‹ La Belgique horticole (volume 3)Chapitre 73 sur 224 · RO · texte numérisé non relu

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Les tiges sont longues et s'étendent en longueur et en largeur, tantôt tout-à-fait à terre et humifuses, tantôt ayant les rameaux ascendants. Les feuilles sont un peu épaisses, portant leurs dents en avant seulement, l'arrière partie étant aiguë et sans dents. Le calice est hyalin-membraneux. La corolle varie du jaune clair au rose pur, puis au pourpre, tandis que le milieu de la capitule qui s'élève en bouton, est d’un bleu améthystiné. Cette combinaison de couleurs, jointe à la forme parfois assez carrée des capitules a fait comparer les fleurs à des pierres précieuses taillées.

La première variété croit dans la Nouvelle Hollande tropicale, à Java, aux Indes Orientales, à Ceylan, en Syrie, en Ibérie, au Caucase, dans les marais du lac Murdof près de Lankora, le long des rivières de l’Arabie heureuse, en Égypte, en Abyssinie, en Sénégambie et de plus en Amérique à Montevideo, au Pérou, en Colombie, au Mexique, à Porto-Rico, à Cuba, à la Guadeloupe, à St.-Domingue, dans la Caroline australe.

La seconde variété, qui est celle dont nous donnons une figure pl. 17 avec les détails de la fleur agrandie, croit dans les lieux marécageux de l'Europe australe, en Italie, sur le littoral de Luna en Toscane, dans les marais de l'Agro Sebeti près de Naples, dans les lieux maritimes de la Sicile près de Catania, dans l'Espagne australe, en Crète ct en Thrace.

Le docteur Schauer fait observer qu’il est fort singulier que cette variété d’'Europ ene diffère réellement du type que par l’absence des pointes des bractées, tous les autres caractères de l'espèce se retrouvent sur elle, quoiqu’elle soit en effet très-variable. ve

Cette jolie plante est encore fort peu répandue dans les jardins, et certes elle mériterait de figurer dans tous. Elle forme un charmant gazon qui tout l’été et l'automne se couvre de milliers de fleurs jaunes, roses et pourpre allant au violet. Ces fleurs sont petites à la vérité, mais leurs capitules sont si multipliés que le nombre supplée à la grandeur. Elle se marie fort bien aux Verveines et finit par couvrir tout le sol.

Les branches toutes retombantes et s’enracinant dans le sol à chaque nœud par des racines, s'étendent en rosace du centre où la plante a germé ou été plantée. Elle croit parfaitement en pot et mieux encore en vase suspendu, d’où les longs rameaux tout couverts de fleurs pendent avec grâce. Le Lippia nodiflora se contente fort bien de l'air des appartements, mais en pleine terre il devient une plante vigoureuse.

Le sol qui lui va le mieux est une simple terre franche mélangée d’un tiers de terreau; il lui faut beaucoup d’eau, surtout cultivée en vase suspendu, de sorte que par un baquet fermé dans lequel on a déposé sa terre, cette condition d'humidité s'obtient facilement. 1

Il suffit pour reproduire cette jolie plante, soit de semer la graine au printemps en place ou en parterre pour repiquer, soit de bouturer dans à toutes les saisons et même en automne; on se trouve bien de couper des | branches enracinées et de les replanter en pot pour la culture d’hiver,

car avec ces soins la plante passe d’une année à Pautre bien que sa nature soit annuelle. Les graines ne mürissent que difficilement dans notre pays.

Dans les bouquets, ces charmantes fleurs font l’effet d'autant d’améthystes, et ce qu'il y a de non moins remarquable est la variété de couleurs qu’on obtient dans une seule capitule.

AVIS

Nous offrons volontiers et gratuitement des boutures enracinées du Lippia nodiflora à Messieurs nos abonnés. Nous en ferons la distribution avec d’autres graines de plantes de printemps (écrire franco) pendant les mois qui nous séparent de l’époque des semis.

UNE VARIÉTÉ NOUVELLE ET INÉDITE DE LA CAMPANULA PERSICÆFOLIA DE LINNÉ, APPELÉE CAMPANULA CORONATA PAR LES HORTICULTEURS,

Par M. Cu. MoRREn.

Sous le nom de Campanula coronata, figurait à l’exposition de la Société royale de Flore à Bruxelles, du 14 au 16 juillet de cette année, une charmante campanule de pleine terre que nos horticulteurs ne connaissaient guère et dans laquelle ils plaçaient avec raison le légitime espoir d’une fructueuse popularité. |

Cette campanule se distingue par l'ampleur de sa fleur et par un immense calice coloré, en forme d'étoile, qui se pose pour ainsi dire comme une corolle à rebours au bas et à l’opposite de la corolle ordinaire. C’est parce que ce calice imite une couronne que les amateurs de plantes avaient donné le nom de campanula coronata à ce végétal, qui ne se trouvait pas auparavant dans nos collections. Le bel exemplaire exposé à Bruxelles y figurait comme appartenant à M. Symon-Brunelle, secrétaire de Société royale de Flore, qui a bien voulu nous envoyer une fleur pour l'étude, mais auparavant nous avions recu de M. Putseys, directeur au Ministère de la Justice, et vice-président de la Société de Flore, un pied entier de cette Jolie plante, pied qui nous a permis de poursuivre les détails de sa classification. M. Putseys nous a mandé depuis qu’il avait introduit cette campanule à Bruxelles des jardins d'Arras.

Il ne peut y avoir aucun doute sur l'espèce à laquelle cette campanule appartient : c’est le campanulu persicæfolia de Linné. Seulement dans les sept variétés assignées par De Candole à cette espèce, aueune ne fait reconnaitre la plante de M. Putseys. Reichenbach a bien décrit et figuré dans

ses centuries d’Zcones, tom. I, t. 77, un campanula persicæfolia calycina, mais en examinant cette planche, nous avons pu constater de suite que la campanule nouvelle est tout-à-fait différente. Dans la C. persicæfolia calycina, le calice a ses lobes distincts, ovales-lancéolés, très-grands, et la corolle est étroite à sa base. |

Sur la plante que nous signalons ici à l'attention des horticulteurs, le calice est d’une pièce, ses lobes sont soudés jusqu'à la moitié au moins de leur longueur, de manière à former une étoile qui offre la forme et la couleur d’une seconde corolle. Ce calice est tout blanc, seulement les extrémités des lobes sont un peu vertes.

Nous croyons donc devoir joindre aux variétés connues de cette espèce, une huitième que nous nommons et caractérisons comme suit :

CAMPANULA PERSICÆFOLIA. Linn. var. I. CoroNATA ; monstrosa uniflora vel polyantha; calycemonophyllo, amplissimo, stellato, lobis medio concretis apice dicretis, angulato, concolore; corolla simplici campanulata.

CAMPANULE A FEUILLES DE PÉCHER. Linn. var. [. À COURONNE; monstrueuse, uniflore ou polyanthe, calice monophylle, très-ample, étoilé, lobes concrets jusqu'au milieu, disjoints au sommet, anguleux, concolore; corolle simple campanulée.

Cette espèce de campanuic se double souvent dans nos jardins. Dans la variété décrite et figurée ici, la fleur reste simple, toute la modification se porte sur le calice,

Cette jolie plante se cultive absolument comme l’ancienne campanule à feuilles de péchers si connue. On sait qu’elle est vivace et originaire de l'Europe tempérée et de l'Orient. On doit donc la recouvrir pendant l'hiver, surtout de feuilles. La variété coronata se tient encore en pots vu sa rareté dans nos jardins.

On peut s'adresser à MM. De Craen ou Van Riet, horticulteurs à Bruxelles, pour obtenir cette nouveauté, qui mérite d’être propagée partout.

REVUE DE PLANTES NOUVELLES

Anigozanthos tyriamthina. Hook. Bot. Mag. 1850, tom. 4507. (Anigozanthe tyrianthine). Famille des Hoœmodoracées. Tige élancée, cylindrique, en panicule dichotome, pourpre en haut et plus bas tomenteuse blanchâtre; feuilles la plupart radicales , linéaires-acuminées raides, striées, droites, très-glabres, bords denticulés très-scabres, épis panieulés secundiflores, bractéolés, pédoncules, pédicelles et périanthes couverts à l'extérieur d’un duvet dense et violet, division du périanthe (en dedans glabriuscule et jaune de paille) lancéolées-acuminées , tube courbé plus long, filets des étamines plus courts que les divisions, anthères ex-appendiculées. Cette plante est une des plus jolies choses que le naturaliste

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Drummond ait découvertes dans ses excursionsen Australie, et sur les rives de la rivière du Cygne. On peut se faire à peine une idée de ce qu'il ressentit en voyant de grandes parties de terrain entièrement couvertes de eette plante singulière, de trois à quatre pieds de hauteur et portant des panicules de fleurs nombreuses du plus éclatant pourpre de Tyr. On à reçu des graines en Europe, mais elles n’ont pas encore germé. Sir William en a publié une figure d’après un échantillon d’herbier.

Culture. Naturellement, M. John Smith ne pouvait traiter de la culture de cette espèce en particulier, vu qu’elle n'existe pas encore dans les collections d'Europe. Il s’est done borné à donner quelques généralités sur la culture des autres espèces, qui toutes sont robustes , demandent l’orangerie l'hiver et la pleine terre l’été. Elles veulent assez d’eau pendant cette saison. Pour éviter qu'elles ne forment des masses trop grandes, il faut souvent diviser les pieds et replanter les jeunes de préférence, soit en automne, soit au premier printemps. Le sol est peu important: une simple terre de jardin suffit. On commence à voir quelques anigozanthes dans nos expositions de Belgique, mais en général ces plantes sont trop peu connues.

Fuchsia bacillaris. Lindl. Bot. regist. t. 1480. Hook Bot. Mag. 1850. t. 4506 (Fuchsia bacillaire). Famille des onagrariées. Rameaux glabres, feuilles ovales ou ovales-lancéolées denticulées, caduques, glabres, pédoncules axillaires subtriflores, plus longs que les feuilles, tube du cacylice lindracé, divisions ovales acuminées, égalant presque les pétales obcordés et ouverts, étamines subineluses, style exserte, stigmate globuleux, quadridenté, fruit subglobuleux. Ce joli arbuste est originaire de Mexico et si sir William Hooker doute si c'est une plante de serre tempérée, nous pouvons affirmer qu’elle se contente admirablement de cette chaleur modérée. Elle fleurit tout l'été. Les fleurs sont petites mais extrêmement jolies et nombreuses.

Culture. Rien n’est plus aisé que de cultiver cette espèce de fuchsia. Une simple orangerie suffit l'hiver. Il se contente même d’une place sous les étagères. Au printemps il faut le repoter et lui donner un mélange de terre franche légère et de terreau de feuilles. Quand les fleurs commencent à se montrer, sa conservation en orangerie les augmentent en nombre. On peut cependant fort bien le placer à l’air libre. On le propage par boutures. En faisant ces boutures tardivement en automne, on obtient des plantes qui fleurissent pendant l'hiver. La fleuraison ressemble à celle d’un lilas. Cette espèce, qu’on commence à propager dans nos serres, est une véritable ressource pour les bouquets où ses jolies petites fleurs, d’une tendre délicatesse, produisent le meilleur effet.

Gesneria Seemanni. Hook. Bot. Mag. 1850. 1. 4504 (Gesnerie de Seemann). Famille des Gesnériacées. Plante élancée, velue, herbacée: BELG. HORT. T. f. 19

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feuilles opposées, ternées, à pétiole assez long, largement ovales où obovées, aiguës, grossièrement dentées, les supérieures beaucoup plus petites, plus acuminées. toutes obtuses à la base, pédoncules uniflores, fasciculés, verticillés à l’aisselle des feuilles supérieures, plus longs que le pétiole, disposés en long épi terminal; corolle très-velue d’un rouge de brique, tube court-cylindracé, limbe glanduleux hérissé, égal, trés-ouvert, lobes ouverts sous-arrondis maculés, étamines et style inclus, ovaire très-

velu, glandes hypogynes au nombre de 4 ou 5, larges, stigmate unique

et bifide. Cette espèce de gesneria, regardée comme entièrement nouvelle par sir William Hooker, porte un nombre considérable de fleurs d’un joli rouge de brique, varié de jaune. Elle se rapproche du G. longifolia de Lindley (Bot. Regist. 18492, t. 40), mais diffère par la forme des feuilles e* le limbe de la corolle. Cette espèce-ci a été découverte à Panama par M. Seemann, qui en envoya des racines ou mieux des tubercules au jardin royal de Kew en 1848, La plante fleurit déjà en octobre 1849. Culture. M. John Smith voit dans les tubercules écailleux reproducteurs des tiges surculeuses souterraines. Les rhizomes de cette espèce-ci ressemblent à ceux des gloxinia et des achimènes ct exigent le même traitement. On leur donne une mixture de loam léger et de terreau de feuilles, ct afin d’exciter les racines, on les place au-dessus des tuyaux (bottemheat) d’une serre chaude, en ayant soin toutefois de ne pas les abreuver de trop d'eau aussi longtemps qu'ils n’ont pas montré leur croissance. En été on les place au midi, mais il faut leur donner de l'ombre au milieu du jour.

Gynoxis fragrans. ook. Bot. Mag. 1850. Tab, 4511. (Gynoxtis odorant). Familie des composées, section des Sénécionidées. Plante grimpante, très-glabre; feuilles alternes, assez longuement pétiolées ovales ou ovales-lancéolées, aiguës subcharnues, très-entières, non distinctement veinées, grappes corymbeuses, terminales; floscules des rayons peu nombreuses, bractéoles au nombre de 4 à 6 très-ouvertes subulées. Ce fut M. G. Ure Skinner de Guatemala qui envoya cette plante à sir William Hooker à Kew. On la tint en serre chaude; au mois de décembre les fleurs s’ouvrirent en répandant une suave odeur aromatique ; l’involuere est d’un jaune verdâtre, les rayons jaunes. On dirait d’un grand seneçon.

Culture. C'est une plante grimpante, croissant vite et à bois mou; sa racine est charnue, épaisse et longue, de la nature des tubercules. Un mélange de terre légère argileuse, de terre de bruyère ou de terreau de feuilles lui convient très-bien ; elle est parfaite pour garnir les treillis en

serre chaude. On ne voit pas les insectes l’attaquer, ce qui est une faveur

rare dans l’ordre des plantes grimpantes, On la reproduit par les boutures, mais comme elles se font sur bois très-tendre, il faut éviter l’humidité jusqu'à ce qu'elles ont produit des racines. |

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ixora barbata. Roxb. FI Ind. vol. #4, p. 584, éd. Wall. vol. 1, p. 594. Wight Ic. Plant. or. [, p. 185. Sims Bot. Mag. t. 2505. Hook. Bot. Mag. 1850, tab. 4515 (Ixore barbue). Famille naturelle des Rubiacées. Feuilles elliptiques oblongues, aiguës, à pétiole court, très-glabres, brillantes, les florales subcordées sessiles, panicules amples, laches, rameaux trichotomes , sub-corymbeux , corolle blanche à tube très-long, limbe à lobes obovés , ouverts et réfléchis, gorge barbue en cercle, style exserte. Cette jolie plante est encore rare dans les collections de serre chaude où elle brille par ses fleurs blanches et leur excellent parfum. Cet ixora est venu à Kew de Calcutta, d'ou le docteur Wallich la envoyé. Roxburgh déclare qu’il ne l’a jamais vu que dans le jardin botanique de la capitale du Bengale. Elle fleurit en serre chaude au mois de juillet.

Culture. Les ixoras, là plupart originaires des Indes Orientales, de Java et des autres iles de l'Océan indien, exigent la serre chaude et une humidité vaporeuse grande. L’atmosphère des serres à orchidées leur sied à merveille. Cette espèce-ci d'ixora s’élève droit et se dénude du bas. Il faut done la tailler court et la tenir bas. Une terre franche légère et de la terre de bruyère mélangées, avec un bon drainage, lui conviennent. La multiplication se fait par boutures, qui reprennent très-vite dans du sable sous cloches étouffées et dans une bache chaude.

-Pachira alba. Walp. Rep. Bot. v. 4, p. 529. Bot. Mag. 1850, Tab. 4508 (Pachire blanc). Famille des Bombacées. Arbre inerme; feuilles caduques septénées; folioles pétiolulées elliptico-lancéolées, aiguës, glabres, corolle extérieurement tomenteuse par des poils faseieulés, tube staminifère lobé au bout, filets dichotomes. Loddiges et Hooker lui-même dans la Flora exotica ont d’abord nommé ce petit arbre Carolinea alba. Il est originaire du Brésil et porte quelques branches à son sommet. Il fleurit l'hiver dans les serres et dans une saison où il n’a pas ses feuilles. Ces fleurs sont fort grandes, du volume de celles de magnolia; les pétales sont grands , en lanières jaunâtres défléchies et le bouquet d’étamines tresfourni , blanches, d’où sort un pistil rouge. Le Pachira tomentosa de Martius est une espèce trés-voisine, mais les folioles sont plus larges et trèstomenteuses. |

Culture. On possède ce végétal depuis longtemps dans nos serres chaudes, où il montre sa tendance à se dégarnir du bas et à lancer sa tête et ses branches vers lés vitres. Aussi taille-t-on bas. Son inconvénient est de fleurir sans feuilles. On le reproduit par boutures de bois à demi durei, placées sous cloche et tenues dans la bache chaude, où il faut éviter l’excès de l’humidité, car les racines pourrissent facilement.

Tupa crassicaulis. Hook. Bot. Mag. 1850, p. 4505 (Tupa à tiges épaisses). Famille des Lobéliacées. Tige suffrutiqueuse, droite, simple, épaisse, cicatrisée des feuilles tombées, blanchâtre par pubescence; feuilles

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denses au sommet des tiges ouvertes, réfléchies, lancéolées ou larges et lancéolées, aiguës, amineies à la base en un pétiole court, dentées, veinées en réticulation, au-dessus vertes, mollement pubescentes, au-dessous tomenteuses et blanchâtres, pédoncules axillaires, solitaires, uniflores, beaucoup plus courts que les feuilles, tube du calice hémisphérique, divisions du limbe ouvertes, acuminées, corolle d’un orangé jaune, plus tard coccinées, tube latéralement comprimé, limbe bilabié, lèvre supérieure bifide, divisions droites, Finférieure réfléchie et trifide. Sir William Hooker fait observer à propos de cette plante que les espèces nouvelles qu’on envoie de chez les jardiniers du continent en Angleterre, sont le plus souvent mal nommées et que dans ce défaut les plantes venant des jardins de Belgique l’emportent encore sur les autres. Le botaniste de Kew a parfaitement raison dans son blâme, mais nos jardiniers ne savent pas pour la plupart la botanique, ne s'occupent pas de la science de déterminer les espèces et donnent des noms au hasard, en préférant ceux qui peuvent le mieux faire vendre leur marchandise. Ils ne consultent jamais les botanistes du pays et préfèrent, dans l’oubli le plus complet de leur nationalité, s'adresser à des botanistes étrangers pour déterminer leurs plantes. On voit par les paroles de M. Hooker comment ils sont traités en Angleterre. Il y a fort peu d’exceptions à cette règle générale, qui ne peut cesser que par une émancipation dans l'instruction de cette classe d’industriels. Les jardins royaux de Kew ont recu ce tupa de M. Jacob Makoy de Liége, sous le nom erroné de Syphocampylus canus, nom donné par Pohl à une toute autre plante. On n’a pas indiqué de patrie, comme c’est la coutume chez nos horticulteurs, trop négligeants dans tous ces détails, qui motivent cependant les cultures. Ce tupa a fleuri en été et en automne dans une serre tempérée.

Culture. C’est un arbrisseau à bois mou, d’un port droit et se dégarnissant du bas. Il exige d’être placé pendant l'hiver dans une température d'environ et n’excédant pas 12 à 15 centigrades. Vu sa nature tomenteuse, M. John Smith pense que son atmosphère doit être sèche. Au printemps, il faut le repoter, en ôtant une partie de son ancienne motte de terre et le plantant dans un mélange de terre franche légère et de terre de bruyère sablonneuse. On doit faire attention au drainage du pot, la terre ne pouvant retenir l’eau longtemps. Les racines à la surface du sol pourrissent vite, ainsi que toute la plante qui continue dans le haut à montrer une belle apparence. Durant l'été, il faut la placer dans une serre tempérée. M. John Smith pense qu’en la plantant en mai, dans un parterre bien chauffé, la plante prendrait de grands développements, mais il faudrait la préserver contre les gelées d'automne en la rentrant. On la reproduit par des boutures qu'on fait sous cloches étouffées.

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LITTÉRATURE BOTANIQUE ET HORTICOLE

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