GENRE NOUVEAU DE LA FAMILLE DES BROMÉLIACÉES
PAR M. Edouard Morren.
Planche XV.
OuiistmiB {ff. n.) CàUx saperus, triphyllus : sepAla disparilia, sinistroraum lanceolata, dextrorsumampliata, securiformîa. Corolla tinpetala; petala ei'ecta, bas! squammulata, in tubum convolata, calycem supei^antia. Stamina epigyna, indasa, 3 petalLs ad Data, 3 ad basim sepalorum inserta : antherae doraiâxae, erectae; Rtylus flliformis, staminibus subaeqiialis. Stigmata tria in capitulam contorta. Oyarium inferios, cylindricum Ovula numerosain superiorî loculoram parte inserta, pendentia, breviter appendiculata. Fructus.... Semina.... Herbae epiphytae americanae, foliis loratis, canaliculatis, denticulatis; flori-
bus in capitalum cyathiforme approximatis.
Ce nouveau genre est cai*actéri3é surtout par la forme insolite des sépales ; il se distingue aussi à son inflorescence en forme de corbeille remplie de fleurs, d^cù le nom CanUtrum que nous lui avons attribué.
D se distingue des Nidularium par ses sépales libres et inéqnilatéraux, la corolle tripétale, les ovules acuminés, etc.; des Hohenbergia et des Eoplophytum par la forme des sépales, rinflorescence, les ovules, etc. Les CryjptarUhus ont le
calice gamophylle, les pétales nus, les étamines libres, etc.
Gudstram amantiacam foliis fascicnlatis, lingulato-loratis, latis, coriaceis, sesquipedalibus, arcuatis, concoloribus, paululum marmoratis, basi ampliatis, canaliculatis, denticulatis, ceterum applanatis, margineaculeolatis, tinincatoacuminatis, apice reflexis. Scapo erecto foliis aliquantum breviore, cylindrico, bracteis vaginantibus imbricatis lanceolatis integins lucidis membranaceofoliaceis vestito. Spica capituliformi oblonga-clavata v. obconica, truncata ; spathis imbricatis, ovatls, lanceolatis, acuminatis plus minusve ventricosis, erectis, lucidis, rubicundis arcte involucrata. Floribus numerosis (30-100 et ultra) in involucro cyathiformi coarctatis, 4-5 centimetris longis, bracteatis. Bi*actea florali lanceolata, acuta, carinata, erecta, calyci subaequali, glabra, apice rubicundo-aurantiaca. Floribus sessilibus, tubulosis. Sepalis erectis, oonvolutis, carinatis, acuminatis, lateribns inaequalibus, sinistrorsum lanceolatis, dextrorsum cultriformi-ampUatis, scariosis, lucidis, aurantiacis. Petalis calycem tertio superantibus, llneari-oblongis, erectis, ungui elongato, basi gqoammulis subdentatis ornatis ; limbo ovato, erecto, aurantiaco. Staminibus
incluBiB, fllamento clavato. Stylo erecto, elongato, stigmate exserto auraotiaco. Ovario cylindrico Babtrilaterali, lucido.
Perennis, americana, scilicet braailiana, in hoHi bot. Leodiensis caldariis, anno 1872florait; sub nomine C. aurantiaci descripaimus pro floram colore. FI. Jun.-Sept.
Explication des flffnres : Fig. l. Port de la plante (1/7).
Fig. 2* Une infloresoense. N. B. Le capitale peut atteindre un diamètre double à la partie supérieure.
Fiff. 3. Partie supérieure d'une feuille. Les dents sont en réalité plus finfis et plus serrées.
Fig. 4. Une fleur grand, nat. avec sa bractée. L'imbrication des sépalei ^ mal dessinée.
Fig 6. Une fleur dépouillée de sa bractée.
Fig. 6. Un sépale : la base doit être élargie vers la gauche.
Fig. 7. Un pétale avec une étamine adhérente.
Fig. 8. Ecailles à la base des pétales.
Fig. 9. Une étamine.
Fig. 10. Une anthère.
Fig. 11. Coupe à travers la fleur.
Fig. 12. Un ovule.
Fig. 13. Diagramme de la fleur.
Nous n^avons jamais vu la Broméliacée que nons allons faire connaître que dans la nombreuse collection réunie au jardin botanique de Tuniversité de Liège.
Nous croyons, mais sans pouvoir Taffîrmer, qu'elle est venue da Muséum dliistoire naturelle de Paris, sous le nom de CryptafUhtu davatus.
Elle a fleuri une première fois en 1867 au mois de juillet, puis en 1872 et en 1873 pendant la même saison.
La planche que nous faisons ûgurer ici a été exécutée daprès Taquarelle peinte en 1867 par M"*""* de Sartorius. Mais nous nous sommes trop hâté : cette première floraison est chétive. Le spécimen actuellement en fleur dans notre serre a Tinflorescence quatre fois plus forte et par suite beaucoup plus évasée au sommet.
L*aniedjse des fleurs nous a clairement montré que la plante ne pouvait rentrer dans aucun des genres déjà établis dans la famille des Broméliacées. D^ailleurs à première vue son inflorescence caractéristique lui donne une physionomie particulière.
Par son ovaire infère c*est une Broméliée, mais ce n*est ni un Nidukriwn, ni un Cryptanihus, ni un HoKenbergia ou un Hoflophyiwm.
L*inflol*e8cence ressemble à une corbeille de fleurs portée sur une tige droite bien au-dessus du feuillage. C'est comme une de ces corbeilles larges, plates et découvertes que les Grecs nommaient xaveov et les Romains : Canisirum et cette comparaison nous a inspiré le nom du genre nouveau à établir. D'anciens documents représentent des femmes athéniennes portant une large corbeille d'osier sur la tête, un Caniètrum : le nom de Canéphores leur avait été donné. On voit au Musée de Dresde la statue d'une Canéphore. On dit qu'à Athènes des jeunes fllles accompagnaient dans cette attitude la procession aux fêtes de Cérès, de Bacchus et de Minerve. D'ailleurs, les verdurières du pays de Liège, portant sur la tête leur charge de légumes dans un ou plusieurs larges paniers empilés, sont aussi des Canéphores.
Il importe de dire que ce n'est point sur Tinflorescence que nous établissons ce genre, mais principalement sur la forme tout à fait insolite des sépales qui sont libres depuis la base ; ils ne sont point symétriques mais beaucoup plus développés d'un côté que de l'autre : leur bord libre est lancéolé et régulier, mais l'autre bord, d'ailleurs recouvert par le sépale voisin, est largement prolongé en une aile membraneuse en forme de fer de hache.
Les autres caractères consignés en tête de cette notice suffisent pour délimiter le genre Canistrum.
La seule espèce qui le constitue jusqu'ici est très-probablement ^ne plante brésilienne. Peut-être a-t-elle été introduite dans les cultures d'Europe par Marins Porte (Voj. : Houllet, Rev . Horticole j 1870, p. 232).
Elle se distingue surtout par son inflorescence en capitule serré au sommet d'une hampe qui s'élève au-dessus du feuillage, par ses larges t)ractées rouges qui enceignent ce capitule et par ses fleurs nombreuses et serrées de couleur jaune orangé, ^n voici d'ailleurs la description détaillée :
Plante de dimensions moyennes, mesurant O^ylb d'envergure sur 0",40 de hauteur, y compris rinflorescen ce.
Acaule. Feuilles disposées en rosace, arquées, très-larges, surtout à la base fingaÎDante qui est ample^ entière, plus ou moins f iolacée ; puis un peu plus
étroite et profondément canalicalée dans U région pétiolaire; qui est fortement dentée : plus haut elles s^élargissent et s'aplatissent dans le limbe qai est largement rubaniforme, assez brusquement atténue et acominé an sommet un peu réfléchi. Ces feuilles sont très-finement dentées sur les borda, k dents droites, espacées de 1-2 millimètres^ petites, brunâtres; les deax fiées sont lisses, parfois un peu marbrées de vert foncé et de brun rougeâtre. Les feuilles moyennes, qui sont les plus étendues, atteignent une longoeur de 40 À 50 centimètres et une largeur de 6 à 7 centimètres. Les feuilles centnks diminuent rapidement de longueur au voisinage de l'inflorescence.
Hampe centrale, dressée au-dessus du feuillage à une hauteur de 35 œntimèti*es envii*on au-dessus du collet de la plante, cylindrique, d'une épaisseur de 6-7 millimètres, mais paraissant en avoir 10 à 12 et même se renflera la partie supérieure par suite du boursouflement des bractées supérieures : ces bractées sont nombreuses, sUmbriquant l'une l'autre, amplexicaules, embrassantes, lancéolées-aiguës, à bords entiers, à sommet acuminé brunâtre, le reste vert pâle et luisant : toutes, mais surtout les terminales, un peu bouffies-gibbeoses dans la région dorsale supérieure.
L'inflorescence est un épi contracté en capitule; celui-ci a la forme d'an bouquet plat composé de fleura nombreuses sei'rées les unes contre les antres (de 90 à 100). Il est enveloppé et dépassé par un involucre de spathes appliquées les unes contre les autres, largement ovales, s'atténuant rapidement en nne pointe acuminée, courte, atteignant la môme hauteur que les fleurs épanouies, lÎBses sur les bords, psussant successivement du verdâtre au ronge assez foncé et un peu brunâtre.
Bractée de chaque fleur pyramidale-lancéolée, aiguë, pliée, appliquée, à bords entiers et membraneux, dépassant l'ovaire et atteignant environ la moitié de la hauteur du calice de la fleur épanouie, lisse, incolore à la base, jonant du rouge à l'orangé à la pointe, qui est visible.
Fleurs sessiles, dressées, tubuleuses dans leur ensemble, d'une longuenr de 4 à 5 centimètres sur un diamètre moyen de 5 millimètres.
Calice épigyne à 3 sépales immédiatement libres, dressés, convolutes avec i-ecouvrement à gauche, carénés, acuminés, longs de 15 millimètres et atteignant les deux tiers de la longueur des pétales; à limbe fortement inêquilatère, le côté libre ou gauche étant simplement lancéolé-aigu, tandis que le côté recouvert ou droit est développé en fer de hache ; partout lisse, luisant et d'un beau jaune orangé.
Corolle épigyne à trois pétales immédiatement libres, linéaires-oblongs,
dressés, à onglet long, renfermé entre les sépales, muni à la base de 2 écailles
aiblement dentées et de sillons et de crêtes le long des étaminea; limbe un peu
élargi, ovale, dressé, ne s'étala nt jamais, dépassant le calice de 4-5 millimètres;
défloU*^^"^^ *" nioment de l'anthèse, brunissant et noircissant ensuite à la
«ûines 6, les unes altematipétalées et libres, les autres oppositipétales,
sondées avec l'onglet sur la plus grande partie de son étendue; filaments aplatis, clavés, c'est-à-dire s'élarglssant de la base au sommet; anthères dorsifixes dressées, n'atteignant pas tout à fait le sommet des pétales.
Style filiforme, assez épais et parfois un peu flexueux, portant un peu au delà des anthères et du sommet de la corolle un stigmate capité, en pyramide hélicoïdale, orangé.
Ovaire infère, triangulaire par compression, allongé, lisse, luisant.
Ovules nombreux insérés à la partie supérieure de chaque loge, pendants, allongés, brièvement appendioulés.
Le Canistrum aurarUiacum est de culture facile en serre chaude, dans le compost ordinaire des Broméliacées. La forme remarquable de son bouquet floral peut le faire rechercher. Son principal mérite est la durée de sa floraison qui se prolonge pendant plus de trois mois. Un pied qui a commencé à fleurir à la fin de juin est encore en pleine floraison pendant le mois de septembre»
BDLLETIH DES NOUVELLES.
dtioil de Yienne. On sait qu*à l'Exposition universelle de Vienne, Thortioulture comporte une exposition permanente et, en outre, quatre expositions temporaires. La deuxième de ces expositions temporaires a eu lieu du 15 au 25 juin. La Belgique j a occupé une place particulièrement large et distinguée et dans cette circonstance elle a dignement soutenu sa réputation, mais au prix des plus grands sacrifices, s'il est vrai que le retour des plantes s'est fait dans de mauvaises conditions.
Mais ce sont là de faibles mécomptes eu égard aux distinctions honorifiques qui ont été décernées aux exposants belges.
M. J. Linden avait un contingent considérable de plantes nouvelles, de Palmiers, d'Orchidées, de végétaux utiles, économiques, officinaux, d'arbres fruitiers exotiques, etc. 11 nous semble que M. Linden doit obtenir un diplôme d'honneur. Dans cette exposition temporaire il lui a été décerné une médaille de progrès et une médaille de mérite.
MM. Jacob-Makoy de Liège, une médaille de progrès pour plantes nouvelles d'introduction directe, la plupart du Mexique. M. A. de Goes, à Schaerbeek» une médaille de progrès, pour une
nouvelle variété de Vigne, obtenue de semis par l'exposant, et ^elDâ^ quable par son extrême fécondité.
Madame Legrelle-d'Hanis à Anvers, une médaille de mérite poor une collection de plantes ornementales exotiques en forts exemplair».
M. Edmond de Ghellink-de Walle, à Gand, une médaille de mérite, pour Aroïdées, Maranta et Selaginella.
M. J. Verschaffelt, à Gand, une médaille de mérite pour ses Agave, Yucca, Dasylirion, Cjcadées, Cactées, Crassulacées, etc.
M. Aug. Van Geert, à Gand, une médaille de mérite pour ses Conifères.
M. Alexis Dallière, à Gand, une médaille de mérite pour des plantes nouvelles, des végétaux d'ornement, des plantes fleuries, etc.
M. Aug. Stelzner, à Gand, une médaille de mérite pour une collection de Fougères de pleine terre ou de serre froide.
M. Louis De Smet, à Gand, une médaille de mérite pour une collection de Echeveria, Phormium, etc.
Une médaille de coopérateur à M. Aug. Devenster, chef de culture chez M°* Legrelle-d*Hanis.
Un diplôme au Jardin botanique de Gand pour un envoi de plantes utiles ou officinales exotiques.
Un diplôme à M. Ch. Boelens, à Gand, pour ses Amaryllis.
Le jurj de cette quinzaine était présidé, avec la plus grande distinction, par S. E. le comte Potockj. Il se composait, en outre: pour rAutriche de M. le D' Ed. Fenzl, directeur du Jardin botanique impérial à Vienne; M. Fetter, directeur au château impérial de Schônbrunn ; M. Antoine, directeur du Jardin privé de S. M. l'Empereur, à Vienne; M. Daniel Hooibrenk à Hietzing, près Vienne; M. R. Abel, horticulteur à Hietzing et son fils ; pour TAllemagne : M. G. Meyer, directeur des parcs de la ville de Berlin; Kolb, inspecteur du Jardin botanique de Munich; pour Tltalie, M. \ecomifi Carlo Lavatelli, à Rome ; pour la Belgique, M. A. Waroquié, de Mariemont, membre de la Chambre des Députés et M. Ed. Morren. Les opérations ont duré trois jours.
Cette exposition a été honorée de la visiCe de l'Empereur.
La troisième Exposition temporaire d'iiorticnltnre à Tien»®
a été plus brillante qu'on ne s y attendait. Les amateurs et horiicu^
teurs viennois ont contribaé pour la plus grande part à la beauté de ce concours : la tente était mieax remplie et plus compacte qu'à Texposition du mois de juin. La commission japonaise a exposé une belle collection de Lis dans laquelle figuraient de belles variétés hybrides du Lilium auratum; en outre, des Orchidées, des Fougères herbacées et un lot d'environ 250 espèces d'arbres et d'arbustes du Japon.
L'emploi des eaux d'^onts pour la fumure du sol est souvent préconisé de la manière la plus intempestive. Un fait qui vient d'être observé en Angleterre et qui est vivement discuté dans les journaux agricoles semble établir que ces matières putrides sont nuisibles et dangereuses.
M. Smee fait connaître qu'un de ses troupeaux de vaches étant allé paître, à son insu, dans une prairie qui avait été irriguée avec des eaux d'égouts, ces bétes fournirent du beurre tellement nauséabond, qu'on dut le jeter. On discontinua l'usage de Fherbe en question et le beurre redevint ce qu'il était auparavant. L'expérience a été renouvelée plusieurs fois et les résultats se sont reproduits de façon identique.
Il paraît que le lait des vaches nourries de cette herbe prend au bout de vingt quatre heures, une odeur rance, et que le beurre fait avec ce lait, quelque soin que l'on apporte à sa préparation, devient mauvais un ou deux jours après.
c Si les eaux d'égouts, dit M. Stiennon, dans V Agronome, de Namur, peuvent ainsi communiquer au lait, et par conséquent aux herbages à l'irrigation desquels on les emploie, un principe toxique on malfaisant, on est amené à se demander quel effet pourraient produire sur l'économie de l'homme des légumes cultivées avec l'aide de ce genre d'engrais. »
D'autres exemples des effets fâcheux des eaux d'égouts sur le produits du sol ont déjà été signalés.
En effet, certains principes putrides, encore mal définis par les chimistes, peuvent être absorbés par les végétaux. Quand ils s'accumulent dans certains tissus très-succulents, leur présence devient fort aisément appréciable. Des Fraisiers ou des Melons cultivés avec des produits de fosses d'aisance donnent des fruits fétides et i^poussants.
n est dangereax de cultiver des matières alimentaires avec des fumiers aussi grossiers.
Ils peuvent être employés, ainsi que les déchets de ménage, mais à la condition qu'il soient complètement décomposés et transformés en matières minérales, c'est-à-dire quand leur décomposition est complète.
L'Assodation britannique pour l'aTancement des sdenees se
réunit cette année à Bradford, le 17 septembre, sous la présidence de M. James Prescott Joule.
Le Doetenr JolinTorrej est mort le 11 mars dernier à New-York, qui perd en lui sa plus grande illustration scientifique. Il était né dans la înéme ville en 1796. Sa première publication fut le catalogue des plantes indigènes croissant dans les environs de sa cité natale, n étendit ensuite ses recherches dans les Etats du Nord-Est du Mississipi et composa pendant les années (de 1818 à 1824) qui précédèrent son installation de docteur en médecine, un ouvrage qui le plaça au premier rang des botanistes américains.
n perfectionna également, par de longues recherches, les collections du docteur James et ouvrit à la botanique la voie des montagnes rocheuses du Colorado. La plupart de ses écrits sont dispersés dans les journaux et les rapports et ses découvertes y sont consignées périodiquement. Ses ouvrages marquants sont sa Flore de VEUA i^ Nem-Twk en 4 vol. , et sa Flore de V Amérique du Nord, qui est restée inachevée. Torrej a dû sa grande renommée à la botanique et sa subsistance à la chimie. La plus grande partie de sa vie fat consacrée à renseignement et aux applications pratiques de la science. En 1824, il occupa la chaire de chimie et de minéralogie à West- Point; et en 1827, celle de chimie et de botanique au Collège des médecins et chirurgiens de la même ville. .
Vingt ans après, il résigna cette dernière place, à la demande du secrétaire de la trésorerie qui lui offrit la charge d'examinateur dans le gouvernement.
Peu après il abandonna sa place du Collège médical et fut nommé
administrateur du Collège de Colombie dont l'Ecole de médecine devint
annexe ; il donna à cet établissement non-seulement tous ses
services, mais encore ses collections botaniques et sa bibliothèque. Il 7 passait toutes ses journées, et ses nuits étaient employées à ses études et à ses recherches botaniques. Quelques semaines avant sa jnort, on pouvait encore voir après minuit sa lumière dans la salle de lUerbarium du collège. Fidèle au devoir jusqu'à la dernière heure, il signa dans la matinée du lundi 11 mars, le rapport officiel des travaux journaliers de VAssay Office et au soir il mourut. Torrey n^était pas seulement un savant érainent, mais encore un homme d'une bonté simple, d'une modestie rare et d'une grande serviabilité.