SERPETTE-SÉCATEUR-CISEAU ET CUEILLE-FLEUR DE BODEN
Par M. Cu. MoRREn.
M. Léopold Boden, coutelier, faubourg Vivegnis à Liége, a imaginé de construire l’instrument que nous représentons ci-derrière. Il mesure en longueur, 23 centimètres. Quand l'instrument est fermé (fig. 1), c’est une simple serpette à large lame, longue de 10 centimètres, large de quatre et d’un excellent tranchant. On tourne le ruban d’acier qui est au bas du manche, jusqu’à ce qu’un creux corresponde à une lame d’acier qui coutoye le manche. Alors, la lame part par une détente à ressort et la serpette devient à son dos un sécateur-ciseau, parce que le dos de la lame est tranchant. Une des branches de ces ciseaux étant à tranchant perpendiculaire, l'instrument se change en un cueille-fleur semblable au sécateur cueille-rose des Français.
L’instrument de M. Boden est fort bien fait, d’un excellent usage : son prix est de 7 francs.
PINCE A GREFFER, Par M. Cu. MoRREN.
Dans opération de la greffe par écusson, il faut lever et écarter les deux lèvres de Fécorce divisée en T. Cette opération que l’on exécute le mieux au moyen du talon en ivoire du greffoir nécessite aussi de tenir dans leur état d’écartement ces deux lèvres au moment où l’on place l’écusson. On nous a montré dernièrement à Liége, une pince propre à remplir cet office, et il suffira d’en publier la figure pour que chacun puisse la faire confectionner chez nos couteliers. Cette pince a un talon en avant dont les branches s’écartent en ouvrant la pince. C’est ce que montre la figure. On tient la pince de la main gauche et fermée on introduit le bee dans la fente, puis on écarte les branches du bec et les lèvres de l'écorce se maintiennent ouvertes pendant qu'on écussonne. Ce procédé donne une grande propreté à l’opération, conserve intactes les surfaces végétales et aident puissamment à la reprise des greffes.
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