L’ANGÉLIQUE DE NIORT
Par M. CH. MorRrex.
L'angélique est une plante de la famille des ombellifères , connue depuis
des siècles, sous le nom d’archangélique, dont la patrie s'étend sur toutes les collines , les bords des ruisseaux de l'Europe septentrionale. Linné, dans sa lettre sur son voyage en Laponie (1), raconte que les Lapons considèrent l’angélique comme une friandise de premier ordre, qu'ils en font un grand usage comme légume, et lui attribuent des propriétés excellentes. Linné trouva l’angélique dans les Alpes laponnes, près des ruisseaux, en Sudermannie et dans les vallées de la Dalicarnie. L’angélique étend néanmoins sa région naturelle jusques dans le midi de la France, où elle croît sur les lieux montueux et boisés. Il est cependant remarquable pour nous, Belges, que l’angélique ne fasse guère partie de notre flore nationale. Adrien Dekin la trouva spontanée aux bords de l’Escaut, vis-à-vis d'Anvers à la Tête de Flandres. Roucel, Lejeune et Lestiboudois signalent encore quelques localités où cette espèce aurait été trouvée; mais Courtois soupçonne que partout elle a échappé des jardins, car on ne la voit que près des endroits habités, et non dans nos localités véritablement sauvages (2). Nous possédons bien l’angelica sylvestris ou angélique des bois, mais Hoffmann a séparé du genre angélique, de Linné, larchangélique sous le nom d’archangelica officinalis que la plante porte dans la nomenclature moderne. M. Courtois-Gérard, dans son Manuel pratique de culture maraichère (3), s’est trompé dans sa désignation. Hoffmann a élevé l’angélique à l’état de genre.
Les caractères de l’angélique sont, comme genre : involucre de quelques folioles ou nul; involucelles polyphylles; pétales elliptiques, aigus, réfléchis au sommet; fruit presqu'ailé au bord; côtes dorsales, au nombre de trois, convexes, les deux latérales prolongées en une aile large du double (embryon plane en avant); comme espèce, c’est une plante vivace dont Ja racine est grosse, allongée, charnue, très-rameuse, noirâtre extérieurement, blanche à l’intérieur; la tige est cylindrique, grosse, dressée, ra-
(1) C. Linnæi epistola de itinere suo lapponico. Comm. litter. Norimb. 1752. (2) Compendium floræ belgicæ. 1, p. 250.
(5) Paris, 1844, p. 122.
meuse , haute de 1.60 à 2 mètres, d’un rouge brun, glabre , couverte d’une poussière glauque et striée; à l'intérieur, elle est creuse. Les feuilles sont très-grandes, pétiolées, décomposées, deux fois ailées, les folioles ovales, lancéolées, aiguës, subcordées, lobées et finement dentées, la foliole terminale (ce caractère est essentiel) est trilobée; les gaines des feuilles ou expansions membraneuses du pétiole sont grandes, lâches. L’involucre est formé de quelques folioles linéaires, aiguës, manquant quelquefois. A la base del’ombellule est un involucelle de huit folioles environ, linéaires et subulées. La fleur est d’un blanc verdâtre.
Nous insistons sur ces caractères, afin qu’on reconnaisse bien dans les jardins la véritable angélique, et qu’on ne la confonde pas ni avec celle des bois , ni avec d’autres ombellifères dont les propriétés pourraient être dangereuses.
La racine répand une odeur très-agréable, aromatique; sa saveur est piquante, chaude, un peu amère. Cette racine est diurétique, sudorifique : on s’en sert en médecine contre le scorbut, les serofules et maladies de débilité, en poudre ou en infusion , et à la dose d’un gros à une demi-once. On dit qu’on se préserve de la peste en mâchant les racines macérées dans du vinaigre.
La tige, qui est la partie utile dont on fait usage sur les bonnes tables, répand une odeur douce, très-agréable et parfumée. Au goût, elle est sucrée, puis un peu piquante et très-aromatique. En Suède et en Norwége, on mange, pelées et crues, les tiges et même les pétioles des feuilles; on les cuit avec les viandes et le poisson. Cet usage s’étend chez tous les peuples voisins du cercle polaire. Les Lapons sont célèbres pour la préparation de l’angélique comme légume : ils ont donné à cette plante une foule de noms d’après la partie ou l’âge de l’organe qu'ils emploient : il y aurait de quoi dérouter un voyageur à cette longue énumération des choses d’une même nature, et qu'on croirait très-diverses, dit Linné, En Islande, l’angélique jouit aussi d’une grande réputation : on lui attribue des propriétés merveilleuses, et on l’appelle la plante de l’Esprit-saint. Il est à remarquer, en effet, que, dés le moyen-âge, ce nom bien expressif d’angelica, d’archangelica, lui est universellement donné avec emphase.
Dans les contrées boréales, on met les graines ou fruits à infuser dans du genièvre, qui en contracte un gout très-aromatique et poivré.
En France, en Belgique, en Angleterre et en Allemagne, on se sert particulièrement des tiges de l’angélique et de la nervure médiane des feuilles et des pétioles, coupés en mai, pour les confire au sucre et en user au dessert. Pour obtenir de bonnes tiges confites, il faut les couper dans le courant du mois de mai, avant qu’elles ne montent en graines et à une longueur de huit à dix pouces. On les blanchit en les faisant bouillir à l’eau jusqu’à ce qu’elles s’écrasent facilement entre les doigts; on les met alors dans une bassine, et on laisse égoutter l’eau; puis, on leur joint du sucre clarifié dans lequel on leur fait prendre une dizaine de bouillons. On
les écume, et on les tire du sirop en les mettant dans les vases destinés à les conserver. 1
Niort, dans le Poitou, est une ville célèbre pour ses tiges confites d’angélique : on les expédie dans une grande partie de l'Europe. Le procédé indiqué plus haut est celui qui y est suivi. On y fait, au reste, des ratafias d’angélique qui ont aussi une réputation méritée.
La culture de l’angélique est très-facile. Elle préfère une situation un peu humide, surtout le bord de l’eau, mais elle n’est guère difficile sur cette position; elle est sensible à une bonne terre, franche, substantielle ct humide. L'essentiel est de la semer au mois d'août, immédiatement après la maturation des graines. Il faut peu recouvrir la graine, et arroser abondamment jusqu'à la levée. On fait le semis en planche, pour être repiquées, ou en place. Quand les pieds ont six pouces de hauteur, on transplante. La reprise se fait facilement. D'ordinaire, on la cultive en touffes ; mais les Anglais la plantent en lignes espacées de deux pieds, et chaque plante à la même distance l’une de l’autre. La seconde année ,il est prudent de couper les tiges pour les empêcher de monter en graines : on ne les laisse grainer que la troisième. Au besoin, on multiplie de boutures.
L'usage des tiges d’angélique, soit comme légume, soit comme condiment, soit comme dessert, est trop peu répandu en Belgique. Il est de fait que ce mets, extrêémement agréable, est des plus sains, surtout pour les dames. Ces tiges sont cordiales, stomachiques, carminatives, emménagogues et alexipharmaques : voilà plus qu'il n’en faut pour les recommander fortement. Elles aident la digestion, répandent une douce excitation sur toute la peau, reconfortent l’organisme, excitent et règlent l'appétit. Tous les vrais gastronomes font grand cas de l’angélique, non-seulement pour ses propriétés du jour, mais aussi pour celles du lendemain, parce qu’elles prédisposent à bien digérer au repas suivant. Les Islandais en concluent naturellement que l’angélique doit être un mets quotidien.
Nous nous ferons un véritable plaisir de donner, au mois d'août, à tous nos abonnés qui nous en ferons la demande (franco), de l'excellente graine de l’angélique de Niort, que nous les prions de vouloir semer de suite.
Si l’on sème au printemps, on risque parfois de devoir attendre un an après pour voir germer les graines. Cette circonstance inexpliquée encore dans sa cause physiologique, est commune à beaucoup d’ombellifères. La germination s'opère au contraire beaucoup mieux dans un semis immédiatement fait après la maturation du fruit.
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HORTICULTURE
LES DICENTRA OU DICLYTRA, FUMARIACÉES DE PLEINE TERRE,
AVEC UN APPERCU SUR TOUTE LEUR FAMILLE , Par M. Cr. MORREN.
Les fumariacées, charmante famille de plantes placée entre les crucifères et les papavéracées (pavots), occupent avec raison dans nos jardins une place distinguée. Toutes sont remarquables par leurs fleurs, même alors que celles-ci deviennent petites: elles seraient microscopiques qu’elles resteraient gracieuses. Tantôt c’est l’infloreseence qui ajoute à l’élégance générale de la plante, tantôt c’est le port, l'allure souple et déliée, le feuillage toujours découpé, ici touffu et pressé, là ondoyant et clair qui font distinguer les espèces de cette famille. On en reconnaît pour type le genre fumaria, de Linné. Presque toute la famille réalise la condition qui lui a fait donner ce nom si pittoresque de fumée de la terre (fumeterre), tout le feuillage est léger, vaporeux et d’un vert tendre passant au gris de la vapeur.
Il y a cinq siècles, nous trouvons déjà dans les écrits de nos botanistes flamands et brabancons, ces noms significatifs de Eerdtroock, Erdtrouch , tandis que parfois nos populations afin d'exprimer la teinte grise ou glauque du feuillage, se servaient aussi de la dénomination de grysecom pour nommer les fumeterres où d’autres enfin voyaient un cerfeuil aimé des colombes, duyvekervel.
Plusieurs vrais fumaria et quelques corydalis ornent de leurs légers feuillages et de leurs fleurs en grappe nos monuments anciens, les tours, les vieux murs, les ruines. Naguère, la tour de l’église de Vilvorde s’embellissait chaque année du fumaria capreolata et les botanistes de la capitale y faisaient des herborisations dans le but de recueillir cette espèce que nous utilisons aujourd’hui dans les cultures suspendues, pour l’ornementation des vases et des tonnelles.
Le fumaria glauca est une des plus jolies espèces qu’on puisse cultiver dans les appartements et plaît surtout par sa verdure parfaitement glauque et ses corolles jaunes et roses. Il en est de même de l’adlumia cirrhosa. Les corydalis nobilis et aurea se placent entre les pierres des rochers qu'ils ornent de touffes floriféres ou brillantes, ou bien se cultivent dans les cavités des petites grottes que les curieux placent dans leurs appartements.
Non seulement les plantes de cette famille intéressent par leurs ports gracieux et leurs couleurs variées, mais pour peu qu’on pénètre dans leur connaissance plus intime, le charme de leur possession et de leur étude
augmente. L’horticulture qui se borne à ne contempler que des formes et des couleurs, ne contente que les yeux, mais l’horticulture qui s’éclaire des lumières de la botanique, de la science de l’organisation, satisfait l'esprit et ennoblit l'âme en dévoilant à l'intelligence des mystères de la nature. La construction des fleurs des fumariacées donne lieu à des discussions curieuses, relatives à l’origine et à la signification des organes, roses, jaunes ou blanes dans les dicentras, relevés en oreilles dans un grand nombre d'espèces. Le plan de ces fleurs est évidemment binaire et le pré-
tendu calice pourrait bien être formé de bractées. Le sac, formé au bas de
chacun de ces organes, le ramène au contraire vers le calice des erucifères, lequel offre si souvent une structure analogue. L'appareil staminal est plus singulier encore. Il est formé de deux corps, opposés chacun aux folioles extérieures de la fleur, et tandis qu'un œil peu exercé y verrait six étamines soudées par les filets trois par trois, les yeux d’un botaniste y découvrent au contraire, au milieu de chacun de ces corps, une étamine complète, formée de deux anthères et de chaque côté la moitié d’une étamine constituée par la moitié d’une anthère, done une loge. Au lieu de six étamines, nombre de ces organes dans les crucifères, il n’y en a donc que réellement quatre, type quaternaire des papavéracées, familles entre lesquelles les fumariacées viennent se placer. L'esprit voit ainsi le type de quatre et de son radical deux, où les yeux trouveraient le type de six procédant de deux s’ajoutant trois fois. L’irrégularité des fumariacées , procède encore une fois que ce que l’arithmétique des dicotylédones, la loi des types quinaires et de ses multiples, a été dérangée par des avortements. Si l’on examine la construction des fleurs de l’Jypecoum, on trouve évidemment les raisons pour lesquelles les fumariacées doivent être regardées comme une déviation irrégulière, mais symétrique des papavéracées.
La morphologie de ces plantes mérite en conséquence une attention toute particulière. Leur physiologie n’intéresse pas moins. Les anthères sont plus hautes que le stigmate; les deux anthères biloculaires sont de plus extroses et tournent le dos à l’organe absorbant du pistil. Voilà qui doit faire réfléchir sur quelque mécanisme particulier, afin que la nature puisse perpétuer l’espèce. Les quatre demi-anthères des côtés sont naturellement aussi extroses, ce qui compliquerait le problème, si par une torsion des filets, ces étamines réduites à la moitié de leur être, ne devenaient introrses. Ainsi, nous observons dans ce fait une vue remarquable de la nature : elle laisse deux étamines entières, mais elle leur fait tourner le dos au pistil, en les empêchant ainsi d'exercer naturellement leurs fonctions; au contraire, elle coupe une étamine en deux, mais elle donne à chaque moitié une facilité très-grande à parvenir à son but d'existence, comme pour établir une compensation entre la structure et la puissance fonctionnelle.
Il y a plus, les physiologistes ont remarqué que plus les sexes des plantes sont rapprochés, plus difficilement la fécondation s’accomplit; ainsi deux
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plantes dioïques qui seraient séparées de dix lieues l’une de l’autre, se féconderaient plus facilement que la fleur d’une fumariacée où les appareils se touchent. En effet, si l’on jette un coup d’œil sur la figure du dicentra spectabilis ci-jointe, on voit clairement que les étamines et le pistil sont serrés par des pétales réunis au sommet en pointe. Aussi le stigmate est-il pourvu de deux cornes émoussées qui viennent poindre au-dessous et entre les anthères extrorses et introrses, de manière que dans la contraction des anthères , résultat infaillible de leur déhiscence, le pollen est amené tout le long de ces cornes sur le stigmate. Par cet ingénieux mécanisme, les deux étamines qui tournaient le dos au pistil, aecomplissent le but de leur existence aussi bien que les deux moitiés des étamines mutilées ; seulement, si l'on supposait des yeux à ces êtres, les anthères entières seront condamnées à ne jamais voir les stigmates, tandis que les anthères réduites à la moitié de leur appareil, auraient seuls cet avantage. Quel peut, dans cette étrange combinaison, avoir été le but réel de la nature ? Nous l’ignorons, mais dans notre ignorance, nous admirons ces organisations dignes d’être décrites par la plume savante d’un Vaucher.
Les corydalis ont offert aux naturalistes encore d’autres faits d’un intérêt élevé. Ainsi, chacun sait que Van Royen d’abord, Jussieu ensuite, ont classé les plantes à sexes visibles en deux grands embranchements, celles qui se lèvent avec un cotylédon et celles qui germent avec deux : les monocotylédones et les dicotylédones. On croirait cette règle infaillible, mais la nature semble se jouer de toutes nos conceptions. Les corydalis sont de vraies dicotylédones et elles germent avec un seul cotylédon : adieu le système absolu! MM. Bischoff d'Heidelberg et Dumortier-Rutteau de Tournai ont écrit sur cette matière de jolies dissertations.
A-t-on jamais réfléchi qu'il y a des plantes qui, se succédant par des générations annuelles et disparaissant chaque hiver aux yeux de l’homme qui habite la surface de la terre, croissent cependant les unes dans les autres au-dessous du sol? Cela semble étrange, irréalisable, et cependant ce fait singulier nous est offert par les corydalis tuberculeux. Le corydalis de 1850 a son plateau radical renfermé dans celui du corydalis de 1849, lequel est à son tour recouvert extérieurement du plateau de 1848 et ainsi de suite, de sorte que les souches des vieilles plantes deviennent des enveloppes pour les plantes à venir et successivement les racines se dépouillent des restes de celles qui ont vécu il y a des années.
Nous eroyons par le souvenir de ces faits pouvoir attirer l’attention des personnes qui aiment à s’instruire sur ces jolies plantes, dignes sous tous les rapports de figurer dans nos jardins. Nous devons nous borner ici à parler du genre des dicentra ou diclytra, fumariacées des plus élégantes qu'une introduction récente est venue mettre de nouveau en vogue.
Ce genre de fumariacées a été fondé en 1812 par Borkhausen dans les archives botaniques de Roemer (t. I, 2-49). Évidemment Borkhausen tirait Vétymologie du nom de ce genre, des deux centres d'organisation
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sur lequel repose le plan de la fleur et de là venait le nom de Dicentra.
En 1821, Decandolle, dans son Système naturel (11, p. 107), adopte ce genre, mais il écrivit Diclytra au lieu de Dicentra, et postérieurement au Système et au Prodrome, quelques botanistes ne trouvant pas d’étymologie à ce nom de Diclytra, s’imaginérent que Decandolle avait voulu dire Dielytra, c’est-à-dire deux élytres, deux écailles, deux étuis (de %, deux, eb sAurpo, étui), pour exprimer les deux enveloppes aurieulées si visibles dans la figure de ces plantes. Ces circonstances expliquent ces synonymies de Dicentra, Diclytra, Dielytra que portent ces végétaux. Cependant Endlicher est revenu à la première autorité, et le nom de Di-
centra semble devoir l’emporter sur tous les autres.
Voici les caractères du genre.
Dicexrra. Borkh. Calyx diphyllus, foliolis lateralibus, deciduis. Corollæ petala 4, libera, decidua , lateralia interiora plana, antieum et posticum basi gibba vel in calcar produeta.
Stamina 6, hypogyna, in phalanges duas petalis antico et postico opposilas approximala ; filamenta libera vel basi distincta, superne coalita, intermedia inferne exlus processu calcariformi vel obsoleto aucta, anthera biloculari lateralium antheris unilocularibus.
Ovarium uniloculare, ovulis juxta placentas intervalvulares pluribus, amphitropis. Stylus terminalis, persistens, s/yma bilobum. Capsula siliquosa, stylo persistente superala, unilocularis, bivalvis, valvis a replo placen- Lifero persistente solutis. Semina plura , lenüiculari compressa rostellata, umbilico strophiolata. Embryo intra albuminis rostellum brevis, linearis. (End. 4856.)
Dicexrre. Borkh. Calice diphylle, folioles latérales, eaduques. Corolle à quatre pétales, libres, caduques, les latéraux internes, planes, l’antérieur et le postérieur bossus à la base ou prolongés en éperon. Six éfamines hypogynes, rapprochées en deux phalanges opposées aux pétales antérieur et postérieur ; filets libres ou distincts à la base, réunis au-dessus, les intermédiaires pourvus en bas et extérieurement d’un prolongement caleariforme ou obtus; anthère biloculaire, anthères latérales uniloculaires. Ovaire uniloculaire , ovules amphitropes nombreux , placés sur les placentas intervalvulaires. Style terminal, persistant ; stigmate bilobé. Capsule siliqueuse, comprimee, terminée par le style persistant, uniloculaire, bivalve , valves séparées du replum placentifère et persistant. Graines nombreuses,lenticulaires, comprimées, rostellées, strophiolées à l’ombilic. Embryon linéaire, eourt entre le bec de l’albumen. (End. 4836.)
Tous les Dicentras sont des plantes originaires de l'Amérique du nord, de la Sibérie et des frontières de l'empire chinois. Les racines sont tubéreuses ou fibreuses, les feuilles toutes radicales ou caulinaires, pétiolées, multifides , les fleurs grandes, en grappes, blanches ou pourpres.
Les espèces connues sont :