‹ La Belgique horticole (volume 5)Chapitre 85 sur 123 · ST NET · texte numérisé non relu

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Darwin il est le plus vif. Deuil de Strasbourg est aussi d’une nuance rose pourpre fort séduisante. Tous ces coloris s’écartent singulière- | ment du type orangé du Pelargonium zonale et contrastent agréable ment avec les anciens doubles. La duplication de ces fleurs est vraiment remarquable : elle provient à la fois de métamorphose et de dédoublement. Elle est, de plus, accompagnée de pélorie, c’est-à-dire

de régularisation et on dirait volontiers que l’inflorescence elle-même est affectée ; elle perd l'apparence d’une cime scorpioïde contractée. pour prendre les caractères d’une ombelle centrifuge.

M. Ed. Pynaert, les Serres-Vergers, Traité complet de la culture Jorcée et arlificielle des arbres fruitiers; 1 vol-in-l2° avec gravures; à Gand chez H. Hoste (A frs.). M. Ed. Pynaert, bien connu par son Manuel de l'amateur de fruits et par le récent succès de ses étiquettes pomologiques, vient de publier un charmant manuel pour la culture forcée des arbres fruitiers. C’est là un sujet éminemment intéressant autant pour le propriétaire que pour le producteur. Les Orchard- Houses sont bien connues en Angleterre : M. Pynaert ne néglige rien pour les faire apprécier et les répandre en Belgique. Son 7'raité mérite vraiment d’être loué et peut servir de guide pour l'établissement et la conduite des serres à forcer les fruits. C’est un de ces livres que nous avons le devoir de signaler et de recommander à nos lecteurs afin qu'il fasse partie de leur bibliothèque horticole à côté de notre revue. « En dehors des quelques grandes forceries d'amateurs, dit M. Pynaert, telles que celles du prince de Ligne à Beloeil, de M. Warocqué à Marimont, de M. Van Volxem à Trois-Fontaines, près de Vilvorde, de M. le comte de Beaufort et de M. le barron d'Hoogvoorst, ces deux derniers à Meysse, etc., et des établissements spéciaux où la culture des fruits de primeur se fait véritablement dans un but de spéculation ; par exemple ceux de M. de Goes, à Schaarbeek et de MM. Sohie, frères, à Hooïlaert (Brabant), on commence à rencontrer fréquemment dans les jardins des serres-vergers à primeurs. Il me faut ajouter que jusqu'ici elles sont en grande partie consacrées au k forçcage de la Vigne. Cependant les autres essences fruitières me produiraient pas moins d'agrément et de profit... Pour ce qui est de la culture en serres non artificiellement chauffées en dehors de É l’époque de la floraison, on peut la considérer comme d'introduction

toute récente ; mais elle s’est acquis rapidement la faveur générale. Depuis quelques années surtout elle s’est considérablement propagée. Les magnifiques résultats obtenus, notamment aux environs de Gand, dans les jardins de M. Jules Van Loo, à Lovendegem, de M la douairière De Meester et de M. Limnander, à Gentbrugge, de M. le bourgmestre Bovyn à Sleidinge, de M®° Van Loo-Malfait, à Wippelghem (Evergem), de M. Depoorter à Doorzeele-Evergem, et dans un grand nombre d'autres qu'il serait impossible de citer ici, ont peutêtre contribué plus que les descriptions les plus séduisantes des écrivains horticoles, à faire adopter par un grand nombre d'amateurs ce mode de culture aussi simple et aussi facile à mettre en pratique que véritablement surprenant par la quantité et la magnificence des produits qu'il peut donner. » ..…… « On ne se fait pas d'idée sur le continent combien les serres à fruits, les serres-vergers, comme a

dit fort bien M. Naudin, sont populaires en Angleterre. Le moindre

petit cottage possède tout au moins sa serre à vignes, sa vinerie. Dans

les domaines des seigneurs et des riches propriétaires, les forceries occu-

pent partout une large place. Celles du jardin royal de Frogmore, près de Windsor, méritent sous ce rapport, une mention toute spéciale. »

MM. Haage et Schmidt à Erfurt viennent de publier un riche et intéressant catalogue de plantes bulbeuses ou à souche tubéreuse. Ils y annoncent aussi diverses autres plantes, par exemple le Musa superba et le Ravenala Madagascariensis (Urania speciosa).

Mémorial du naturaliste et du cultivateur, 1 vol. in-8° (chez les principaux libraires et à Licge, aux bureaux de la Belgique horticole; 3 fr.). Nous venons de publier, avec la collaboration de M. André Devos, un petit volume d'éphémérides, une sorte d’almanach dans lequel nous avons donné pour chaque jour de l’année : 1° les fêtes religieuses, civiles et populaires; 2° les phénomènes astronomiques concernant les saisons, les équinoxes et les solstices, les météores, etc.; 3° les phénomènes météorologiques savoir : les températures moyennes, maximum et minimum, les gelées, les chaleurs, les ouragans, les orages et les inondations mémorables ; 4 les phénomènes géologiques tels que les tremblements de terre, etc.; D° les épidémies, les disettes et autres fléaux de ce genre qui ont désolé l'humanité; 6° les phénomènes périodiques du règne animal

et diverses observations concernant la chasse, la pêche et l'élève

des animaux domestiques; 7° les phénomènes périodiques du règne végétal, c'est-à-dire la date moyenne des principales phases de la vie des plantes, avec des enseignements concis relatifs aux diverses branches de la culture, les champs, les prés, le jardin, le verger, le légumier, l’orangerie et la serre; 8° des éphémérides historiques | et biographiques; 9° quelques proverbes, dictons et maximes qui

se -rapportent aux jours déterminés ou à la saison. En un mot nous avons condensé le plus brièvement possible tout ce que nous avons pu apprendre d'éphémérides intéressantes pour le naturaliste,

le cultivateur, le botaniste et l'amateur des jardins.

On voit que notre ouvrage est une œuvre sans nulle prétention ; quelquefois il pourra intéresser en fournissant un renseignement concernant les phénomènes naturels. Nous sommes les premiers à reconnaître qu'il doit être amélioré et perfectionné. Les dates moyenne de la floraison des plantes indigènes et des végétaux d'ornement pourrontêtre déterminées en plus grand nombre. Si nous signalons ici notre livre c'est dans l'espoir que les personnes qui le consulteront voudront bien tenir note de ce qu'on pourrait, à leur connaissance, y ajouter et nous communiqueront leurs bons avis.

Après un rapport indulgent de MM. de Cannart d'Hamale, Linden et Ronnberg, la Fédération des Sociétés d’horticulture de Belgique a honoré l'ouvrage de son patronage et l’a fait insérer dans le tome XI de ses Bulletins(l).

Nous pouvons, à titre de spécimen, reproduire ici les éphémerides du

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