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Nous offrons à nos abonnés gratuitement des graines des Monarda didyma, fistulosa, contorta, albiflora et amplexicaulis. Nous les distribuerons aussitôt après leur récolte pour qu’on puisse les semer de suite. (Lettres affranches.)
SUR LA CULTURE DU CHRYSANTHÈME DE L'INDE , Par M. HoOLANDRE.
Le chrysanthème de l’Inde ayant été comme le dablia l’objet d’une eulture soignée, s’est perfectionné progressivement et a produit, par des semis multipliés , une foule de variétés à fleurs doubles, remarquables par leur élégance, leurs formes variées et la diversité de leurs couleurs.
Le ehrysanthème ct très-rustique, mais pour produire le meilleur effet
possible, il a besoin de soins particuliers, soit pour corriger le bouturage, le pincement, ou par d’autres moyens, sa tendance à pousser des tiges trop élevées et embarrassantes, soit pour obtenir une belle floraison qui, étant fort tardive dans notre climat, réussit rarement en pleine terre, où la plante est surprise par les premières gelées , avant le développement complet de ses fleurs.
Parmi les différents modes de culture que j’ai essayés pour cette plante, voici celui dont j'ai eu l’idée et qui m'a réussi depuis quelques années. Par cette méthode, j'obtiens une belle floraison , et la plante se maintient à une hauteur moyenne qui lui donne une meilleure tenue.
Les chrysanthèmes, après avoir passé l’hiver dans une serre froide non chauffée, mais très-éclairée, sont mis à l’air au printemps, et l’on a soin de les arroser suffisamment lorsqu'ils en ont besoin. Vers la fin du mois de mai, ou un peu plus tard, j’opère sur leurs rejets et dans les mêmes pots où ils se trouvent, une sorte de marcottage ou couchage, sans incision, et qui se fait de la manière suivante ; on ôte d’abord la terre du pourtour du pot, que l’on remplace par de la nouvelle terre préparée ; puis après avoir dépouillé de ses feuilles jusque vers le haut, chacune des tiges qui ont souvent plus de 40 centimètres de longueur, on les courbe avec précaution, pour en rapprocher de la terre le sommet, et l’y fixer par un crochet, en laissant sortir au-dehors seulement l’extrémité. Ces tiges sont courbées, non en S$, ce qui en ferait rompre une partie, mais en un are large qui forme presque le cercle ou un ovale. Si les tiges sont trop fortes pour être ainsi courbées sans les rompre, on dépose le chrysanthème, et on met la touffe en pleine terre, dans une position inclinée, de manière que le couchage peut s’opérer plus facilement.
Les tiges marcottées , soit en pots ou en pleine terre, étant arrosées convenablement, poussent bientôt avec vigueur et prennent racine à l’endroit de leur courbure enfoncée dans la terre. Si, dans leur croissance plusieurs de ces nouvelles pousses s'élèvent trop, il est bon d’en pincer l'extrémité, pour les faire ramifier.
Au bout de cinq à six semaines, elles doivent être suffisamment enracinées pour être séparées de la plante mére, on les détache et on les plante une ou deux ensemble, avec un petit tuteur, dans de nouveaux pots qui ont de 15 à 15 centimètres de largeur. Ensuite ils sont placés à l'ombre pendant une huitaine de jours. On peut aussi mettre ces jeunes chrysanthèmes en pleine terre à une distance convenable l’un de l’autre, pour les relever vers le milieu d'octobre, au commencement de leur floraison.
Depuis ce rempotage des chrysanthèmes, il ne faut pas les laisser manquer d’eau , afin de les faire pousser avec vigueur et produire à l'automne des boutons bien nourris.
Lorsqu'ils ont atteint une certaine hauteur, on donne à chaque pied une nouvelle baguette à laquelle on a soin d’attacher leur tige.
C’est vers le milieu du moins d'octobre, que ces plantes développent
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leurs boutons et quelques fleurs dans les variétés plus précoces. Une petite gelée blanche qui surviendrait alors ne leur ferait pas de mal, mais un froid de 1 à 2 degrés au-dessous de zéro, nuirait beaucoup aux boutons déjà avancés et les gâterait. C’est pourquoi lorsque vers le soir il y a imminence d’une gelée un peu forte, pour le lendemain , il faut se hâter de mettre à couvert les chrysanthèmes soit dans la serre, soit dans un autre lieu où ils doivent fleurir; je possède une serre admirablement disposée pour cela, placée dans l’angle droit de deux murs, le devant est arrondi et formé de cinq grands panneaux vitrés, le dessus est également muni de vitraux. Dans l’intérieur de la serre se trouve un gradin arrondi en un quart de cercle par devant, et sur lequel on dispose les chrysanthèmes, les plus grands d’abord sur la tablette supérieure et les autres descendant à mesure du décroissement de leur taille, de sorte qu’ils présentent un tout régulier sans que les uns dépassent trop sensiblement leurs voisins. Ce gradin reçoit de 140 à 160 pots de chrysanthèmes.
Lorsqu'une bonne partie de fleurs est épanouie, il y a quelques changements à faire valoir. On enlève aussi Îes pieds qui n’offrent pas une belle floraison ou une belle tenue et les variétés défectueuses que l’on veut supprimer. C’est alors que ce gradin en une pyramide toute en fleur produit un effet admirable, et après avoir joui du coup-d’œil général, on peut facilement aussi étudier les fleurs l’une après l’autre, les vérifier et signaler les beautés particulières à chaque variété. Leur floraison, qui commence vers la fin d'octobre, se prolonge dans tout le mois de novembre, et au commencement du mois de décembre.
Voici une liste de quelques-uns des chrysanthèmes qui ont été les plus remarqués parmi les variétés nouvelles ou plus anciennes de ma collection.
Hardy, très-grande fleur d’un beau blanc légèrement rose à l'extérieur, fleurons plans et larges, superbe.
Minerve, blane, rosé, nuancé, jaunâtre au centre, fleurons tubulés aux trois quarts de leur longueur, un peu recourbés en dedans; très-grande et belle de couleur (11 cent.).
Roi des roses, rose amaranthe, très-double, fleurons plans étalés et recourbés en dehors.
Comte d’Eu, beau rose à fleurons épais rejetés en arrière.
Striatum, blanc rosé, à fleurons plans étalés, marqués de stries longitudinales pourpre foncé.
Egedre, jaune, orange foncé, très-belle fleur.
Insignis, rose très-double, belle fleur à ligules reeourbées en dedans.
Carnea speciosa, rose earné, à tuyaux languettés au sommet, un peu courbés en dedans.
Alvine, rouge brique foncé, fleurons plans, un peu doublés en dehors.
Princesse Marianne, fleur très-double et presque globuleuse, rose tendre, plus foncé à l'extérieur, fleurons en cuillerons engagés les uns dans les autres, fleur magnifique.