EXPÉRIENCE. | 2° EXPÉRIENCE
Rouge intense . . . . 0 33 O 00 | Rouge et orange . . . 20 00 24 75 | June etNerte en 2 | 36 00 43 To Meérbebiblew.. 0.1; 0 10 4 10 JEU à ARR Re Er 0 09 1 00 Radio Peut à : do 0 00 0 00 CÉOIC EN ERRE RE d 0 00 0 00
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Ce tableau prouve aussi que le dégagement de gaz ne dépend pas du
pouvoir calorifique, car alors les rayons rouges, où se trouve le
(1) Annal. de Chim. et Phys. 1844, p. 214 et suiv. (2) Unité de volume inconnue. 20
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maximum de chaleur, auraient produit une quantité sensible de gaz.
Une expérience directe, au moyen d’un feu de bois et d'un miroir convergent, vient encore à l’appui de cette manière de voir. — Quant, aux causes d'erreurs inévitables provenant de l'absorption et de la diffusion des gaz, elles ne sont que signalées (1).
Citons pour mémoire l'obscur travail de Hunt qui arrive à peu près aux mêmes conclusions. |
Viennent ensuite les recherches de Cloez et Gratiolet(?) qui restent bien au-dessous de celles de Draper par suite de l’omission complète de tout essai spectroscopique des verres employés. Cette fois on fit usage des plantes aquatiques, le Poiamogeton perfoliatus notamment : elles étaient placées dans des flacons recouverts par des cages faconnées au moyen de verres colorés. Il y à beaucoup à redire sur la méthode d'analyse qu'on choisit. L'emploi d'huile, pour empécher l’absorption, a précisément pour effet un résultat contraire, sans parler de la saponification produite par la potasse employée pour saturer le gaz acide carbonique. L’acide chlorhydrique introduit ensuite peut aussi donner lieu à de sérieuses objections.
Pourtant les quantités relatives des gaz recueillies dans les trois expériences restent sensiblement constantes et elles ne dépassent dans la lumière bleue le quart de la quantité produite par la lumière directe. La proportion d'oxygène est d'autant plus faible que la somme des gaz dégagés est moindre. Les rayons les moins réfrangibles sont les plus actifs. Telles sont en résumé les conclusions que ces expérimentateurs crurent pouvoir tirer de leurs recherches.
Tout autre futla méthode employée par Sachs (3). Au lieu de mesurer des volumes gazeux ayant séjourné longtemps sur l'eau, et de les analyser ensuite il se contente de compter le nombre de bulles gazeuses dégagées dans un temps donné ou, inversement, le temps nécessaire à la formation d'un certain nombre de bulles. Celles-ci s’èchappaient de la section transversale de la tige de quelques plantes aquatiques soumises à l’action des rayons lumineux traversant des solutions de bichromate
(1) Par suite de l’oubli dans lequel est tombé le travail de Draper, qu’il nous soit permis d’attirer l’attention sur la seconde partie, Z. c., p. 233. (2) Ann. de Chim. et Phys., 3 série, T. 32, p. 41 et suiv. 1851.
(3) Bof. Zeit. 1864, p. 363. |
potassique et d'ammoniure de cuivre. Ces rayons, comme on sait, correspondent les uns à la moitié rouge, les autres à la moitié violette du spectre. Sachs reconnut que « la lumière orange, dont l'influence sur le papier photographique était insensible, pendant la durée de l’expérience, fut presque aussi active dans le dégagement de gaz que la lumière blanche ; la lumière bleue, au contraire, bien que noircissant énergiquement le papier n’exerca presque aucune influence sur la plante (1). Le principal avantage de cette méthode est d'éliminer plusieurs causes d'erreur telles que l'absorption des gaz et les oscillations de température; elle évite aussi la peine d'analyser le mélange gazeux obtenu.
Muller a pourtant cherché à infirmer la méthode de Sachs en se basant sur des phénomènes d'absorption et de diffusion; il oubliait que Sachs s'est précisément mis à l'abri de ces objections par le peu de durée de l'observation : il est évidemment fort indifférent de savoir quelles modifications la bulle subit en s’élevant à travers l’eau puisqu'on se borne à compter ces bulles et non à les analyser. Et puis, comment Muller peut-il trouver constamment une aussi grande quantité d'acide carbonique ? Ce fait est en contradiction avec toutes les observations faites dans ce sens par Draper, Cloez, Gratiolet, Unger, Knop et Wolkoff.
Le calcul du nombre de bulles: dégagées à la lumière colorée a été employé aussi par À. Mayer (2) et Wolkoff (3). Ce dernier a de plus démontré que les variations souvent considérables de l'intensité d'action chimique des rayons lumineux sont sans influence sur le dégagement de gaz.
CAILLETET (4) le premier, expérimenta sur des plantes placées non pas dans l’eau, mais dans un air riche en acide carbonique. Il ne nous a donné que peu de renseignements sur sa manière d'opérer et tout essai au spectroscope des verres et solutions en usage a été omis, aussi les résultats sont-ils de peu de valeur. De plus, il ne peut s'être produit d'acide carbonique sous l'influence des rayons verts, que dans le cas où, par la nature du verre employé, la plante se serait trouvée dans une obscurité complète. Enfin en expérimentant avec de l'iode en
(1) Boé. Zeit. p. 371.
(2) Die landwirthschaft Versuchstationen.
(3) Jarb. f. wiss. Bot. vol. V, p. 1 et suiv. (4) Comptes rendus, 1867, p. 322.
solution dans le sulfure de carbone, la quantité d'acide carbonique fut trouvée la même avant et après l'exposition à la lumière, soit que la concentration de la solution ait empêché toute action, soit que les effets de la respiration aient compensé ceux de l'assimilation.
Il nous reste à parler du dernier travail relatif à la question, qui nous occupe, c’est celui de Timirjaseff (1). La méthode qu'emploie l’auteur est celle dont Boussingault avait montré les avantages et en principe c'est aussi celle que j'ai employée moi-même. Toutefois, d'après ce que l’on peut supposer à la vue de la figure jointe au travail de Timirjaseff, la feuille employée restait dans l'appareil pendant le dosage de l'acide carbonique qui se faisait par différence : c’est là une source grave d'erreur car l’activité de la feuille ne s'arrête pas au moment où commence l'analyse. On détermina les spectres des divers écrans colorés, sous une même épaisseur ; c'étaient une solution ammoniacale de carmin ; une solution de chlorure de cuivre; une dissolution d’oxide de fer ammoniacal ; et une solution jaune probablement de bichromate potassique. Trois appareils sont toujours simultanément mis en expérience l’un étant rempli d'eau seulement et son activité représentée par 100. — Timirjaseff construisit ensuite une courbe d’activité des rayons en considérant comme abscisses la partie du spectre correspondant à un liquide, et comme ordonnéeés, le quotient de la quantité d'acide carbonique décomposé par l'étendue du spectre transmis.
Il obtient ainsi une courbe qui se rapproche beaucoup plus de celle des intensités calorifiques dans le spectre que de la courbe d'intensité lumineuse. Mais ce résultat n’a rien qui doive étonner, si l’on considère la manière dont Timirjaseff s’y est pris pour la construction de cette ligne. Le spectre qu’il figure, plus ou moins idéal comme ceux que représentent les livres, nous montre une partie rouge et les portions avoisinantes fortement raccourcies par rapport aux autres couleurs, circonstance tout-à-fait favorable à la conclusion de l’auteur; mais l'emploi du prisme qui a pu donner un tel spectre, n'est nullement justifié; avec le spectre fourni par un prisme d'eau le résultat eût été tout autre. Sans entrer dans les détails des erreurs que présente la détermination des ordonnées, disons encore que si l’auteur avait tenu compte, comme c'était juste, des rayons de chaleur obscure, loin de
(1) Bof. Zeit, 1869, n° 11.
pouvoir confirmer sa théorie il se serait convaincu de l'impossibilité de la soutenir plus longtemps avec bonne foi.
Pour autant qu'il ne s’agit que d'étudier le dégagement de gaz sous . l'influence des divers rayons de lumière, la méthode de Sachs est de toutes la plus facile et la plus exacte. Elle ne donne pas cependant une idée juste de l'énergie de l'assimilation, car la proportion d'oxygène diminue dans les bulles à mesure qu'elles se succèdent plus lentement ; inconvénient qui persiste naturellement si on recueille le gaz obtenu, et qui se complique encore de phénomènes d'absorption et de diffusion. Il faut donc renoncer aux recherches faites sur des plantes placées dans l’eau, et se servir d'atmosphères artificielles plus ou moins riches en acide carbonique : ici les déterminations gazométriques pourront se faire avec une exactitude plus que suffisante. Les expériences de Cailletet faites de cette manière, mais incomplètes dans leurs résultats et celles de Timirjaseff commencées avec une idée préconçue ne nous ont pas détourné d'aborder encore une fois la question : nos recherches ont été faites pendant l'été de 1870 au laboratoire de l'Université de Wurtzbourg.
COÉPURE., DES FUCHSTAS-.
On peut admirer les plantes soit dans leur état de beauté naturelle et libre, soit dans l'état de culture et de domestication. Ceci est le cas pour les arbres taillés, les pyramides de Poirier, les Orangers, les Azalées et surtout pour les spécimens qu'on voit aux expositions anglaises. Ces plantes atteignent un degré de perfection artistique aussi étonnant qu'admirable. On peut, entre des centaines, citer comme exemple le Fuchsia. Nous en présentons un ici pris dans un lot de 30 plantes et photographié d’après nature. La gravure n’a rien changé à la réalité. De plus, il ne faut pas douze mois pour faire une telle plante avec une simple bouture.
Voici le procédé à suivre tel quil est indiqué par M. H. Cannell, horticulteur à Woolwich, dans son Æloral Guide jor 1871 et reproduit dans le Gardeners Chronicle (1871, p. 312).
Le choix de la bouture n’est pas indifférent : elle doit être forte, saine et aoutée, assez longue pour que 3 ou 4 nœuds, que l’on a soin de dépouiller de leurs feuilles, soient enfouis dans le sable afin de donner
Ce. :
aux nouvelles racines toute facilité de développement. Ces boutures, seront enfoncées de 2 ou 3 pouces dans le sol et un pouce hors deterre, avec la base de la dernière paire de feuilles qu'on aura maintenue, un
Fig. 12. Specimen d’un Fuchsia d’après une photographie. 4
peu enterrée elle-même : chaque bouture séparément dans un petit godet : traitement chaud, humide et étouffé jusqu’à ce qu’il se manifeste des signes de végétation ; dès lors graduellement un peu d'air: Les trois premiers mois de l’année sont les plus favorables. Des que l’enracinement aura eu lieu, donnez-leur un pot de 5-6 pouces, mais en s’efforcant de ne pas altérer les jeunes racines, ce qui est facile,
orâce à la précaution qu'on a prise de bouturer dans des tout petits
“godets. La terre qu'on emploie pour les rempotages ne doit être ni
sèche ni mouillée et avoir déjà la température qu’elle doit garder. Il faut avoir soin aussi de ne point écraser la motte de racine. Le rempotage ne peut jamais se faire avec rudesse et réclame une main délicate : la plante ne peut pas s’apercevoir de l'opération et il faut à tout prix éviter une anthogénie (formation de boutons) anticipée.
Les plantes seront tenues dans une température de 12 à 18°C. et dans une atmosphère un peu humide. On ne se servira que d’eau de pluie, parfaitement propre et au même degré de chaleur que l’air de la serre. C’est une condition sine qua non pour obtenir des fleurs grandes et nombreuses, que le feuillage soit ample et d'un beau vert qui respire la force et la santé. Après que les plantes sont dans leurs nouveaux pots, des arrosements judicieux sont nécessaires, plus d'humidité dans la serre, une atmosphère plus renfermée et veiller à l'ombrage à mesure que le soleil s'élève. La culture continue ainsi jusqu’à ce que les racines arrivent à la poterie. Les variétés à couleurs claires sont les plus sensibles à l'humidité, aussi doivent-elles être placées dans les endroits les plus secs, les plus aérés et les plus éclairés de la serre. Lies arrosements deviennent de plus en plus copieux à mesure que les pots se remplissent de racines.
A ce moment — nous supposons que la plante atteint environ un pied de hauteur — l’arrosoir doit être manié avec circonspection, tout excès aurait des conséquences irrémédiables. Il vaut mieux un excès d'humidité, pour autant que les pots soient bien drainés. Il faut avoir soin, si l'on renouvelle les tuteurs, de les enfoncer à la place où se trouvaient les précédents et jamais n’enfoncer ni tuteurs ni étiquettes près des bords d’un pot rempli de racines. Cela peut paraître frivole, mais si l’on revient du concours avec une déception, on peut regretter d'avoir négligé ces frivolités. Enfin quand la motte de terre où croît la plante sera fournie de racines de manière à bien tenir ensemble, alors
le moment est venu d’empoter dans le pot à fleur, mais encore une fois
avec grande précaution, sans secousse, afin qu'aucun ébranlement dans l'organisme ne détermine prématurément la formation des fleurs. Celles-ci ne doivent venir, que plus tard, quand ce nouveau pot sera lui-même bien rempli. Choisissez si possible un jour couvert.
La préparation du sol est un sujet difficile à expliquer. Je sais,
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