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rature moyenne est, d'après les observations, de 27°,1. Pour la latitude de ce point, la formule donne 27°,5, ou seulement 0°,4 de plus. Plus au nord, cette différence cesse tout à fait, puis change de signe dans le fond du golfe du Mexique.
Ce phénomène est facile à expliquer, et se lie à la formation du grand courant du Gulf-Stream. En effet, les eaux échauffées des régions intertropicales étant plus légères que celles des régions des hautes latitudes, tendent à se porter à la surface de l'Océan, dans la direction des deux pôles, et celles des hautes latitudes, au contraire, descendent et se meuvent vers l'Équateur dans les couches inférieures occupant le fond du lit océanique.
(La suile au prochain numéro).
NOTICE SUR LE BILLBERGIA IRIDIFOLIA Linz. ou BILLBERGIA A FEUILLES D'IRIS,
par M. ÉpouaArp MoRREN.
Planche VIII—IX.
Billbergia iridifolia Linpr., in Bof. Reg., 1827, XIII, pl. 1068. -— GRAHAM, Edinb. Philos. Journ., 1829, p. 386. — N. Allg. Gart. Mag., I, t. 18, f. 1,
: (Jêde Schult.) — ScHuLrTes fil., Sysé. Veg., VII, 1820, p. 1266. — G. B. KNOWLES
and WESTCOTT, The Flor. Cab., III, 1840, pl. 105. — H. G. L. ReICH., Exot., 262 (id. auct.). — Van GEer, Sert. botan., 1845. — BEER, die Fam. der Brom., 1857, p. 120. — Kocx., Znd. sem. h. b. Berol., 1856, app. p. 4; Berl. Allg. Gartenz., 1858, p. 184; Walp. Ann. bot. syst., VI, 1861, p. 75. Bromelia iridifolia Nezs et MaRT., Vov. Act. Leop. Cues., XI, 16. Billbergia iridiflora HoRT. nonn.
Le Billbergia à feuilles d'Iris est déjà bien connu des amateurs de plantes de serre; il à été importé en Europe vers 1825, d'abord en Angleterre. Il croit au Brésil, dans la province de Rio-Janeiro, sur le tronc des arbres; il a été récolté dans cette habitation par le prince Maximilien de Neuwied, au bord d’une route. Lindley, en parlant de cette plante qu'il venait de décrire, fait remarquer que, dans leur patrie, les épiphytes germent sur les branches des arbres ou sur des roches couvertes de détritus végétaux, dans une situation où l'atmos-
phère est toujours fort imprégnée d'humidité et où la température varie de 20 à 30° C.
Dans ces conditions, la culture de ce Billbergia et de beaucoup d’autres réussirait à merveille. Nous en avons ainsi, dans notre serre, qui se sont fixés au tuf calcaire par de véritables crampons et qui donnent des fleurs chaque année. Cependant la plupart des horticulteurs et des amateurs le cultivent en pots où il forme d'élégantes touffes de feuillage ondulé. Celui-ci est une des espèces les plus faciles à cultiver et dont la floraison est très-régulière.
Description : Cespiteuse. Turions nombreux et rapprochés formés d’une dizaine de feuilles. Feuilles très-inégales, les inférieures atteignant seulement quelques pouces, tandis que les moyennes mesurent de 0,50 à 0,60 sur Om,02 à Om,03 de large ; elles sont assez désordonnées et parfois déjetées d’un seul côté : les jeunes sont plus ou moins dressées, tandis que les autres sont arquées, parfois contournées, toujours ondulées sur les bords ; elles ont la forme d’une courroie doucement amincie : à leur partie inférieure elles ont les bords relevés en gouttière et une côte dans leur région moyenne, mais sur le reste de leur étendue elles sont planes, sans côte, comme du cuir mince. Les bords sont à peu près entiers ; çà et là seulement on distingue quelques rares épines rudimentaires : celles-ci sont plus fréquentes vers la base du limbe et sur les feuilles primordiales et étroites : le dessus des feuilles est vert foncé et luisant, parfois un peu furfurescent près de la base ; le dessous, au contraire, est couvert de fines écailles blanchâtres.
Inflorescence élégante en épi pendant, allongé, délicat, ordinairement plus court que les plus longues feuilles.
Hampe et rachis cylindriques, minces, mesurant ici une trentaine de centimètres, sur un diamètre moyen de 3 millimètres, subglaucescents, très-légèrement pubescents, rosés, portant sur la partie stérile quelques bractées mem braneuses, lancéolées, roses, bientôt flétries.
Fleurs en épi lâche, à rachis mince, pendant et géniculé, espacées à une distance moyenne de 0,02 à 0,03, disposées en spirale et horizontales, dirigées en tous sens; chacune sessile, un peu arquée, d’une longueur générale de 0,05 à 0,06 et accompagnée d’une spathe ovale-lancéolée, acuminée, entière, membraneuse, colorée en beau rouge avec une douce glaucescence ; les spathes des premières fleurs les égalent ou les dépassent un peu, tandis que celles des dernières fleurs sont beaucoup plus courtes. Ici les fleurs sont au nombre de neuf, mais dans d’autres spécimens l’épi plus long en comporte un peu davantage.
Calice supère à 3 folioles légèrement imbriquées à la base où elles se recouvrent un peu à gauche, dressées, canaliculées, en languette arrondie au
sommet qui est un peu inéquilatère avec un mucron vers le milieu, atteignant à peu près la moitié de la hauteur des pétales, d’un tissu assez épais, portant çà et là sur le dos quelques poils blancs, rose-rouge sur leur plus grande étendue, mais bleu-violacé vers le sommet.
Pétales 3, exactement épigynes, rubaniformes, longs de 0,05 environ, sur une largeur de 0,005, formant ensemble un tube légèrement voûté et disposés un peu irrégulièrement en ce sens que deux pétales sont supérieurs avec leur limbe étalé, et le troisième disposé inférieurement avec son limbe plus révoluté, onglet long et légèrement canaliculé, muni à la base de 2 petites écailles cuculliformes et pectinées, vert pâle jaunâtre ; limbe arrondi-lancéolé, cyanescent.
Etamines : 3 alternipétales, 3 épipétales à leur base, un peu inégales, mais atteignant le sommet des pétales (0,05); filaments subulés ; anthères subbasifixes, oscillantes, courtes, linéaires, un peu arquées, jaune foncé.
Le style s’élève de l’ovaire qui est saillant au foud de la fleur, de maniére à montrer le sommet arrondi des trois loges et trois vastes orifices des glandes septales ; il est filiforme, trigone et marqué d’un sillon sur chaque face et il se termine, à la hauteur des anthères, par un stigmate clavé formé de 3 branches tordues ensemble et vert pâle.
Ovaire infère, court, obconique et subcylindrique lisse, avec de très-faibles côtes, glabre et blanc rosé.
Ovules très-nombreux sur un placenta disciforme, surtout à la partie supérieure de la loge, dirigés en tous sens et légèrement appendiculés.