RARE ETES
N'ayant, en définitive, trouvé aucune ancienne espèce à laquelle nous pourrions rapporter notre plante, il nous a bien fallu l’ériger en espèce nouvelle, au moins pour les cultures. Nous avons été encouragé à agir ainsi par notre plus célèbre orchidiologue, M. Reichenbach fils, et par les observations de MM. Baker, R. Kingston et Linden. Nous lui avons donné le nom de M. truloris (triloris, à 5 lanières; de tres, trois, et lorum, courroie, lanière de cuir), ce qui veut dire Maxillaria à trois lanières, pour exprimer la forme, les dimensions et la couleur des trois sépales.
Nous ignorons la patrie de la plante. Ce ne peut être que l'Amérique du sud. Peut-être le Caracas. Elle est venue au jardin botanique, pensons-nous, par l’entremise de MM. Jacob-Makoy et Cie. |
Elle appartient à la section des Maxillaires acaules, unifoliés, uniflores, à fleurs étalées. Les pseudobulbes sont petits : les feuilles dressées, pétiolées, hautes de 25 centimètres, coriaces, pliées par le milieu, amincies aux deux bouts. Les hampes florales atteignent presque la hauteur des feuilles et portent de petites gaînes vertes et membraneuses. La fleur est largement ouverte, avec les sépales rubaniformes, pointus à l'extrémité, un peu repliés sur les bords, blancs à la base, jaune-fauve sur toutle reste. Les deux pétales sont rejetés en arrière à partir de leur milieu et fort amineis : leur base est blanche, leur pli est strié de rouge et leur limbe est jaune pâle. Le labelle est coloré à peu près de la même manière avec un mince liseré rouge.
La plante est de serre chaude et de culture facile.