CINQUIÈME SECTION
Trichopilia sanguinolenta RCHB.
In Xenia Orchidacea, I (1867), p. 106, pl. 131. HELCIA SANGUINOLENTA LINDL., Bot. Reg., XXXI, 1845, Misc. 26. — PAxTON, F1. Gard., Il, 1851-52, p. 97, n° 362. xyl. 182. — Ag. Gartenz., 1851, 358. — Zilust. hortic., 1870. p. 160, pl. XXXI.
Il a été découvert par Hartweg vers 1844, dans les Andes de l’Ecuador, près de Paccha et décrit en 1845, par Lindley, sous le nom de Æelcia sanguinolenta qui est encore le plus connu. M. Reichenbach pense qu’il doit entrer dans le genre Trichopilia bien qu'il se distingue par plusieurs caractères assez importants. Pédoncules uniflores ; périanthe jaune-verdâtre orné d'ocelles fauves ou brunes : labelle ouvert, frangé et ondulé, blanc, relevé de pourpre.
Trichopilia costata.
Trichopilia encophylla.
Nous ne connaissons de ces plantes que le nom impr dans le Catalogue spécial de M. Linden, 1871, p. 23.
BULLETIN DES NOUVELLES ET DE LA BIBLIOGRAPHIE
Exposition internationale de Florence (11 mai 1874). — La réduction de 50 2}, sur le prix des transports des objets a été concédée sur les chemins de fer belges, français et italiens. Quant au transport des voyageurs, la même réduction est jusqu'à ce moment acquise seulement sur les chemins de fer italiens. Les exposants belges inscrits au bureau de la Fédération sont MM. Linden, Dallière, J. Verschaffelt, L. De Smet, Stelzner, Jacob-Makoy, F. Desbois, Ed. Morren, L. Stroobant, Pynaert, M. Decoux, De Koninck, C. Steels-Lammens. Le comité belge se propose d'expédier les produits en un seul envoi qui partira de Gand en temps utile pour arriver à Florence les 8 ou 9 mai.
Le comité de la Société toscane vient de porter les faits suivants à la connaissance du public.
L'Exposition aura lieu dans le nouveau Marché central dont la ville de Florence va faire l'inauguration à l’occasion de cette grande fête horticole. Cet édifice est situé près de la gare centrale des chemins de fer, et presqu’au centre de la ville, à proximité du Duomo, de la Place de la Signoria, des Galeries et des principaux monuments. On le regarde à juste titre comme le monument le plus grandiose de la ville moderne. C’est un rectangle de 70 sur 80 mètres, couvrant sous sa toiture vitrée une surface des 5600 mètres carrés. Cet espace est interrompu seulement par deux rangées d’élégantes colonnes en fonte qui le divisent en trois nefs, dont la centrale a 35 mètres d'élévation, et les deux latérales 23 mètres. La fonte, le fer, le vitrage et des blocs cyclopéens de pierre de taille seulement ont servi à cette construction. La partie intérieure de ce grand pavillon sera transformée en Jardin d'hiver contenant une serre pour les Orchidées en fleurs et autres plantes délicates de serre chaude, un aquarium d’eau douce et d’eau de mer, des bassins pour le Victoria regia et autres Nymphéacées. Dans ce Jardin d'hiver, les grands Palmiers, les Fougères en arbre et les autres grands exemplaires trouveront leur place en compagnie des différentes co Ilections de plantes de serre et d’autres plantes en fleurs
qui demandent un abri. La place qui entoure le pavillon principal sera mise à la disposition des exposants d'arbres, d’arbustes, de Conifères et d'autres collections de plein air. Pour les machines, les serres, les instruments et outils divers à l'usage de l'horticulture, on a réservé les deux vastes colonnades de 70 mètres de longueur qui font face aux deux côtés du Marché. Dans les nombreuses salles et galeries dépendantes, on disposera leslivres, Les reproductions diverses de plantes en peinture, en photographie, en chromolithographie, etc., les plans et dessins de jardins, les herbiers et collections diverses de botanique, les fruits, légumes, champignons, produits divers, etc., etc. Une partie de ces galeries à été réservée pour les réunions du jury et pour les salles de conversation et de lecture, pour le salon des dames patronesses, ainsi que pour le café restaurant. Le Gouvernement vient d'accorder qu'un bureau spécial de douane soit installé dans les annexes, de manière que tous les colis venant de l'étranger puissent être ouverts et déballés sous la surveillance immédiate du Comité exécutif de l'Exposition.
Les séances du Congrès international de botanique seront tenues dans les salles du Musée d'histoire naturelle, au milieu même des riches collections qui font de cet Etablissement, que Galilée et Micheli ont illustré, le premier de son genre en Italie. A l’occasion du Congrès, on inaugurera dans une des salles du Musée le buste de J.-P. Webb, le savant illustrateur des îles Canaries, qui à contribué si largement à enrichir cet Etablissement par le legs de son herbier et de sa bibliothèque, et par la fondation d’une rente perpétuelle destinée à l’agrandissement des dites collections. Cette cérémonie sera honorée par la présence de Sabin Berthelot, le doyen des naturalistes français, actif compagnon et docte collaborateur de Webb dans la formation de son grand ouvrage, qui va quitter tout exprès sa paisible retraite de Ténériffe, malgré son âge plus qu'octogénaire. Les plus illustres botanistes de l'Europe ont déjà annoncé leur intention de prendre part au Congrès, et tout porte à croire que cette réunion sera vraiment mémorable et féconde en résultats bienfaisants.
Tous les pays, même les plus éloignés, seront représentés à l'Exposition, d'importants envois étant déjà annoncés de l'Egypte, de l'Australie, du Brésil, du Mexique et d’autres parties de l'Amérique,
ainsi que de la Russie, de la Suède, de la Grèce, ete. La Belgique et les Pays-Bas, ces terres classiques de l’horticulture, ont répondu dignement à l'appel, et un très-grand nombre d’exposants ont demandé à être inscrits pour les concours les plus importants. Le Gouvernement des Pays-Bas a formé une Commission spéciale, présidée par S. E. le comte de Schimmelpenninck de Nyënhuis, dans le but de favoriser de toutes manières l'Exposition, et l’on a déjà recu des preuves de l'activité de cette Commission qui a procuré un nombre considérable d'exposants et a obtenu la réduction de 50 °/, sur les transports de personnes et d'objets sur tous les chemins de fer néerlandais, ainsi que sur la ligne des bateaux à vapeur d'Amsterdam à Livourne. En Belgique, le Gouvernement à chargé la Fédération des Sociétés d'horticulture de prendre à cœur les intérêts de l'Exposition. L’honorable Président de cette utile institution, M. le Sénateur de Cannart d'Hamale, de passage dernièrement à Florence, vient de donner la plus formelle assurance que la Belgique enverra un contingent trèsimportant. Les envois de l'Angleterre ne manqueront pas, malgré la difficulté des transports, grâce à l'appui de la Société Royale d'Horticulture et à celui tout spécial du Gardener's Chronicle. Nous nous flattons aussi que la France sera représentée à l'Exposition non moins dignement qu’au Congrès, qui compte parmi ses membres les noms les plus illustres de la science et de l’horticulture française. On attend des apports considérables de l'Autriche et de l'Allemagne, et les botanistes allemands les plus distingués prendront part au Congrès.
La formation du Jury vient d'être presque terminée : la liste de ses membres et le réglement seront publiés sous peu de jours.
L'Association des Dames Patronnesses vient d’être organisée, et de nombreuses adhésions ont déjà été obtenues.
Le Comité exécutif de l'Exposition porte encore à la connaissance des exposants et des autres personnes intéressées les faits suivants :
a) Après la publication du programme, S. E. le comm. Pierre de Tchihatchef à généreusement offert un prix de la valeur de 500 fr. pour être destiné au concours N° 7 (Palmiers). D’autres prix seront annoncés dans le prochain Bulletin.
b) Toutes les Compagnies des chemins de fer italiens ont accordé la réduction de 50 ‘|, sur les transports, aller et retour, des personnes et des objets à destination de l'Exposition.
c) L'introduction des plants de vignes et des arbres fruitiers en
Italie étant rigoureusement interdite depuis le 31 octobre dernier, les demandes d'admission de ces articles à l'Exposition seront considérées comme nulles et non avenues.
d) À la requête de plusieurs exposants étrangers, le Comité à consenti à proroger jusqu'au 15 mars le délai pour la réception des demandes d'admission. Toutefois, vu le grand nombre des demandes enregistrées, le Comité engage chaleureusement les personnes qui n'auraient pas encore envoyé leurs demandes à les transmettre au plus vite, la concession de l’espace devant se faire par ordre d'inscription.
L’exposition de Malines, le 15 mars de cette année, a été charmante. On y a remarqué les Orchidées fleuries de M. De Cannart d'Hamale, cultivées dans des serres fraiches et aérées ; la collection se composait de: Odontoglossum Alexandrae, cristatum, pulchellum, triumphans, Pescatorea, cordatum, crocatum et Bictoniense, Oncidium sarcodes, Lycaste Shinneri, Adda aurantiaca, Sophronitis grandiflora, Cypripedium villosum, caudatum, Dendrobium nobile, Angraecum eburneum, Maxillaria species. Trois corbeilles de Coelogyne cristata étaient couvertes d’une profusion de fleurs. Les variétés de Caladium à feuillage coloré étaient nombreuses et dans un bel état de développement. Parmi les Palmiers. le plus rare, sinon le plus beau, était un Latania aurea et, parmi les Cordyline, il faut noter un beau spécimen de l’indivisa lineata. Un groupe de Phormium était fort admiré et l'on y remarquait l'atropurpureum. Parmi les plantes fleuries, les plus belles étaient les Rosiers et les Camellias, puis les Himanthophyllum très-nombreux et le Zibonia floribunda.
Floraison des Orchidées. — Voici la liste des Orchidées qui ont fleuri dans la collection de M. Ferdinand Kegeljan à Namur, depuis le commencement de cette année. |
10 février : Aerides Fieldingi; Cattleya Trianaei, Chocoensis, Bogo- Lensis ; Cœlogyne cristata, speciosa; Cypripedium insigne, insigne Maulei, hirsutlissimum, longifolium, venustum ; Dendrobium nobile, Pierardi, Wardianum, Odontoglossum cristatum, odoraium, roseum, Rossi majus, triumphans, Uroskinneri; Oncidium ornüthorynchum , ornithocephalum, serratum; Phalaenopsis Schilleriana. |
24 février: Aerides Fieldingi, Adda aurantiaca; Cattleya Trianuei, Chocoensis, Chysis bractescens, Limminghei: Celogyne cristata, speciosa; Cypripedium insigne, insigne Maulei, hirsutissimum, venuslum ; Dendrobium nobile, Pierardi; Luelia anceps; Odontoglossum cordatum, cristatum, Inslaeyi roseum, Rossi majus, odoratum, triumphans ; Oncidium serratum; Phalaenopsis Schilleriana.
10 mars: Aerides cornutum, Fieldingi, larpenthae; Adda aurantiaca ; Cypripedium insigne, insigne Maulei, hirsubissimum, longifolium, venustum; Chysis Limminghei, Dendrobium nobile; lonopsis paniculata; Lycaste balsamea ; Odontoglossum cariniferum, cordatum, cristatum, grande, odoratum, roseum, triumphans, Uroskinneri ; Oncidiuin Krameri, leucochilum, papilio majus, serratum ; Plajus grandiflorus, maculatus, Phalaenopsis Schilleriana; Pilumna fragrans ; Polycicnis muscifera ; Trichopilia suavis; Vanda tricolor.
Engrais Jeannel. Des expériences relatées en détail dans le Bulletin de la Société d'acclimatation de Paris, 1874, p. 9, et instituées par M. Quihou, ne sont pas favorables à l'emploi de ce composé minéral. Il à été inefficace et même nuisible pour beaucoup de plantes cultivées en pleine terre et même en pot dans les conditions normales de cette culture. Des arrosements à l’engrais Jeannel ont été favorables aux plantes renfermées dans de petits pots et croissant dans un sol maigre et épuisé c’est-à-dire dans des conditions tout à fait anormales.
À, Dallière. Zes plantes ornementales à feuillage panaché et coloré, ouvrage rédigé par M. À. Cogniaux et E. Marchal, 1 vol. in 4° oblong ; à Gand chez l'éditeur (20 fr.). L'ouvrage de M. Dallière est pour l'apparence un bel album et pour le fond un livre utile de botanique descriptive. Il donne Le portrait colorié, la description, l’histoire et la culture de 28 belles plantes, aujourd’hui recherchées pour les serres ou pour les appartements et qui sont toutes cultivées dans les riches collections de M. Dallière. On remarque dans le texte des observations critiques judicieuses et de bons renseignements présentés sous une forme claire et concise.
Nous espérons que les encouragements ne manqueront pas à M. Dallière et que ce bel ouvrage sera continué.
Franchet et Savatier, Zuwmeratio plantarum in Japonia sponte crescentium. Paris chez Savy. — Première partie. Liste complète de la flore japonaise. |
J. Jennings, Orchids and how to grow them in India and other tropical climates. Londres, chez MM. Lowell, Reeve et Cie. — Nou-
velle revue iconographique consacrée exclusivement aux Orchidées.
D: Rob. Hartig, Wichtige Krankheiten der Waldbäume. 1 vol in-4° avec 6 planches. Berlin, chez J. Springer. — Ouvrage important sur la pathologie des arbres forestiers.
H. R. Goeppert, Ucber die Folgen äusserer Verletzungen der Püume insbesondere der Eichen und Obstbaume. Breslau, 1873, un opuscule in-8° avec un atlas in-folio.
M. le professeur Goeppert, de Breslau, directeur du Jardin botanique, vient de publier un ouvrage important swr les conséquences des lésions extérieures des arbres, particulièrement chez le chêne et les arbres fruitiers. L'ouvrage est accompagné de 56 gravures et de 10 grandes planches lithographiées. Il traite particulièrement de ce qui se passe chez les arbres à la suite de l’élagage et de la taille ou plutôt des conséquences des blessures et de la suppression de branches; la formation des bourrelets, des loupes ; le sort des chicots et des plaies : il s'occupe aussi de l’action générale et spéciale de la gelée sur le bois des arbres et il termine par des applications pratiques à l’élagage et à la taille.
Ce mémoire de physiologie et de pathologie végétale est, sous certain rapport, un traité de chirurgie végétale : il traite en réalité des plaies et des bosses chez les arbres : il fait voir tout le mal que les ablations et les mutilations font subir à ces végétaux. En étudiant les circonstances qui accompagnent la formation des bourrelets, on voit aussi la nécrose qui envahit le corps ligneux.
La charpente des arbres est constituée par le tronc et les branches : on se plaît à leur attribuer une structure intérieure très-simple, d’après quelques données générales d'anatomie. L'écorce, qui recouvre uniformément le bois, dissimule aux regards la complication in-
terne du système ligneux. L'enchässement des branches, qui souvent
tirent leur origine de couches profondes correspondant à des années éloignées, est l'élément principal de cette complication. Les arbres cultivés, souvent mutilés sous prétexte de taille, recèlent dans leurs flancs ou de vastes cavernes envahies par la carie ou des chicots mortifiés qui appellent la putréfaction. Les opérations chirurgicales qu'on inflige aux arbres, comme par exemple des vivisections dans l'écorce ou des ablations de branches, sont, comme on sait, suivies d’un travail réparateur analogue à celui qui se manifeste à la suite des plaies que nous pouvons éprouver nous-mêmes : 1l se forme notamment des bourrelets qui, dans les circonstances les plus heureuses, finissent par recouvrir les tissus mis à nu. On a peine à comprendre aujourd'hui que naguère encore les théories sur la séve des végétaux et sur leur circulation étaient fondées sur ces phénomènes pathologiques.
Nous recommandons le mémoire de M. Goeppert à l’attention des sylviculteurs, des arboriculteurs, des élagueurs et de ceux qui ont pour mission de conduire les arbres fruitiers.
F. W. Burbidge, Coo! Orchids and how to grow them. Londres, 1874, chez À. Hardwicke, 1 volume in-12°. Nous nous empressons de signaler ce délicieux petit volume aux amateurs d’Orchidées : c'est un charmant ouvrage, de la plus élégante apparence, écrit par un homme pratique et entendu. Nous voudrions le traduire ici tout entier tant il nous a paru bien fait. Qu'il nous suffise de dire que par la culture froide que M. Burbidge préconise, on a vu chez M. James Anderson, à Meadowbank, un Odontoglossum Alexandrae produire un épi ramifié avec cinquante-six fleurs ; à Ferniehurst, chez M. Salt, un Oncidium macranthum a donné 76 fleurs sur une seule inflorescence. Le libraire nous à côté 8 fr. notre exemplaire.
Préprations microscopiques. — Nous avons recu un catalogue de M. J. D. Müller (Znstitut fur Mikroskopie) à Wedel, dans le Holstein.