‹ La Belgique horticole (volume 5)Chapitre 12 sur 123 · PAR M' OMER DE MALZINE · texte numérisé non relu

PAR M' OMER DE MALZINE

Parmi bien des sujets d’admiration qui se présentent à la fois à l'amateur d’horticulture nouvellement arrivé d'Europe dans certaines stations des pays chauds, l’un de ceux qui fixent le plus vivement son attention, est certainement la végétation épiphyte. Presque complétement absente dans nos pays tempérés, elle se développe au contraire vigoureusement sous l'influence bienfaisante d'une chaleur plutôt constante qu'excessive. Là, les arbres en sont envahis de toutes parts, et souvent leurs branches et leurs troncs en sont littéralement recouverts.

Les Orchidées, depuis celles aux formes microscopiques, qui s’étendent en un léger réticule parsemé de jolies petites fleurs sur l'écorce des arbres, jusqu'aux espèces aux larges feuilles et aux bulbes allongés qui laissent pendre leurs hampes chargées de fleurs ; les Broméliacées aux feuilles filiformes et celles aux larges feuilles armées de rudes épines ; les Aroïdées aux immenses folioles découpées, laciniées, trouées ; les Fougères aux feuilles délicatement divisées, dont les tiges rampantes se cramponnent aux troncs ; les Lycopodes aux feuillage gracieux, qui laissent pendre leurs tiges sur le côté ; certaines Cactées dont les ramifications triangulaires et charnues fourniraient sur un seul arbre la charge de voitures entières ; certains Figuiers à la croissance verte et touffue, et bien d’autres espèces encore; tout cela croît sur les arbres, les enlace de ses racines et végète vigoureusement dans la région aérienne.

On est tout émerveillé de cette variété infinie, de cette vigueur luxuriante qui ressemblent si peu aux formes, ordinairement chétives et rachitiques, des mêmes plantes transportées dans nos serres. D'où vient cette énorme différence dans leur développement? — Telle est la question que je me suis souvent posée,

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