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ITT. Orchidées tropicales.
À toutes ces Orchidées il faut de la chaleur en abondance et un bon contingent d'humidité. La ventilation ne leur semble pas aussi indispensable qu'aux catégories précitées, pourvu qu’elles soient placées près du vitrage et quelles trouvent de quoi s’abreuver dans l'atmosphère environnante. En général leur culture pèche par trois points principaux : le défaut d'humidité atmosphérique, la présence d'une trop grande quantité de sphagnum aux racines et l'excès d’arrosage de ce sphagnum. C’est une erreur généralement répandue que, parce que ces Orchidées sont exposées à subir dans leur patrie une température de près de 38 C. à l'ombre, il soit utile de leur fournir dans nos serres des quantités de chaleur aussi considérables. On peut choisir une température comprise entre 16° et 20° C. comme minimum applicable à toutes les Orchidées tropicales pendant l’hiver. Ce minimum pourra être légèrement dépassé pendant le jour. Lorsque la température externe se trouve sous 5° C. le minimum de 20° C. à l’intérieur est très suffisant. Ces règles seront aussi observées pendant les mois de novembre, décembre, janvier et février. En l'absence de ventilation, le maximum de température pendant l'été sera de 23° à 26° C. Jamais il ne faut dépasser 32° C. lorsque les rayons du soleil pénètrent dans la serre. L'atmosphère, nous l’avons déjà dit, doit être richement pourvue d'humidité sans quoi la sève ne mettra pas bien longtemps à s'épuiser. Voici un certain nombre d'Orchidées appartenant à cette catégorie : tous les PAalænopsis, tous Les Succolabium, presque toutes les Vanda, tous les Ærides et les Cleisostoma, beaucoup de Stanhopea, les Goodyera, le genre Anæctochilus et d'autres genres encore, mais moins remarquables.
NOTICE SUR LE PINGUICULA FLOS MULIONTS Er. Mx. ou GRASSETTE FLEUR DU MULETIER.
Figuré Planche XXVII.
Famille des Lentibulariées.
MEXIQUE. — Serre chaude.
Pinguicula Tourx.—-Sect. I. Orcheosanthus : Corolla purpurea sub-5-partita, labiis subaequalibus, tuho brevissimo. Calcar reliquâ corollâ longius. — Nomen ab Opxts, sx, Orchis, et ævhos, flos. (DC. Prodr., VIII, 27.)
P. flos mulionis foliis spathulato-oblongis acuminatis superne pilosis,
MS 0 en
scapis calycibus calcare et ovario pilosis, lobis calycinis lanceolatis acutis, corollä subbilabiata, quinque partita, lobis patentibusobcuneatis sub-aequalibus, calcare reliquâ-corolià sublongiore cylindrico arcuato acuminato. 2]. — Folia rosulata, 15-20 lin. longa, pollicem lata, crassa, pagina inferior glabra. Scapi 2-3 pollicares. Corolla 10 lin. longa, fauce alba, pubescente, limbo ampliato, purpureo-violaceo, calcare lobisque majoribus peranthesin sursum spectantibus, tubo abbreviato. — Differt a P. oblongiloba DC. lobis corollae obcuneatis, fauce apertà. — Habitat in Mexico, prov. Verae Crucis. — Omer de Malzinne, 1870.
Cette petite plante appartient au genre des Grassettes. Elle a été.
rencontrée au Mexique par M. Omer de Malzinne au Passo del Macho (Passage du Mulet), dans l'Etat de la Vera-Cruz. Elle croissait dans les gorges, près des sources, sur les parois des rochers qu'elle émaillait de centaines de fleurs pourpres. Elle a été remise par M. de Malzinne à MM. Jacob-Makoy, horticulteurs à Liége, où nous l'avons vue fleurir à plusieurs reprises.
Cette charmante petite plante fait plaisir à voir. Ses poils distillent un liquide qui s’'accumule en gouttelettes diaprées sur la gorge de la corolle, sur les feuilles et la plupart de ses organes. M. de Malzinne éprouvait pour elle une affection particulière et d’ailleurs parfaitement avouable. Il l'avait recueillie et soignée avec sollicitude. Pendant son retour en Europe, sur le navire, il l'avait mise dans sa cabine, près des vitres, sur une brique humide.
Un jour une lame malencontreuse et brutale vint couvrir de son écume salée et amère, la petite fleur du Paso del Macho. Elle en mourut.
Heureusement, M. de Malzinne en avait aussi des graines. MM. Jacob-Makoy purent les faire germer et ils en ont obtenu quelques plantes, peu nombreuses, qu'ils ont eu le rare mérite d'élever et de conduire jusqu'à la floraison.
En cet état la plante répond à la description suivante :
Feuilles en rosace radicale, obovales subcharnues, portant des poils glandulifères abondants sur la face supérieure, étalées, ondulées, glabres sur les bords et en dessous, longues de 5 centimètres et larges de 3 à 31/2 centimètres. Scapes dresséés, pubescentes, hautes de 7 centim., uniflores. Calice à 5 divisions inégales, lancéolées, pubescentes, vertes. Corolle ample, de 28 millimètres en diamètre, belle; tube court, largement ouvert à la gorge qui est blanche et pubescente ; limbe à 5 partitions disposées en deux lèvres, toutes cunéiformes, étalées, glabres, d'un beau pourpre violacé, l’inférieure un peu plus large que les quatre
autres. Eperon très-allongé, descendant et prolongé à 3 centimètres
au-delà de la fleur. Genitalies incluses. Stigmate violet, pétaloïde. Nous avions cru pouvoir la rapporter au Pinguicula oblongiloba DC.