‹ La Belgique horticoleChapitre 64 sur 159 · DATE · texte numérisé non relu

DATE

des semailles.

fin d'avril.

com^ de mai.

1 Juin.

28 avril.

13 mai

com* de mai.

Un février.

id.

1 février.

2A avril.

1 août.

1 août.

15 nov.

20 août.

9 août.

15 août.

15Juill.

25juiU.

Finjuill.

26juill.

1 Juin.

1 mai.

1 Juin.

1 Juillet.

septembre, b&nvier.

1 oct.

13 sept.

Fin sept.

1 oct.

% Jours

131 Jours

122Jour8

Ifô n

On voit combien les sommes de chaleur estimées d'après la fo^ mule de Boussingault diffèrent les unes des autres. Ces différences, nous le verrons bientôt, s'expliquent jusqu'à un certain point ; cependant certaines conditions calorifiques locales ne se trouvent pas comprises dans cette détermination, et il ne faut pas oublier non pins qne les végétaux cultivés sont appropriés à certaines conditions de chalenr, dliumidité et de constitution du sol, dont le changement amènera certainement aussi des variations dans le cours de la végétation.

On arrive en tout cas à des résultats plus constants et plus rap* proches de la vérité, si, à Texemple de De Candolle on élimine

calculs la chaleur inutile, c'est-à-dire que Ton additionne seulement les teinpér<itures moyennes des jours où la chaleur a atteint un degré supérieur au point de germination ou de bourgeonnement ; dans la méthode de Boussingault, au contraire, on tient compte aussi des jours où la température, n'atteignant pas ce point, est restée sans influence. En adoptant la formule de De Candolle, on peut admettre que l'orge réclame 1500% le froment 2000% la yigne 2875^, le dattier 6000°, le cocotier, le bananier et d'autres végétaux vraiment tropicaux encore davantage ; au contraire 50 à 250 degrés de chaleur suffisent au développement des plantes alpines et polaires.

Mais même cette méthode de détermination n'est pas exacte et ne peut pas l'être (1).

Â. très-peu d'exceptions près, les plantes, bien plus encore que les

(1) Si Da Candolle cherche à exprimer, par cette somme de chaleur nëces- Baire aux plantes, les conditions véritables qui règlent leur distribution, on ne peut admettre ses idées que conditionnellement, car l'existence d'une plante dans un climat donné ne dépend pas seulement de la chaleur moyenne qui règne pendant la durée de sa végétation. Il y a les maxima et les minima qui Vaffectent aussi, et qui, dans l'un comme dans l'autre cas, ne peuvent être sans influence sur sa dispersion.

Ensuite il ne faut pas oublier que les plantes ont besoin d'une certaine chaleur pour les diverses phases de leur végétation ; et bien que, comme Je l'ai déjà fait observer, les végétaux possèdent sous ce rapport une faculté d'accommodation notable, il n'en est pas moins vrai que c'est là une circonstance dont l'importance ne peut être négligée ; elle explique l'impossibilité d'exprimer d'une manière complète les conditions climatériques nécessaires à une plante, en se bornant à calculer la somme de chaleur qu'elle réclame; il serait impossible de déterminer ainsi d'une manière certaine les limites de Taire des espèces. Que la cause qui règle les limites polaires et équatorialea des aires réside dans le trajet des courbes de température qui prennent naissance pendant la durée de sa végétation, c'est ce dont on ne peut douter, mais l'estimation de la somme de chaleur n'en fournit pas l'expression véritable; et en outre il est évident que les rapports ne sont pas aussi simples qu'on l'a admis jusqu'à présent. Pour se former une idée sinon rigoureusement exactCf do moins approchée, de l'influence de la chaleur sur la vie d'une plante considérée isolément et dans ses diverses phases, il me semble qu'il faut nécessairement combiner les trois lois fondamentales que j'ai formulées plus haut.

Voir Flora, 1863, p. 520 et suiv.

animaux, dépendent, dans toat le cours de leur végétation, de rinâuence de la lumière : leur activité générale, Tabsorption et la circulation des éléments, sont déterminées par cet agent physique. Aussi Texpression de • temps de repos » appliquée à la nuit, est-elle bien plus vraie quand il s'agit des plantes que lorsqu'on parle des animaux; cela résulte déjà de cette seule circonstance que pendant la nuit h plante ne reçoit pas la chaleur nécessaire pour produire les décompositions chimiques. La chaleur propre des végétaux est, pendant la nuit, plus considérable que celle de lair, et par suite la plante cède de U chaleur à l'atmosphère, comme l'ont montré les expériences de Becquerel, dont nous avons parlé plus haut (Voy. Bel^. hort. vol. XXII, p. 315). Mais si, pendant la nuit, la plante non seulement ne reçoit pas de chaleur, mais en perd même, la température des heures de la nuit peut être considérée comme inutile à la végétation, et ne doit pas être mise en ligne de compte dans le calcul de la somme de chaleur; Testimation de celle-ci ne serait basée que sur Tobservation des heures de la journée.

Naturellement les températures journalières évaluées de cette manière seront assez notablement plus élevées, et il en sera de même de la somme de chaleur obtenue par l'addition de ces températures.

Mais la longueur de la journée est très-variable : par suite la chaleur moyenne journalière d'une localité doit avoir une importance très-différente pour la plante, d'après la latitude et suivant les saisons : en effet il ne peut être indifférent qu'une chaleur moyenne de 16° agisse pendant 12 heures comme c'est le cas sous l'équateur, ou pendant 18-20 heures, comme cela se voit dans les régions polaires. Considérons seulement les tableaux donnés ci-dessus : comment expliquer qu'à Santa Fé de Bogota, sous l'action d'une chaleur moyenne de 14«,7 C, il faille à l'orge 122 jours pour mûrir, tandis qu'à Reval, avec une moyenne de température presque égale, il ne lui faut que ÔO jours, à Upsal 114 jours avec une moyenne plus faible (13°, 94 C), à Christiania, d'après Schubler, seulement 55 jours avec une moyenne de 160 C, ce qui d'après l'ancienne méthode donnerait une somme de chaleur de 880 degrés seulement? Pour ramener autant que possible à un même nombre d'heures la durée variable de ces journées, le procédé le plus simple serait, à mon avis, le suivant : on prend pour base la durée normale d. 12 heures, que l'on désigne sous le nom

de Jour de végétatwn, pour mieux le distinguer du jour astronomique, et Ion considère comme unité de chaleur la quantité de chaleur capable d^élever de 1"^ la température moyenne d'un tel jour de végétation. Le nombre moyen des heures qui, pendant le cours de la végétation, ont dépassé la durée normale du jour de végétation, ou ne Vont pas atteinte, est alors multiplié par le nombre des jours de végétation en général, et le produit, divisé par 12, donnera pour quotient le nombre des jours dont les unités de chaleur doivent être ajoutées à la somme, ou doivent en être soustraites.

Le tableau suivant servira d'éclaircissement : il s'agit de la culture de Forge.

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