‹ La Belgique horticole (volume 4)Chapitre 40 sur 173 · FE ES · texte numérisé non relu

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en rameaux, et la production en fruits serait nulle pendant plusieurs années ; elles feraient naître également beaucoup de rameaux sur les branches vigoureuses, rameaux qu’on serait obligé de supprimer pour la plupart, ce qui causerait une assez grande perte de sève.

D'ailleurs la suppression graduelle des branches permet de rétablir aussi graduellement l'équilibre de la sève, quand cet équilibre a été rompu.

Par la taille, avons-nous dit, on cherche à faire produire aux arbres la plus grande quantité de fruits possible dans l’espace le plus restreint ; or ce résultat n’est atteint qu'autant que la sève est bien utilisée. La sève est employée soit au développement du bois, soit à la production fruitière. Il est clair qu'il faut s’efforcer, par la taille, de réduire le développement du bois à des limites restreintes, mais néanmoins suffisantes. Évidemment la taille est défectueuse lorsqu'on est forcé de supprimer beaucoup de bourgeons ou de rameaux. Le pincement, qui arrête le développement des bourgeons et des rameaux, est une opération très-utile à employer dans ce cas. Si la taille a lieu à la longueur voulue, comme nous l'avons indiqué, les rameaux et les bourgeons à supprimer sont trèspeu nombreux et la sève de l’arbre est bien utilisée.

Le Pommier possède un mode de végétation analogue à celui du Poirier. Aussi taille-t-on ces deux espèces d'arbres d’après les mêmes principes.

Je m'arrête sur ce sujet. Je crois en avoir dit assez pour montrer l'utilité de la connnaissance de la végétation des Poiriers pour les tailler d’une manière rationnelle.

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