‹ La Belgique horticole (volume 3)Chapitre 133 sur 224 · LE COGNASSIER OU POIRIER DU JAPON ET UTILISATION DE SES FRUITS · texte numérisé non relu

LE COGNASSIER OU POIRIER DU JAPON ET UTILISATION DE SES FRUITS

Par M. CH. MorrEn.

Le célèbre successeur de Linné dans sa chaire d’Upsal, Thunberg nous fit connaître à la suite de son voyage au Japon, un bel arbre analogue au cognassier , introduit plus tard en 1796 en Angleterre , puis sur le continent et que Dumont-Courset en 1814 espérait pouvoir se naturaliser en France. Cette belle espèce d’arbre se répandit en effet assez rapidement dans les jardins et y a produit des variétés à fleurs rouges, blanches, roses et striées. Cependant comme on ne le voyait pas communément porter fruit, le cognassier du Japon fut relégué parmi les arbres d’ornement et éloigné des arbres fruitiers. Cet état de choses est venu à changer depuis.

Les anciens botanistes comme Thunberg, Willdenow, Sims, etc., ont fait de cet arbre un poirier et de là est venu le nom ordinaire qu’il porte : pyrus japonica. Andrews le prit pour un pommier et l'appelle donc malus japonica. Persoon, De Candolle y virent un cognassier et le nommèrent cydonia japonica. De Loiseleur et Du Hamel observant des pieds porter de forts longs fruits, crurent à deux espèces et donnèrent à celle-ci le nom de cydonia lagenaria. Enfin, M. Lindley en partant de considérations prises dans les deux rangs d’étamines, les lobes du calice et la structure du fruit , fit un genre nouveau de cet arbre japonais sous le nom de chœænomeles japonica, nom donné déjà à la section du genre cydomia qui contenait cette espèce.

Ces détails ne sont pas inutiles, parce qu'on peut dans les catalogues des jardiniers trouver tous ces noms différents pour un même être. C’est ainsi que l’année dernière nous recümes de deux personnes désireuses de compléter leurs jardins, la demande de leur faire envoyer un nouvel arbre qu’on disait fort beau et qu’on nommait chænomelès. Cet arbre, ces deux personnes le possédaient depuis vingt ans.

Afin de ne pas donner le change, nous reproduisons sur notre planche de fruits une fleur normale, du type le plus répandu et que nos lecteurs reconnaîtront de suite pour celle de cet arbre souvent cultivé en espalier ou en buisson et se couvrant de très-bonne heure au printemps de ses innombrables corolles éelatantes. Ses feuilles se développent d’ordinaire, le 11 mars et ses fleurs le 50 mars (Bruxelles). Mais cette année 1851, nous avons vu les fleurs et les feuilles épanouies à Liége, le 16 janvier.

L'année dernière (1850) beaucoup de propriétaires en Belgique furent

Coiénassier du J apon.

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