‹ La Belgique horticole (volume 2)Chapitre 56 sur 121 · BULLETIN DU JARDIN LÉGUMIER · texte numérisé non relu

BULLETIN DU JARDIN LÉGUMIER

Cucurbita zapallito. — Zapallito de tronco. Cucurbitacée. Amérique méridionale. — Ce végétal, importé et préconisé par la Société d'acclimatation, à Paris, s'élève volontiers sur les arbres et donne des potirons nombreux, gros comme une tête d'homme, et de qualité

supérieure.

Laitue verte grasse : laitue pommée d'été ayant de l’analogie avec la laitue grosse normande : feuilles succulentes, charnues et

grasses exigeant peu d’assaisonnemt. ( Vifmorin.)

Laitue romaine brune anglaise à graine noir. — Se distingue de la brune anglaise ordinaire par la couleur noire de sa graine, par une disposition à pommer vite, bien et longtemps. Elle passe assez

bien l’hiver. (Vilmorin .)

Poireau monstrueux de Üarentan : très-rustique, plus gros, plus volumineux et d'un développement plus grand que le Poireau gros court de Rouen (Vilmorin).

Pomme de terre rose hâtive (Farly rose). — Tubercules ordinairement allongés, déprimés ou méplats ; les yeux, parfois proéminents, sont souvent à fleur de la peau qui est d’un rouge clair ou päle, légèrement teinté de jaune. Sa chair est blanche, fine et de bonne qualité. Fertilité très-grande. Sous le rapport de la précocité, elle n’est que de huit à dix jours moins hâtive que la Marjolin (Vilmorin).

Tomate rouge naine hâtive: trapue, fort hâtive, produisant abondamment des bouquets de fruits, de grosseur moyenne, pleins et unis. Les faibles dimensions de la plante, son grand produit et sa précocité recommandent cette variété pour la culture des primeurs et pour les petits jardins potagers. (Vilmorin).

Taille des Melons. — M. Bossin préconise dans le Journal de l'agriculture (1874, I, p. 391), une méthode employée avec succès chez M. Henri de la Frenaye pour obtenir huit fruits par plante au lieu de deux ou trois qu'on récolte ordinairement. Voici cette méthode :

Pour obtenir immanquablement huit gros et bons melons par pied, suivant les espèces, il faut faire la rupture herbacée de l'extrémité du jeune rameau quand la cinquième petite feuille, non compris les cotylédons, est prête à se détacher de l'extrémité; deux jours après, on taille immédiatement au-dessous et contre la troisième feuille, en laissant intacte toute la longueur du mérithalle, — et ceci mérite une attention toute particulière, — car cette partie de la branche est destinée à jouer un rôle très-important dans cette méthode. Quelques jours après, il sortira des deux premières feuilles deux branches. Lorsque la cinquième feuille de ces nouvelles branches se montrera, il faudra faire la même opération, telle qu’elle a déjà été faite à la première feuille. Des quatre feuilles de la deuxième taille sortiront quatre nouvelles branches ; on opérera encore de même et on obtiendra alors huit branches, sortant des huit feuilles de la troisième taille. On laisse pousser ensuite jusqu’à la neuvième feuille, sous laquelle, deux jours après, on coupera en laissant le mérithalle entier pour avoir huit branches à huit feuilles chacune ; chaque opération devra être faite toujours vers les quatre heures du soir, jamais le matin, pour qu’il n'y ait pas déperdition de sève. On bassine ou mouille légèrement toutes les feuilles vers les trois heures, à la fin d'avril, et sur les quatre heures dès la fin de mai avec de l’eau tiédie au soleil, afin de ne pas saisir les plantes avec de l’eau plus froide. Les fruits noueront à la septième feuille et grossiront à vue d'œil, étant alimentés par les huit feuilles de la branche portant son fruit; très-souvent deux melons sortiront de la septième feuille et grossiront également ensemble et en même temps. Les bassinages doivent avoir lieu tous les jours pour entretenir la nourriture régulière et nécessaire au développement des melons; les fruits n’en seront que meilleurs : et grossiront davantage.

Par cette taille, si elle est exécutée comme elle doit l'être, on récoltera huit melons parfaits, sucrés et juteux, par pied; tandis que les maraîchers n’en obtiennent généralement que deux ou trois au plus sur chaque plante. Cette méthode facile et simple, que nous engageons d'essayer cette année même, ne fût-ce que sur quelques pieds seulement, peut être employée dans la culture sous châssis, sous cloche et en pleine terre ; et si elle est exactement et ponctuellement exécutée comme il est dit ci-dessus, M. De la Frenaye en assure le succès.

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