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entièrement herbacée. Après la floraison, les tiges se dessèchent et les tubercules reproducteurs, constitués comme de petites grappes, se développent sur les rhizomes. Aussi demande-t-elle de passer l'hiver sous cet état et séchement, selon les habitudes de ses congénères et des achiménès. Les Anglais la regardent comme une des plus jolies plantes qu’on puisse cultiver dans les salons, où sa forte végétation remplit bientôt les vases suspendus. On la tient indifféremment dans la serre chaude, la serre tempérée ou l’orangerie. (Zarr. florie. cabin. 1849.)
La tige est verte et succulente, les feuilles sont ovales, amincies aux deux extrémités, dentées sur les bords et opposées, d’un beau vert brillant, le dessous pâle et un peu glauque. Le pédoncule, d’un à deux centimètres de longueur, fournit un calice à cinq divisions lancéolées et portant sur le bord une où deux dents, d’autres fois , elles sont entières. La corolle est grande de 4 à 5 centimètres de longueur, infundibuliforme et courbée, le ventre peu enflé. Le limbe, à cinq ou six lobes obtus, est entièrement denticulé sut le bord, circonstance d’où est provenu le nom de l'espèce. Toute la corolle est d’un blanc laiteux nuancé d’une teinte jaune nankin et d'un reflet violet. La gorge est jaune citron, toute piquetée de points oranges, ou vermillon vers l’intérieur du tube; cette teinte jaune devient plus prononcée. :
La reproduction se fait surtout par les tubercules ou mieux par les écailles nombreuses de ces organes, écailles qu’on sème comme si c'était des graines. Les boutures des tiges et même celles de simples feuilles reprennent facilement.
Metrosideros tomentosa. À Rich., F., nov. Zel. p. 556, 1. 37, AIT. Cunn. Bot. n. Zeal., in ann., of nat hist., v.5, p. 115. Walp. Repert, v. 2, p. 165. Famille des myrtacées. Metrosideros à feuilles tomenteuses. Feuilles opposées, elliptiques, coriaces, obtusiuscules, à pétioles courts, au-dessus glabres , au-dessous rameaux et calices d’un gris cendré tomenteux ,corymbes composés terminaux, pédicelles bi-uniflores, ovaire turbiné cylindrique, pétales très-petits, capsules lisses. Cette espèce a été découverte dans la nouvelle Zélande en 1769, par Sir Joseph Banks, et durant l'expédition du capitaine Cook. M. Allan-Cunningham, l’introduisit toutefois à Kew. Elle habite selon cet auteur les côtes rocailleuses et les Jetées de la baïe de l’île où les indigènes l’appellent Pohutu-Kawa. Elle se fait distinguer des autres plantes par l’aspect brillant et l'abondance des fleurs qui sont dans toute leur beauté au mois de décembre. Dans les orangeries en Europe, elle atteint 6 à 8 pieds; les feuilles deviennent larges et les fleurs nombreuses.
À Kew en 1850, ce métrosideros a fleuri abondamment en le sortant au printemps. Chaque branche se termine par des bouquets de fleurs, bien que le froid de décembre 1849, ait blessé les feuilles.
Culture. Sa croissance étant fort rapide, il lui faut un sol riche où les BELG. HORT. T. I. 7
racines. puissent facilement s'étendre. Un vieux tronc ressemble à notre houx, on l'élève en serre froide et dans une position ombragée. On le plante en pleine terre en mai à mi-ombre. Il fleurit ainsi jusqu'aux gelées où il faut le rentrer. Il se reproduit facilement par boutures. (Bot. Mag. 1850, t. 4488.)
Microsperma bartonioïdes. Walp. repert. vol. 5, 777. Eucnida bartonioïdes. Zuce. in Linn. 18, p. 500. Famille des Loasées. Microsperme bartonioïde. Feuilles ovales aiguës lobées, dentées, pédoncules allongés, solitaires, uniflores, fleurs grandes, lobes du calice deux fois plus longs que le tube; pétales aigus, filets des étamines dépassant les pétales. C'est une charmante plante annuelle, rivale du Bartonia aurea. Elle croît à l'air libre et convient parfaitement pour les parterres où elle fleurit pendant les mois d’été. Les fleurs sont jaunes, les étamines très-nombreuses. Elle est arrivée en Angleterre par Hambourg. On la sème en pot dans une terre formée de loam, de terreau de feuilles et de sable. Quand la saison le permet, on repique en pleine terre. Les graines se forment bien. (Bot. Mag. 1850 , tab. 4491.)
Ophelia corymbosa. Gries. Gent. 517. DC.-Prodr. 9, 195. — Swertsia corymbosa. Wight. Ms. en Herb. Hook. Famille des gentianées. Ophélie corymbeuse. Tige tétragone ascendente, rameaux fastigiés, feuilles spathulées, elliptiques, cà et là scabriuscules et trinervées, celles du bas plus grandes, les caulinaires bréviuseules, sessiles, cymes fastigiées pauciflores, pédicelles ouverts droits, segments du calice linéaires acuminés, d'un tiers plus courts que la corolle, corolle 4-partite, bleue, segments obovés-elliptiques mucronés, étendus, portant au bas des fossettes petites, orbiculaires, solitaires, entourées d’écailles frangées de petites fibres, filets linéaires.
Cette jolie plante dont les fleurs sont bleues, ornées de stries pourpres, et de glandes jaunes, est originaire de l’Imaüs, partie du mont Taurus où Griesebach la découvrit. Le docteur Schmidt en envoya des graines qui germèrent à Kew et donnèrent des plantes qui fleurirent. C’est une annuelle qu'on doit tâcher de conserver; elle est fort jolie et fleurit continuellement. M. John Smith doute qu'elle muürisse ses graines. On les sème en pot et on place ce dernier dans une bâche chaude où il faut le prémunir des rayons du midi. L’arrosement ne doit pas déranger les graines. Quand les plants sont assez forts, on les isole et on les élève dans un endroit plus froid. Dans l’orangerie la plante fleurit durant tout l'été. (Bot. Mag. 4489, 1850.)
Oxalis elegans. H. B. K. Nov. Gen. Am. vol. 5, p. 254, 466. — Prodr. Dec. 1. p. 695. Famille des oxalidées. Oxalide élégante. Plante très-glabre, feuilles peltées, trifoliées, longuement pétiolées, folioles deltoïdes ou subrhomboïdes, angles très-obtus, hampes très-longues de 6 à
Le
9 fleurs, sépales accuminés au bout portant 4 glandes linéaires oranges, pétales violets, pourpres à la base, étamines glabres, très-longues, pourvues d’écailles, styles pubescents. Il existe deux variétés x à grandes fleurs plus pales, mais les folioles pourpres au-dessous et 8 fleurs plus petites, plus foncées et feuilles d’un vert pâle au-dessous. Cette espèce d’oxalide habite les andes de Loxa dans la Colombie et sur la lisière du Pérou. Elle y à été découverte par Humboldt et M. William Lobb en envoya des pieds vivants à M. Veitch, qui la propage en ce moment en Angleterre. Elle est vivace et fleurit de l’été en automne.
Culture. On expérimentera en Angleterre pour savoir si elle ne passera pas l'hiver en pleine terre en la couvrant simplement de feuilles sèches. I} faudra avoir soin toutefois de ne pas laisser cette couverture trop longtemps, les tubercules poussant vite au printemps. Quand les feuilles ont péri en automne, il faut les conserver secs en hiver dans une orangerie. Quand ils commencent à pousser, on arrose de plus en plus. Le plein soleil fait ouvrir les fleurs. Celles-ci sont d’un violet pourpre. (Bot. Mag. 1850. Tab. 4490.)
Zauscheria california. Var. latifolia. Zauscherie de la Californie, var. à grandes feuilles. Famille des onagrariées. Cette espèce de plante qu’on a voulu faire passer au commencement de son introduction comme destinée à détrôner les Fuchsias, a produit une variété distincte par la grandeur de ses feuilles et la longueur de ses branches. Cette variété possède un vrai mérite horticole, ses fleurs étant plus grandes, plus espacées et plus élégantes que dans lespèce normale. En Angleterre on la cultive beaucoup pour orner les parterres.
Culture. Cette plante est vivace et devient en automne un peu ligneuse. Voisine des épilobes, elle croit convenablement par ses racines tracantes et ses jets souterrains. Sa culture est des plus aisées, vu qu’elle croît librement dans un sol sec et de bonne nature. A la fin de l'été, ses fleurs deviennent très-nombreuses et elles continuent longtemps. C’est donc une excellente acquisition pour la culture en pot. En pleine terre, elle pousse en buisson. On doit la pincer beaucoup et souvent pour la tenir bas. On la multiplie et par les graines et par les boutures et par les divisions de racines. (Bot. Mag. k493, 1850.)
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