‹ La Belgique horticoleChapitre 107 sur 159 · I. — Myxomyoètes · texte numérisé non relu

I. — Myxomyoètes

Deux mots sur la culture de ces êtres singuliers qui excitent à juste titre l'étonnement de tous ceux qui les étudient. On pourra obtenir leurs fructifications soit par le semis direct des spores, soit par l'entretien des divers substratums occupés ou envahis par certaines espèces. Pour le semis direct, il faudra avoir grand soin d'employer le substratum exclusivement recherché par l'espèce à cultiver, et de le maintenir fort humide. Les spores, choisies en parfait état de maturité, seront semées à la fois dans l'eau et sur ce substratum, à l'époque ordinaire de l'apparition normale du Myxomyoète. Plusieurs StemonitiSj le Didorma difforme, le Badhamia capsulifera, le JDidi^ mium serpula, etc. pourront être essayés à ce point de vue. Le second mode de culture consiste à recueillir les substratums (branches mortes, vieilles souches, troncs pourris, feuilles tombées, etc.) portant des indices de l'habitat des Myxomycètes (sclérotiums,

plasmodiums, vestiges de fructifications, etc.) et de maintenir ces substratums dans une forte humidité. J*ai pu faire revivre de cette manière les espèces suivantes : en automne, StemonUis oblonga, Arcyria incamaia, Physarum niUans; au printemps, StemonUis oblanya et/erruçinea, Arcyria fiava et iticarnata, Physarum nutans, Lycogula miniata, etc. Nul doute que d'autres essais ne donnent des résultats nouveaux. En été, V^thalium septicum serait très-probablement d'une propagation facile, au moyen de la tannée maintenue dans une chaude humidité. En somme, je suis tout disposé à croire que des recherches attentives feraient connaître les meilleures méthodes à suivre pour réussir à souhait dans ce genre nouveau de cultures.

Il va sans dire qu'un compartiment spécial de la serre tempérée sera nécessaire, aussi bien pour les semis que pour la propagation et Tentretien de ces Myxomycètes.

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