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3 a plante dont il est pour la première fois ici | Le question, a été présentée par notre célèbre in- & &) troducteur belge, M. J. Linden, à l’exposition
universelle de Paris, en 4867. Elle y fut trèsremarquée et fort admirée. C’est, en effet, un bijou de végétation, d’une prestance élégante, d’un coloris rare et distingué et d’un parfum suave.
Il est vraiment extraordinaire qu’un grand nombre de fleurs mauves et violettes répandent de suaves odeurs; ce fait est encore inexpliqué.
Descriprion. Notre plante est de petite dimension. Ses feuilles peu nombreuses (nous en avons compté 16), forment une rosace radicale qui n’était pas d’une parfaite régularité sur notre spécimen; elles sont rubaniformes, pliées en gouttière, les plus inférieures arquées vers le sol, les supérieures dressées; toutes ont l’extrémité amincie en pointe et repliée en dehors; elles sont membraneuses, vertes sur les deux faces, sans écailles blanchâtres, et lisses sur les bords; celles que nous avons mesurées nous ont donné 15 à 20 centimètres de longueur sur à à 6 centimètres de large.
Du milieu de la rosace foliacée s'élève une hampe droite qui porte les fleurs à peu près à la même hauteur que le sommet des feuilles. Cette hampe est enveloppée de distance en distance par de petites. bractées lancéolées, brunâtres et sur lesquelles on parvient à distinguer quelques écailles épithéliales.
L’inflorescence est en épi composé, dont les rameaux, au nombre de trois, sont divariqués et chargés de deux rangs de fleurs. Chacune d'elles est serrée à la base dans une bractée qui, dépliée, se montre sous la forme d’un triangle à large base, acuminée et avec l'apparence d’un vert brunâtre. Avec de bons yeux on y discerne quelques écailles d’épiderme.
À la base de la fleur est un calice libre à trois sépales ovales lancéolés, glabres, verts, de la longueur de l’onglet des pétales et qui, après la floraison, se resserrent d’une manière remarquable pour former un cône aigu autour du fruit.
Les pétales au nombre de trois ont une forme générale qui rappelle ceux de l’OEillet et sont disposés comme dans une fleur de Commelyna ; leur onglet est linéaire, large, canaliculé, blanc et sans trace d’écailles nectariformes à la base; leur limbe est rhomboïdal dans son contour, ample, étalé en dehors, à deux lobes avec une petite pointe à leur réunion ; ils sont d’un beau mauve uniforme sauf à la base qui est blanche et ils répandent un arôme exquis.
Il y a 6 étamines incluses entre les onglets et qui n’atteignent pas la gorge de la corolle; elles sont singulièrement disposées par paires en face de chaque pétale; leurs filets sont relativement larges; les anthères courtes, linéaires, dressées, laissant échapper un pollen jaune de soufre.