NOTICE SUR.LA.CINÉRAIRE DOUERE
Senecio cruentus, DC., in Prodr. syst. nat., VI, (1857) p. 410.—CINERARIA CRUENTA L’HER., in Serfum anglicum, 1788, p. 16, pl. 33.
L'événement de l’année, dans la floriculture, est l'apparition des Cinéraires doubles. Nous l’avons annoncé (Belg. hort., 1873, p. 364) aussitôt qu'il a été signalé par MM. Haage et Schmidt, célèbres horticulteurs à Erfurt. |
La Cinéraire est une plante vivace, qu’on trouve dans les bois à l'ile de Ténériffe. Les botanistes la rangent parmi les Sénécons ou tout près, dans le genre Cineraria, dont le nom exprime la couche cendrée répandue sur le revers des feuilles.
Tout le monde sait que la Cinéraire a la fleur composée, c’est-à-dire formée par la réunion d’un grand nombre de petites fleurettes, les unes en fleurons à corolle tubuleuse au centre, les autres en demi-fleurons à corolle fendue comme un petit ruban. Le capitule ainsi radié est ce qu'on nomme la fleur simple chez les Composées. Dans les plantes dont les graines sont annoncées par MM. Haage et Schmidt, toutes les petites fleurs ont la corolle développée en ruban, ou ligule comme disent les botanistes, et c'est ainsi que le capitule très-plein et très-fourni peut être appelé double. Il est remarquable que le changement de forme du fleuron en ligule est accompagné d’un changement de couleur. La même observation s'étend aux Dahlias, aux Reines-Marguerites et aux autres radiées qui sont devenues sémi-flosculeuses dans les cultures.
La Cinéraire n’est relativement pas cultivée depuis longtemps : on assigne à l'origine de cette culture la date de 1777. Que de changements depuis cette époque ont pu se manifester dans la plante, grâce
Fig. 3. — Cinéraire à fleurs doubles.
au climat nouveau au sein duquel elle s’est développée dans les serres d'Europe ! On peut voir la plante à peu près comme elle se
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montre à l'état naturel, à Ténériffe, dans le Seréum anglicum du
botaniste l'Héritier de Burtelle. C'est une pauvre petite fleurette, sauvage d’allure, maigre de forme et peu plaisante à voir, malgré ses rayons pourpres. Il y a près d’un demi-siècle de cela, maïs tandis que le Cüineraria cruenta est resté identique à lui-même dans les bois de Ténériffe, combien il s’est amélioré et embelli dans les serres d'Europe. On dirait volontiers que la plante, d’abord rebelle à l’homme et puis soumise, n'ayant plus de souci de sa défense, assurée de l'existence et même de la nourriture, n’a eu d’autre but que la beauté. Le temps n’est plus heureusement où certains botanistes jetaient un dédain pédantesque sur les jardins, pour ne porter la science facile de la nomenclature que sur la nature rustique : mais on n’a pas encore assez réfléchi sur cette évolution esthétique que les plantes manifestent quand elles vivent entourées de soins et de sollicitude. Pendant les périodes géologiques qui ont précédé l'existence de l’homme, la végétation était exclusivement composée de Cryptogames, de Cycadées, de Conifères, d'Amentacées et autres plantes analogues sans fleurs et sans attraits; actuellement la flore est ornée de détails charmants qui embellissent et poétisent la nature. Mais dans cette voie de perfectionnement le dernier mot n’est pas dit et l’avenir verra sans doute s'épanouir bien d’autres beautés et inspirera de plus sublimes poésies. La culture semble au moins en autoriser le présage. Lorsque nous remarquons une beauté inhérente à une espèce végétale et que nous cultivons la plante, sa beauté prend tôt ou tard un essor nouveau. On dirait vraiment que la plante dégagée des luttes et des misères de ce monde, transportée dans un monde meilleur, comme sont vraiment le jardin et la serre, s'élève prématurement vers les régions du beau.
Nous voilà bien loin de nos Cinéraires et il est temps d’y revenir. Nous disions que les Cinéraires cultivées sont devenues petit à petit infiniment plus belles que les Cinéraires sauvages. Pour peu que cela continue, il arrivera incontestablement, comme pour le blé, pour le poirier, pour la vigne, que les botanistes ne s’y retrouveront plus et en feront une espèce nouvelle. Ici heureusement le lien de filiation n'est pas brisé dans les souvenirs: l’évolution est toute récente, toute actuelle. La Cinéraire a changé de tenue, de forme, de toilette et toujours de mieux en mieux. Nous n’entendons point suivre ces
changements pas à pas: ce serait facile cependant pour peu qu'on s'engageât dans les archives de l’horticulture. On a vu à l'exposition universelle de Paris en 1867 les belles Cinéraires de M. D'Offoy : on trouve des portraits dans le oral Magazine et ailleurs.
De tout temps on a constaté que les plantes cultivées different des plantes rustiques, mais on a méconnu l’intérèt de ces différentiations et l’on s’est trompé sur leur cause. On s'imaginait, et beaucoup s'imaginent encore, que les plantes cultivées sont subjugées par l’homme, soumises à l'exercice d’un cheval de haute école et ainsi, contraintes et forcées, elles se soumettraient pour s’améliorer sous l’influence de la culture. Quant à nous notre opinion est diamétralement opposée à celle-là. Si, dans la nature rustique, les végétaux se perpétuent actuellement en conservant leurs apparences habituelles à peu près les mêmes, c'est que là ils sont contraints et forcés par la monotonie des circonstances climatériques ; mais vienne le jardin, l’éden pour les plantes choyées, là elles peuvent librement s’épandre et elles varient dans toute l'étendue de la nouvelle équation climatérique ; l’homme est le témoin, quelquefois le guide par la sélection, ou l'auxiliaire par le croisement, mais la variation n'est pas contre nature, elle est dans la nature, et ce qui est divin c'est que cette variation s’accomplit sur le chemin du beau.
Avec l’aide du temps, l’évolution devient de plus en plus étendue. Après avoir donné, même dans les cultures, pendant près d’un siècle, des fleurs disposées en capitules radiés, comme elle l’a fait pendant une longue série de siècles sous le climat de Ténériffe, la Cinéraire, s'affranchissant enfin de cette habitude invétérée, est venue au moment où ses capitules changent de forme et deviennent ligulés, comme si les variations de coloris et les modifications superficielles de forme, étant épuisées, des transformations plus profondes peuvent se manifester. La tendance à ce changement s’est manifestée parmi les Cinéraires cultivées sur plusieurs points à la fois : on a consigné par écrit des apparitions de Cinéraires doubles chez plusieurs cultivateurs anglais : c’étaient comme des précurseurs d'une race définitive. Celle-ci enfin a été obtenue par MM. Haage et Schmidt, dans des circonstances qui ne nous sont point connues et qui d’ailleurs, quelque intéressantes qu'elles soient, importent assez peu.
Sans doute, dans les premiers temps, les Cinéraires doubles se
montreront un peu hésitantes, la force de l'habitude, comme ont été les Dahlias doubles et les Zinnias doubles; mais nul doute que la nouvelle habitude prévaudra définitivement et que la Cinéraire poursuivra sa destinée.
La Cinéraire double est-elle plus belle que la Cinéraire simple ? Je ne l'ai pas vue et je ne saurais me prononcer. D'ailleurs c’est une question de goût et aussi une question d'habitude, au moins sous certains rapports : il faudra voir la forme et le coloris. Il n’y aurait rien d'étonnant à ce que les premiers doubles soient un peu désordonnés et de couleur terne, mais patience ! Ed. Morren
BULLETIN DES NOUVELLES ET DE LA BIBLIOGRAPHIE
Exposition de Lille. — Nous avons recu la programme d'une exposition internationale d’horticulture qui aura lieu à Lille du 13 au 22 juin de cette année, sous la direction du Cercle horticole du Nord avec le concours de la ville. Le président est M. J.-C. Schlachter et le secrétaire M. Lucien Peucelle.
L'exposition de la Société royale de Flore à Bruxelles, le 5 avril, a parfaitement réussi. Elle à eu lieu dans le local de la nouvelle Bourse et le magnifique monument construit par M. l'architecte Suys semblait comme un temple superbe consacré au culte des fleurs. M. Linden a remporté les prix pour les plantes nouvelles, pour 25 Orchidées, et le grand prix pour 35 plantes ornementales. M. Lemonnier, nouvellement établi à Bruxelles à remporté un grand nombre de succès, notamment pour les plantes à feuillage : M. Beaucarne a eu les prix pour les Orchidées, pour la plus belle Orchidée (Oncidium serratum) et pour la belle floraison. Citons aussi MM. Corneille et Antoine de Craen, Van Riet, de Messemaeker, Van Schoor, Vervliet, Van den Bosch, Pieters parmi les lauréats dans la section des serres chaude et tempérée. On a couronné, comme semis, un Cordyline lineata var. Douceti à | feuillage bordé de blanc. Le prix de belle floraison a été donné à une énorme toute d'Aimantophyllum miniatum et celui de belle culture à l'Oreopanaz dactylifolia.
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Exposition internationale de 1874 à Florence. — Bulletin Circulaire n. 2. — Le Comité exécutif s'empresse de porter à la connaissance des exposants et des autres personnes intéressées que, grâce aux bienveillantes dispositions des différents Gouvernements étrangers et aux vives sollicitations des représentants diplomatiques italiens agissant d’après les instructions de notre Ministre des affaires étrangères S. E.le Comm. Visconti Venosta, les facilitations suivantes viennent d’être obtenues : |
En France, les Compagnies des Chemins de fer du Word, de l’'Æst, d'Orléans, de Paris-Lyon-Méditerranée et du Midi, ont accordé une réduction de 50 °/,, aller et retour, sur le tarif des transports de plantes ou d'objets à destination de l'Exposition. Les Compagnies de la
Charente, de la Vendée et du Chemin de fer de Väitré à Fougères ont accordé aussi cette même réduction pour les billets des exposants et des membres du Congrès Botanique et du Jury. La Compagnie Fraissinet des bateaux à vapeur concessionnaire du service postal entre la Corse et le continent, la Compagnie des Messageries maritimes de France et la Compagnie Générale Transatlantique ont accordé nonseulement la réduction de 50 °/, pour les objets ou plantes, mais la première a étendu la même facilitation aux billets des passagers, tandis que les deux autres ont limité cette réduction à 80 °/..
En Belgique, tous les Chemins de fer sans exception ont accordé une réduction de 50 °/, pour les plantes et objets. Les Chemins de fer des Pays-Bas ne sont pas restés en arrière et ont voulu étendre la même facilitation aux billets des exposants et des membres du Congrès Botanique et du Jury : la Sociélé Royale des bateaux à vapeur et la Société Néerlandaise de navigation, qui font un service régulier entre Amsterdam et les ports d'Italie, ont dépassé en générosité toutes les autres Compagnies, ayant accordé le transport gratis de tous les objets ou plantes envoyés à l'Exposition.
Les communications officielles de l'Allemagne et de l’Autriche- Hongrie manquent encore, mais tout porte à croire que l’on pourra compter sur des facilitations identiques.
On a déjà annoncé dans le premier Bulletin que toutes les Compagnies des Chemins de fer italiens ont accordé la réduction de 50 °} sur les transports, aller et retour, des personnes et des objets à destination de l'Exposition.
Le Comité saisit cette occasion pour témoigner publiquement sa reconnaissance au nom de la Société royale toscane d'Horticulture pour l’empressement et la bienveillance dont toutes ces administrations ont voulu donner preuve à l’égard de l'Exposition et du Congrès Botanique de Florence.
Les formalités à remplir pour jouir des facilitations susdites, ainsi que de l’exemptïon de la visite douanière, viennent d'être arrêtées comme ci-après :
1. Tous les membres du Congrès Botanique et du Jury de l'Exposition, ainsi que tous les exposants qui comptent se rendre à Florence, recevront dès les premiers jours d'Avril un billet personnel qui attestera de leur qualité et de leur droit aux facilitations accordées.
2. Tous les exposants recevront un certificat d'inscription, en double original, contenant l'indication des objets ou plantes qu'ils ont demandés à exposer. Un exemplaire leur servira pour obtenir les réductions de tarif et l’'exemption de la visite douanière à la frontière Italienne, et accompagnera le bulletin d'expédition; l’autre exemplaire, muni de la signature de l’exposant et des marques et numéros des colis expédiés, devra être transmis par la poste au Comité exécutif afin qu'il puisse contrôler les envois, et éviter, autant que possible, les retards.
3. Des étiquettes spéciales seront transmises aux exposants avec lesdits certificats, et elles devront être appliquées sur tous les colis à destination de l'Exposition.
Pour ce qui concerne les envois, le Comité vient de prendre les dispositions réglementaires suivantes :
1. Tous les envois devront être faits franco en gare de Florence et munis des étiquettes fournies par le Comité exécutif de l'Exposition.
2. La date des envois devra être calculée de manière que les plantes et objets puissent arriver à Florence le 5 Mai au plus tard.
3. Toutes les opérations de douane seront faites dans le bureau spécial installé par concession du Gouvèrnement italien dans le local de l'Exposition. La perception des droits sur les objets qui y sont soumis aura lieu seulement pour ceux qui auraient été vendus, et à leur sortie du local de l'Exposition.
4. Pour les exposants qui auraient envoyé leurs représentants à Florence, la visite douanière sera faite en leur présence, et les
plantes ou objets leur seront remis immédiatement par le Comité pour qu'ils puissent en soigner l'installation et la mise en place.
9. Les plantes et objets voyagent aux risques et périls des exposants, le Comité déclinant à l'avance toute espèce de responsabilité pour les avaries, retards et dépérissements des plantes ou objets.
Par initiative de la Société d'Apiculture de Florence, une Exposition d'Apiculture aura lieu dans un des annexes de l'Exposition internationale, et un Congrès des Apiculteurs Italiens se réunira à la même époque à Florence. Cela ne manquera pas d'offrir beaucoup d'intérêt aux amateurs étrangers, qui pourront constater de cette facon les progrès que cette industrie, touchant de si près l'horticulture, vient de réaliser récemment en Italie.
Toutes les institutions scientifiques et les différentes sociétés de Florence ont voulu du reste rivaliser dans l'accueil à faire aux exposants et aux membres du Jury et du Congrés Botanique. Le Cercle Plhilologique leur ouvrira ses portes; des séances spéciales auront lieu en leur honneur au Club Alpino; la Société E'ntomologique a V'intention d'organiser une réunion solennelle à cette occasion ; la Société des Courses de Chevaux a retardé tout exprès l’époque habituelle des courses dans le but de les faire coïncider avec l’ouverture de l’'Exposition.
On espère que la Société Orchestrale de Florence, qui à su conquérir une si grande renommée en Italie, pourra donner quelques concerts dans le local de l'Exposition. La ville entière fera de son mieux afin que toutes les personnes qui se rendront à Florence pour l'Exposition puissent remporter un agréable souvenir de ce voyage.
Le Comité a la satisfaction d'annoncer que S. A. R. la Princesse Marguerite a gracieusement daigné accepter la présidence honoraire de l'Association des Dames patronnesses, et on a tout lieu d'espérer que S. A. R. voudra bien honorer de sa présence l'ouverture solennelle de l'Exposition.
Le Comité engage vivement Messieurs les exposants à lui remettre, dès la réception du présent bulletin, les listes détaillées des plantes ou objets qu'ils comptent envoyer à l'Exposition, la publication du catalogue exigeant un certain temps.
Le Comité sera particulièrement obligé aux rédactions des journaux horticoles, aux Sociétés d’Horticulture et aux horticulteurs qui
voudront lui transmettre leurs catalogues et leurs différentes publications pour être mis à la disposition des exposants et des membres du Jury et du Congrès Botanique dans la salle de lecture qui leur est destinée. |
Toutes les communications, etc., devront être adressées au Comité exécutif de l'Exposition Internatiouale d Horticulture à Florence.
. Correa Laurenceana. — Le baron F. von Mueller l’a trouvé, pendant une récente exploration dans le district de la rivière Hume (Nouvelles-Galles du Sud), avec de belles fleurs rouges. Cette plante pousse à 20 pieds de haut. Sous le climat de la Belgique, il lui faut la protection d’une serre.
Arbustes à feuilles persistantes. — M. le D' D. Clos signale, dans les intéressantes Annales de la Société d’horticulture de la Haute- Garonne (1873, p. 199) les arbustes suivants comme pouvant servir à composer des massifs toujours verts sous l’ombrage de grands arbres ou pour combler des vides sous les hautes futaies : Alaterne, Photinia dentelé (ou Crataequs glabra), Laurier de Portugal, Lauriercerise, Laurier-Tin, Fusain d'Amérique, Troëne du Japon et de Californie, Buis commun et de Mahon, Houx, Mahonias, Filaria (PAyllirea latifolia, media), Osmanthus aquifolius (ou ilicifolius), Viorne du Japon ou d'Awafuch, Viorne suspendue, Houx cornu, Troëne luisant, Griselinia littoral, Nerprun à feuilles d'Olivier, le Benthamia à fraises, les Escallonnies rouge et à grandes fleurs. Cette liste pourra servir, mais il convient de remarquer qu'elle est composée en vue du climat de Toulouse qui est beaucoup plus doux que le climat de la Belgique.
Conservation du bois — La conservation des étiquettes et des tuteurs a de l'importance : on a préconisé le sulfate de cuivre et la créosote, mais le premier est sans action durable à cause de sa solubilité et la seconde est d’un prix relativement élevé. M. S. Hatzfeld recommande le tannate acide de protoxide de fer qui, injecté dans le bois, le durcit, en se transformant, sous l'influence de l’air, en un sel insoluble de peroxide de fer.
D: Paul Sorauer, HANDBUCH DER PFLANZENKRANKHEITEN, JW Landwirihe, Gürtner und Forstleute, 1 vol. in-8° avec 16 planches,
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Berlin, 1874 (chez Wiegandt, Hempel et Parey ; 5 thls). — Il est vraiment déplorable que les littératures belge et française ne possedent aucun ouvrage sur les maladies des plantes. Si, parmi nous, l’on connaît généralement peu de choses sur cet important sujet, ce n’est pas que les recherches scientifiques fassent défaut, mais c’est que les ouvrages en langue étrangère ne sont pas accessibles à tout le monde. Nous signalons à ceux qui lisent l'allemand, un excellent manuel de pathologie végétale que vient de publier M. le D' Paul Sorauer, savant distingué, directeur du laboratoire de physiologie végétale à l'institut royal de pomologie à Proskau. (Voilà une école pomologique mieux dotée qu’une université belge!) C’est un beau et bon volume de 400 pages dont il est surabondant de faire ici l'analyse, mais que nous
recommandons comme utile et excellent.
D: Osc. Brefeld, Bot. UNTERS. UEBER SCHIMMELPILZE, 2° HEFT. PENICILLIUM. — Ce beau mémoire pourra être utilement consulté par les personnes qui désirent connaître le développement des Champignons inférieurs. Il s’agit d’une moississure très-commune, le Penicillium glaucum LK, sorte de vert-de-gris qui vient partout où quelque chose pourrit. Ce petit champignon est un sujet de confusion pour certains botanistes, mais notre savant ami le D' Brefeld a parfaitement élucidé son histoire ; il a observé sa fécondation et il a découvert sa fructification qui n’est pas sans ressemblance avec celle des Truffes.
Rud. Siebeck, ACHT coLORIRTE GARTENPLAENE, Berlin, chez Wiegandt (2 thalers). — Huit études d'architecture jardinique avec une brochure de texte: plusieurs de ces plans sont intéressants en ce qu'ils ont été tracées pour des petits terrains de forme irrégulière. Ils sont l’œuvre de M. Rodolphe Siebeck,directeur des parcs et des jardins de la ville de Vienne et l’un des plus célèbres architectes paysagistes de notre temps. Le Stadt-Parc de Vienne est une conception remarquable, précisément à cause des difficultés vaincues en ce qui concerne l’obliquité des axes de point de vue. M. R. Siebeck a donné déjà plusieurs publications d'architecture horticole : nous citerons, par exemple Die Elemente der Landschafts-Gartenkunst qui ont paru en 1861.
Blumen-Âlbum. — Err TAFELN IN FARBENDRUCK FUR BLUMEN- LIEBHABER (Berlin, chez Wiegandt), 1874. — Ce sont de jolies images de fleurs et de feuilles décoratives, exécutées chez Stroobandt à Gand, d'après des modèles traités dans un genre particulier.
Notre Correspondance botanique que nous avons donnée dans /a Belgique horticole et dont nous avons formé aussi une brochure séparée a été accueillie avec faveur. Nous avons déjà recu beaucoup de renseignements nouveaux qui nous permettent de publier très-prochainement une deuxième édition.