‹ La Belgique horticole (volume 2)Chapitre 96 sur 121 · REVUE DE TECHNOLOGIE HORTICOLE · texte numérisé non relu

REVUE DE TECHNOLOGIE HORTICOLE

Appareils Gache pour la floriculture en appartement. — Nous avons vu et apprécié à l'exposition de Spa d'ingénieux appareils particulièrement destinés à entretenir la fraicheur autour des plantes cultivées en appartement. Ils sont fabriqués par M. A. Gache fils, ingénieur civil, 34, rue Vivienne, à Paris. Les dames, qui se plaisent à cultiver des fleurs dans les salons, sont souvent contrariées par l’eau qui se répand sur le plancher pendant les arrosements à l’aide des

engins ordinaires qui sont d'ailleurs assez grossiers. Ils peuvent, servir à verser l’eau sur le pied des plantes, mais on ne peut employer dans les appartements l’arrosoir à pomme pour rafraichir le feuillage. M. Gache a imaginé de petits appareils à la fois élégants et commodes pour répandre l’eau en poussière fine exactement où on veut la diriger, sans crainte de mouiller les meubles ou les tentures : ils sont fondés sur l’action de l'air comprimé par l’élasticité du caoutchouc. M. Gache leur a donné, en général, le nom d’hydropulvis, mais ils sont variés selon les diverses exigences. Nous en donnons quelques exemples. L'hydropulvis à tube fixe projette de la poudre d’eau sur les plantes, ou, si l'on veut, des eaux aromatiques dans l'atmosphère pour parfumer et assainir les appartements. Un autre hydropulvis à tube mobile est employé pour le traitement des maladies de la gorge ou du larynx.

Le soufflet pulvérisateur sert pour la destruction des insectes nuisibles en projetant de fines poussières libres ou en suspension dans l’eau : on le préco-

TR PU nise aussi pour porter de la rosée à

une assez grande hauteur.

L'arrosoir pulvérisateur permet de distribuer l’eau à volonté, en

Fig. 7. Soufflet pulvérisateur.

poussière, en jet ou en pluie : c'est un appareil à air comprimé dont l'usage est intéressant. Des pompes de jardin et des appareils d'hÿ-

drothérapie appropriés à diverses exigences sortent aussi des ateliers de M. Gache.

Tout cela est élégant et mérite d'être recommandé. Le jury de

Fig. 8. — Arrosoir pulvérisateur.

l'exposition de Spa a décerné à M. Gache une médaille d'argent.

Etiquettes de zinc de M. Girard-Col, industriel à Clermont- Ferrand (Puy-de-Dôme), France. — Les étiquettes de M. Girard-Col ont figuré à l'exposition de Spa le 12 juillet de cette année : le jury leur a attribué une médaille d'argent et elles ont attiré l'attention publique : nous-même nous avons pu en apprécier la valeur. Ces étiquettes sont de zinc et très-variées de forme et de dimensions selon les diverses exigences. Sans entrer dans de longs détails, nous rappellerons que les étiquettes de jardin peuvent être réparties en deux catégories, les petites et les grandes. Les petites étiquettes sont en lames de zinc, bien laminé, bien découpé et susceptibles de recevoir l'écriture à l’aide d’une encre ad Loc qui forme une combinaison noire avec la surface même du métal : elles sont dignes de recommandation et d’un prix modéré beaucoup inférieur à celles que nous connaissions et qui sont fabriquées en Angleterre. Les petites étiquettes en zinc sont les meilleures, à notre avis, pour les plantes de serre : elles sont durables et non cassantes ; en outre, par la couleur naturelle du zine, ces sortes d'étiquettes se dissimulent modestement : elles n’offusquent

pas la vue comme les étiquettes de bois peintes en blanc ou en jaune.

Les grandes étiquettes de M. Girard-Col sont remarquables : elles sont de zinc épais et l'inscription est en caractères noirs légèrement creusés. M. Girard-Col se prévaut avec raison des commandes qui lui ont été adressées par le Muséum et par la Société d’acclimatation de Paris, par l'École normale de Cluny, par les Jardins botaniques de Marseille, Nancy, Tours, Strasbourg, Grenoble, Poitiers, etc., etc. Nous ne connaissons rien de mieux. Nous nous bornerons à une seule observation, M. Girard-Col monte ses étiquettes, destinées à figurer au pied des plantes vivaces ou des arbustes, sur des tiges de fer galvanisé, carrées et qui ont 10 à 15 millimètres de côté; ces tiges sont élégantes et sans doute elles peuvent convenir dans beaucoup de circonstances, mais elles ne sont pas toujours indispensables : on pourrait les remplacer quelquefois par des pieds de bois, assez épais, comme ceux qui sont employés, par exemple, au jardin botanique de Vienne.

M. Girard-Col a bien voulu nous donner une série d'échantillons que nous avons déposés dans notre cabinet de botanique à l’Université de Liége, où nous avons réuni tous les systèmes d'étiquettes que nous avons pu nous procurer : c’est là une question pratique qui n’est pas sans intérêt; les modèles sont là accessibles à l'inspection du public. En outre, M. J. B. Girard-Col a fait imprimer une circulaire qui donne les détails dans lesquels nous ne pouvons pas entrer ici. Il n’est d’ailleurs pas douteux que ses produits se trouvent bientôt dans les meilleures maisons de commerce de Belgique.

M. Carrière, chef des pépinières au Muséum d'histoire naturelle de Paris et rédacteur en chef de la Revue horticole, recommande non moins chaleureusement que nous les étiquettes Girard-Col (Xe. hort., 1874, p. 296). Nous croyons même devoir communiquer à nos lecteurs l’article de notre confrère.

Il est difficile ou plutôt impossible, si l’on ne s’est pas occupé de jardinage, de se faire une idée de l’importance des étiquettes dans cette partie de la culture à laquelle, dans cette circonstance et pour le sujet qui nous occupe, se rattachent les écoles de botanique. Dans celle-ci, les étiquettes constituent une chose de premier ordre, ce qui se comprend, puisque toutes les plantes doivent être étiquetées très-lisiblement, et afin de distinguer les diverses séries, c’est-à-dire les classes, les familles, les tribus, les espèces, etc. être écrites avec de l’encre de couleur différente.

Il existe bien des modèles d’étiquettes, et sous ce rapport, de nombreux essais ont été faits; mais, nous n’hésitons pas à le dire, excepté celles dont nous allons parler, il n’en est aucune qui réunisse les conditions qw’on doit rechercher. Les unes sont fragiles et chères; d’autres, qui n’ont d’inconvénients qu’en partie, sont de peu de durée. Au bout de quelques années, l’écriture se détériore, et bientôt elles deviennnent illisibles ou à peu près, indépendamment qu’elles sont malpropres ou désagréables à la vue.

Un industriel, M. J. B. Col, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), à force de recherches, de tâtonnements qui lui ont occasionné des dépenses considérables devant lesquelles il n’a pas reculé, est parvenu à fabriquer des étiquettes qui semblent réunir toutes les qualités que l’on doit rechercher. Écriture bien lisible et variée suivant le besoin, solidité et bon marché, relatif du moins, par rapport à la durée. Donc économie réelle.

Ces étiquettes, plus ou moins épaisses en raison des dimensions qu’elles présentent, sont de zine laminé, de façon à résister à l’oxydation et d’être, par ce fait, relativement inaltérables, ce que l’expérience nous à démontré. Ainsi des échantillons de divers modèles, sur lesquels on a écrit avec de l’encre de différentes couleurs, placés depuis cinq ans dans l’école de botanique du Muséum de Paris, à côté d’étiquettes de même forme, mais d’autres provenances, se sont parfaitement conservées, tandis que toutes celles-ci étaient plus ou moins altérées, et beaucoup même tout à fait illisibles.

Afin qu’elles puissent être employées partout et pour tous les usages, et par conséquent entrer dans la pratique, ce qui était l’essentiel, M. J. B. Cola adopté des formes très-variées qui, joignant l’élégance à la simplicité, font que ces étiquettes peuvent être d’un usage général. Les écoles de botanique, les écoles pratiques d’horticulture et de silviculture, les collections d’arbres fruitiers, d’arbres, d’abrisseaux d'ornement, les plantes de serre en caisses ou en pots, etc. peuvent être tenues dans un ordre des plus complets et permanent à l’aide de ces étiquettes. En outre de celles où l’on imprime les noms en creux, il y a beaucoup de sortes également variables quant aux formes et aux dimensions, que nous considérons comme étant d’un usage journalier tout à fait usuel, ce sont des étiquettes unies sur lesquelles, à l’aide d’un crayon, on trace des caractères d’une durée à peu près indéfinie. Bien qu’on puisse employer le premier crayon ordinaire venu, on recommande de préférence le crayon Gtbert n° O.

Pour les étiquettes qui doivent être écrites avec de l’encre, on doit prendre les précautions suivantes qu’indique M. J. B. Col:

Se servir de plume d’oie, autant que possible ; si on se sert de plume métallique, essuyer toujours celle-ci après s’en être servi; la changer aussitôt que Voxydation (rouille) la: gagne ; laisser très-peu d’encre sur les pleins: l’écriture en est plus noire et plus solide. Avant d’exposer les étiquettes dehors, les mettre 48 heures dans un endroit frais, les laver ensuite avec un linge mouillé.

Quant au mode d’attache ou de placement des étiquettes, il varie suivant

la forme de celle-ci et l’usage auquel on les destine. Ainsi, celles qui doivent être suspendues sont percées d’un trou dans lequel passe un fil de fer galvanisé, ténu et très-malléable, ce qui permet de l’attacher à des parties trèsdélicates sans les froisser ; d’autres sont munies d’une petite tigelle en fer que l’on pique là où l’on veut. Pour les grandes étiquettes destinées aux écoles de botanique, leurs tiges, plus ou moins grosses en raison de l’importance des objets dont ils doivent indiquer les caractères, sont de fer. Tous ces modes de suspension ou d’attache sont de fer ou de fil de fer galvanisé, ce qui leur assure une durée indéfinie.

Châssis en fer de MM. Moret frères, fabricants à Brie-Comte- Robert (Seine-et-Marne). — MM. Moret frères avaient envoyé, à titre de spécimen, un de leurs châssis de couche à l'exposition de Liége : nous avons été frappé de la simplicité et du bon marché de ce châssis et nous n'hésitons pas à insérer ici quelques renseignements extraits d'une circulaire de MM. Moret. LME

« Nos châssis de couche, disent ces Messieurs, par leur solidité et le modèle spécial de notre fer en forme d’r, ont l'avantage de laisser sortir la buée intérieure : la disposition nouvelle des poignées évite l'inconvénient du bris des carreaux et permet d'empiler les chässis les uns sur les autres. Des taquets en fer donnent la facilité de lever sans danger les châssis dans toute leur hauteur, ce qui rend les arrosages faciles, tout en donnant suffisamment d'air aux plantes placées dans le bas des châssis. À tous ces avantages sérieux dans la pratique, il faut y joindre notre nouveau système de crémone ou crémaillère fixe, qui à pour but d'éviter aux châssis de tomber ou d’être renversés. »

Voici, en outre, le prix-courant de MM. Moret :

PRIX DES CHASSIS DE COUCHE EN FER, BREVETÉ A CINQ TRAVÉES, NON VITRÉS ET SANS ÊTRE PEINTS.

PRIX PRIX j LARGEUR | HAUTEUR] POIDS OBSERVATIONS.

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