‹ La Belgique horticole (volume 3)Chapitre 30 sur 224 · M. AristaTa. Nutt. Trav. in Arkans · texte numérisé non relu

M. AristaTa. Nutt. Trav. in Arkans

Territ. — Bth. 1. c. — Hook. Bot Mag. t. 5825. — Canescens : foliis oblongo-lanceolatis , basi angustatis , floralibus bracteisque exterioribus sessilibus subcoloratis, apice longe subulatoaristatis; calycibus striatis pubescentibus, fauce barbata, dentibus subæqualibus longe subulatis, apice penicillatis; corollæ tubo dentes calyceinos vix excedente. 9] — Habilus et statura M. punclatæ. Folia argute et remote serrata, etiam caulinia apice uti serraluræ sæpe subulato-aristala. Bracteæ numerosissimæ , exleriores cilialtæ, sæpe purpurascentes vel flavescentes, supra subtomentosæ ,

margine ciliatæ, apice longe subulalo-aris-

talæ. Corollæ magnitudine M. punctlatæ sed labium superius latus, inferius impunctatum.

Stamina labio superiore breviora. Dentes calyeini subulato-aristati vix latitudinem tubi excedenles.

9. M. Arisrée. Nutt. Trav. in arkans. Territ. — Bih. 1. c. — Hook. Bot. Mag. t. 3828. — Plante blanchâtre; feuilles oblongues-lancéolées, étroites à la base ; feuilles florales et bructées extérieures sessiles, subcolorées , au sommet longuement subulées, arislées ; çalices striés, pubescents; gorge barbue, dents subégales , longuement subulées, au sommet pénicillées ; tube de la corolle à peine excédant les dents du calice. 2] — Port et stature du M. punctata. Feuilles dentées , dents petites etéloignées, sur les caulinaires, les dents souvent subulées-aristées. Bractées très-nombreuses, les extérieures ciliées, souvent pourpres ou jaunes, au-dessus sublomenteuses, ciliées au bord, au sommet longuement subulées-aristées. Corolle de la grandeur du M. punclata, mais lèvre supérieure large et l’inférieure sans points. £lamines plus courtes que la lèvre supérieure. Dents calycinales subulées-aristées , à peine excédant la largeur du tube.

SYNONYMIE

M. Citriopora. Cervant. ex Lag. nov. gen. et spec. pl. 2.

HISTOIRE NATURELLE ET HORTICOLE

Cette espèce habite l'Amérique septentrionale, dans lArkansas où Nuttail Va observée, sur les bords du Missouri d’après les observations de Geyer, dans le Texas d’où Drummond l’a envoyée aux jardins de l'Europe en 1825, et dans la nouvelle Espagne où Lagasca a remarqué son odeur de citronelle.

Il existe en outre trois espèces de Monarda encore douteuses, à savoir : 1° MI. scabra (Beck. in silli. M. am. J. of se. p. 260) qui pourrait bien être selon Walpers le A7. fistulosa; 2 le M. gracilei de Pursh, que Bentham et Walpers ont de Ja tendance à ramener aux Blephilia et 5° le M. villosa de M. Martens, professeur à Louvain (notice sur quelq. esp. nouv. de pl.), sur laquelle les renseignements sont trop incomplets.

RE

Culture. Toutes ces jolies espèces de monardafontd’excellentes ressources pourles jardins. Toutes sont vivaces et très-volontaires. La plupart se propagent par graines. Soit que celles-ci aient de l'huile, soit qu’elles perdent vite leur qualité germinative, toujours est-il prudent de les semer de suite à leur récolte, dans un parterre désigné à cet effet où cette opération se fera en automne. Les plantes germent le printemps suivant. Si au contraire on attend cette époque, les graines restent parfois un an en terre avant de germer. Le premier procédé est done le plus à recommander. On les repique lorsque les pieds ont de la force suffisante et si on les cultive les unes à côté des autres, il faut au moins un bon pied de distance entre elles parce qu’elles s'étendent. Quand les plantes ont de l’âge, un an ou deux, on les multiplie par division de pieds. Leur exposition favorite est un demi-ombrage, sous les arbres élevés, mais où le soleil peut les frapper de ses rayons. La terre loameuse bien terreautée leur plait beaucoup. Elles sont très-convenables pour orner les talus, les berges, les pentes de collines et entre les rochers elles font un effet charmant. Réunies en corbeilles et les espèces diverses rapprochées les unes des autres, elles plaisent par leurs variétés de formes, de couleurs, de tailles, de port et de parfum. La fleuraison dure depuis mai jusqu’en septembre. Les espèces se suivent dans un ordre invariable selon leur nature. Nous recommandons ces monardes autant pour les grands jardins des maisons de campagne que pour le modeste jardinet de ville.

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