‹ La Belgique horticole (volume 5)Chapitre 81 sur 123 · CARBONIQUE DANS LES VÉGÉTAUX, PAR M. PFEFFER · texte numérisé non relu

CARBONIQUE DANS LES VÉGÉTAUX, PAR M. PFEFFER

(Arbeiten des bot. Instituts in Wurzburg.) Traduction analytique par M. René Lucion.

C'est Daubeny (2) qui a eu le mérite d'ouvrir la voie à tous ceux qui par la suite se sont occupés de cette question. Voici quelle était sa méthode : les rayons lumineux avant d'arriver à la plante devaient

Le à

traverser des verres diversement colorés ou des flacons remplis de liquides tels que l’ammoniure de cuivre et le vin de Porto. L'étude de ces différents écrans, au spectroscope lui prouva que les verres rouges et orangés donnaient seuls un spectre assez pur pour servir aux expériences. Il cherche en outre à établir le pouvoir calorifique et l'intensité lumineuse des milieux employés, de même que leur action sur le papier photographique. Les disques de verre ou ses flacons furent alors placés vis-à-vis d’une ouverture pratiquée dans des jarres en terre contenant, plongée dans de l’eau saturée d'acide carbonique, la plante soumise à l'expérience. Il est regrettable que ces plantes ou parties de plantes, prises, pour rendre les résultats comparables, dans des conditions identiques, aient toujours été des plantes terrestres à l'exception toutefois du Fucus digilatus. La description incomplète que nous possédons des appareils ne nous permet pas de nous prononcer sur l’exactitude du dosage eudiométrique. En tous cas, la présence d'acide phosphorique provenant de l'absorption de l'oxygène par le phosphore est une cause d'erreur. La présence d'acide carbonique dans l’eudio- « mètre a dû aussi fausser l'évaluation du gaz restant ; nulle part il n’est : fait mention de cet acide qui pourtant se produit toujours en petite i quantité puisque l’eau en est saturée. À

Les résultats obtenus par Daubeny accusent un si grand écart entre

les moyennes générales et les chiffres extrêmes, de plus la quantité d'azote mêlé à l'oxygène recueilli est si variable, toutes choses égales

(1) Voy. la Beig. hort., p. 122, 124, 142.

(2) Philosoph. transact., 1836, p. 149 et suiv.

d'ailleurs, que la conclusion basée sur ces expériences est hasardée. Toutefois elle est juste : ce sont, dit l’auteur, les rayons dont l’intensité lumineuse est la plus vive qui déterminent la décomposition du gaz acide carbonique.

Vint ensuite le travail de Draper (1) dont le seul tort est d’avoir présenté ses résultats en termes trop concis et d’avoir omis de nous renseigner sur la partie eudiométrique. Draper a aussi employé des dissolutions colorées, savoir l’'ammoniure de cuivre et le bichromate potassique (K?Cr?07) : généralement ses expériences se sont faites de la manière suivante : Au moyen d’un héliostat et d’un prisme de cristal, il produisait un spectre dans les zônes duquel étaient placés simultanément sept tubes d'essai contenant, dans de l’eau saturée d'acide carbonique (CO?) les feuilles à expérimenter : toujours malheureusement des plantes terrestres. Chaque fois, il fit une expérience analogue pour la lumière blanche. La quantité de gaz recueilli fut toujours un peu plus grande dans ce dernier cas, mais d’après l’auteur, n'était la réflexion et l'absorption des rayons sur le bichromate potassique, celui-ci aurait un pouvoir égal à celui de la lumière blanche.

Les rayons les plus réfrangibles, n'auraient aucune influence comme le montre le tableau ci-après :

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