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V. — LA CHALEUR ET LA VIE DES PLANTES

Si nous jetons un regard sur Tenserable des phénomènes que produit dans la vie des plantes Tinfluence de la chaleur, et qui sont d'aoa importance si considérable pour la distribution géographique des végétaux, nous distinguons trois conditions principales auxquelles peuvent être ramenés la plupart des faits de dispersion que détermine la répartition inégale de la chaleur sur le globe, faits si nombreux, si variés, et souvent si extraordinaires à première vue. Ces trois conditions principales, qui s appliquent au règne végétal tout entier, peuvent être regardées comme des lois de végétation, lois fondamentales sor lesquelles on essaiera d'établir numériquement les relations intimes qui existent entre la distribution cosmique de la chaleur et le dessin du manteau végétal qui recouvre notre globe. Ainsi Ton pourra déterminer pour ce tapis varié de fleurs et de verdure qui partout forme la transition entre la nature morte et la nature vivante, un système de cause et d'effet, et, connaissant la force, apprécier le résultat qui lai correspond nécessairement. Ce système est déjà reconnu dans ses traits généraux, mais c'est seulement quand nous serons en état de calculer numériquement les données de cause et d'effet, qu'il pourra exercer son heureuse influence sur la connaissance générale du monde des plantes, et sur l'activité physiologique du végétal considéré isolément. Ces trois lois fondamentales de la végétation seraient les suivantes: 1** Pour chaque plante il existe sur l'échelle thermométrique deux points qui fixent le maximum et le minimum de température entre lesquels l'espèce est capable d'exercer normalement ses fonctions

vitales.

?*> Toute graine pour germer, tout bourgeon pour s'ouvrir, tout

fruit poar venir à maturité a besoin d*Qn certain degré de température qui peut être très-différent suivant les espèces.

3° Chaque espèce végétale, pour parcourir les diverses phases de son existence, a besoin d'une certaine somme de chaleur ; c'est seulement dans les localités où cette somme de chaleur lui est fournie tous les ans, et où les conditions d'humidité et la constitution du sol sont en même temps favorables, c'est là seulement que Texistence de la plante peut être regardée comme assurée.

Pour établir les chiffres relatifs à la première loi, la méthode qui me paraît la meilleure consiste à prendre la moyenne des maxima et des minima annuels de température, dans les points reconnus pour être la limite polaire ou méridionale de Tespèce, du genre ou de la famille que Ton considère. Mais il faut en tout cas faire entrer en ligne de compte les isothermes du mois le plus chaud ou le plus froid. Pour satisfaire à ces deux conditions, on peut combiner ces données en une fraction dont le numérateur serait le maximum ou le minimum annuel de température, et dont le dénominateur serait Tisotherme du mois le plus chaud ou le plus froid ; on peut aussi additionner les deux nombres et en prendre la moyenne. Il est clair que la température moyenne du mois le plus froid ou le plus chaud, utilisée seule, donnerait des limites de température trop resserrées, et, d'un autre côté, le maximum et le minimum de température annuelle donneraient dans le même cas des limites trop étendues. Beaucoup de plantes, en effet, peuvent très-bien supporter pendant un temps court on assez haut degré de chaleur ou de froid, mais périssent dès qu'elles sont exposées pendant assez longtemps à une température même beaucoup moins élevée ou moins basse, comme je Tai fait voir plus l^ut pour VAçave americana. On pourrait aussi trouver des données moyennes dans les lignes isothères et isochi mènes, et, ordinairement, <^ lignes sont utilisées aussi pour fixer les limites de Taire de dispersion des plantes ; mais dans la zone polaire, où toute la végétation ne dure peut-être que six semaines, on ne peut établir dans ce Beus aucun résultat d'une exactitude même approchée. Par contre il n'est pas nécessaire de faire entrer en considération les variations de la moyenne mensuelle, car pour établir les rapports généraux il ne faut pas tenir compte des températures exceptionnelles et de leur ^tion sur la végétation.

telles que les Soldaneîla alpina, Aretia gladalU, A, Héhetiea, CherUria sedoîdes, etc., poussent déjà à (y* et même à — 0,1'*(1).

D après Gôppert la température la plus basse k laquelle on ait observé une germination est de -4-3** R.; d'après Edwards et Colin elle serait de -♦-7" C. (b^jb R.). Ce dernier chiffre est évidemment trop élevé; au contraire les intéressantes recherches de Gôppert peuvent être considérées comme exactes, du moins pour les plantes des climats tempérés ; on voit en effet des plantes des hautes Alpes et des contrées polaires commencer leur germination certainement déjà à 0*. Pour beaucoup de graines qui doivent rester assez longtemps en terre avant de germer, il serait difficile, même impossible, de déterminer la somme de chaleur nécessaire à la végétation. Cest le cas surtout pour les graines à enveloppes dures ; ainsi aux graines des Mangliers et des Anonum il faut de six à huit semaines ; les amandes et les pêches réclament souvent six mois ; d'après Hartig les graines da frêne [Fraxinus excelsior) ne germeraient qu'au second printemps; (celles du Fraxinus pubescens le font dès le premier printemps qui suit leur chiite) ; d'après Wichura les graines du cornouiller, de Térable, du fusain, de Taubépine, du rosier, du chanvre, etc., restent même plus de deux années en terre. L'humidité d'ailleurs, et la constitution do sol jouent ici un très-grand rôle : l'inâuence de la chaleur ne se dégage pas nettement de celle des autres agents, et par suite il est difficile de révaluer avec quelque certitude ; il ne faut pas négliger non plus de tenir compte de la température du sol, qui est souvent si différente de celle de l'atmosphère ('2). {Sera continué).

(1 ) A ce B^jet, et aussi à propos de la floraison du.Soldanella alpina, S. Clusii, etc. dans des cavités creusées dans la neige par le rayonnement de la plante, fait qui est affirmé positivement par M. Lortet (Bot, Zeit. 1852, p. 648, cité par Sachs et par Martins), rappelons que, d'après Sachs, ces deux cas ne regaitlent que la croissance aux dépens de principes élaborés à l'avance : il n'est pas question d'assimilation sous la neige.

D'après le même auteur le maïs pourrait germer déjà à 9,4» C, soit7,&^ R. au lieu de 13« R. que donne le D' Kabsch.

Voir Sachs, Physiologie végétale^ trad. par Micheli, p. 58. (N, du Trad.)

(2) Cette différence est surtout sensible sur les montagnes : sur les rochers des Grands Mulets, M. Martins a vu le sol accuser une température de 29» C. aloi-s que celle de l'air était seulement de 9,4» à l'ombre et de 1 1,4« au soleil. Voir Belg. Eort, l" série, tome IX p. 304. (JV'. du trad.)

NOTICE SUR LE BILLBEBeiA FTBAHIDALIS Lindl. et

LE BHIiBEBOIA THTBSOIDEA Mart.,

PAR M. Ed. Morren.

BILLBBRQIA PTRAMIDALI8 Lindl.

Planche XYI.

Cultiure. — Le BUlberçia pyravnidalis croit au Brésil, dans la proYince même de Rio de Janeiro, en épiphjte sur les arbres. Il est très-recherché en Europe où on le cultive dans presque toutes les serres. H n'est exigeant ni pour la chaleur, ni pour le sol. Sans doute il se plaît dans une température brésilienne, mais il s'accommode aussi de l'atmosphère des appartements, au moins pendant quelque temps. On le cultive en pot ou en corbeille, dans un mélange de terre de bruyère, de terreau, de sable, de tessons de pots, de charbon de bois et de mousse hachée : il peut vivre aussi dans la terre ordinaire des serres.

Son feuillage, disposé en touffe en forme de coupe évasée, est d'un vert sombre ordinairement zébré de blanc. Comme il drageonne à la base, ses touffes s'accumulent et se pressent les unes contrôles autres : chacune donne une fois en sa vie une inflorescence qui consiste en un épi dressé de bractées et de fleurs rouges nuancées de violet. On peut regretter que cette floraison soit de courte durée, bien qu'elle se prolonge pendant une quinzaine de jours. C'est un avantage pour l'ornementation des appartements et des tables qu'elle ne répand aucun parfum tout en étant fort brillante. L'époque de la floraison n'a rien de flxe : chaque plante émet sa hampe florale quand elle est prête, de sorte qu'on peut en avoir en fleurs pendant toute l'année .

Histoiie. — C'est en 1815 qu'il a été question pour la première fois de cette plante aujourd'hui si répandue : elle avait été envoyée de Rio de Janeiro quelques années auparavant à M. G. Rose, de Guffnells dans le Hampshire, où elle fleurit pour la première fois en Europe. Elle fut décrite et flgurée par J. Sims, membre de la Société

royale de Londres, dans le Dom de Bromtlia pj/ramida it& distingué en 1815, mai du Père Plumier et de Li l'avis que la plante de M. 1 eaulit. Edwards, qui dirig égarer parce rapprochecnet dans son recueil (111, pi. 2( sous un aspect plus flatteu r^peler Sromeïia nttdicatil tion. M. Hooker démontn avaient versé, en publiant le véritable Bromtlia nudi c'est la même plante qu'on de Soptophjftum nuitcavle.

Ce fut en 1823 que Thui par lui snr le BiUbergia s où on a le tort de lui conse

Mais Lindle;, qui fut naissait et affectionnait ai à faire voir, en 1837, que 1 CmUU ëdw.) devait entrei berg et il \'j inscrivit s< doit loi être conservé.

Pendant ce temps, la pla les serres d'Europe. Le ce en Allemagne en 182Ô et son leonoffraphie exotique Sillbetyia pyramidaîii avi spécimen qui avait servi jardin botanique de Dresdi été successivement public progrès de la plante en représentent une Soraisoi s'embellit et les derniers splendide. Od pourrait fain plantes herba^^^ cultivé

temps sar cette observation incidente, nous exprimerons Topinion qn'il y a vraiment amélioration esthétique.

En 1830, J. H. Sçhultes, qui s'occupait à décrire les plantes rapportées par Martius et spécialement les Broméliacées, enregistre le B, pyramidalis dans son SysUma VegetabUiwm (Vil, p. 1258). Il distingue trois variétés :

l"" avec les pétales aigus ;

2*> avec les pétales obtus, à deux couleurs et les feuilles trèsamincies ; ^ avec les pétales obtus et les feuilles moins aiguës. Suit une longue période pendant laquelle le silence se fait sur la plante et où nous ne trouvons à mentionner que la copie de la planche du Bolanical Register dans la compilation publiée à Bruxelles (1845) par van Geel sous le titre de Sertum hotanicum.

Plus récemment, le B. pyramiialis a été décrit dans l'ouvrage de Béer sur les Broméliacées, publié àVienne en 1857, et par le professeur Charles Eoch dans la Gazette générale des Jardins, en 1857.

Jusqu'à ce moment les auteurs avaient décrit le B, pyramidalis avec un feuillage uniformément vert, au moins quant au type de l'espèce. Sims, Edwards, Reichenbach, Schultes et les autres lui attribuent des feuilles lisses et luisantes sur les deux faces. Il est vrai que des variétés dont il nous reste à parler avaient montré au contraire un feuillage plus ou moins saupoudré de pellicules blanches, surtout à la face inférieure où elles sont accumulées à certaines places de manière à la rehausser de zébrures blanches sur un fond gris. M. Eoch est le premier qui ait fait intervenir cette furfurescence dans la caractéristique de Tespèce.

n nous reste à dire pour compléter Thistoire de la plante dont nous . nous occupons, qu'elle est étiquetée dans quelques serres sous les noms erronés de BUÏbergia atropurpurea , Bilïb, peruviana ou de BUlb. tricolor.

Descriptioil. — La plante est de dimensions moyennes pour la famille ; elle mesure de 40 à 60 centimètres de hauteur sur 0">40 d'envergure. Ses drageons sont nombreux, assez rapprochés, écailleux et bientôt ascendants.

Les feuilles, au nombre d'une dizaine par touffe, sont ascendantes

et légèrement courbées, coriaces, en forme de courroie qui se rétiédt doucement vers Textrémité; il en est quelquefois, an moins parmi ks plus intérieures, qui sont plus brusquement acuminées : elles dépassent ordinairement rindorescence ; elles sont creusées en gouttière cJans la partie inférieure, tandis que la partie supérieure est plane. La gaine est élargie, scarieuse sur les bords et colorée en brun à la face interne : le limbe de la feuille est bordé de dents nombreuses, asses fortes, dirigées en avant, distantes de 5 à 10 millimètres, bautes de 0«,001 à 0'»,0015, brunes à la pointe : elles sont plus faibles et plus serrées vers Textrémité lancéolée de la feuille qui se termine ordinairement par un mucron droit. La face supérieure est vert foDcé et luisante; la face inférieure est couverte de squamules épithéliales blanchâtres disposées en stries longitudinales et plus abondantes à certaines places, de manière à former des zébrures blanches.

Kinflorescence est en épi terminal, dressé au centre du feuillage dont ordinairement elle n'atteint pas toute la hauteur.

La hampe est dressée (0™,20 à 0",25), cylindrique, vert pâle et farineuse, épaisse de O'^jOOT environ. Chaque nœud, et ils sont rapprochés, donne insertion à une bractée engainante, lancéolée, signe, entière, membraneuse, légèrement furfurescente, de couleur rouge avec une nuance de vermillon. Ces belles bractées se pressent un peu au sommet de la hampe vers la base de rinûorescence : là, leurs dimensions sont de 0°',05 de longueur sur 0'",015 de largeur. On en trouve encore sous Tinsertion des premières fleurs, mais bientôt elles s'atténuent sensiblement et les fleurs suivantes ne présentent plus que des bractées tout à fait rudimentaires et difficilement perceptibles.

Inflorescence en épi court et pauciflore (10 à 20 ord.), à rachis de 0»,03 à 0«,04, blanc furfurescent.

Fleurs rapprochées, tubuleuses dans leur ensemble, légèrement arquées et un peu irrégulières ; longues de 0°*,06 à 0",07.

Pédoncule tantôt court (0,001 à 0,0005), tantôt nul.

Bractéole rudimentaire, calice adhérent, un peu tubuleux à la base, à 3 divisions lancéolées, un peu inéquilatères et imbriquées à gauche, assez épaisses, légèrement rougeâtres et furfurescentes, atteignant le quart ou à peine le tiers de la longueur des pétales ; longues deO^iOlÛ à Ob'.OIS environ et larges, à la base, de 5 à 6 millimètres.

Corolle insérée sur le tube caljcinal, à 3 pétales convolutés à droite

(sortont à la défloraison), dressés en tube un peu courbé et étalé au sommet avec une légère irrégularité, comme les fleurs de beaucoup de Pitcairnia : Tonglet, pourvu à la base de deux petites écailles légèrement pectinées et creusé d'un sillon quelque peu denticulé où s'engage le filament staminal, est droit, rubanîforme, un peu canaliculé, blanc à la base, rouge plus haut : la lame, un peu élargie, ovale, peu étalée, légèrement ciliée, à sommet aigu, arrondi ou érodé, est rouge lavé de pourpre surtout sur les bords. Ces pétales mesurent environ 5 centim. de long.

Etamines 6, insérées comme les pétales sur un court tube épigyne, libres, 3 alternipétalées, 3 oppositipétalées, toutes plus courtes que la corolle, à filaments subulés et blancs, à anthères dorsifixes, dressées, courtes.

Style filiforme, trigone, de la longueur des etamines ; stigmate à branches contournées ensemble et de couleur pourpre.

Ovaire infère, cjlindrico-hexagonal, un peu vasiforme, blanchâtre par une légère furfurescence; long de 0,015, sur un diamètre de 0,005. Glandes septales considérables.

Ovules nombreux dans chaque loge et insérés à la partie moyenne de Tangle interne, légèrement appendiculés.

IHagllose. — En résumé, les caractères essentiels du* type sont les suivants : feuilles dressées, étroites (30-40 millimètres), doucement lancéolées, à dents assez fortes, espacées (5*10 millimètres), vert foncé, blanchâtres à la face inférieure. Hampe plus courte que les feailles; épi pauciflore (10-20 fleurs) un peu corymbiforme ; spathes rouges, les inférieures denticulées. Fleurs un peu arquées, corolle légèrement irrégulière; pétales coccinés.

Variétés. — Le BiUberçia pyramidalis varie beaucoup suivant la vigueur de sa végétation et son état de culture. Dans le nombre de ses variations on peut distinguer quelques races bien caractérisées.

1^ BiLLB. PTRAM. VCT. BicoLOR. Elle sc distingue par ses fleurs à deux couleurs; la partie violette a pris de Textension et contraste avec la partie coccinée. Cette variété fut publiée en 1828 par J. Lindley, dans le Botanical Reçister (pi. 1181). Loddiges, en 1832, la fait reparûtre dans son Bota/nical Cabinet (planche 1819) comme une espèce»

8008 l6 nom de BUtbergia Moolor. Il en résulte qu'on la trouve quelquefoin dans les jardins sous ce nom. On dit que Steudel voalat lui donnff le nom de BUli. Loddiguii. La planche du Botanical Càbind fait voir que les feuilles sont zébrées. C'est la forme la plus appauvrie de h

plante.

2^ BiLLB. PYRAM. var, zoNATA. Les feuilles sont fortement zonées de blanc à la face inférieure : Tépi est assez bien fourni, les flean d'ailleurs bicolores. Cette variété a été publiée en 1855 par de Vrie%, de Lejde, dans le premier volume de son Tuinboum-Flora (p. 353, pi. 8) sous le nom de BUlb, thprsoïdea var, zonMa, mais de Yriese lui-même émit Ta vis que sa plante pourrait être mieux rapportée ac B, pitramidalis. L'épi est bien fourni, mais la plante est de plus petite taiUe que d'ordinaire.

3^ BiLLB. PTRAM. VOT. Crotiana. Lcs feuilles sont dressées et peu étalées avec des zébrures blanches très-prononcées à la face inférieure: la hampe dépasse les feuilles; les fleurs, en très-grand nombre, forment une belle tête arrondie; les pétales sont aigus, étalés, recourbés, rouges, bordés de violet. C'est une plante somptueuse dédiée par Lemaire en 1854 au prince de Croy {Bluêtr. hort. IV, pi. 413) : elle est d'une grande vigueur. Elle a figuré sur quelques catalogues anciens, par exemple sur ceux de MM. Jacob-Makoj, en 1851 et 1852, sous le nom de B. sêtosa et même sous le nom très-incorrect de Âechmea sed^era*

4^ BiLLB. PYRAM, i^ar. FARiNOSA. Nous pouvous encore mentionner cette forme appauvrie et froide dans laquelle les feuilles sont uniformément blanc-grisâtre en dessous et l'épi peu fourni déjeté à'an oôté. Elle a été mentionnée par M. C. Koch en 1858 et on la trouve assez souvent chez les fleuristes sous le nom de Billb.farinosa.

Bily. Hort. 1873

BILLBBRQIA THYRSOIDEA Mart. et Schult.

Planche XVII.

Histoire. — Le Billbergia thyrsoîdea a été observé par Martius en 1817 pendant ses herborisations an Brésil : il croit sur les rochers dans la province de Rio de Janeirq^La description par J. H. Schultes a para en 1830 avec le nom de Thyrsoïdea. On appelait thvrse chez les Grecs et les Romains une lance ou un bâton décoré à Tune de ses extrémités par un bouquet de feuilles ou de fleurs : c^est bien Taspect de rinflorescence. Martius n'avait rapporté que des échantillons d'herbier et c'est à M. De Jonghe, horticulteur à Bruxelles, qu'on doit rintroduction de la plante vivante dans les serres en 1847 : elle fleurit pour la première fois en 1849; le fait a été signalé en 1851 dans le Journal d'horiicuîture pratique rédigé alors par M. Ysabeau. La première flgure qui ait été donnée, parut en mars 1852 dans le Flower Garden de Paxton et fut reproduite la même année dans le troisième volume du Jardin fleuriste. Mais dans leur impatience de publier cette belle plante, les éditeurs n'attendirent pas qu'elle fut bien développée et ils la représentent tout au début de la floraison sous Taspect le plus disgracieux et le plus faux. D'ailleurs la plante fleurissait partout: M. L. Neumann fît paraître en 1852, dans V Horticulteur français, une planche un peu meilleure, mais encore mal dessinée et mal coloriée : les feuilles sont représentées comme si elles étaient sans épines et le bout des pétales qui est violet parait être décoloré. Enfln, M. le D' Hooker donne en 1853, dans le Botanical Magazine avec une description parfaite, un bon dessin de la plante tracé par M. Fitch ; cette planche serait irréprochable si les bractées au lieu d'être coccinées, présentaient la nuance rose qui leur est habituelle.

n a encore été question çà et là du B, thyrsàîiea^ mais de manière à jeter la confusion dans les esprits. Ainsi Béer, devienne, eut le tort de vouloir disserter à propos de cette plante et de proposer pour elle un nouveau nom, celui de B, Paxtoni, Charles Lemaire,à force de distinguer, confondait beaucoup et à l'en croire il eut fallu nommer la plante de Schultes, le BUlb. SchuUesiana, Heureusement ces erreurs n'ont point prévalu un instant dans l'usage et elles sont demeurées enfouies dans les livres où elles ont été consignées.

DBflCriptiOll* — Plante de dimensions moyennes, mesurant de 0",45 à 0",60 de hauteur au-dessus du sol, sur 0»,80 à 0",90 d^env^ gure maximum. Les drageons ascendants sont munis d'un caudex de 0»,10 à 0»,15 de longueur, épais de 0"»,01 à 0'»,02, écailleux et bruns.

Feuilles au nombre de 13 dans le spécimen, disposées en rasaoe infundibuliforme, néanmoins divariquées et courbées en arc, de longueur très-inégale, pouvant atteindre 0"',40 à 0'°,60 de long, sur 0^,05 à 0"',08 de large ; de nature faiblement coriace, en forme de courroie creusée en gouttière ; la gaine est large, scariense sur les bords et de couleur brune violacée sur la face interne : le limbe est rubané et en général brusquement acuminé au sommet qui est parfois réfléchi ; les bords sont munis de dents fines, dirigées en avant, fauves, espacées de 5 à 10 millimètres, mais vers la pointe de la feuille, elles sont Infiniment plus nombreuses et plus rapprochées : la couleur du feuillage est le vert clair et ordinairement lisse sur les deux fa/xn; parfois un peu de furfuresceuce à la face inférieure, manifeste même une légère tendance à la zébrure.

Hampe dressée, ordinairement plus courte que les feuillesi cjlmdrique, épaisse de (y°,012 environ, de couleur rose recouverte de furfurescence blanche et ornée de nombreuses bractées pétaloïdes.

Bractées engainantes, dressées, nombreuses et rapprochées, ovaleslancéolées, canaliculées, entières, légèrement acuminées au sominet ou le plus souvent émoussées, membraneuses, d'un beau rose et saupoudrées d'une légère efflorescence blanche. Ces bractées, nombreuses au sommet de la hampe où elles encadrent Tinfiorescence, sont longues de 0'»,06 à 0",08 sur 0'",02 de large.

Inflorescence en épi court et multifiore (25 à 100), plus ou moins capituliforme.Rachis abondamment saupoudré d'efliorescence blanche.

Fleurs sessiles, disposées en spirale serrée et, sauf les premières, entièrement dépourvues de bractéole.

Calice adhérent à 3 divisions profondes, imbriquées, dressées, on peu charnues, obtuses, inéquilatérales, atteignant le tiers de la longueur des pétales, rouges et couvertes d'une abondante efflorescenoe blanche.

Pétales 3, insérés sur un court tube épigjne, à préfloraison tordue, dressés, puis régulièrement étalés, révolutés; onglet rubané et canaliculé, muni à la base de 2 écailles pectinées et creusé d'un sillon

cale, d'abord blanc et ensuite rouge de cinabre ; limbe élargi, ovale, obtus et parfois même échancré, étalé, révoluté, plus ou moins cilié, ronge de cinabre et pourpre à Textrémité.

Etamines insérées sur le tube épigyne, libres, les unes alternes avec les pétales, les autres opposées, un peu plus courtes que les pétales, mais cependant exsertes ; ûlaments blancs, subulés ; antbères dorsifixes, jaunes, à loges parallèles.

Style trigone, de la longueur des etamines, terminé par 3 branches tordues en un stigmate capité et violacé.

Ovaire infère, cylindrique, blanc très-farineux, à 3 loges renfermant dans leur partie moyenne un grand nombre d'ovules très-brièvement appendiculés.

DiagHOSe. — En résumé les caractères différentiels du B, thyrsoMea type, sont les suivants : feuilles peu coriaces, étalées-arquées, larges (35 à 80 millimètres), en général brusquement tronquées-acuminées, et souvent réfléchies à la pointe, dents faibles, rapprochées (1 à 5 miUim.) surtout vers l'extrémité, vert pâle, peu ou point furfurescentes ou zébrées à la face inférieure. Hampe plus courte que les feuilles, spathes très-nombreuses, rosées, très-entières. Epi multiflore (25 à 50 fleurs), ovale; fleurs régulières; limbe des pétales étalérévoluté, plus on moins obtus-arrondi, rouge purpurescent ; ovaire cylindrique.

Parallèle des B. pyramidalis et B. thyrsoldea. — Ces deux plantes sont fort voisines et souvent confondues. On peut les distinguer aux caractères que nous allons placer en regard et que nous nous sommes efforcé de mettre en relief dans les deux planches que nous publions. Jamais des portraits, aussi exacts n*en ont été donnés et ce n'est pas sans peine, ni sans talent que notre peintre, M. de Tollenaere, les a obtenus.

B. PTRAMiDALis : Rosaccs peu ouvertes ; gaines larges ; feuilles étroites, doucement acuminées, à dents fortes espacées brunes , vert sombre, blanchâtres et plus ou moins zonées à la face infé-

B . THYRsoÏDEA *. Kosacos étalées ; gaines ventrues ; feuilles larges, brusquement tronquées-acuminées, à dents faibles et rapprochées, vert clair, peu ou point furfuracées-zonées à Tenvers. Hampe

rieure. Hampe farineuse; spathes très-farineuse : spathes trè»-eninférieures denticulées, rouges ; tières, roses ; épi réguUer, oTOk; épi peu régulier, copjmbiforme; fleurs très-nombreuses . droites, fleurs assez nombreuses, un peu corolle régulière. courbes, corolle sub-irrégulière.

Ces différences suffisent amplement pour distinguer les deux plante dans les serres : les jardiniers ne sj tromperont jamais. Mais en botanique ils ont peu de valeur et ils s'effacent dans les herbiers.

Pour l'amateur de plantes, le B. thyrsoïdea surpasse le B. fyramr dalii : il est d'ailleurs moins commun et paraît être un peu plus délicat, n y a quelques années un fleuriste de Bruxelles en arait exposé un pied au concours de la Société Linnéenne qui portait plus de vingt épis de fleura et qui était admirable.

Tariétés. — Nous nliésitons pas à rattacher au B, thyrsmdea.k titre de variétés diverses formes. d'aiUeurs magnifiques et qui avaient pu être prises pour des espèces à Tépoque où ces plantes étaient nouvelles et rares dans les cultures. Ce sont les suivantes :

!• BiLLB. THYRsoïBEA var. FASTUOSA : feuiUcs vertes de chaque côté; inflorescence dépassant les feuilles ; pétales violets à l'extrémité. Le portrait en a été donné en 1847 dans les Annales de ffand et il suffit de le comparer avec celui du B. thyrsoïdea dans le Botameal Ma^Or tine (4756) pour constater leur consanguinité : c'est à peine une variété. Il faut remarquer, il est vrai, que le portrait du B. pttrawtr dalis dans Yloonoçraphie de Reichenbach présente aussi de la ressemblance avec les deux autres bien qu'il ait été dessiné en 1828 longtemps avant que le B, tkfrsoidea fût constitué en espèce et introduit dans les cultures. C'est une observation à invoquer en faveur de Tunité spécifique du groupe tout entier.

2« BiLLBBRGiA THTBsoïDBA var. sPLBNBiDA : feuilles vcrtos, lisses, très-larges (jusqu'à 80 millim.), courbées à la pointe; hampe un T^ plus courte : fleurs très-nombreuses, à pétales violets à l'extrémité qui est révolutée. Elle a été publiée comme espèce, sous le nom de Bmb^rgia splendida par Charles Lemaire en 1852 dans le /ffr** Jieuriste : c'est réellement une fleur splendide. La plante fat récoltée en 1846 par Libon dans un bois, à Pétropolis, près de Rio de Janeiro

et envoyée par loi à M. de Jonghe. Elle vient donc des mêmes lieux que le B, thyrs&idea et elle constitue dans cette espèce une race vigoureuse et belle.

S"* BiLi^BERGiA THYRS. vûT, MiNiATO-ROSEA : feuillcs saupoudrécs d'une fine efflorescenee ; hampe un peu plus courte que les feuilles, à peine farineuse : fleurs très-nombreuses. Elle a été décrite comme espèce par Ch. Lemaire en 1855 dans V Illustration horticole et mise dans le commerce sous ce nom par M. A. Yerschaffelt. Nous Favons vue fleurir, comme toutes les autres, dans notre collection du Jardin de Liège et nous pouvons assurer qu'elle ne montre aucune différence avec de beaux thyrsoïdea.

Le BILLBERGIA LONGIFOLIA Koch bt Boucha.

Tout près des B, pyramidalis et thyrs(Mea vient prendre place le B. long\foîia que MM. Koch et Bouché ont fait connaître en 1856. La plante se trouvait au jardin botanique de Berlin depuis de longues années : nous la cultivons aussi au jardin botanique de Liège. Le feuillage est d'une stature particulière, mais les fleurs ne se distinguent guère de celles du B, pyramiddlis.

Ses feuilles très-longues atteignent jusque 80 centimètres et davantage : elles sont dressées, étroites, bordées d'épines assez fortes et espacées, à peine furfurescentes et zonées de blanc, à gsdne peu élargie et peu ou point brunâtre à Tintérieur. La hampe est allongée mais toutefois sans dépasser le feuillage ; elle n'est farineuse qu'à la partie supérieure. L'inflorescence est en épi pluriflore (25 fleurs environ), pyramidale : les pétales rouge violacé sont révolutés à leur extrémité. C'est une forme à rattacher au B, pjframidalis, peut-être même la forme primitive, et elle se distingue de la forme commune seulement par rallongement des feuilles.

Lb BILLBERGIA MACROCALTX Hook.

Figuré dans la Belgique horticole en 1860, pi. XIX, p. 289.

Celui-ci se distingue à première vue par la couleur des fleurs : les pétales sont vert pâle bordés de bleu pourpré. En outre les sépales sont relativement allongés. Nous n'avons jamais vu cette plante à Tétat vivant et nous pensons qu'elle n'existe pas dans les cultures.

Mais diaprés ce que nous en connaissons, il nous pamt bien difficile de la maintenir au rang d*une espèce botanique : elle nous paraît être une remarquable variété de coloration du B. thyrsoidea.

Lb genre JONGHEA de Ch. Lemaire.

En résumé toutes ces belles plantes que nous venons de passer en revue ont une physionomie très-ressemblante. Elles ont les feuilles en courroie, canaliculées , dentées, plus ou moins furfurescentes et zonées à la face inférieure, à gaine élargie, membraneuse sur les bords, colorée en brun violacé à la face interne; la hampe dressée, épaisse, plus ou moins farineuse, ornée de grandes spathes membraneases, colorées en ix)uge, fusiformes et très-entières : les fleurs sessiles et presque sans bractées, ramassées en épi assez compacte; le calice tubuleux à la base, un peu charnu, farineux, à divisions atteignant environ le tiers de la longueur de la corolle : les pétales rabanes, ovales au sommet, munis sur Tonglet de 2 petites écailles et de crèits denticulées à limbe étalé-re volute, un peu cilié, coloré en rouge, orné de pourpre : les étamines un peu plus courtes que les pétales : le stigmate, qui les dépasse un peu, est à 3 branches tordues ensemble et violet : Tovaire cylindrique, farineux, renferme dans la région moyenne des loges de nombreux ovules sessiles, disposés sur 4 rangs et terminés en bec.

Ch. Lemaire était d'avis d'en faire un genre, qu'il a proposé àe nommer Jonghea en l'honneur de M. de Jonghe qui dans son zèle pour la botanique en a introduit beaucoup d'espèces dans les cultures. M. Koch en a fait une section dans le genre Billbergia qu'il appelle la section des denêijlorae.

Nous sommes enclin au contraire à réunir toutes ces formes tant qu'eUes sont, en une seule espèce qu'il faudra nommer B. pyramUaUi.

Cette belle plante qui paraît être commune au BrésQ et dans me grande partie de l'Amérique tropicale change volontiers de parure comme le CaUletfa labiata dans les serres, comme YOrMsfMCiMa ans les prés et les bois, comme la femme dans le monde.

C0NSPSCTU8 BILLBSmiARVM SPICA BRBCTA CONaBSTA.

Jonghaa Lbmairb, in Jafd.fieur,, II (1852), ad tab. 180-181 in nota ; IIU hwU,

II (1855), mise. p. 95.

tongiflorae C. Koch, Btrl, Allç, Bartenz., 1857, p. 66. pyramidales Ed. Mobr.

Spica erecta, floribos cong^estis, spathis magnis, coloratis (rabris), bractoolis sabnullis, calyce adbasim tubnloso, petalis triplo longioribos ad apicem patenti-arcoatis ; Btaminibus sub-breTioribus ; OTulia 4-8eriatiB, sessilibns^ roatratis.

B. pyramidalis Lindl. : foUis erectis, lorato-angustis (30^ mill.), atte- Doatia, apinis validis, remotis (5-10 mil!.), saturate Tiridibus, pagina inferiore (tirfuracea : scapobreviore; spica paueiflora, corymbifonni, 10-20 fl.; Bpathia coccineis, inferioribus denticulatis ; florïbus arcoatis; corolla sub-irregulari, petalis purpuraceo-cocclneis.

Planta modicae statarae. Folia (sub 12) coriacea se inTicem complectentia, erecta, exteriora arcaata, canaliculata, superoe planiuscula, lorato-lanceolatay enspidata, spinis minatis fuscis marginata, scapo longiora (0°>,40-O",60), saturate Tiridia, praeseilim squamnlis creberrimis subtus obsita et albo plus mmusve fasciatis. Scapus erectus (0*°,20-Ob,25) albo-pulverulentos. Spathae erectae, oyato-lanceoletae, acuminatae, concavae, integerrimae, membranaceae, roseo-coccineae, parce squamulosae, inferiores subinvolutae, superiores approzimatae spicam partim corn prehen dentés (0°>,05 long., 0^,015 latae). Spica simplex, thyrsoïdea (10-15 flor.), rachi de fkrinosa. Flores sessiles ▼. sub- Mssiles, subebracteati, leviter arcuati. Galiz tripartitus, crassus, laciniis imbricato-tubuloais apici parum obliquis, corolla multo bre^ior, farina albatectuB. Corolla subringens : petala subpandarato-ligulata, basi squamis binig cilîatis praedita et ungui cristis 2 denticulatis sulcato ; lamina patula reToluta apice rotunda yela cuminata, sparse ciliata, coccinea, marginem versus Tiolacea. Stamina petalis paulo breviora, 3 petalorum canali appUcita. Germen cylindrico-hexagonum, farinosum. Stylus stamina paululo superans : stigmata contorta, violacea. Ovula rostrata.

Billb. pyramidalis Lindl., 1827, in Bot. Beç., XIII, in nota ad tab. 1680. — Bromelia pyramidalis Siiis, Bot. Mag.^ XLII (1815), tab. 1732 (Bael. syn. LiNN. et Plum.) Bromelia nudieaulis Edw., Bot. Beç., III (1817), tab. 203;tran8cripsum in Van Q&RLfSert. botanicum, Bi*uz., 1845. — Com. a HoFFMAMNSaao, Vcrzeiehn. der PJlanunkult.^ 2« Nachtr. 1826, p. 70 (Opus nobis ignotum). — L. Rbichenb., Mort, bot., 1828, tab. 156.

— ScHULTss, Syst. Yeg.j YII (1830), p. 1258. — Bbbb, die Fam. d. Brom. (1857), p. 106. — C. Koch, Berl. Allg. &artenuit.y 1857, p. 66. — Ed. Morb., la Belg. hort. 1878, p. 289, pi. XVI.

BUlb. atropurpurea, perwnana, tricolor hort. nonn. Billb. nudieaulis Bbbb (nec auct.), p. 106.

« bieolor petalis violaceo-coccineis, Lindl. (1828), Bot. Beg., XIV, tab. 1181.

— ScHULT., 8gst. Veg.f 1830, VII, p. 1259. — Loddiqbs, Bot. eaà,.

anno 1832, t. 1819. Koch, Berl. Allg. Garienz., 1857, p. 67. — Bbbb, d.fam, d, Brom. 1^7.

Billb, bieolor hort. nona. — BUlb, Loddiçesii Steudbl.

fi lonata folils inferne albo zonatis. Billbergia thyrsoïdea Mart. txtr. sanata, DB Vriese in Tuinbouw Flora, I (1855), p. 353, t. 8. — An BUlè, Croyiana de Jonghe f de Vbibsb, l. c.

y Croyisiu : foUis extos albo-fasclatia, scapo lon^iore, floribas nuraeroassimU, petalis caeruleo-marginatis. — Billbergia Croyana Lem. in J»i, JUur.y IV, 1854, t. 413. — An B, thyrsoïdea Mart.? De Vriese, in Tuinbouw Flora, I, p. 354. — EocH, Berl. Allg. Gartenz., 1857, p. 67. — Bbbb, d. Fam. d. Brom., p. 110. — Mull., Ann., VI (1861), p. 78. — BQtt. setosa, cat. Jacob-Maxoy, 1851 et 1852. — Aeehmea setigera hort. nonn. — Jonghea Crogiana Lem. l. c.

$ fiurinosa : folils lepidoto farinosis, spica carvata pauciflora. — EocH, Woehensch., 1858, G. N., p. 5.

Billb. farinosa hort. nonn.

Bxclnd. Billb. pgramidalis var. minor. Antoine et Bebr, in Bbbb Brom, (1857), p. 108. Ad B. speciosa Thurb. referenda. — Billb. décora

LlNDEN.

Billbergia thyrsoïdea Mart. et Sch. fil. : foliis arcuato-patulis, latis (35-80 miU.), abrupte truncato-acumlnatiH, spinis minutis approximatis (1-5 mill.), ▼iridibos, lucidis, extus vix lepidoto-furfui-aceia j scapo breviore; spathis numerosis, integerrimis, roseis. Spica multillora (25-50 fl.) ovata ; floribus ad anthesim regularibus, petalis arcuato-patulis, plus minusTe obtusis, robro purpurascentibus.

Folia (13-15) inferne Taffinis dllatatis intus bruneoviolaceis se invicem complectentia, Inde divergentia et arcuata, inaequalia, int^rmedia longiora (O»,40-O»,60), lata (On,(S-0,03), loricata, carinato-concava, acuminata, apice reflexa, spinis minutis creberrimis mar^inata, virida, lucidia vel rarius subtas lepidoto* furfuracea et zonata. Scapus erectus, crassus (0'°,0 1-0,02), farinosas, spathis pulcherrimis vestitus, foliis brevior t. longior. Spathae erectae, numerosae, approximatae, ovato-lanceolatae^ concavae, integerrimae, acuminataesed non pungentes, membranaceae, roseae, farina lepidota conspersae, superiores latiores, approximatae spicam comprehendentes. Spica multiflora (usqae 100 û.), capitata, pyi-amidalis, rachi albo farinoso. Flores regulares, approximatif sessiles, ebracteati ▼. basi bractea i/i lin. Calix tripartitus; ïècmse erectae, imbiicato-tubulosae, oblongae, obtusae cum acumine minime, apice obliquae, carnosae, coccineae, farina alba opacatae, corolla «/a breviores. Pétai» tubo epigyno imposita, erecta, tubuloso-convoluta, pandurato-ligulata, apice rotundata v. apiculata, superne revoluto-patula, ovata, plus minusve cOiata, coccinea apice violaceo-caerulea ; basi squamis 2 quadratis, ciliato-dentatis, lin., et praeterea intus cristis 2 ad médium usque canalem formantibas. Stamina corolla paulo breviora; filamenta linearia, subulata, alba, 3 petaloram canali applicata ; antherae dorsiâxae, luteae. Stylus trigonus stamina psulalo superans : stigmata capitato-torta, violacea. Qermen cylindricum angustatnm, farinosum. Ovula numerosa, sessilia, rostrata.

thyrsoldea Mart. Schult. f. 8y$t. Veget,^ VII (1890), p. 1260. — Billb. thfrsotdes db Jokg. Joum, d^hort. prat., Brux. 1851, p. 172. —

— LiNDL. in PaxtofCs Fl<m, G^ard.y 111, tab. 74 (1852) ; transe, in Le- MAiRE Jard.Jteur.y III (1852), tab. 267. — L. Neumann in ffort, franc., 1852, p. 65, tab. IX. — Hook. in Sot. Mag., 1853, t. 4756. — Koch, BerL Allg. eartenz., 1^7, p. 66; Mull., ii««. VI (1861), 72. — Bebb, d, Fam. d. Brom., 1857, p. 109. — Ed. Morr., la Belg. hort., 1873, p. 296, tab. XVII.— B. Paxtoni Béer /. c, p. 1 13. — B, Schultesiana Lbm. in Jard.Jleur., II, 1^2, ad tab. 180.

a ftstmosa : foliis utrinqae vindibus, scapo loD(2riore, petalis apice lilacino praeditis. — Billbergia fastuosa Béer in d. Fam. d. Brom.y 1857, p. 110.

— Pitcaimiafastuoêa C. Mn., Ann. de G^and, III, 1847, p. 411, tab. 161; Cfr. Belg. hort. IV (lfô4), p. 202. — Koch, Berl. Allg. Garten»., 1857, p. 66. — Rbqel, Ind. sem. A. à. Petropol. 1868, p. 78. — Cfr. B. pyram. in Beieh. hort. M. 1. 156; B. thyrs. in Bot. Mag. y t. 475Ô.

p splendida: foliis glabris, latisaimis (osque 80 mill.), apice recurris ; scapo tIx aeqaali, flonbos numerosissimis (cire. 100), petalis apice yiolaceo revolatis. — Billbergia splendida Lbm. in /ard.Jteur., II (1852), tab. 181-182. •— Bbbb, d. Fam. d. Brom., 1857, p. 111 . — Koch, Berl. Allg, Gar^ tenz.^ 1858, p. 66 ; Mull., Ann., VI, 1861, p. 73. Jonghea splendida Lem., /. c.

y miiiiato-rosea : foliis in utraque facie fere impei*picue fUrforaceis, scapo bre7iore, vix pube farfaraceo vestito ; floribus namerosissimis, petalis apice revolutis. — Billbergia miniata-rosea Lbm. in Illustr. hort., II (1855), mise. p. 94.

Billbergia longrifolia Koch et Boucha : foliis lon^ssimis (80 cent, et ultra), angustatis, erectis, spinis yalidis remotis, vil furfuraceo-zonatis ; scapo elongato, breviore, nitido aut su'perne farinoso : spica pluriflora (8ub25â.), pyramidali; petalis oblongo-acuminatis, patulo recurvis, ad aplcem rubro-violaceis : gpermine hexagone. — Billbergia longifolia C. Koch et Bouché in App. ad indic. sem. h. b. Berol., 1856, p. 5. — Koch. Ann. d. se. nat. 1856, VI, 362. Koch, Berl. Allg. Gartenz., 1857, p. 65, tab. II; Wochensch, î, 1858, G. Nachr. p. 18; Mull., Ann., VI (1861), p. 73.

B. farinosa, Loddigesii, rhodocyanea Hort. nonn. nec auct.

Billbergia macrocalyz Hook. : foliis lato-lignlatis, acatissimis, spinuloso serratis, petalis calyce 4/3 longioribus, apice patentibus, palUde yiridibiis ad marginem parpai*eo-tinctis. — Billbergia macrocalyx Hook., Su Bot. Mag., 1859, tab. 8114. — La Belg. hort., IX, 1859, p. 262; X, 1860, p. 289, tab. XIX.

LA CHALEUR ET LA VÉGÉTATION

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