TROISIÈME SECTION
TrioliopiliA W^seneri H. G. Rbichb.
In Bomplandia^ 1854, p. 15. — Rchb., in Oartenfl. 1856, p. 2W. — Rchb., in
Otto, Hamb. eartenz., 1858, p. 229. — Rchb., in Walp., Ann. M., VI, 1861, p. 680. — Rchb., Xenfa, n, 1867, p. 100.
PiLUMNA FRAORANS HooK. (nec Lindley), in Bol. Mac., 1858, tab. b035{excl.
tgnon,), — Joum. de la Soc. imp. d*kort, de Paris, IV, 1858, p. 211 . — Bev, hort.j
Le Trichopilia Wageneri de M. Reichenbach a été découvert par Wagener, en 1851, dans la province de Caracas, à une altitude de 5000 pieds, et il a été introduit dans les cultures européennes par Loddiges.
D'après M. Reichenbach cette plante, distincte selon lui du T. fra^ grans {PUumna fragrans), figurerait dans le Botanical Magazine de 1858 sons le nom de PUumna fragrans (pi. 5035) et le D' Hooker Vaurait confondue avec le véritable Trichopilia {PUumna) fragrans de Lindlej.
Ce T. Wageneri a les bulbes allongées, vêtues de gaines à la base, la feuille coriace, elliptique : les fleurs en grappes allongées (4-5), assez grandes, à segments étroits, contournés et ondulés, vert pâle et jaunâtre : le labelle à limbe largement ouvert, échancré en cœur, blanc avec du jaune à la gorge.
Trichopilia firagrana H. G. Rchb.
Tric. candida Linobn, Lindl., Orch, Linden, 1812, n« 649. — PiLUiiNA pba- QRANS Lindl., Bot. Beg.^XXX, 1841, Mise. p. 74. — T. praqrans Rchb. in Otto, Hamb, Gartenz., 1858, p. 229; Xenia, II, 1867, p. 100. — Pilumna fba-
QBAN8 QRAKDIFLORA LiND, Cotal.
Le T. fragrans a été trouvé par M. Linden dans la province de Merida, à 5000 pieds d altitude, croissant en épiphjte dans les forets de Langunetta : il a été rapporté du Papajan par Hartveg. On ne dit pas comment il est venu dans les cultures. D'après M. Reichen* bach, le Trichopilia {PUumna) fragrans du Botanical Magazine ne serait pas le véritable et devrait s'appeller T. Wageneri : il est très- vrai que sea divisions florales sont verdâtres, tandis qu'elles sont blanches dans le T. fragrans de la Colombie, mais c'est là une
différence bien insignifiante : quand au labelle, il est identique et réellement échancré en cœur dans Tun et dans Tautre.
Nous avons en ce moment sous les yeux un T, fraifrawi fleuri dans la riche collection de M. Jules Pirlot, à Liège, et venant de chez M. Linden : nous le comparons avec la planche 50B5 du Batanieal Magazine et, sauf la nuance des sépales, qui sont vert pâle sur la figure, tandis qu'ils sont blancs dans les fleurs ouvertes, nous ne pouvons reconnaître aucune différence. Le caractère tiré de la forme du labelle, qui serait aigu dans Fun et échancré dans Tautre, ne se vérifie pas.
Les fleurs sont en grappe ascendante et longuement pédonculées au nombre de 2 ou 3 : leurs divisions sont fort étroites et elles sont tout à fait blanches, sauf une mouche jaune à la base du limbe.
Triohopilia nobilis U. G. Rbich.
RcHB., Xeniaj II, 1867, p. 100. — Pilumna nobilis Rcrb., in BeUr. wu imtr mquin. Amerika's von D' F. Klotzsch, Linnaeay XXSl, 1849,p. 843. — Bchb., in Walp., Ànn. M., III, 1852-53, p. 541. — Tbichopilia pbaqbams nobius Lcm. et ÀNDRtf, Ill«s4,k<ni.f 1872, p. 96. pi. XCIV (excl. synon, et notis), — Tbicho- PiUA PRAORANS FloTûl Moçatim, Juin 1872, pi. 21.
Le Trichopilia noKlis a été signalé pour la première fois en 1849, sous le nom de Pilumna nobilii, par M. Reichecbach* dans un travail sur les Orchidées américaines. Il avait été trouvé dans Tétat de Merida par Moritz, croissant à Jaji, sur les collines. En 1867, M. Reichenbach le flt rentrer, avec les autres Pilumna dans le genre THchofUia. M. Linden, en ajant reçu des plantes vivantes, le vit fleurir dans ses serres, et Vlllustraiion horticole en a donné la figure an mois d'avril 1872. M. Edouard André rattache le T. nobUis suT./ragram, comme variété. Récemment le Floral CaUnei en a donné une belle piandie d'après un spécimen de M. G. Backhouse, de York.
Le TriekopiUa nobUis Rchb. a les bulbes de 5-8 centimètree : la feuille pliée à la base, assez coriace, aiguë ; la grappe de 4-6 fleurs tout à fait blanches, avec un œil jaune à la gorge du labelle : celui-ci, très-ouvert, est à trois lobes, le moyen, grand et subdivisé par une échancrure au milieu ; les divisions du périanthe sont étroites, aiguës et peu crispées.
lIMehopilia gnta H. G. Rchb.
Qûrd. CAnw., 1868, p. 1338.
Annoncée par M. Yeitcli comme venant peut-être du Pérou, elle a les pseudobnlbes allongées et terminées par deux feuilles. L'inflo-' rescence est une grappe allongée, pauciflore. M. Reichenbach, qui Ta décrite, la dit voisine du T. fragrans avec une floraison dans le genre de celle du T. laxa.
TriohopilU laxa H . G. Rchb.
PiLUMNA LAXA LiNDL., Bot. Beç.y 1844, mise n» 74. — Bot. Beg,<, 1846, pi. 57. — Rchb., in Bonplandia, 1864, p. 15. — T. Rbichenhbimiana Kl., in AUff, 9arienz,y 1866, p. 353. — Tb. laxa Rchb. in Otto, Hamè. Qartz.^ 1^8^ p. 229. ^ Rchb., Xenia^ II, 1867, p. 100.
Le T. laxa a été découvert par Hartweg, dans les forêts de Timbio près de Papajran. Lindlej Tavait décrit en 1844, sous le nom de PUumna laxa et quelques années plus tard Elotzsch, de Berlin, voyant la plante dans la serre de M. Reichenheim et la croyant nouvelle, l'appela TriehopUia ReiehenkHmiana,
Les pseudobulbes sont courtes et ovales : la feuille est mouchetée iuférieurement : les fleurs, au nombre de 3 à 5 par grappe pendante, ont les divisions assee étroites, blanches avec du rouge et du vert pèle ; le labelle est blanc avec les bords révolutés.
T. laxa «or. Hartwegii H. G. Rchb.
Jenia, H, 1867, p. 101.
M. Reichenbach distingue comme variété les spécimens rapportés du Papayan par Hartweg, avec les pseudobulbes fort allongées au point d'atteindre sept pouces de long.
QUATRIÈMB SECTION.
TriehopUia hirmenantha Rchb. fil.
Rchb. in Bonplandia, 1854, 90, 280; 1856, 215. — Rbgel. Qartenfiora, 1854, p. 341 ; 1^6, p. 206. — Rchb., Xmia, I, 1868, p. 17, pi. VU; II, 18(^7, p. 08. — Bot. Mai., i^^» Pl- ^f^' — ^^^^' A^^'*^*» ^^1 P* 310.
Le T. hymenanUha a été découvert en 1849 par Schlim, dans la pro«
vince d'Ocana à la Nouvelle-Grenade à une altitade de 3000 pieds. II a été décrit en 1854 d*aprës un spécimen cultivé dans la célèbre colleo* tion Schiller à Hambourg. Warscewicz Ta vu sur.les arbres au Pérou. C'est une petite espèce sans pseudobulbes, à feuilles étroites, longues de 6 à 8 pouces ; elle donne des grappes de 6 à 8 fleurs, petites, blanches, à sépales un peu tordus, à labelle blanc, moucheté de pourpre pâle.
Triohopilia mntioa Rchb. et Wullschl.
In Walp., Ann, bot., VI, 1861, p. 679. Macradbnia mutica Limdl., Bot. Bêç,, 1839, XXV, Mise. 22.
Le T» mutica a été trouvé à Paramaribo par Wullschlâgel et on le dit aussi indigène à la Trir.ité. Il fleurit en 1835 chez Madame Knight et fut décrit, en 1839, par Liodlej sous le nom de Macradenia muOea, M. Reichenbach en a fait un Trichopilia voisin du T. kfmeiuuUka. Il a de petites pseudobulbes arrondies portant une feuille linéaire un peu bilobée à la pointe. Grappe à 3 fleurs blanches.