‹ La Belgique horticole (volume 5)Chapitre 45 sur 123 · T. parvifolia Ehrh. variegata Hort, Bayer Monog., p · texte numérisé non relu

T. parvifolia Ehrh. variegata Hort, Bayer Monog., p

Feuilles petites longuement acuminées irrégulièrement lobéesincisées inégalement bordées de dents longues et aiguës, maculées et striées de blanc. |

Hab. — Pépinières de Vilvorde (Brab‘)! cultivé dans beaucoup de parcs et jardins.

T. parvifolia Ehrh. B cymosa Rchb. in D. F1.,t. 311.

Feuilles médiocres aussi larges que hautes, obliquement cordées, longuement pétiolées ; cyme longuement pédicellée, multiflore dépassant la bractée.

Hab. — Prayon hameau du Troz. Juillet 1863. Comm. Strail.

Le T. Tecksiana J. Bauh. Aist. pl. lib. 8, cap. 1, décrit et figuré par Courtois(l) et indiqué par cet auteur dans nos bois montueux nous est inconnu. En voici la description :

Feuilles obliquement en cœur, plus pâles et glabres en dessous, aisselles des nervures barbues, de couleur testacée pâle, pétioles plus courts que la moitié des feuilles supérieures, bractées lancéolées

(1) Courtois, Mémoire sur les Tilleuls d'Europe, Mém. Acad. Belq., t. IX.

amincies à la base, plus courtes que le pédoncule; corymbes multiflores, capsules lisses, régulières. | Elle fleurit quinze jours plus tôt que la précédente, c'est-à-dire à la fin de juin.

C’est évidemment une forme de T'ilia parvifolia. Nimy, 1° novembre 1871.

OBSERVATIONS SUR LA DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE DES PHANEROGAMES MARINES.

Le D' Ascherson, de Berlin, a fait paraître dans le numéro de juillet 1871 (p. 241) des Miltheilungen, le célèbre journal géographique de M. À. Pétermann, un travail des plus intéressants sur la distribution géographique des phanérogames marines. S'occupant depuis longtemps de l'étude de ces végétaux, M. Ascherson en avait déjà fait l’objet d'un premier mémoire purement botanique (l). Depuis lors de nouveaux travaux sur le même sujet, et l'examen de nombreuses collections, entre autres celles qu'avait formées le D' Schweinfurth sur les côtes de la mer Rouge, ont permis au savant botaniste allemand de déterminer à peu de chose près les limites de l'aire de dispersion de diverses espèces, et de dresser enfin une carte montrant leurs distributions dans les mers du globe. Cette carte, résumé de nos connaissances actuelles sur ce groupe si intéressant, dont le Crin marin (Zostera marina) est le représentant le plus habituel sur nos côtes, permet déjà de déduire certaines conclusions importantes.

C'est ainsi que l’on voit souvent deux espèces très-voisines, dont la distinction est même parfois difficile, présenter des aires de dispersion très-différentes : le Zostera nana, par exemple, fréquent dans les mers d'Europe, est remplacé dans les mers australiennes, depuis le tropique du Capricorne jusque près du 60° degré de latitude méridionale, sur l'immense espace qui va de l'Australie aux côtes de

l'Amérique, c'est-à-dire juste aux antipodes, par une espèce très-voisine.

le Zostera Mülleri, qui s'en distingue seulement par son port plus

(1) Vorarbeiten zu einer Uebersicht der phanerogamen Meergewächse, Linnæa, Neue Folge I, p. 152-208.

robuste et ses feuilles largement échancrées. Sur vingt-deux espèces (1) décrites par M. Ascherson, il en est douze qui forment ainsi six couples d'espèces représentatives. Au contraire on trouve des espèces bien distinctes qui se rencontrent presque toujours ensemble: ainsi font le Zostera nana et le Z. marina.

De plus, ces végétaux présentent le plus souvent des aires disjointes ce qui fait croire qu'ils existaient déjà à une époque où une autre configuration des continents et des mers déterminait des conditions climatériques différentes, et offrait à la dispersion des espèces, des moyens qui lui manquent aujourd'hui. Ainsi l'existence du Zostera nana à la fois dans la mer Noire et dans la mer Caspienne fournit une raison de plus pour regarder la séparation de leurs bassins comme relativement récente. | |

Nous ne multiplierons pas les exemples et les citations, de crainte de nous écarter trop du but de ce recueil, mais nous croyons que ceux qui s'intéressent à l'étude de la distribution géographique des végétaux, dans ses rapports avec les flores des âges passés, trouveront dans le travail de M. Ascherson, outre une bonne diagnose des espèces, des considérations importantes, basées sur des faits précis de dispersion. Charles Firket.

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