elles constatent quelque maladie sur leur feuillage de bien vouloir nous en informer et nous

envoyer une ou deux de ces feuilles.

Plantes alpines de M. Backhouse à York. — M. Duchartre a communiqué à la Société centrale d'horticulture de France (1873, p. 664) la note suivante que M. Max Leichtlin de Carlsruhe lui avait écrite à la suite d’un voyage en Angleterre : « À York, j'ai vu les dispositions remarquables à tous les points de vue que M. Backhouse a prises en vue de la culture des plantes alpines. Jusqu'à ce jour je n'avais jamais eu occasion de rien voir qui me parût si admirable. En entrant dans ce jardin alpin, on se trouve au milieu de grands rochers qui sont plantés dans tous les sens avec des raretés sans nombre : des Silene Pumilio en gazons entiers, de rares Cypripedium par centaines, les Primula Parryi et denticulata, à feuilles de 33 centimètres de long, sur 5 centimètres de large, etc. On y trouve ensuite des serres établies sous terre pour la culture des Hyménophyllées et de toutes ces Fouseres translucides qu'on voit couvrant les murs et les rochers sans cesse humectés au moyen d’arrosages judicieusement combinés. Il y a là jusqu’à des caves où il fait presque nuit et où croissent néanmoins des Fougères qu'on est tout surpris d'y voir en magnifique végétation. J'étais ravi à la vue de toutes ces merveilles horticoles. »

Plantes nouvelles. — M. W. Bull, dans son récent catalogue, annonce comme nouveautés les plantes suivantes : Billbergia Saundersi (Bahia), Boronia megastigma (Australie), Campsidium filicifolium (îles Fidji), Cyathea Burkei (Afrique mérid.), Cyathea Dregei (Afrique mérid.), Dracaena formosa (îles Fidji), D. grandis (Camoa ou iles des Navigateurs), Dr. illustris (îles de la mer du Sud), Dr. nigrostriata (iles Salomon), Dr. picta (îles Fidji), Dr. princeps (Îles Salomon), Dyckia Lemaireana (Rio-Grande do Sul), Zrythrina Parcelii

(iles de la mer du Sud), Gymnogramma decomposita, Maranta concinna (Amérique mérid.), Votonia grandiflora, Plectocomia Andersonmi, Odontoglossum Roezlii (Nouvelle-Grenade).

Origine des Pelargonium zonale à fleurs doubles. — D’après M. Jean Sisley, de Lyon, les premiers Pélargoniums à fleurs doubles se montrèrent spontanément dans les jardins de Clermont, en Auvergne et furent remarqués vers 1861 par Honri Lecoq. Deux variétés datent de cette époque, Triomphe de Gorgovia et Martial Champfour. Par le semis, et peut-être par le métissage, elles se sont rapidement multipliées et aujourd'hui elles abondent sous toutes sortes de nuances. Le désir des spécialistes, désir bien légitime, est la conquête du Double blanc! Jusqu'ici nous ne l'avons pas vu. Les perfectionnements du Pélargonium double ont été obtenus surtout par MM. Chaté, Bruant, Aldebert, Victor Lemoine, Crousse, Rendatler, Jean Sisley et Alégatière.

Les fruits du Passiflora edulis ont müri à Verviers dans la serre de Me Prosper Grandjean : ils ont à peu près la forme et les dimensions d’un œuf de poule, mais l'enveloppe ou péricarpe est brune : les graines, attachées sur trois rangs aux parois des fruits, sont enveloppées d’une pulpe jaune très-succulente, agréable au goût, aromatisée et rafraichissante. Ces fruits sont estimés aux Indes Occidentales, sous le nom de Grenadillas pour la confection de limonades, de glaces et de sorbets. Leur saveur tient de l’Ananas et de la Pomme.

Le Piteairnia zeifolia C. Koch. (Zamproconus) vient de fleurir simultanément dans plusieurs collections, par exemple aux Jardins botaniques de Liège et de Bruxelles. Nous avons vu la même plante fleurie chez M. Jacob-Makoy à Liége, qui l'avait reçue d’Angleterre sous le nom de Wriesea tricolor, mais cette plante n’a rien de commun avec un Vriesea. Le prétendu Vriesea tricolor de M. Will. Bull, est en réalité le Piicairnia zeifolia C. Koch.

Ch. Koch, Dendrologie, second volume, seconde partie. (Chez F. Enke à Erlangen), 1873, 1 vol. in-8°. — Le professeur Koch, de Berlin vient de terminer son grand ouvrage sur les arbres, les arbustes, et les arbrisseaux des parcs et des jardins. L'ouvrage est désormais complet

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en deux forts volumes in-8°, divisés chacun en deux parties. La der-

nière comprend les Cupulifères, les Conifères et les Monocotylées qui sont les groupes les plus difficiles à débrouiller. Nous citerons les Hètres, les Charmes, les Châtaigniers, les Chênes, puis tous les Rési- neux et pour terminerles Yuccas et les Bambous. Le volume est clôturé par des tables qui sont fort utiles parce qu'elles comprennent les noms synonymes et les appellations jardiniques.

Il serait intéressant de dresser à l’aide de cette Dendrologie la sta- . tistique de la végétation ligneuse sous notre climat, de déterminer le nombre des espèces et de les répartir selon leur origine.

La science et l’art doivent se féliciter de ce que le savant D' Koch ait pu mener son œuvre à bonne fin. Notre vieil ami peut maintenant dormir sous ses lauriers en se disant Z'xegi monumentum !

André Leroy, Dictionnaire de Pomologie, tome IV. Suite des Pommes, 1 vol. in-8° à Angers, chez l’auteur. — M. André Leroy, le grand pépinériste d'Angers, vient de faire paraitre le quatrième volume de son Dictionnaire de Pomologie. On y trouve les pommes dont le nom commence par les lettres M-Z. Nous avons déjà exprimé ici notre admiration pour cet ouvrage considérable et utile : elle n’est pas moindre pour son auteur qui malgré son grand âge et une carrière aussi honorable que bien remplie, s'impose un grand labeur dans le seul but de répandre les connaissances qu'il a acquises. On sait que le Dictionnaire de Pomologie donne l’histoire et la description de tous les fruits de notre climat. Les Poires et les Pommes sont terminées.

J. Lindley and T. Moore, etc., {he Treasuwry of Botany, 2 vol. in-12°, Londres 1874, chez MM. Lougman, Green et Ci: éditeurs (Prix 12 sh.). — Ce trésor de botanique est un dictionnaire de tout ce qui concerne le règne végétal : il a été primitivement écrit par John Lindley, mais d'éditions en éditions il est devenu une œuvre collective à laquelle les botanistes les plus compétents de l'Angleterre ont contribué sous la direction de M. Thomas Moore, curateur du Jardin botanique de Chelsea et l’un des rédacteurs du Gardeners’ Chronicle. C’est un charmant ouvrage, du caractère le plus sérieux et cependant de la plus séduisante apparence, un ouvrage comme les bons éditeurs anglais savent seuls en offrir au public. MM. Lougman et Ci° viennent de pu-

blier tout récemment, en 1874, une édition nouvelle, plus complète

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que les précédentes et nous la signalons avec empressement aux botanistes et aux amateurs. Les renseignements utiles abondent dans ce livre qu’il faut toujours avoir à portée de la main.

J. À. Van Bemmelen, eperiorium annuum litieraturae botanicae periodicae, 1872 (à Haarlem, chez Erven Loosjes, éditeurs, 1 vol. in-8° ; 2 flor.). M. Van Bemmelen, bibliothécaire de la Société Teylerienne, à Haarlem, a entrepris une œuvre de Bénédictin : dresser chaque année la table générale et méthodique de tout ce qui paraït dans les Recueils périodiques sur la botanique. Le volume pour 1872 vient de paraître. Signaler cet ouvrage, c’est en quelque sorte forcer tous les travailleurs à se le procurer. Seulement il nous a paru, d'après ce premier volume, que la bibliothèque Teylerienne est loin d'être complète : des publications de la plus grande importance sont omises. Mais nous sommes persuadé que ces lacunes seront comblées et l’entreprise de M. Van Bemmelen mérite tous les encouragements.

D. À. Godron, des Races végétales qui doivent leur origine à une monstruosité, Montpellier, 1873. broch. in-8° (extrait de la Rev. des sciences naturelles). Travail intéressant au point de vue de l’évolution morphologique.

Monument à la mémoire de Barillet-Deschamps. — Un comité s’est constitué à Paris pour élever un monument funéraire à la mémoire de Barillet ; il a résolu d'ouvrir une souscription afin de permettre à tous ceux qui aimaient et qui honoraient cet homme excellent, de participer à cette manifestation. Le comité est composé de M. Henry de Vilmorin, président, H'° Jamain, secrétaire, Detouche, trésorier, Chantin, Guibert, Houllet, Leroy, Mathieu, Quihou, Rivière, Troupeau et Verlot. Nous espérons que la Belgique, où Barillet comptait beaucoup d'amis, voudra s'associer à cette pieuse manifestation. Il est à notre connaissance que la Société royale d’horticulture de Liége a

déjà répondu à l'appel qui lui a été adressé.

M. L. Bouchard-Huzard, secrétaire-général de la Société centrale d’horticulture de France depuis 1866, est décédé à Paris le 28 novembre 1873, âgé de 49 ans seulement. M. Bouchard comptait de nombreux amis en Belgique où la nouvelle de sa mort a produit une douloureuse impression.

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