‹ La Belgique horticole (volume 4)Chapitre 98 sur 173 · QUEEN VICTORIA. 2 HALEVY. 3 PRINCE OF WALES. 4 MEYERBEER · texte numérisé non relu

QUEEN VICTORIA. 2 HALEVY. 3 PRINCE OF WALES. 4 MEYERBEER

ce qui met au défi toute l'intelligence de l’homme, le « homo sapiens? »

« Soit! Mais alors je voudrais pouvoir m'expliquer bien des phénomènes de la nature, avant de renoncer à ma superstition. Ainsi, pourquoi cette perturbation dans les êtres animés à l’approche d’un orage; comment l’abeille retrouve-t-elle sa ruche; comment le pigeon se dirige-t-il par une ligne droite vers son nid à 100 lieues de distance quand l'homme a besoin d’une boussole pour traverser un lac. »

L'intelligence appartient aux animaux : ce n’est pas contestable; ils donnent, dans maintes circonstances, des preuves d’une intelligence spéciale supérieure à celle de l’homme. Mais leur attribuer la prescience de phénomènes atmosphériques éloignés, c’est, presque, leur supposer plus que de l'intelligence.

MI. Gastinel Bey cst nommé directeur du domaine vice-royal de Choubrah en remplacement du D: Figari Bey, dont nous avons annoncé le décès. MM. Gastinel et G. Delchevalerie ont entrepris la publication d’un traité général sur la végétation et les cultures égyptiennes.

NOTICE SUR LE CALADION A DEUX COULEURS ET QUELQUES UNES DE SES VARIÉTÉS.

figurées PI. XVII.

Fam. des Aroïdées. — Gynandrie Polyandrie.

Character genericus. Spatha ventricosa, basi convoluta. Spadix apice omnino staminifer, quandoque mucronatus, mucrone nudo ; medio glandulosus; basi tectus germinibus. Antherae sessiles, in spiram dense dispositae, peltatae, sub pelta ad ambitum multiloculares vel pluries sulcatae, sulcis pollen concatenatum emittentibus, glandulae seu antherae steriles multiplici serie adnatae spadici, inaequales, oblongae, angulosae, obtusae, ad ambitum sulcatae. Germina numerosa, sessilia, subrotunda, depressa ; styli nulli; stigmata umbilicata, viscoso humore referta (E. P. VENTENAT, in Descr. de pl. nouv. cult. dans le jard. de M. Cels, p. 30). — Ovaria contigua plerumque superne connata, subbilocularia, stigma hemisphaericum. Ovula plurima. Funiculi breves. Antherae synandrii parum, discretae. Fructus spathae obvallatus. Semen ex tereti-oblongum, utrinque obtusatum, apice sulcato-striatum. — Tuberosa. Folia peltata. Peduneuli longi, solitarüi. Spadices fragrantes. — Americana. (H. Scuorr, syn. Aroid. p. 50.).

Caladium bicolor foliis peltatis, sagittatis, disco coloratis; spatha erecta, basi

subglobosa, medio coarctata, apice ovato-acuminata (Ventenat, 1. c.) — Petiolus variegatus laevis, lamina ovato triangularis, disco rubicunda, inferne profonde partita ; spathae lamina alba; ovaria vertice rosea; stigma modicum albidum. — Brasilia

-(Scuorr, 1. c.)

Arum bicolor Air. Hort. Kew. I, p. 516. — Wiccoen. Enum. pl. hort, reg. bot.

Ber. XI, p. 986. — Jaco. Scuoexsr. IT, p. 36, tab, 186, — Link, Enum. II, p. 594. — Bot. Mag. anno 1805, tab. 820.

Arum bicolorum M4ll, Dict.

Caladium bicolor Vexr. Cels, 50. — Hook. Exot. fl. 26. — Lonn. Cab. 235. — Bot. Mag. LIT, 2545 ; LXXX VI, 5199; LXXX VII, 5255, 5263. — Lemane, {/. hort. 1855, 185; 1858, 185, elc. — Ep. Mon, la Belg. hort. XI, tab. I. — Revue horticole, 1865, P. 211, c. ic, elc.

Les Caladium sont toujours en faveur auprès des amateurs de serre chaude : la forme élégante de leurs feuilles, la richesse de leur coloris et les variétés innombrables entre lesquelles ces plantes semblent se jouer justifient cette prédilection. Nous publions, dans des proportions fort réduites, quatre variétés du Caladium bicolor, livrées au commerce

l'année dernière par M. Bleu, pharmacien à Paris. Les Caladium de M. Bleu ont fait sensation à l'exposition de Paris en 1867 et jouissent

d’une véritable célébrité. Nous avons rencontré ces quatre variétés au printemps 1870 chez un excellent horticulteur gantois, M. Alexis Dallière.

1° Queen Victoria: nervures vertes, PTE marbré de blane et maculé de goutteletes sanguines.

2° Halevy : nervures vert pâle, parenchyme vert incrusté de petites taches rouges bordées de blanc.

9° Prince of Wales: nervures accompagnées de larges bandes rouge carminé s’atténuant vers les pointes; parenchyme vert pâle pointillé de rouge.

4° Meyerbeer: nervures rouges, fines; parenchyme marbré de blanc.

Quelques renseignements sur l’origine des Caladium et leur culture ne seront pas déplacés ici.

Le genre Caladium a été fondé, en 1800, par le botaniste Ventenat, membre de l’Institut de France et conservateur de la bibliothèque du Panthéon à Paris. Le nom de Caladium est tiré de Rumphius qui s’en était servi pour désigner plusieurs espèces d’Aroïdées dans son Æerbarium Amboinense. Ventenat s’est appuyé sur les caractères suivants pour distinguer les Caladium des Arum: la situation et la structure des anthères, la direction et la forme des glandes, les stigmates ombiliqués et glabres, le pollen formé de molécules agglutinées. Cette distinction est confirmée et étendue.

Le Caladium bicolor est originaire du Brésil. Il a été rencontré en 1767,

par Commerson, aux environs de Rio-Janeiro. Il a été introduit chez Cels, à Paris, en 1785. Les cultures de J. M. Cels, situées à Mont-Rouge, étaient célèbres à cette époque et ont rendu d’éminents services à la science, comme on peut le reconnaitre dans l'ouvrage de Ventenat, intitulé Description des plantes nouvelles et peu connues cultivées dans le jardin de J. M. Cels.

Jacquin l’a d'écrit et figuré en 1797, sous le nom de Arum bicolor dans son grand ouvrage sur les plantes cultivées au palais de Schoenbrunn. On l'avait reçu à Vienne de l’île de Madère où il était cultivé. Aiton (Hortus Kewensis) le dit introduit en Angleterre en 1775.

Passons à la culture. Nous ne pouvons mieux faire à ce propos que de

Se ed

reproduire un article écrit naguère à la demande de M. Barral, pour la Revue horticole (1865, p. 212), par M. Bleu.

Culéure &es Caladiæms, par M. BLeu. On sait que dans l’acclimatation d’un sujet quelconque, la première condition à remplir est de le placer dans un milieu à peu près identique à celui dans lequel il a l'habitude de vivre. Or, nous pensons que dans la culture des Caladiums on n’a pas assez tenu compte de ce principe, et c’est là, selon nous, la cause qui fait qu’en général on reste bien au-dessous de la nature. Sans avoir la prétention d’être arrivé à la perfection dans la culture qui nous occupe, nous pensons cependant que les résultats auxquels nous sommes parvenu nous autorisent à croire que nous sommes dans la bonne voie.

Personne n'’ignore aujourd’hui que les Caladiums naissent sur les bords de l’Amazone, dans une terre légère, fertile, sabmergée une partie de l’année; que c’est pendant la submersion qu'a lieu leur végétation. Dès que les eaux se retirent, les feuilles tombent et les rhizomes entrent en repos.

Nous allons décrire successivement les différents moyens que nous avons mis en pratique pour nous placer le plus près possible de ces conditions et qui nous ont fourni des plantes vigoureuses.

Comme terre, nous employons de la terre de bruyère légère, additionnée d’un dixième de vase et d’un cinquième de terreau consommé. Pour faire entrer les plantes en végétation, il faut leur donner une température moyenne de 20° à 40°, en évitant autant que possible de Îa laisser tomber au-dessous de 16°. Si on veut hâter leur végétation, il va sans dire qu’il faut une chaleur moyenne plus élevée, en ayant soin toutefois de faire qu'il n’y ait pas trop de grande variation de température si on a à sa disposition une couche placée dans la serre, on s’en servira avec grand avantage, car il est beaucoup plus facile de conduire la chaleur; mais aussitôt que les feuilles se montrent, il faut entr'ouvrir les châssis pour les accoutumer à supporter l'air de la serre et pour éviter d'obtenir des feuilles molles qui se flétriraient dès qu’on les sortirait de la couche. Une très-bonne précaution pour que la végcétation se fasse bien, c’est de ne tasser la terre que légèrement: cette précaution ne doit jamais être négligée, car les racines se développent difficilement dans une terre compacte.

Nous venons de dire que la végétation des Caladiums a lieu pendant la submersion du sol; cependant, nos observations tendraient à faire eroire qu'ils commencent à végéter avant cette époque. En effet, nous avons souvent remarqué au moment du rempotage, que des plantes, qui s'étaient parfaitement reposées, avaient déjà de nombreuses racines ct des pousses de plusieurs centimètres. Il est important de ne pas perdre

de vue ces observations, afin de diriger convenablement les arrosements. Voici la meilleure manière d’y procéder :

Aussitôt la plante mise en pot et recouverte environ d’un centimètre et demi de terre, on arrose assez fortement pour que toute la terre soit complétement humectée; ensuite un simple bassinage suffit pour entretenir l'humidité nécessaire au premier développement des racines : une plus grande quantité d’eau nuirait considérablement et ferait souvent mourir la plante, à moins de lui donner une chaleur tropicale. Lorsque les racines commencent à tapisser les parois du pot, on augmente graduellement les arrosements, et lorsque la végétation est dans toute sa force, on peut maintenir une humidité constante en plaçant les pots dans des soucoupes assez grandes pour contenir la quantité d’eau que doit absorber la plante en un jour. A l'avantage de maintenir la plante dans un état d'humidité convenable, les soucoupes en joignent un second qui ne doit pas, à notre avis, être négligé par un amateur; c’est celui de recevoir la terre qui est souvent rejetée hors du pot lorsqu'on arrose, malgré toutes les précautions qu'on peut prendre pour éviter cet inconvénient. 11 va sans dire que la serre doit toujours être tenue humide.

Nous avons tout lieu de croire, d’après nos nombreuses observations, que les Caladium naissent à une exposition ombragée, quoique bien éclairée. Un moyen qui nous réussit bien pour obtenir cette exposition, consiste à détremper du blanc d’Espagne dans du lait, et à en barbouiller les vitres. Cette peinture, qui résiste parfaitement à la pluie, nous donne une quantité de lumière suffisante, même lorsque le ciel est couvert ; elle offre en outre l'avantage de préserver des coups de soleil qui sont toujours si dangereux dans nos longs jours d’été. On comprend facilement que par un ciel pur les claies redeviennent nécessaires.

Outre les moyens que nous venons d’exposer pour obtenir une belle culture, nous sommes convaincu qu’il reste beaucoup à faire; aussi, poursuivrons-nous nos travaux avec courage, et si nous sommes assez heureux pour obtenir de nouveaux succès, nous en ferons l’objet d’un nouvel article, nous réservant pour plus tard le droit de compléter notre travail en donnant les moyens que nous employons pour féconder et multiplier ces plantes.

RUPR.ET MAXIM. | ,/

MAACKIA AMURENSIS

NOTICE SUR LE MAACKIA AMURENSIS RUPR, ET MAX, OÙ MAACKIA DE L'AMOUR,

(Cladrastis amurensis BEenra. ct Io0K.)

NOUVEL ARBRE DE PLEINE TERRE, figuré pl. XVIIL.

Famille des Papilionacées, Tribu des Sophorées.

Car. génér. : Calyx basi inaequalis subinflatus obtuse 4 dentatus, dente superiore majore. Corolla papillonacea. Petala unguiculata, longitudine subaequalia : vexillum a medio erectum lamina subrotundata emarginata, alae oblique hastatae, carina e petalis 2 semisagittatis marginibus subcoalitis, apice unguibus basique liberis constans. Stamina 10, breviter monadelpha, inaequalia; filamenta subulata, antherae omnes fertiles versatiles, biloculares, longitudinaliter dehiscentes. Germen brevestipitatum, anguste oblongum, pauciovulatum hirsutum. Stylus mediocris, glaber; Stigma punctiforme imberbe. Legumen scariosum s. herbaccum tenue reticulatum, valde compressum, ad suturam seminiferam marginatam s. tricostatam dehiscens, demum bivalve, substipitätum, lineari oblongum 1-5 spermum. Seminum testa strophiolata, cndopleura tumida. Cotyledones sat crassac, carnosae ; radicula crassa hilo proxima, exserta, quidpiam euryata ; plumula minuta bifida (Maxim. et Ropr. in Bull. de la cl. phys-math. de l’Acad. imp. d. se. de St. Petersbourg XV (1857), p. 143. tab. I, fig. 2).

Car. spec. Arbor 50-40 pedalis, trunco semipedali subrecto, ramis flexuosis, fronde sat densa. Cortex Betulae davuricae instar laminis tenuibus papyraceis dilaceratus, rufus; lignum duriusculum brunnescens. Folia imparipennata 5-4 juga, opaca; foliolis plerumque oppositis, non stipellatis, inferioribus minoribus late ovatis, acutatis, mediis ovatis, ovato-oblongis vel oblongis breviter acuminatis, obtusiuseulis, terminali oblongo vel obovato-oblongo, breviter acuminato, omnibus intergerrimis. Racemi simplices vel basi ramosi ramulos hornotinos terminantes, multe-atque densiflori. Flores ex axillis bractearum minutarum singuli-terni pedicellati, pedicellis rarius bifloris bracteas longe superantibus. Flores albido-virescentes (Rurr. L. c.)

Maackia amurensis Rupr. ct Maxim. — Ramuli juniores foliaque juvenilia (per totum fere majum nondum evoluta) sericeovillosa, villo mox soluto glabra. Tegmenta rotundato obtusa, exteriora minora nitida, fusca, glabra, ad sommum margine parce pilosa, intima bina majora luteo villosissima. Legumen parce adpresse pubescens, demum subglabrum.

Nom. Goldis et Oltschis ; Chôttola, Khôttola vel Khoôttolang.

Hab. Fast am gunzen Amur, mit Ausnahme des Küstenstrichs und des obern Stromlaufes bis zur Seja; häufig auf Flachland, auch in Wäldern. — Am Ussuri. — Blüht von den ersten Tagen des Juli an, reife Früechte im Spätherbst. (C. J. Maximowacz, Primiliae florae Amurensis, dans les Mém. présentés à l’Acad. imp. des sciences de St-Pétersbourg par divers savants étrangers, t. IX (1859), p. 87, cum icon.).

Maackia amurensis erstreckt sich am Amur von der Dseja-Mundung (etwa 50° 15’) bis zum Dorfe Pulj. (etwa 52° 20’), und tritt an diesen beiden Endpunkten, ja schon in KXïidsi, nur als Strauch auf. Sie soll auch an sämmitlichen Nebenflüssen, mit Ausnahme des Hyngu, wachsen, an der Küste aber bei Du (etwa 5lo 10’) auftreten. (CG. 3. Maxmmowicz, [. c. p. 590.)

Cfr. Bull. de l’Ac. des sc. de St-Pet. XV. p. 199.

Cladrastis amurensis BENTH, et Hooker, Gen. plant. tom. I, p. 554.

Explication des figures.

Fig. 1. Feuilles et fleurs grandeur naturelle. — 2. Grappe de fruits. — 3. Fleur agrandie, comme toutes les représentations qui suivent. — 4. Calice. — 5. Calice fendu et déployé. — 6. L’étendard. — 7. Les ailes. — 8. Les étamines. — 9, 10. Anthères. — 11. L’ovaire jeune et pubescent. — 12. Le fruit mûr, — 13, 14. La graine, — 15. L’embryon.

On doit à la Russie et à la sollicitude de son gouvernement pour l'exploration scientifique de ce vaste empire la connaissance d'un grand nombre de végétaux. Celui-ci, le Maackia Amurensis Rupr. et Maxim, résume précisément dans ces quatre mots le souvenir de grandes explorations botaniques. C’est un arbre découvert par Maack dans la vallée de J’Amur (ou Amour), c’est-à-dire dans le versant oriental de l’Asie septentrionale, lequel a été nommé et décrit par Ruprecht et Maximowicz, deux botanistes éminents, explorateurs des mêmes régions. De nombreux et importants travaux sur cette flore ont été accomplis depuis quelques années sous le patronage du gouvernement russe et de l'Académie Impériale de St. Pétersbourg.

Le Maackia amurensis est un arbre de la famille des Papilionacées, tribu des Sophorées. Il croît dans une grande partie du bassin de l'Amur, depuis l'embouchure de la Dveja (à peu près par 50° 45’ de lat.) jusqu’au village de Pulj (à peu près par 52° 20’). Il peut atteindre jusque 40 pieds de hauteur, avec un tronc assez irrégulier et noueux, mais il est souvent réduit à l’état d’arbuste. Il porte chez les peuplades du pays les noms de Kottola, Kottolang ou Khottolang. 11 est assez tardif à se mettre en végétation : ses jeunes feuilles et ses rameaux sont d’abord couverts d’un duvet soyeux qui ne tarde pas à disparaître : de même ses fruits, d’abord pubescents, deviennent ensuite presque glabres. Il fleurit dans les premiers jours de juillet et mürit ses fruits assez tard en automne en les gardant sur lui jusqu’à l'été suivant. L

L'apparition d’un nouvel arbuste dans les jardins est un fait rare, salué comme un évènement par les amis des jardins. Celui que nous signalons, le Maackia amurensis, a été introduit en Belgique par M. Jean Van Volxem et expérimenté dans ses pépinières de Perck où il a fleuri et fructifié l’année dernière. Il est donc absolument rustique. Grâce au zèle et à l’obligeance de M. Van Volxem, nous pouvons publier une figure exacte de cet arbuste, dessinée et coloriée d’après nature.

Le Maackia amurensis avait atteint dans les pépinières de Perck, la taille d’un homme. C’est un arbuste à feuilles pennées, trijugées, imparipennées, à folioles entières, un peu coriaces. L’inflorescence est une grappe terminale, dressée, compacte, de fleurs blanches papillonnacées. Le calice est campanulé sublabié, à lèvre supérieure formée d’un lobe relativement grand et à lèvre inférieure terminée par 5 dents petites.

ES

Corolle blanche, légèrement pointillée de rose ; 10 étamines monadelphes à la base; ovaire en légume pubescent; fruit glabre.

M. Jean Van Volxem, arboriculteur fort expérimenté, nous a donné au sujet de cet arbuste d’utiles renseignements. Le Maackia ressemble au Virgilia lutea : il se distingue par son bois plus gros, ses bourgeons volumineux, coniques, à quatre angles très-nets, son écorce couleur d'olive et ses folioles plus rondes et plus coriaces. Il donne volontiers des gourmands, ce que ne fait pas le Virgilia. Il prospère en plein air, dans une terre sablonneuse, mais il vient mal dans le terreau. Il est très-difficile à garder en pot. M. Van Volxem n’a pas réussi à le multiplier de boutures, ni à trouver un sujet convenable pour le greffer. Mais les graines qu'il a récoltées à Perck en octobre 1870 paraissent être bien conformées. Les premières graines de cet arbuste ont été mises dans le commerce en 1858 ou 4859 par MM. Vilmorin-Andrieux: elles n’y ont pas reparu depuis cette époque. Mais on a tenté de leur substituer frauduleusement ou par erreur des graines mortes de Virgilia lutea qui ressemblent en effet, sous tous les rapports, à celles du Æaackia.

Le Maackia est en outre assez voisin des Sophora et des Robinia. Les premiers se distinguent notamment par les étamines diadelphes et les légumes pulpeux : le second par les stipelles des folioles, les grappes axillaires, les graines sans strophiole, etc. etc.

La flore de l’Amur cest décrite dans un ouvrage, Primitiae Florae Amurensis, publié en 1859, par M. C. J. Maximowicez sous les auspices de l’Académie de St-Pétersbourg. L’auteur, voyageur du jardin botanique de St-Pétersbourg, avait, pendaat les années 1854, 55 et 56, traversé l’Asic depuis la Mandschourie jusqu’à la Russie d'Europe en explorant le cours de l’Amur. Ce fleuve est situé à peu près sous la même latitude que la Belgique. Sa végétation est donc particulièrement intéressante pour nous. Maximowiez a, pour ses Primitiae, utilisé, outre ses propres matériaux ceux de Léop. von Schrenk, Maack, Orloff, Turczoninow, Weyrich, Ch. de Ditmar et surtout il a été secondé et soutenu par Ruprecht. Ce savant botaniste, profondément versé dans la connaissance de la végétation russe, a, dans son rapport sur l'ouvrage de M. Maximowiez (Bull. de l’Acad, de sc. de St-Pétersbourg, XVIX, p. 110), exprimé l'opinion que la flore de l'Amour possède un caractère individuel très-prononcé : il y constate une région botanique indépendante.

Nous mentionnerons seulement quelques arbres et arbustes nouveaux de cette région que l’on peut espérer par conséquent acclimater dans nos jardins: Maximowiczia chinensis Rupn., Berberis amurensis Rurn. à Tilia Mandshurica Rurr. et Maxim., Acer tegmentosum Maxim. , Cissus brevipedunculata Max., Vitis amurensis Rurr., Phellodendron amurense Rurr., Evonymus pauciflorus Maxim, Evon. Maackii Rurr., Evon. macropterus Rurr:, Juglans Mandshurica Maxim., Juglans stenocarpa Maxim., Prunus glandulifolia Rurr. et Maxim, Pr, Maackii Rupr., Pr.

Maximowiczt Rurr., Spiraea amurensis Maxin., Crataegus pinnatifida Bce, Pyrus ussuriensis Max. , Philadelphus tenuifolius Rupr. et Maxim. , Phil, Schrenkii Rurr., Ribes horridum Rurr., Panax sessiliflorum Rurr. et Maxim., Eleutherococcus senticosus Max., Dimorphanthus Mandshuricus Ruprr. et Maxim., Lonicera chrysantha Turcz., Lon. Maximowiczii Rurr., Syringa amurensis Rurn., Fraxinus mandshurica Rurr. , Daphne Kamischatica Maxim, Aristolochia contorta Bce., Corylus mandshurica Maxin., Quercus Mongolica Fiscu., Betula davurica Pazr., Beth. Ermani Cuau., Betula costata TrauTv., Beth. fruticosa PaLr.; Bet. Middendorffii Traurv. et Mey., Alnaster fruticosus Lever., Larix Dahurica Turcz., Pinus mandshurica Rurr.

Les Prinutiæ de M. Maximowicz sont remplis de détails sur cette végétation arborescente. On trouve, à la page 418, une liste complète de la flore dendrologique de l’'Amur. Beaucoup de ces espèces ont été introduites par M. Van Volxem : nous aurons par conséquent l’occasion d’en reparler.

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