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que les balsamines des jardins. La forme toute orchidéenne de leurs fleurs ajouterait un charme de plus aux variations , dont il faut d'autant moins désespérer que les calcéolaires ont montré jusqu'où peut s'étendre le pouvoir de l’art sur la nature. Cette production de variétés récompenserait amplement lhorticulteur de ses travaux, car les impatientes seraient vivement recherchées. |
Une impatiente de l'Ile de Ceylan, nommée Jmpatiens repens, mérite aussi d’être cultivée dans nos jardins comme plante rampante, et dans nos salons comme charmante espèce propre aux corbeilles, aux vases suspendus. Cette impatiente offre des rameaux très-nombreux, étalés presqu’à angle droit, tombants ou rampants et poussant de leur surface inférieure des racines nombreuses qui, si elles trouvent le sol, se divisent promptement en terre. Les rameaux sont succulents, striés, devenant roses à l'extrémité des branches. Les feuilles sont alternes, petites et en forme de cœur, parfois passant à celle d’un rein, glabres, aiguës et obscurément dentées, les pétioles sont à peine plus longs que les lames des feuilles. Les pédoncules naissent à l'aisselle des feuilles; solitaires, plus longs que les feuilles, ils ne portent qu’une fleur. Celle-ci est grande, d’un beau jaune uniforme. Le calice est légèrement velu; les sépales latéraux sont petits, ovales-lancéolés et forment par leur réunion ce qu’on nomme le casque dans ces fleurs; le sépale inférieur est en forme de capuchon que vient terminer un éperon très-courbe et claviforme à la pointe. Les pétales latéraux offrent deux lobes inégaux et les supérieurs sont arrondis. Les filets des étamines sont blancs, renflés et ciliés et l'ovaire est velu.
Cette impatiente a été découverte par M. Moon, sur un sol très-riche en humus et ombragé, dans l'ile de Ceylan. Madame Walker, épouse du général de ce nom, à aussi trouvé cette espèce dans cette localité. M. Gardner la revit à Allagala, dans la même ville, et la hauteur de son lieu natal audessus du niveau de la mer, y était de 4,000 pieds. I suit de là qu'on peut la cultiver en Europe dans les jardins pendant l’été, en pleine terre, mais l'hiver, il faudra en conserver des boutures dans l'orangerie. Si l’on a des graines , il faut les semer en couche tiède dès le mois de mars, mais il vaut mieux de se précautionner par le bouturage successif et fait d'année en année contre la perte de cette jolie espèce.
Nous offrons à nos abonnés qui en feront la demande, de leur donner gratuitement des graines de l’{mpatiens tricornis et J, Royler.
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REVUE DE PLANTES NOUVELLES
Arctocalyx Enmdlicherianus. Fenzl. allgem. Gartenzeit, ann. 4848, p. 505. (Arctocalyx d'Endlicher). Famille des Gesnériacées. MM. Martens et Galeotti, dans leur travail sur les plantes du Mexique, avaient rangé cette plante avec larctocalyx insignis dans les Besleria, mais elles sont devenues les types d’un nouveau genre dont le nom, dérivé d’apxros, ours , et yzluë, calice, donne une bonne idée de l'aspect hérissé des espèces. Sous-arbrisseau élancé droit, très-hérissé et tomenteux, les nœuds glabres. Feuilles inégales à la base, largement elliptiques, acuminées, doublement dentées , au-dessus fortement veinées et poilues. Fleurs axillaires , solitaires ou naissant au nombre de 2 à 5 en sous-ombelle, pédicelles plus courts que le calice. Calice très-hérissé dans sa moitié , tomenteux, sec, dents arrondies ovales, bord réfléchi, légèrement crénulé, tube poilu en dessous. Corolle quatre à cinq fois plus longue que le calice, infondibuliforme-campanulée, un peu courbée, extérieurement poilue, glabre en dessous, d’un jaune pâle, lobes dentés, frangés, macules pourpres en dedans. Étamines glabres. Style poilu jusqu'à l'extrémité. M. Charles Heller a trouvé cette espèce dans les forêts de Vera-Cruz, près de Mirador, à 2,006 pieds d'altitude. M. Abel, de Vienne, l’a introduite dans les serres. On la cultive dans de grands pots remplis de mottes de terre de bruyère , de scories , de tessons recouverts d’une couche de mousse. On la met dans la partie la plus froide d’une serre chaude, où elle doit être tenue humide. On bouture dans la mousse, sous cloche, où dans le sable , mais en bache chaude. Les pucerons l’attaquent facilement , et font recoquiiler les feuilles. On ôte ces insectes au moyen d’une plume ou d’un pinceau. (Flore des serres , 546.)
Clematis graveolens. Lindl. Journ. of the hort. soc., vol. 1, p. 507. Clématite à odeur forte. Famille des renoneulacées. Plante grimpante, très-glabre, grêle ; tige filiforme , obscurément anguleuse ; feuilles pinnées , bi-triternées ; folioles petites , tripartites et trilobées ; divisions cvales , entières, incisées-dentées ; pédonceules axillaires, allongés, unifiores , plus longs que les feuilles ; sépales au nombre de quatre, ovales, aigus , épais, pubescents en dedans ; filets subulés, poilus; achènes pubescentes , queues plumeuses. Plante originaire de la Tartarie chinoise et de l'Himalaya , trouvée dans une contrée neigeuse, à 5,650 mètres audessus de l'Océan, par le capitaine W. Munro. On la cultive dans des endroits abrités , en pleine terre ; mais on devra peut-être, en Belgique, en couvrir le pied. La fleur est jaune. L’odeur, qui devait être forte, ne
s’est guère déclarée à Kew, où la plante a fleuri cette année. (Bot. Mag., 1850, 4495.)