‹ La Belgique horticole (volume 5)Chapitre 38 sur 123 · LC NN M EN ER CARNET EE PE MF · texte numérisé non relu

LC NN M EN ER CARNET EE PE MF

Syn. : Pinus Larix d Paæa et y compacta Endl., Conif., p. 186. — Larix decidua pendula Henkel et Hochst., Conif., 134. — (PL. I, fig. 5, le port, fig. 6, cône grd. nat.).

C) Arbres de taille atteignant à peine la moyenne ; tiges basses puis dressées, ou bien dressées dès la base ensuite recourbées ;

rameaux pendants.

Var. e pendula : Cônes comme la var. G, belie forme bien caractérisée. Son port mérite qu'elle soit répandue partout. Originaire de l'Amérique septentrionale.

Syn. : Pinus pendula Solendr. in Ait. H. Kew., éd. I, vol. 3, p. 368. — Endl., Conf. p. 132 (nec Parl. in DC: Prodr."XNT, tom. 2, p. 409). — Zarix pendula Salisb. in Zinn. transact., VIII, p. 313. — Pinetrum Woburn., 137, tab. 46. — Carr. Conif., p. 279. — Larix decidua y americana Henkel et Hochst., p. 133. — P. Larix € repens Endl., Conif., p. 134. (La planche IT, fig. 1 donne le port). (Parlatore a confondu cette forme avec Z. americana).

Avant d'abandonner les différentes formes de notre Zarix qui présente tant et de si frappantes différences dans le port, il nous reste à faire remarquer que les caractères des variétés se transmettent assez bien par semis. Une partie reproduit la variété mais une autre perd ses caractères particuliers.

Ainsi, pour donner un exemple, nous avons semé de nombreuses graines de Z. decidua pendula. Parmi les plantes qui ont levé, (et c'était de loin la plus grande part) et qui présentèrent des branches dressées, quelques-unes seulement montrèrent dès l’abord des branches pendantes, ascendantes ensuite. On sema beaucoup de graines de plantes qui semblaient retournées aux types x et 6. Chose étrange, les plantes qu'elles produisirent, lorsqu'elles atteignirent 5 ou 7 pieds, eurent des branches à extrémités pendantes, de manière à présenter plus tard la forme qui était en question ; quelques autres retournèrent encore à la forme y. |

IT) Larix leptolepis Murr. Mélèze à écailles minces.

L. leptolepis Murray, The pines and firs of Japan, p. 89. — Gord. Pinet., p. 128. — Abies leptolepis Sieb. et Zucc. F1. jap., p. 12, tab. 105. — Pinus leptolepis Endl., Conif., p. 130. — Zarix japonica,

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Carr. Traité Conif., p. 272. — Henkel et Hochst., MNadelh., p. 135. — Pinus Lariz Thbrg., FT. jap., p. 275. — Cfr., tab. nostram, 1], |

Arbres élevés atteignant jusqu'à 40 pieds, à rameaux pendants, coussinets assez gros et ronds, feuilles linéaires de 1 à 1 1/2 mm. de largeur sur 1 à 1 1/2 pouce de long, à pointes émoussées, diminuant insensiblement vers la base. Cônes dressés; cependant ils paraissent être couchés le long du rameau sur les échantillons séchés : le même cas se présente chez tous les Mélèzes à rameaux pendants. Les cônes, lorsqu'ils ont atteint tout leur développement sont oblongs, presque sphériques, de 1 à 1 12 pouce de long sur 1 1/8 de pouce en largeur. Écailles glabres de 8 à 15 rangs imbriqués, presque ovales, de texture mince, arrondies à la pointe, très-souvent échancrées et en outre enroulées d’une manière singulière. Bractées ovales, pointues, dépassant seulement les écailles inférieures, mais tout à fait recouvertes par les supérieures.

D’après Siebold, le Zarix leptolepis est assez répandu dans les montagnes de l'Ile de Nippon (Japon) entre le 35° et 41° degré de lat. nord. Il supporte sans abri les hivers d'Allemagne. Les coussinets grands, épais, et surtout les grands cônes ronds avec leurs écailles si remarquablement enroulées font reconnaître cette espèce à première vue. M. Maximowiez na vu de cette espèce que des exemplaires cultivés, à Jedo.

Il) Larix occidentalis Nutt. Mélèze d'Amérique occidentale.

L. occidentalis Nutt., Sylo. am., IT, p. 143, tab. 120. — Reports of Baxplor. and Suro. from Miss. river to the Pacif. oc., NI, p. 59, cum ic. — Pinus Nutalli Parl. in DC. Prodr., XNI, II, p. 412.

Arbres en pyramides élancées, branches horizontales d’abord, plus tard pendantes. (La planche IT, fig. 8, donne le port d'un jeune exemplaire.) Feuilles assez étroites au sortir du bourgeon, au temps de la fleuraison 3/4 de pouce de long, à l’état parfait jusqu'à 1 1/4 de pouce. (Planche II, fig. 4, rameau avec fruit mûr et feuilles, grd. nat.) Cônes ovales, 1 1/4 pouce de long, dressés sur les rameaux pendants, de 8 à 12 rangs imbriqués d’écailles glabres, ovales, arrondies par devant, souvent crénelées, à bords relevés. Bractées glabres presque elliptiques à la base, écourtées par devant, dentelées ; la nervure du milieu se termine en une longue et mince pointe verte

plus longue que l’écaille. (Celle-ci insérée comme toujours à l’aisselle de celle-là.) Planche II, fig. 5, écaille un peu agrandie avec la bractée qui se trouve devant. Se distingue de notre Mélèze européen par la croissance qui le rapproche du Z. americana et par les bractées très-longues. Croït au nord-ouest de l'Amérique septentrionale aux sources du Fall-River. S'étend du 43° 40’ lat. nord, jusqu'au fleuve Colombie, c'est-à-dire jusqu'au 53°. On pourrait donc le conserver en Allemagne comme Conifère à feuillage caduc, mais aussi à St-Pétersbourg en plein air. |

IV) Larix Lyalli Parl. Mélèze de Lyall. |

L. Lyalli Parl. in Ænum. sem. horti. Reg. Flor., 1863; Gardn. Chron., 1863, p. 916; Rgl. Grif., 1864; p. 244; Henkel et Hochst., Conif., p. 412 ; Pinus Lyalli Parl. in DC. Prodr., XNI, I, p. 412.

Arbres de hauteur moyenne. Cime pyramidale. Branches horizontales. Coussinets gros, ovales ou cylindriques, de couleur noire. Feuilles minces, linéaires, émoussées, allant en s'amincissant peu à peu vers la base longues de 1 pouce à peine et larges d’un mill. Cônes moyens, faisant un angle droit avec les rameaux horizontaux, sub-ovales, 1 pouce de long environ et un peu moins larges ; écailles de 8 à 10 rangs, presque raides, écourtées par devant ou échancrées ; très-pubescentes sur la face dorsale et au bord. Bractées elliptiques lancéolées terminées par une pointe aiguillée beaucoup plus longue que l’écaille à laquelle elle appartient.

Nous n'avons vu qu'un exemplaire de Z. Zyalli avec un jeune fruit. (Figuré planche III, fig. 1, grd. nat.). Même chez les jeunes fruits les bractées sont si grandes qu'elles recouvrent toute leur écaille. (La fig. 2, planche III, montre une bractée et la fig, 3, une écaille, toutes deux un peu grossies). Avec les matériaux que nous possédons nous ne pouvons décider si le Z. Zyalli est une espèce réelle. Elle croît dans le nord-ouest de l'Amérique dans les Cascade- Mountains, à la même lat. que la précédente, mais on la trouve seulement à une altitude de 6 à 7 mille pieds au-dessus de la mer. Ne se différencie du Zarix occidentalis que par la pubescence des écailles et l'apparence un peu différente des bractées. Ces raisons les relégueraient peut-être au rang de forme alpine de celui-ci. Il n'est pas encore cultivé.

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V) Larix japonica Murr. Mélèze du Japon.

L. japonica Murray The pins and jirs of Japan, p. 94, cum Xyl. (nec Carr.). Z. leptolepis Ê Murrayana Maxim. in Znd. sem. h. Petr., 1866, p. 5.

Arbres à ramuscules pendants. Coussinets gros, ovales ou ovales

cylindriques; feuilles glabres, étroitement linéraires, de 1/2 à 4/5 de pouce de long, tronquées et s'amincissant vers la base, cônes sphériques couchés en apparence par suite de la position du rameau, 4/5 de pouce en largeur et en longueur, de 6 à 9 rangs d'écailles imbriquées, presque rondes, pointe insensiblement arrondie, émoussée, bord droit, parfois retourné vers la pointe. Bractées lancéolées ou presque elliptiques à pointe de longueur variable, les inférieures seules visibles, les supérieures enfermées dans le cône, convergentes au sommet. (PI. IIT, fig. 4, rameau avec 2 cônes grd. nat.). Croit au Japon sur le Fusi-Yama à une altitude de 8 à 8500 pieds au-dessus de la mer.

M. Maximowicz tient cette espèce pour une forme de Z. leptolepis, et peut-être n'est-ce pas sans raison. Il se fonde sur cette affirmation des jardiniers japonais que si l'on transporte cette espèce hors de sa station, il en résulte d'ordinaire Z. leptolepis. D'après les exemplaires que nous avons sous les yeux provenant de Tschonoski, le Z. 7aponica se distingue par des feuilles moitié moins longues, moitié moins larges, par des cônes beaucoup plus petits avec moins d'écailles.

En outre chez le Z. leptolepis toutes les écailles sont fortement recourbées à la pointe, tandis que ce n'est pas toujours le cas chez le L. japonica. En tous cas cet arbre supportera le climat de l'Allemagne.

VI) Larix dahurica Turcz. Mélèze daurique.

L. dakurica Turez. in Bull. soc. nat. Mosq. 1838, p. 101. Trautw., imag. pl. 48, tab. 32. Carr., Traité conf. 270. Henkel et Hochst. Conif., p. 138. ZL. kamischatica Carr., Conif., p. 279. Pinus Larix americana, Pall., FT. ross. I, p. 2, tab. 1, fig. 2. Pinus dahurica, Fish. in Z'ndl. Conif., p. 126. Ledb., FT., ross. III, p. 673. P. kamtschatica, Endl., Conif., p. 135. Abies Gmelini, Rupr. FT. Samoj., n° 269 in adn. -

Se présente dans nos jardins botaniques comme un grand arbre majestueux de plus de 60 pieds d’élévation, tandis que le tronc a

plusieurs pieds d'épaisseur. Les jeunes plantes croissent droites, en

pyramides régulières ; plus âgés, les arbres (PI. IT, fig. 5), présentent souvent plusieurs cimes et une apparence irrégulière. Les branches sont pendantes, peu nombreuses. Au moins le rencontre-t-on constamment sous cette forme dans tout le territoire de l'Amour où il constitue des forêts ou des massifs dispersés, et dans la Dahurie tant sur les montagnes qu'en plaine. Mais dans les Alpes Dauriques où il s'élève dans des terrains marécageux, il présente une forme naine à tronc couché, variété que donne aussi le Z. decidua. C'est précisément cette forme, plus rare, que les auteurs cités plus haut décrivent pour le Z. dahurica, celui-ci devient pour eux une forme accidentelle.

Par rapport aux rameaux, les cônes sont redressés en arrière. Sensiblement plus petits que chez toutes les espèces précédentes, oblongs. Les cônes fermés, non encore mûrs ont de 6/10 à 1 pouce de long, quelques lignes de moins en largeur; à la maturité, les écailles, même celles de l'extrémité, s'écartent fortement, caractère qui permet de distinguer cette espèce et la suivante de tous les autres Larix. Dans cet état, les cônes sont presque sphériques, (PI. III, fig. 6, un cône mûr avec les écailles écartées, grd. nat.) ; de 5 à 7 rangs d'écailles imbriquées, raides, variant depuis l’ovale arrondi jusqu’à l’ovale allongé, arrondies à la pointe, parfois tronquées ou échancrées. Les écailles tronquées, échancrées par devant, deviennent presque cunéiformes chez quelques spécimens de la Sibérie orientale. En outre, elles sont presque concoïdes avec un bord raide et droit. Bractées lancéolées ou elliptiques, terminées en une mince pointe saiïllante seulement aux écailles inférieures, tout à fait cachée entre celles du sommet. Il y a trois variétés à distinguer.

Var. à typica : Arbres élevés, irréguliers ; coussinets ovales ou cylindriques, allongés au plus 1/5 de pouce de long’; feuilles étroites, linéaires, tronquées ou pointues. 1-1 1/4 pouce de long sur 12 à 3/4 millimètre de large. C'est la forme qui est cultivée dans nos jardins. Vient de la Daurie et de la Sibérie.

Var. BG prostrata : Arbustes à tiges couchées, quant au reste, comme le type. — P. dahurica, Endl. {. c. Dans les marais de la Daurie.

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Belg. Hort. 1872.

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