X. Desmetiuia
€ Le plus beau de tousles Echeverias est assurément TJ^. Dumêtiana, originaire des hautes montagnes du Mexique. Imaginez-yous Ti?. açavoïdeê, avec des feuilles plus courtes et mieux fournies, imbriquées comme les pétales d^une rose et d'une couleur franchement bleue ; vous n*auriez encore qu'une faible idée de ce qu*est cette nouveauté. Mais comme la plante ne se multiplie pas, je ne sais encore quand je la mettrai au commerce. > L. de Smet, in litterU.
JB. diaoolor L. db 6&cst, (Wa/. pour 1874.
Mexique. Feuilles en rosette compacte, rouges en dessous ; fleurs grandes, d'un orangé très-foncé.
S. fekrinoaa Lindl., Jaum, <^ the kart. Soe.f IV, 292 adn.; Bak., Bif» M., 1869, pi. 71.
Californie, dans la baie de Carn^l. Jolie plante naine, à feuilles en rosette couvertes de poudre blanche. L'inflorescence est en cjme comme celle d'une joubarbe, avec les fleurs jaunes. La plante n'aime pas Teau, ni sur les feuilles ni sur les racines.
E. fturinulenta Lbm., ///. hort,, 1864, à la pi. 3fê et 1803, miac. p. 83.
Nom donné par Lemaire à une espèce qui n'est mentionnée nulle part ailleurs.
B. fùlgena Lbm. Voyez JB. retma Lindl.
E. sribbiflora DC, Prodr,^ m, 401 ; Mém, Cross., pi. 5 ; Lindl., Boi. Beg.^ 1829, pi. 1247j RcHB., Flor. emt,, V, pi. 321 ; Baker, Bif. bot., 1869, n* 23. — B.çrandi/hra Haw., Tatl., Philos. Mag.^ 1828; Swbbt, FI. Gard., pi. 275.
C'est la plus grande espèce du genre et la plus répandue dans les serres. Elle vient du Mexique et elle est connue depuis une cinquantaine d'années. Sa tige s'élève à un pied ou deux sur une épaisseur de 3 ou 4 centimètres : les feuilles, disposées en rosette, sont amples, épaisses, cunéiformes, mucronées, planes, glauques et plus ou moins chatoyantes : l'inflorescence est une ample panicule de cymes soorpioïdes : les pédoncules sont courts : le calice est étalé, à fiVùxi divisions inégales : la corolle, urcéolée, est rouge et jaune. Cette plante est recherchée pour ses fleurs qui persistent longtemps et qu'elle donne en abondance pendant tout l'hiver. Richard Courtois, dans soa Magazin (Thorticutture (1833, p. 170), l'a décrite en signalant son introduction à Liège, chez Jacoh-Makoy.
Elle a donné plusieurs variétés.
Var. metallioa Bakbr^ Bef. M., 1869, pi. 65 ; la Belgique horticole, 1874, pi. VIL — B. metallica Hort. et Lbm., III. hort.^ 1863, p. 81.
Plante admirable par son feuillage chatoyant de cette couleur qu'on nomme, je crois, gorge de pigeon : il est rose avec des reflets cuivrés et bronzés. La floraison est fort belle. Pendant les chaleurs de l'été on peut, on conseille même, de la placer au jardin, en plein soleil, au centre de corbeilles à feuillages vivement colorés. En hiver il lui faut la serre tempérée et une atmosphère sèche. Cette plante, comme la plupart des Echeveria, a horreur de l'humidité et de l'eau stagnante : un seul arrosement intempestif peut la faire mourir : elle demande un sol léger, riche en terreau. On dit qu'elle a été introduite du Mexique par M. Hugh Cumming. Sur notre planche VJ^. metallica est représenté au quart de la grandeur naturelle : dans le fond, une feuille est figurée dans ses dimensions et sa forme réelles.
Les fleuristes distinguent trois sons-variétés :
metalliea çrandis, metaUica Ittcida, metaUiea crûpaia Bakbb, Réf. boL^ 1869, ad tab. 66. Les feuilles sont très-larges et ondulées le long du bord.
E. fi^Iauoa Baksb, B^. bot. y 1869, pi. 61.
Mexique. Petite, acaule, feuilles cunéiformes, avec une petite épine rouge et Tépiderme glauque : les fleurs viennent en petite grappe courte, simple et unilatérale : le calice est court et régulier ; la corolle est rouge et jaune. Cette charmante plante est maintenant recherchée pour former des bordures autour des broderies végétales dont on orne les jardins : elle se plait au soleil : Thiver, il lui faut la serre tempérée, sèche et éclairée.
Le catalogue de M. L. de Smet comprend deux formes : B. gUatca metalliea^ B. glauea rùseo-cincta.
X B. glaaoo-metallioa (Ybitch), ffamàurgêr &arL und BlumenzeU.^ 1870| p. %0; 1873, p. 7.
On le dit hybride entre les deux formes dont il porte le nom. Quoi qu^il en soit, c^est une plante que les jardiniers multiplient beaucoup pour les bordures des parterres en broderie.
B. glObOBS HOBT.
Cette forme horticole que les catalogues (L. de Smet) mentionnent comme synonyme de rosacea^ semble être une variété du glauea : elle est recommandée pour les mêmes usages.
X. fi^raeOlima Muhlpf., Hamburger ^ 1873, p. 7; CataL L. db Smbt, 1874. Variété de VB- iecunia, à feuilles minces.
B. grandi/lora Haw. Synonyme de VB. gibUjlora.
B, grandis Hobt. Variété de YB. gibbijlùra.
B. Grayii Baxbb, Btf. bot., 1869, n» 33. Synonyme de YB. panicw' îaia Oray.
E. Oreexii (Port-Natal), Cotai. L. db Smbt.
Plante grêle, dressée : les feuilles par leur disposition et par leur forme ressemblent à celles des Portulaca, mais elles sont trois fois plus grandes. La plante fait singulière flgure parmi les Echeveria.
E. Hookerl Lbm., ///. hort.f 1863, p. 80. — ùioUoitemon Eookeri 8aim Dyck.
E. lanœolata Nutt., dans Tobrbt et Gbat, FI. y. Am., I, 561 ; Tobrbt, Meof. Boundarp, t. 24.
Californie; fleurs en panicole. Rapporté par M. Baker à TJ?. eaêgpitosa,
E. laxa. Californie; fleuiv Jaunes, 1847 (Paxt. Bot. Diet.).
E. lingruaefolia Lem , III. hori., 186'% mise. p. 81. — Paeh^phyium Ungua HoRT.; Bakbr, Btf. bot., l, pi. 58.
Mexique. Petite espèce insigniâante pour Tamateur des jardins.
E. lurida Linol., Bot. Beç., 1841, pi. I; Baker, Réf. bot., 1860, pi. 69.
Mexique. Acaule, rosette compacle de feuilles étroites, creusées, glauques, teintées de pourpre ou de brun. Belles fleurs rouges en grappe simple. M. Baker rapporte à cette espèce VB. racemosa de Schlechtendal. La plante réclame un terreau léger et sablonneux et elle se plait dans une serre sèche et chaude. Elle ne supporte pas l'eau en hiver.
X E. luteo-gigantea Hort.
Hybride du refusa par le macrophylla obtenu par M. Rendatler, horticulteur à Nancj.
E. maorophylla Hort.
E. metalUoa Hort. Voj. E. çibbijlora.
E. misteoa, Cat. L. db Smbt, 1874.
Plante petite ; feuilles longues de 0^025, glauques, terminées par un mucron rouge.
E. muoronata Scrlbcr., Linnoea, Xin, 41 et BTort. Hal., fàsc. m (1853), p. 19; Baker, B^. bot., I, n« 4.
Cette espèce acaule a été observée au Mexique par C. Ehrenberg, mais il ne parait pas qu'elle se trouve dans nos jardins.
E. navioularis, Cat. L. de Smbt, 1874.
E. navioularis. var. mbra, CaL L. db Smbt, 1874.
S. noduloBa Bakbr, Uef. bot., 1869, pi. 56.
Mexiqae. Petite, caulescente, feuilles en rosette, vertes avec un liseré rouge : fleurs en grappe simple.
S. nuda Bakbr, B^. M.» I, 1869, pi. 57 ; &ard. Chron., 1856, p. 280.
Envojé du Mexique par Botteri. Petite, caulescente; feuilles assez distantes, un peu rougeaudes au bout : fleurs en grappe et d'un rouge yif , à pétales soudés assez haut.
E. Paohypliytiixn Bak. Voyez B. bradeosa.
E. PaobyphytioideB.
1 Superbe hjbride entre Pachyphfftum bracUoêum et Beheveria meUUlica : les feuilles ont la couleur de celui-ci et la forme de celui-là, mais deux à trois fois plus grandes. > Cat. L. de Smet, 1874.
E. psnionlata 8. Grat, in PL TexanO'Mexican. {Smiths, Contrib., Ill, art. V, p. 76). — Syn. : B. €Hrayii Bak.
Mexique septentrional. Fleurs en panicule.
E. peruTiana Moyen, iteise um die Srde^ I, 448. Walp., Bep,^ bot. Y, (1845-46), p. 794 ; Bakbr, Réf. bot., d« 10.
Pérou, Cordillère de Tacna. Acaule, feuilles en rosette serrée, trèsglauques : fleurs en grappe simple. Ne semble pas être en culture.
E. FfersdorflU Hort. Petit; feuilles vertes. Quid?
X E. pminoBa.
Hybride entre lifi^uatfoîia et coccinea d'après le cat. W. Bull, 1874.
E. pubeaoeiiB Schlbcht., Linnaea, XIII, 411 et ffort. Hal., fasc. III (1853), p. 17, pL IX, 1-5. Walp., Ann., V, 1858, p. 12; Bakbr, Rtf. bot., 1869, n» 1; 1870, pi. 197.
Caulescente; toute couverte d'une molle pubescence ; inflorescence en épi simple ; fleurs d'un beau rouge.
B. pulTeralenta Nutt. dans Torr. et Gray, FI. N.-Amér., I, 560; Ch. Lbk., Hort. unw.y VI, 1845, p. 132, cum ic. ; / Giardini, 1866, p. 481, pi. color. Van Houttb, FI. des serres, XIX, pi. 1927-28; Bakbr, JB</". bot., 1860, pi. 66.
Californie méridionale. Il est intéressant de comparer la planche
publiée en 1815 par Lemaire et celle que M. Vao HouUe a donnée récemment. Sur la première l'£. pulverulenia est représenté avec une rosette de 15 centimètres environ, tandis ^ue sur la seconde c'est
une ample plante de 30 à 40 centimètres de diamètre. Cependant la planche de M. Van Houtte n'est pas trop flatteuse et l'amélioration de la plante bous le rapport de la beauté est un effet de la culture. La tige peut s'élever à 8-12 pouces : les feuilles sont poudrées de blanc < cette superbe plante fait à M. Louis de Sraet (qui n'est pas orfèvre) l'effet d'un véritable objet d'art en ar^nt massif. • Les fleurs sont en panicule simple ou rameuse et unilatérale.
B. pnznila Lbm., dans Coi. Van Houttb, 1846, Walp., Ann, bot., V, (1^8), p. 12; Bakbb, R^. bot,, 1869, pi. 62.
Elle forme de belles petites rosettes de feuilles serrées, étroites, allongées, glauques : les fleurs sont en grappe unilatérale. Elle ressemble au glauca et au secunda, mais elle est plus petite que cette dernière et d'un plus beau glauque. Convient parfaitement pour les parterres et passe Thiver en serre tempérée à Tabri de Thumidité.
S. qnitensia Lindl., /ourn, Hort. Soe., VII, p. 269; Paxt., FL Garden, 1852, 150; Cott. 9ard.,\BSS, XIX, 164; c. ic; BAKBB,i^/. bot., I, n^b; Sbdum QuiTBNSB H. B. E., Nov. Qefi. VI, 46.
Andes de la Nouvelle-Grenade. Plante insignifiante : les feuilles ne sont point en rosace, mais espacées et yertes : Tinflorescence est en grappe.
S. racemosa Schlbcht. et Ckau. , Linnaea. 1830, V, 554; XIII, 1839, 410; Allç. Bartenx., 1837, 247; 1838, 70; Bot. Mag.y pi. 3570; BortictUteur belge, IV, 1837, p. ^8.
Les feuilles sont en rosace, longues de 15 à 20 centimètres, vert foncé, creusées, liserées de fauve pâle: fleurs en grappe simple. La figure donnée par Scheidweiler dans VHortieuUeur belge est convenable. l)'après M. Baker, VF. racemosa devrait être rapporté au îurida, cependant le nom de racemosa est, pensons-nous, antérieur.
S. reflexa orispa, Cat. L. Db Smbt, 1874.
Mexique; feuilles longues de 4 pouces, glauques, bordées de rouge et ondulées ; les fieurs sont grandes, nombreuses, précoces et orangejaunâtre.
E. retufla Lmoh ,Journ. o/. ihe hort. Soc., II, 302, 306 adn ; Sot. Reg., 1847, pi. 57; Allg. Qarten%., 1848,7; Paxton, -F/, ^«rrf., III, pl.73; Gardn. Mag. of Bot., 1850, p. 129, pi. 12; Ann. de Gand, III, 463; Hamb. Gartenz., 1853, p. 416 ; Bakbb, Réf. bot., 1869, n» 22.
Mexique, dans les montagnes près de Anganguco. Caulescente; feuilles, au nombre de 10 à 15, rapprochées en rosette, émoussées et quelquefois échancrées, glauques : grappe bifide à fleurs unilatérales, rouges de corail et très jolies. Cette plante est fort recherchée des fleuristes pour les belles fleurs qu'elle donne tout Thiver au moins quand elle est bien cultivée en serre chaude et sèche, dans un bon
terreau. VF. fulgens de Lemaire (Jari.Jlewr,, III, 1852-53, pi. 244 ; Baker, iZ^/l, 1869, pi. 64) ne diffère pas do retusa.
Cette espèce a donné :
X Ftoribunda tplendens. Hybride obtenu par M. Rendatler , de Nancy. X Miniata. Même origine.
X Betusa glauca. Hybride du reiuêa et du secunda {cai. W. Bull, 1874.)
E. rosaoea (?) Lindbn et Andr^, ///. kort,^ 1873, p. 64, pi. 124. Forme jardinique,acaule, en rosette de 10 à 15 centim. de diamètre, régulière, glauque, mais on ne parle pas des fleurs. On lappelle aassi E, glohota en jardinage. C'est une plante voisine de VE. secunda et qui ressemble beaucoup aux E, glauca et pumUa de Baker. On la cultive en gros pour la confection des parterres-broderies.
B. rose» Lindc, Bef. bot,^ 1842, pi. 22; Courantia. bchbveboïdbb Lbm., Jard.Jleur., I, supp]., p. 91; Cotylédon bosbata BakeB) R^. hort.^ I, n* 3.
Mexique. Le nom de rosea lui vient de ses bractées roses : les fleurs sont jaunes ; la plante, qui est caulescente, n'a pas Tapparence d'un véritable Echeveria : lire à ce sujet les NoUs inédUei de Jacques, dans le Journal de la Société d'horticulture de Paris, 1862, p. 637. M. Baker a cru devoir changer le nom spécifique parce qu'il existe en Sibérie un Cotylédon rosea de Lessing.
E. sansniinea Hobt. — Voyez S, atropurpurea Bak.
X B* seaphylla (Dblbuil). La Belg. horticole^ 1872, p. 206; Th. Moobb, the Flor. and Pom.y 1872, p. 250 c. ic. xylogr.; The Gard. Mag., 1874, p. L97, c. ic. xyl.
La Belgique horticole a été la première à signaler cette plante. M. Deleuil, de Marseille, assure qu'elle est hybride de E. agavMes par le lingua^olia : nous ne la connaissons que par la description et la gravure noire, et celles-ci rappellent VE. secunda: c'est d'ailleurs une jolie plante, en rosette acaule très-fournie : recommandée et recherchée pour les bordures des parterres-broderies.
B. Scheeril Lindl., Bot, Beg., 1845, pi. 27 ; Ànn. de Cfand^ 1846, p. 230; Bakbb, B^. bot., 1869, n» 19.
Du Mexique et introduit à Kew, vers 1842, par M. Fr. Scheer,
amatear dliorticulture. Grande espèce caalesoente ; feuilles en rosette ovales-aiguës, atténuées en pétiole et d'un blanc d*argent.
B. seonnda Lindl., Bot. Beg., 1838, mise. n« 112; 1840 pi. 57; Horticulteur umiversely n, 158; Âllg, eartenz., 1841, 56; Bakbb, Rifbot. n* 14.
Mexique; introduit vers 1837. Plante charmante en petite rosette acaule bien fournie et régulière : c'est une espèce bien caractérisée et à laquelle on doit, en botanique, rapporter beaucoup de petites espèces et des formes jardiniques; elle ressemble à une joubarbe qui aurait les feuilles glauques et divergentes. Llnûorescence est une petite grappe simple et unilatérale. Kunze lui avait donné au jardin botanique de Leipzig le nom à'E, spUota, qui est d'ailleurs resté manuscrit.
On distingue en horticulture les variétés :
Var. glauca. Revue horticole, 1869, p. 299. — En rosettes de 6-10 centimètres. Très-recherchée pour les parterres et employée par le Fleuriste de Paris.
Var. glauca fMjor (Coi. W. Bull., 1874, p. 174).
Var. pumUa. En rosette plus petite.
S. Bpafhulata, Cat. W. Bull., 1874.