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raient quelques douzaines de variétés prises en mélange, dont, à l’'automne, les gros tubercules seraient relevés pour les remises à sec, à l'abri de la gelée, comme cela a lieu pour les Pelles-de-nuit, les Lis St-Jacques, les Erythrines, les Dañlias et tant d’autres plantes qui décorent la pleine terre pendant l'été et qui se reposent pendant l'hiver, à l'abri du froid, dans quelque hangar, sur quelque rayon de serre autrement sans emploi, à moins que le maitre ne s’entête à faire de son jardinier un conservateur d'antiquailles de ces vieux pieds de Geranium, par exemple, que l'on a revus cent fois et qui seraient plus utiles pour faire du terreau destiné à fertiliser de plus dignes successeurs !
Citons d’abord les primogenitae, les Bégonias primitifs, nos vieilles connaissances qui toutes ont leur raison d’être, les unes parce qu’on sait déjà ce qu’elles sont, les autres, bien qu'elles restent rares à cause qu’elles se multiplient plus difficilement, parce qu'elles sont belles. De ce nombre sont : Begonia boliviensis (F1. serres, XVII, 21), diversifoha (FT. XVIII, 7), Foansiana (discolor), Chelsoni (hybr.) Richardsoniana (hybr.), intermedia (Veïtch), Pearcei, Pearcei superba, Sedeni, Veichi.
Les amateurs de Bégonias qui ont visité notre établissement l'été dernier, ont vu fleurir les admirables variétés obtenues en 1872, par notre chef de culture, M. C. Raes. Cette race, contrairement à la propension facile au bouturage des autres sortes du même genre, ne se prête que bien difficilement à ce mode de propagation; les plantes en sont d'un très-beau port, se ramifient bien, sans le secours du pincement, et fleurissent sans cesse depuis juin jusqu'en octobre; elles forment de gros tubercules etse conservent à l’état sec pendant l'hiver, comme les Begonia discolor et diversifolia. Ces variétés sont : Agate, à fleurs de vermillon orangé; Cornaline, à fleurs énormes de crême nuancé aurore, — Emeraude, d'un carmin très-vif et dont le centre est ligné de blancpur ; c’est un hybride ligneux du PB. boliviensis et du B. Veitchi, atteignant seulement 25 à 30 centim. de hauteur; — Onyx, à fleurs très-grandes, d'un vermillon nuancé orange très-vif, rappelant la couleur du B. Verichi, sauf que ce dernier est ligneux ; le feuillage de notre gain est moins grand; — Aubis, port et feuillage du B. Sedeni, duquel il dérive par l'intervention du 2. rosaeñora ; fleurs d'un beau rose tendre ; — Saphir, fleurs d’un beau rose vif; — Topaze, hybride
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des B. WVeilchi et boliviensis, naine (25-30 centim.) d’un vermillon très-vif.
Les Bégonias bulbeux nouveaux de 1873 sont : Charles Rues, à port pyramidal, superbe, très-florifère, portant des fleurs d’un vermillon
foncé ; — Charles Van Feckhaute, florifère, à très-grandes fleurs d'un blanc de chair; — Charles Vermeire ; — Fr. Marchand, à fleurs oranges, serrées, floribond; — Jules Hye ; — Président Schlachter :
(Flore, XIX, 26); Mad. Auguste Lemonnier, à très-grandes fleurs, . vermillon hybride des 2. Sedeni et rosacflora ; — candidissima, à fleurs arrondies et d'un blanc pur. | Culiure. On les empctera dès le mois de mars, si l’on veut, sur couche tiède, sous châssis, en vieux terreau; ils s'y établiront et seront prêts à être mis en pleine terre, en plein soleil, où ils trôneront de juin jusqu'aux premières gelées, auxquelles ils sont peu sensibles. On les gardera l’hiver à sec, sous 8°-4°, à la manière des Glaïeuls, etc.
NOTE SUR LA CULTURE DES BÉGONIAS TUBÉREUX ISSUS DES B. BOLIVIE NSIS, SEDE NTI, etc.