‹ La Belgique horticole (volume 5)Chapitre 39 sur 123 · PI · texte numérisé non relu

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Var. y japonica Maxim. (PI. eæsicc. fi. jap. iter sec.) : Les coussinets remarquablement gros et forts; les plus jeunes, ovales; plus âgés, ils sont cylindriques allongés, 1/5 de pouce d'épaisseur sur 2/5 de longueur, feuilles plus courtes et plus larges, 3/4 pouce de long 1-1 1/4 mm. de large. Extrémité tronquée. (Planche IV, fig. 1, rameau avec deux cônes, grd. nat.).

M" Maximowiez découvrit cette remarquable forme dans le Japon septentrional dans les environs de Hakodate; elle y est représentée par de grands arbres à la cime touffue.

VII) Larix americana Mich. Mélèze à petits fruits ou américain.

Michaux #7. bor. am., II, p. 203 (anno 1803); Mich. A4rb., III, 88 tab. 4. Loudon, Arb. brit., IV, 2399. Zarix microcarpa Bedf, Pinet. Wob. (1839), p. 139, tab. 47. Link., Zinnaea, XV, (1841), p. 536. Carr., Traité Conif., p. 275. Henkel et Hochst Conif., p. 137. Pinus macrocarpa, Lamb. Pinetum éd. T, (1803), tab. 37. Zjusd., éd. IT, tab 50-Antoine, Cont/., DA, tab. 21. fig. 1. Endl. Conj., p. 132. L. tenuifolia Salsb. in Zinn. Trans, VIII. 313. Pinus intermedia Du Roi Harbk. Paumz., Il, 115. Zarix intermedia Lk. ZLinnaea, XV, p.»3b. Pinus pendula Parl. in DC. Prodr., XVI, II, p. 409. Cfr. tab. nostram, IV, fig. 2 et 3.

Dans sa patrie (Amérique septentrionale) cet arbre atteint 100 pieds et forme d'immenses forêts. Les exemplaires qui se trouvent au jardin botanique de St-Pétersbourg, en plein air, sont dressés, dans leur jeunesse et même jusqu'à 30 et 40 ans, avec des branches pendantes cà et là, proportionellement minces ; leur cime est peu épaisse et pyramidale. (La fig. 2, pl. IV représente un exemplaire âgé de 30 ans). Par contre un arbre plus âgé, de croissance libre, a présenté une cime plus élargie avec des branches plus pendantes; il n'atteignait que 80 pieds. Les coussinets sont courts et presque ronds. Feuilles délicates, tres-étroites, linéaires, de 3/4 à 1 pouce de longueur, 1/2 millimètre de largeur, obtuses. Les cônes sont les plus petits de tous les Mélèzes, semblables à ceux du Z. dakurica. Seulement de 4-5 rangs d'écailles, (pl. IV, fig. 3 un cône grd. nat.). L'insertion du cône sur le rameau varie avec la position de celui-ci. Dans l'Amérique du Nord, de la Virginie au Canada.

VIII) Larix Griffithi Hook. Mélèze de Griffith. L. Grifithi D. Hooker et Thoms. ZZustr. of Him. pl., tab. 21.

FT. des serr. XI, tab. 1267. Henkel et Hochst. Conif., p. 136. Abies Grifitiana Lindl. et Gord. in Jowrn. hort. soc. V, 214. Pinus Grifithi Parl. in DC. Prodr. XVI, IT, p. 411.

De tous les Mélèzes connus c'est celui qui s’écarte le plus de notre Larix commun. Représentez-vous un arbre de 20 à 60 pieds de hauteur, au troncélancé de 1 à 2 pieds de diamètre, portant une cime pyramidale, aux branches pendantes (fig. 4, pl. IV, le port de l'arbre). Coussinets très-gros et courts. Feuilles linéaires assez raïdes, de 11/4 à 2 pouces de long, à peine 1 millimètre de large, pointues. Cônes de 4-5 pouces de long, cylindriques, dans le genre de ceux du Picea excelsa (fig. 5, pl. IV, rameau avec 2 jeunes cônes ; fig. 6, cône mûr grd. nat.). Nombreuses rangées d'écailles rondes, ovales, tronquées par devant, arrondies ou un peu repliées. Bractées longuement lancéolées, aiguës, beaucoup plus longues que les écailles ; la partie antérieure de la bractée rabattue sur la pointe de l’écaille. (Fig. 7, pl. IV : une écaille avec la bractée qui est fixée à sa base, grandies). Croît à une altitude de 1200 pieds dans les monts Bootam, Népaul et dans le Sikkim-Hymalaya. Il résisterait probablement au climat de l’Allemagne, mais nous ne l'avons pas encore éprouvé.

En terminant cet article sur les espèces de Mélèzes connus jusqu’aujourd'hui, nous prions ceux de nos estimables lecteurs qui auraient fait des expériences sur l’acclimatation des n° II, II, IV, V et VIII, dans le climat de l'Allemagne et de la Suisse, d'être assez bons pour nous les communiquer, de facon à les ajouter dans ce journal.

Quant à la reproduction des Larix par graines, nous remarquerons encore que lorsqu'on les plante en plein air, dans un sol léger et sablonneux, les jeunes plantes commencant à grandir doivent être protégées par un rameau de sapin. Faute de prendre cette précaution les jeunes plantes tombent en décomposition et l'on peut perdre tout un semis.

Comme usages les Mélèzes fournissent un des bois les plus estimés pour la construction des serres, des châssis et des navires. On ne doit toutefois employer pour cet objet que du bois rouge. Leur résine se trouve dans le commerce sous le nom de térébenthine de

Venise ou comme gomme d'Orenbourg.

ÉNUMÉRATION DES POIRES DÉCRITES ET FIGURÉES DANS LE JARDIN FRUITIER DU MUSÉUM(), PAR M. J. DEcaisne (2).

303. P. de Lamartine. Fruit d'automne, petit ou moyen, arrondi, maliforme, ordinairement très-régulier; à queue courte, cylindrique, légèrement enfoncée dans le fruit; peau brune, parsemée de très-nombreux points

gercés; à chair fondante, très-sucrée, aromatisée. Arbre pyramidal, très-productif, propre à former des plein-vent.

Fruit mürissant vers la mi-octobre.

Cette variété, dédiée à l’illustre écrivain, semble avoir été mise dans le commerce par Bivort.

304. P. Muscat fleuri. Fruit d'été, mürissant en juillet, petit, turbiné ou globuleux; à queue droite, longue, souvent accompagnée de plis à son insertion sur le fruit; à peau lisse, verte ou jaune-citron, rarement

lavée de roux au soleil; à chair cassante, sucrée, aromatisée, blanche; eau assez abondante, souvent de saveur plus fenouillée que musquée.

Arbre atteignant d'assez grandes dimensions, très-fertile. — Le nom de ce fruit vient, suivant Mayer, de son grand œil qui ressemble à une fleur; quelques auteurs le confondent avec le Muscat d'été, Poire aux mouches, etc., petit fruit d'été à peau rouge et jaune.

305. P. Eyewood. Fruit d'automne, mürissant à la fin d’octobre, moyen, arrondi, déprimé, de la même forme que la Crassane; à queue longue, grêle, légèrement arquée, insérée dans l’axe du fruit; peau épaisse, jaune-verdâtre, parsemée de très-gros points entremêlés de marbrures fauves; à chair blanche, très-fondante; eau fort abondante, sucréeacidulée, aromatisée ou musquée.

Arbre très-vigoureux, de grandes dimensions, propre à former des plein-vent, à rameaux divariqués.

Cette variété décrite par Knight dans le volume 2, page 66, de la 2° série des Transactions de la Société horticulturale de Londres (1842), jouit en Angleterre d'une réputation justement méritée, et qui la fait classer à côté de la Bergamote rouge.

(1) Livraisons 101 à 113.

(2) Voir la Belgique horticole, 1871, p. 342,

306. P. Cadet de Vaux. Fruit d’hiver, se conservant quelquefois jusqu’en avril, moyen, pyriforme-ventru, régulier; à peau jaune safranée à l’ombre, jaune-orangé au soleil, parsemée de points bruns; à queue cylindracée, droite ou oblique, à chair blanche, très-dure, mucilagineuse, sans saveur ou légèrement sucrée.

Arbre vigoureux, très-fertile, propre à former des plein-vent. Je ne puis partager l'opinion de M. André Leroy qui considère cette poire comme de première qualité. Sous le climat de Paris, où je l’observe depuis 1855, je l’ai toujours trouvée très-dure, sans saveur et de qualité tout à fait inférieure.

307. P. Désiré Cornelis. Fruit d’été, müûrissant en août, pyriforme ou turbiné, moyen ; à queue droite ou insérée un peu obliquement en dehors de l’axe du fruit, charnue; à peau jaune à l’ombre, souvent colorée en rouge carminé au soleil, parsemée de gros points bruns gercés et entremêlés de marbrures, et marquée d’une large tache autour du pédoncule; à chair très-blanche et se confondant presque avec le cœur, très-fondante, très-fine, très-juteuse; eau sucrée, citronnée ou fenouillée. Très-bon fruit.

Arbre à scions droits, de grosseur moyenne, de couleur bronzée à l'ombre, brun-rougeâtre au soleil, glabres, parsemés de lenticelles arrondies.

La forme de ce fruit est assez variable : elle rappelle quelquefois celle de la P. Double-Philippe ou de la P. Williams, mais elle s'éloigne complétement de cette dernière par la saveur de sa chair. Le Muséum a recu cette variété sous le nom de Duchesse d'été.

208. P. de Mai. Fruit d’hiver, se conservant jusqu’en juin, moyen ou gros, turbiné, ventru ou pyriforme arrondi, très-bosselé, présentant ordinairement des protubérances autour de l’œil; à queue droite ou oblique, accompagnée de plis à son insertion; à peau jaune-verdâtre; à chair blanche. D’apparence grossière, cassante, ferme, peu juteuse, peu parfumée, sucrée, mucilagineuse. Fruit à cuire.

Arbre pyramidal. La qualité des fruits du Besi Mai est loin d'être la même sur l'arbre de semis et sur un arbre adulte sur franc; il faut qu'un individu greffé sur coignassier soit arrivé à l’âge voulu pour produire des fruits parfaits sous tous les rapports (De Jonghe). M. Le Roy considère de son côté le Besi Mai comme de première qualité (Dict. de Pomolog., vol. I, p. 278). Quant à sa conservation jusqu’à la fin de mai, j'y suis pour ma part fort indiflérent, puisque nos marchés abondent à cette époque de cerises et de fraises, dont Jes qualités l’emportent de beaucoup sur celles de nos poires d'hiver.

309. P. Léopold Riche. Fruit de fin d’été, commençant à mürir en août, moyen, arrondi ou oblong, quelquefois marqué d’un léger sillon, à queue charnue, ordinairement renflée et plissée à son insertion; à peau très-lisse, jaune-citron, parsemée de très-petits points entremêélés

de quelques fines marbrures; à chair remarquablement fine, presque complétement dépourvue de granulations, fondante, beurrée, sucrée, très-juteuse, fenouillée; eau sucrée, aromatisée. Fruit de première qualité.

Arbre pyramidal, très-productif. Cette excellente variété a été envoyée par M. de Jonghe au Muséum, qui l'a recue en outre sous les noms de P. Madame Durieu, Nouveau Zéphirin, Rousselet Van Dekerken, ete. M. De Jonghe m'a donné à son sujet les renseignements suivants : « Ce n'est quen 1856 que ce fruit attira mon attention ; M. Riche père, qui à cette époque possédait le plus beau jardin de Bruxelles, recut plusieurs de ces fruits, qu'il trouva délicieux et dont il accepta la dédicace. Plusieurs de ces poires ont été expédiées en 1859 à l'exposition de la Société d'Horticulture de Londres, où elles furent également appréciées; M. R. Hogg l’a décrite dans la 3° édition du Fruit Manual, p. 307 » (1866).

310. P. Curtet. Fruit d'automne, mürissant en octobre, moyen, arrondi ou turbiné ventru; à queue assez courte, enfoncée dans le fruit ; à peau jaune à l’ombre, teintée de rouge et parsemée de points et de taches d’un brun rouge au soleil ; à chair blauchâtre, fine, fondante, acidulée, légèrement musquée, eau abondante, sucrée, aromatisée d’une légère saveur de raisin muscat. Très-bon fruit.

Arbre de port pyramidal. En publiant la P. Quetelet, j'ai déjà eu occasion de faire remarquer que les pépiniéristes confondent ce fruit avec la P. Curtet. M. Leroy lui-même réunit sous le nom de Beurré Curtet (Dict. pom.) les synonymes des deux variétés ; ainsi la figure de la page 341 représente la P. Curtet, tandis qu'on voit figurer au verso la véritable P. Quetelet, « à peau jaune pâle, finement pointillée de roux, et tachée de fauve aux extrémités. » En décomposant la série des synonymes attribués à ces deux poires, il conviendra encore de rapporter à la P. Quetelet la P. Bergamote Bouquel, qui n’en diffère point.

311. P. Muscat à longue queue. Fruit d’été, mürissant fin juillet, petit, turbiné, à queue très-longue; à peau jaune-citron à l’ombre, rouge vif au soleil, parsemé de très-petits points bruns; à chair blanchâtre, cassante, très-juteuse, sucrée, musquée, mais quelquefois cependant fort acide,

Arbre de plein vent, très-fertile. On confond souvent cette variété

avec la Grosse Muscadelle, désignée dans le midi sous les noms d'Angélique romaine, Epine d'été, Blanquet musqué, etc., qui se reconnait à sa queue courte et charnue. :

312. P. Auguste Jurie. Fruit d'été, müûrissant en août, turbiné ou maliforme, petit ou moyen; à queue droite ou arquée, charnue, bosselée ou eylindrique, rarement enfoncée dans le fruit; à peau jaune-citroné à. l’ombre, rouge vif au soleil, parsemé de points et de très-fines marbrures; à chair blanche, très-juteuse, demi-fondante, très-sucrée, parfumée, musquée, de même saveur que celle du Rousselet et blétissant également très-vite.

Arbre propre à former des plein-vent, pyramidal, très-fertile. M. André Leroy (Dict. pom.) fait observer avec raison que l'origine de cette variété est tout aussi obscure que celle du ?. Giffard, dont le P. Auguste Jurie serait, dit-on, issu.

313. P. Paul Thielens. Fruit de fin d’été, moyen ou petit, arrondi, déprimé et bosselé autour de la queue qui est plus ou moins enfoncée dans le fruit; à peau lisse, jaune de Naples, unicolore, parsemée de très-petits points bruns; œil placé presque à fleur du fruit; chair blanche, très-fine, fondante, très-juteuse, acidulée, parfumée; eau sucrée, citronnée. Très-bon fruit, mais quelquefois fort acide.

Arbre pyramidal, très-productif. Le fruit de cette variété ressemble beaucoup à la P. Defays, mais il est un peu plus tardif.

314. P. Passe Tardive. Fruit d'hiver, turbiné-ventru, souvent sillonné autour de l’œil; à peau vert-jaunâtre, parsemée de nombreux points ainsi que de taches fauves; à queue droite ou arquée, renflée etse confondant avec le fruit; à chair ferme ou fondante, sucrée, parfumée, rappelant un peu la saveur de la poire Déel.

Arbre vigoureux, mais de fertilité moyenne, cette variété n’acquiert toutes ses qualités à Paris que dans les années très-chaudes; le plus ordinairement elle reste cassante, sans saveur, et ne peut être classée alors que parmi les poires à cuire.

315. P. Casimir Roger. Fruit d'hiver, mürissant en janvier et se conservant jusqu’en mars, moyen, turbiné, ventru, jaune à l’ombre, lavé de rouge au soleil; à queue oblique, très-renflée à son insertion sur le fruit; œil placé au milieu d’une légère dépression ; chair très-fine, remarquablement juteuse, fondante, sucrée, parfumée d’un saveur particulière, non musquée. Excellent fruit.

Arbre propre à former des plein-vent. Je dois la connaissance de cette excellente variété à M. Gustave de Linage, amateur éclairé

de pomologie, qui l’a dédiée à son ami M. C. Royer, premier président honoraire près de la Cour de Grenoble, chez lequel l'arbre a été obtenu d’un semis fait il y a environ 30 ans, et dont le tronc mesure actuellement 0",16 de diamètre.

316. P. Briet. Fruit de fin d’été, de forme variable, arrondi en forme de Bergamote, ou oblong, ou turbiné, moyen; jaune, lavé de roux du côté du soleil, parsemé de quelques marbrures; à queue insérée au milieu d’une faible dépression et à peu près dans l’axe du fruit; œil à fieur du fruit; chair très-fine, fondante et très-parfumée; eau trèsabondante, sucrée. Excellent fruit.

Arbre très-productif, propre à former des plein-vent. Cette variété

a été dédiée à M. Briet, professeur d'agriculture à l’école normale de Guéret, par M. Pépin (Ann. Soc. Hort., Paris, vol. 44, p. 67, 1853). 317. P. Gau@ry. Fruit d'automne, moyen, arrondi, déprimé aux deux extrémités; à queue grêle, arquée, enfoncée dans le fruit; peau jauneverdâtre, parsemée de gros points fauves et marquée d’une large tache

de même couleur autour de la queue ; à chair fine, fondante; eau sucrée, légèrement astringente, relevée et de saveur analogue à celie de la Crassane. Très-bon fruit, mais ordinairement fort acide.

Arbre à branches formant un peu la pyramide. Ce fruit présente de grandes ressemblances avec les P. Schobdencourt et Crassane. Dédié à M. Gaudry, ancien officier de cavalerie, membre de la Société d'horticulture de Paris, amateur de jardinage et surtout de pomologie, à Presles près Beaumont (Seine et Oise).

318. P. Sanguine. Fruit d'été, petit, arrondi ou turbiné-obtus; à peau un peu rude, vert-bronzé à l’ombre, teintée de brun-vineux au soleil; à queue insérée dans l’axe du fruit; à chair d’un rouge carminé vif, demi-cassante, sucrée, peu parfumée, très-granuleuse, douceâtre.

Arbre très-productif, propre à former des plein-vent. Cette poire apparaît quelquefois en grande abondance sur les marchés de Paris, où elle est expédiée de la Picardie. Elle est de très-médiocre qualité, de même époque de maturité et a l'inconvénient de blettir très-vite.

319. P. Précoce. Fruit d’été moyen, ovoïde-arrondi, obtus, de même forme que la P. Seringe, à peau lisse, verte ou vert-jaunâtre, parsemée de points souvent entremélés de quelques petites taches; à queue lisse, verte, droite ou légèrement arquée, portant les traces de bractéoles ; chair d’une consistance particulière, très-juteuse, fondante; eau sucrée, acidulée, parfumée, non musquée. Très-bon fruit.

Arbre pyramidal. Je ne partage aucunement l'opinion de M. Leroy

la Sibérie et le Caucase (2).

(1) Kocx., F1. germ. et helv. éd. 2, p. 114.

(2) Spacx., suit. 4, p. 21.

sur le P. précoce, que je considère comme l’une de nos meilleures poires d'été.

320. P. Rousse Lench. Fruit d’automne, moyen, oblong, légerement aminci

aux deux extrémités, bosselé, quelquefois anguleux ou presque prismatique, assez semblable à la P. Augier ou à la P. Amadote; à peau jaune-verdâtre, ou jaune, parsemée de points et de petites taches fauves; à queue longue, grêle, insérée dans l’axe du fruit; à chair demi-fondante, juteuse, granuleuse: eau sucrée, acidulée-astringente, assez relevée, aromatisée, mais ordinairement trop acide.

Arbre pyramidal.

321. P. Emile d’Heyst. Fruit d'automne, gros ou moyen, oblong-ventru ou

presque cylindrique, obtus aux deux extrémités; peau jaune presque totalement recouverte de marbrures fauves, et marquée d’une large tache autour du pédoncule; chair ferme, fondante, très-fine, juteuse; eau abondante, sucrée, aromatisée, non musquée. Excellent fruit.

Arbre fertile.

322. P. Althorp Crassane. Fruit d’automne, arrondi ou ovale-arrondi; à

queue droite ou oblique, dilatée et charnue à son insertion sur le

fruit, avec lequel elle se confond; à peau verte ou vert-olivâtre par-

semée de gros points entremélés de quelques marbrures fauves; à chair blanche, très-juteuse, très-fine, fondante, légèrement astringente et musquée. S

Arbre assez fertile. Ce fruit, d'origine anglaise, a été figuré et décrit pour la première fois en 1836, par M. Rob. Thompson; mais d'une manière tres-inexacte et d’après un fruit exceptionnellement gros puisqu'il mesurait 12 cent. de hauteur sur 27 de circonférence, tandis que les fruits récoltés au Muséum et ceux que j'ai recus d'Angleterre par M. R. Hogg sont au contraire de grosseur

moyenne.

mme

NOTE SUR LEUTIREEUL CA PETTIES FEURELES (Suile à la page 64).

PAR M. À. WESMAEL.

En Allemagne le Tia parvifolia existe dans les bois montueux, mais il manque dans la région subalpine(l). Il abonde dans l'Oural,

Dans l'Europe septentrionale et dans beaucoup de contrées de l'Allemagne, le tilleul à petites feuilles se choisit de préférence à la plupart des arbres pour ombrager les routes, les promenades et les habitations champêtres. Le nom de famille du célèbre Linné lui vient d'un énorme individu de cette espèce, planté au village de Stegaryd, en Smolande : le Tilleul étant appelé Zinn en Suédois (1).

Quand on étudie à fond telle ou telle espèce, on ne tarde pas à être convaincu que la presque totalité des caractères considérés comme fixes, sont sujets, au contraire, à des variantes bien sensibles. Toute une série de formes plus où moins bien distinctes, se rattachant les unes aux autres, établit le passage d’un type spécifique à un autre type.

De l'étude de très-nombreux échantillons récoltés cette année de Tilia parvifolia, je suis arrivé à distinguer la plupart des formes décrites dans la savante monographie du genre Tilleul de M. J. N. Bayer (?).

- Les organes sujets à varier sont au nombre de six : la feuille, les rameaux et les pétioles, les bractées, les fleurs, les styles et les fruits. Ces différents organes peuvent présenter les caractères suivants qui se groupent en deux sections, l’une antagoniste de l’autre.

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