DURÉE
moyenne du.
de végétatic
DIPFÉRENC
d'avec la du normale (12
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Jours.
Heures.
Heures.
Cambal, sous l'Équat.
Le Caire . . . .
lli/s
Ratisbonne. . • .
HaUe
Christiania. . . .
Bn moyenne. .
Il faut remarquer que les données sur la température moyenne et la dmée du jour de végétation sont en partie déduites simplement des matériaux que nous possédons jusqu'ici; cependant j'espère m'étre assez approché de la vérité; pour les données de température, je me suis tenu aux maxima et aux minima de température dans les différents mois. Pour le Caire il faudrait décompter une demi-heure, car en ce point la végétation des céréales a lieu durant les mois de février, mars et avril, tandis qu'à Christiania elle a lieu durant les mois de juin et de juillet. Aussi n'est-ce pas estimer trop haut la durée du jour dans cette dernière localité que de la porter à 18 heures.
Bien que le tableau que je viens de donner présente encore des différences très-considérables, cependant les nombres sont plus rappro-
chés que dans les résultats exposés précédemment. La différence k pins grande se manifeste à Cambal, par suite de la durée considérable de la culture, mais elle pourrait être expliquée par les conditioos hjdrologiques de la localité ; pour Santa Fé de Bogota la somme des unités de chaleur estimée dans les mêmes circonstances, ne serait que de 2074, c'est-à-dire serait très-rapprochée des autres nombres. Poar expliquer le développement rapide de la végétation du Nord, lapins grande longueur de la journée n'est, semble-t-il, pas suffisante ; mais on dirait plutôt que Faction du soleil, sous ces latitudes, s exerce sur la vie des plantes avec une intensité particulière. Les résultats que la radiation solaire produit là sur les plantes sont vraiment merveilleux : ainsi Ton a observé dans le Finmark qu'en 24 heures Forge a grandi de 2 i/i pouces, les pois de 3 pouces ; il est impossible que cela soit dû uniquement à Taugmentation de longueur du jour ; on expliquerait ainsi que dans la zone polaire des sommes de chaleur moins considérables suffisent au développement des plantes.
En irénéral, dans des estimations de ce genre, tant d'inâoences locales viennent s'exercer, qu'il ne faut pas songer à obtenir une concordance complète dans les résultats : telles sont notamment les conditions d'humidité et la nature du sol, ce dernier devant être considéré surtout quant à son pouvoir absorbant pour les rayons solaires. En outre il ne faut pas méconnaître ce fait que si même les plantes ne reçoivent pas de chaleur pendant la nuit, la différence entre la température du jour et celle de la nuit ne peut d'aucune manière être indifférente pour la végétation. Ainsi l'intensité de l'évaporation par les feuilles, et, par conséquent, des phénomènes endos motiques, dépendra de la différence entre la chaleur propre de la plante et la température de l'atmosphère; cependant cette influence, moins directe, est évidemment plus secondaire et ne peut être prise en considération dans les calculs d'estimation générale.
Ces variations journalières de température ne suivent pas dans les différents mois une marche uniforme. En général les oscillations jou^ nalières augmentent avec la hauteur du soleil à midi : elles atteignent ordinairement leur maximum dans les mois de juin et de juillet; il n en est pas ainsi cependant dans les contrées où régnent les Moussons: là c'est précisément pendant ces deux mois que ces oscillations sont le plus faibles. Sur les côtes, les fluctuations seront plus faibles qu'au
milien du continent, elles seront plus importantes sur les plateaax que sur les chaînes de montagnes isolées.
A Christiansborg, en Guinée, les oscillations journalières montent en mai jusqu'à 11"* R. ; en Sibérie, elles s élèvent à 9^, et dans les déserts de TAfrique, elles vont jusqu'à 30^, au point que Teau gèle pendant la nuit dans les outres des voyageurs.
Comme exemple de fluctuations journalières très-faibles et régulières, je pourrais citer Rio de Janeiro; Rome présente des fluctuations qui vont en augmentant et en diminuant très-régulièrement; St-Pétersbourg en présente d'irrégulières et Bombay nous offre des fluctuations en sens inverse ; le tableau suivant nous montre les écarts moyens entre les maxima et les minima journaliers.
1 LOCALITlis.
À Janvier.
et 'S
2 Octobre.
Rio de Janeiro.
Roioe. • • •
St-Pétersbourg.
Il Bombay . . .
2Kn
Ces différences nous montrent combien Faction de la chaleur solaire sur le globe est variable, même quand les moyennes sont à peu près égales, ce qui rend très-difficile, et même impossible, la détermination d'une formule générale exprimant les lois de végétation.
Un point qu'il ne faut pas non plus négliger est le suivant : il est très-probable que les plantes qui croissent à Tombre se comportent très-différemment de celles qui vivent au soleil, pour ce qui est de labsorption de la chaleur. Or nos observations thermométriques, pour éviter Finfluence de Tinsolation, se font à Tombre et à Texposîtion du Nord. Les expériences comparatives faites à Chiswick, à Tinstigation de la Société royale d'horticulture de Londres, montrent que la différence entre les observations thermométriques faites à Tombre et au soleil est en chaque point d'environ l'', 65 R ; elle fut le plus considérable en juillet (3'',41), le plus faible en janvier et en décembre, où le thermomètre manifesta à lombre un excès de température de 0^,11
et de 0^,13en moyenne. Par suite les plantes vivant à lombre seraient seules appropriées à l'observation de la chaleur nécessaire à la végétation.
D'après les intéressantes recherches de De Candolle, les phases de la végétation s'accomplissent en général plus tôt lorsque les plantes sont exposées au soleil que lorsqu'elles vivent à l'ombre. Or, comme les observations de De Candolle n'avaient pas constaté de différence essentielle dans l'état du thermomètre, suivant qu'il était placé à l'ombre ou au soleil (résultat tout à fait en contradiction avec ceux que l'on a obtenus à Chiswick), il fallait que la somme de chaleur nécessaire aux plantes croissant au soleil fût plus faible que celle dont les plantes vivant à l'ombre ont besoin. Naturellement De Candolle donne dans les deux cas la température moyenne du jour entier; mais si l'on ne tient pas compte des heures de nuit, comme n'exerçant pas d'influence sur la végétation, les différences entre les deux thermomètres seront plus considérables, et il en résultera une plus grande conformité dans l'expression des sommes de chaleur absorbées par les plantes. D'ailleurs il n'en est pas moins probable, en thèse générale, que les plantes soumises à l'action directe des rayons solaires doivent, indépendamment de la chaleur d'insolation qui leur est fournie, parcourir plus rapidement les phases de leur existence, en vertu de l'action plus directe de la lumière ; et ainsi elles n'auraient besoin que d'une somme de chaleur plus faible, si même la différence n'est à coup sûr pas aussi importante que le prétend De Candolle.
Le tableau suivant donne le résultat des observations de De Candolle sur des plantes semées le même jour respectivement au soleil et à Tombre, et qui avaient grandi dans ces mêmes conditions ; comme point de comparaison, j'ai ajouté une estimation des sommes de chaleur d'après ma méthode.
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