‹ La Belgique horticole (volume 5)Chapitre 32 sur 123 · PLANTE VIVACE DE LA FAMILLE DES CUCURBITACÉES · texte numérisé non relu

PLANTE VIVACE DE LA FAMILLE DES CUCURBITACÉES

Planche VI.

Thiadiantha dubia. BUNGE, Enum. plant. Chin. bor., 29. — ENDLICH., Gen.

plant. n° 5151. — Wazp., Repert. II, 205 et V. 763. — NAUDIN. in Ann. d. Sc. nat., 4, ser., t. XII (1859), p. 150, tab. X. — Gard. Chron. 1861, p. 845. ef 1864.

p. 345. — Bot. Mag., 1864, tab. 5469. —- ViLMORIN, les A. de pl. terre, Ie éd. p. 1130.

Nous ne connaissions cette plante que de réputation avant de l'avoir remarquée l'été dernier au Jardin botanique de Louvain. Ses longues

tiges grimpantes donnent à profusion des fleurs jaunes à corolle campanulacée qui ne sont point dépourvues d'élégance. De plus, elle a le grand mérite d’être vivace et parfaitement rustique. C'est, en un mot, une excellente acquisition pour les jardins.

Le Thladiantha dubia est une Cucurbitacée d’une organisation

singulière. Les fleurs mâles semblent, au premier abord, renfermer cinq étamines, mais on reconnaît par un examen plus : attentif

que quatre de ces étamines forment deux paires opposées à deux pétales, ont une anthère uniloculaire et représentent deux étamines, divisées jusqu’à la base du filet.

La plante a été découverte par Bunge dans la Chine septentrionale ; elle est commune aux environs de Pékin. MM. Hooker et Thomson l'ont recueillie aussi sur le Sikkim Himalaya et les monts Khasia à une altitude de 5-6000 pieds. Elle a été introduite en 1859 par la Société d’acclimatation de Paris et dès cette année elle a été cultivée au Jardin des Plantes par M. Naudin, qui l’a étudiée de très-près. Pendant longtemps les pieds staminifères ont seuls été connus, mais il n’en est plus de même aujourd’hui puisque les graines se trouvent annoncées sur les catalogues de marchands-grainiers. Elle donne des tubercules sur le trajet de tiges souterraines qui s'étendent horizontale-

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ment à une faible distance de la surface du sol : ils portent des bourgeons rudimentaires ou yeux et servent à la multiplication comme les tubercules de la pomme-de-terre, mais sans être, comme ces derniers, susceptibles de faire partie de notre alimentation.

Ses tiges, de plusieurs mètres de longueur, conviennent pour garnir les terrasses, les treillages et les berceaux. Il prospère surtout dans les terrains frais et légers. Se multiplie de graines et de tubercules que l’on enterre en mars-avril.

Notre planche à été peinte d’après nature, sauf les analyses qui sont copiées sur les dessins publiés par M. le D' Hooker dans le Boianical Magazine.

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