LE FRAMBOISIER DE FALSTOFF
Par M. CH. Morrex.
il y à aussi près de trente ans que dans le jardin du colonel Lucas, à Filby-House, près de Yarmouth, on découvrait un framboisier inconnu sorti probablement du rouge d'Anvers. On a noté qu'il naquit près d’une haie de laurier-cerise, circonstance fortuite restée sans doute sans aucune influence sur la variété nouvelle. Les fruits de ce framboisiér, des plus gros connus, à grains très-grands se répandit au point que dans tout un district on ne cultivait que lui. On voit la tige atteindre deux à ‘trois mètres et ses extrémités plier sous le poids des fruits coniques, d’un beau rouge et à grains gros comme des raisins de corynthe. Le framboisier Falstoff est des plus rustiques et des plus volontaires : on cite des: individus restés en paquet pendant quinze Jours, plantés en mars et ayant donné l’année de leur plantation d'amples récoltes de gros fruits. Les épines et la tige offrent peu de différences à remarquer, les feuilles sont plus glauques que les autres variétés, la fleur à corolle plus grande et plus rejetée, les étamines très-droites, le fruit conique remarquable par la grosseur de ses grains.
La culture du framboisier a subi dans ces dernières années des modifications importantes dont plusieurs sont de véritables améliorations. Nous reviendrons sur ce sujet dans un travail spécial. Pour le moment nous nous bornons à rappeler ici que les surgeons reprennent bien mieux plantés en automne qu’au printemps et que la première de ces saisons sera celle où les amateurs pourront meubler leurs jardins de bonnes variétés. Un peu d’ombrage , de la terre humide, argileuse , profonde au moins de deux pieds leur sont nécessaires et enfin qu'après quatre ans il est bon de rajeunir sa framboisière , les jeunes pieds produiront plus que les vieux.