‹ La Belgique horticole (volume 3)Chapitre 27 sur 224 · M. Awpzuexicaucis. Fisch. Indx. sem · texte numérisé non relu

M. Awpzuexicaucis. Fisch. Indx. sem

hort. bot. argentoratensis a Fée edito 1848.

— Caules bi-pedales, erecti, graciles, obtuse ietragoni, virides, intus farcti, angulis obtusis viridibus, pilis lanatis mollibus, longis albidis obtecti, intermodiis 4-6 polliearibus. Folia 2-5 pollicaria, brevissime petiolata, subamplexieaulia, 1 4 poll. lala, basi subcordata, rotundata, apice longe acuminata, recurvalia , lanceolata, irregulariter serrala , undata, molliter crispala, ciliata, ciliis albis, supra glandulosa-pilosa, saturate atro-viridescentia , nerviis et venis purpureis, subtus in nerviis et venis prominulis pilosa, viridi pallidiori. Folia floralia et bracteæ exteriores sessilia, ovato-lanceolata, longe acuminata, densi ciliata, margine integerrimo, supra glabra, subius in nervis pilosa, viridipurpurescentia. Bracteæ interiores nullæ.

Verticillastri solitarii, magni, discoïdales, subdepressi, multiflori. Calyces ineurvi, subventricosi, virides (15 striis saturatioribus) dentibus pilosis demum stellatis, atro-purpureis, ore orbiculari, inlus fauce piloso.

Corolla speciosissima , violaceo-rosea-alba, violaceis et purpureis maculis eleganter puncetaia , labio superiore dorso et apice fornicato non resupinato longissime barbato, emarginato, dentibus acutis; labio inferiore multo latiori , patente, expanso , irilobo, lobis lateralibus dimidiatis , intermedio bilobo, horizontali vel resupinato, lobis acutis; genilalium samina corollæ labio superiori vix longiora , multo longius pistillum stamina superiora breviora, antherifera, sterilia (?), forsan fertilia, fertilibus inferioribus, subconsimilia. Stigmate bifido, lobo superiore, 2] (V. v. e.) — Tab. 6, fig. 2. — 1. Flos. — 2. Calycis os et denies. — 3. Labium superius. — 4. Labium inferius. — 5. Lobus intermedius labii inferioris. — 6. Stamina quorum duo superiora antherifera forsan sterilia. — 7. Anibera fertilis.— 8. Stigmata. — 9. Ovarium el inserlio styli.

7. M. AmpcexicauLe. Fisch. Ind,. des gr. des pl. de Strasbourg, pub. par Fée en 1848. — Tiges de 2 pieds, droites, grèles , obtusément tétragones, vertes, pleines en dedans, angles oblus, verts, couverts de poils laineux, mous, longs, blancs, entrenœuds de 4 à 6 pouces.

Feuilles de 2 à 5 pouces, très-peu pétiolées, subamplexicaules, larges de 1 £ pouce, subcordées à la base, arrondies, longuement acuminées au bout, recourbées , lancéolées , irrégulièrement dentées, ondées, mollement crépues, ciliées ; cils blancs, au-dessus glanduleuses-poilues, d’un vert noirâtre foncé; nervures et veines pourpres, au-dessous poilues , sur les nervures et les veines proéminentes, d’un vert plus pâle. Feuilles florales el bractées extérieures sessiles, ovales-lancéolées, longuement acuminées, ciliées; cils épais, à bords entiers, glabres au-dessus, au-dessous poilues sur les nervures, d’un vert pourpre. Braciées intérieures nulles.

Verticillastres solitaires, grands, discoïdes, subdéprimés, multiflores. Calices recourbés, presque ventrus, verts (45 siries plus foncées); dents poilues, à la fin s’ouvrant en étoiles, d’un pourpre noir; ouverture orbiculaire, gorge en dedans poilue. Corolle irès-belle, d’un blanc rose ou violet, élégamment ponctuée de taches pourpres; lèvre supérieure longuement barbue , en voûte et non relevée, émarginée, dents aiguës; lèvre inférieure beaucoup plus large, ouverte, étendue, trilobée ; lobes latéraux raccourcis, l’intermédiaire bilobée, horizontale ou résupinée, lobes aigus, élamines à peine plus longues que la lèvre supérieure de la corolle, le pistil beaucoup plus long. Ælamines supérieures plus courtes, anthérifères, stériles (?), peut-être fertiles, semblables aux fertiles inférieures. Stigmate bide , lobe supérieur plus court. 2] (V. v. ce.) PL. 6, fig. 2. — 1. Fleur. — 2. Entrée et dents du calice. — 3. Lèvre supérieure. —

L. Lèvre inférieure. — 5. Lobe intermédiaire et la lèvre inférieure. — 6. Etamines, dont

deux supérieures , anthérifères peut-être stériles. — 7. Anthère fertile. — 8. Stigmate. — 9. — Ovaire et inseciion du style.

HISTOIRE NATURELLE ET HORTICOEE

Cette magnifique espèce de monarda est cultivée depuis quelques années dans le jardin botanique de Liége, qui en a recu les graines de M. Fée, directeur du jardin de Strasbourg. Ce savant indique sur son catalogue la dénomination de monarda amplexicaulis qui serait donnée à cette espèce

BELG,. HORT. T, 1j.

Lee LE

par M. Fischer, de St.-Pétersbourg. Nous n'avons pas trouvé dans les

Indices de cet auteur cette espèce indiquée, mais pour ne pas apporter de confusion dans un genre déjà si embrouillé de synonymes, nous avons conservé le nom sous lequel cette espèce circule. M. Fischer nous a même écrit qu'il ne connaît pas de monarda de ce nom. |

Elle est placée si l’on veut être rigoureux entre les eumonarda et les cheilyctis. D'abord nous ferons remarquer que le caractère d’avoir le bout de la lèvre supérieure échancré ou non, est peu stable, car le monarda fistulosa montre cette échancrure aussi bien que le monarda contorta. Dans l'amplexicaulis, elle est très-visible et les lobes sont grands et pointus. Quant aux génitalies, les étamines ne dépassent pas la lèvre supérieure, mais le pistil est plus long. Le signe des cheilyetis a donc bien peu de valeur.

Le monarda amplexicaulis est une espèce fort distincte : elle fleurit un mois entier avant les autres; elle montre ses fleurs dés le mois de mai. Elle est extrêmement florifère. Jamais les verticillastres ne sont doubles. La jolie teinte rose, le blanc de la corolle et les taches pourpres en font une plante extrêmement élégante. Elle ressemble à certaines orchidées. Les feuilles ont, vers le haut, des nervures rouges d’un grand éclat. Enfin le dernier entrenœud est beaucoup plus long que sur les autres espèces.

Nous ne connaissons pas la patrie exacte de cette espèce.

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