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La différence entre mes résultats et ceux que Ion possédait précédemment ne consiste pas seulement dans 1 élévation relativement plo^
considérable des chiffres, mais aussi en ce que les sommes de chaleur trouvées dans les diverses expériences sont très-rapprochées les unes des autres ; ce dernier fait peut s'expliquer par cette circonstance que la durée de la végétation diminue, à mesure que la longueur du jour augmente et que la température s'élève en même temps.
Une seconde différence consiste en ce que les sommes de chaleur correspondant aux diverses températures de germination sont, dans le I^ord, sujettes à moins de variations que dans le Sud : cela semble étonnant au premier abord, mais cela s'explique aisément, je crois, par ce âdt que dans les latitudes septentrionales, il n'y a pas de transition knte entre les froids de l'hiver et la température de l'été. Les différences plus considérables qui se manifestent sous nos latitudes, sont produites ^ la durée plus considérable de la végétation et par la gradation des ehangements de température au printemps et en automne. Si même toutes ces estimations ne prétendent pas à une exactitude
[ complète et ne peuvent y prétendre en vertu même de leur nature,
elles ont néanmoins une certaine importance et un intérêt général : elles nous donnent en effet les conditions climatériques d'une localité sous une forme telle, que nous pouvons en déduire immédiatement l'appropriation de cette localité à la culture des plantes, en tant que celle-ci est soumise à l'influence de la chaleur. Pour avoir de l'importance au point de vue de notre connaissance générale du monde végétal, ces estimations devraient porter plutôt sur les diverses périodes de la vie des plantes et surtout des plantes cultivées, ce qui natorellement ne peut être obtenu qu'à la suite d'un plus grand nombre [ d'observations directes. En tout cas^ et je dois encore insister sur ce [ point en terminant, il faudrait faire des recherches sur les rapports numériques relatifs aux trois lois, pour arriver ainsi à connaître dans toute leur portée les conditions calorifiques nécessaires aux végétaux; ^tces rapports numériques, exposés suivant une formule aussi simple que possible, seraient en réalité l'expression véritable de l'influence au climat sur une plante.
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BDLLETIH DES NOUVELLES ET DE LA BIBLIOGRAPHIE
Le Prodiome du Système naturel duBègne végétal est terminé!
Le dix-septième volume qui vient de paraître achèTe cet impérissabie ouvrage commencé en 1818. Le plan en a été conçu par Pjrame de Candolie ; Tœuvre a été accomplie par son digne âls M. Alphonse de Candolle, avec une volonté inébranlable et un labeur incessant. Sur les 13,194 i/t pages dont Touvrage se compose :
5950 ont été écrites par Pyrame, Alphonse et Casimir de Candolie :
1475 i/s par les conservateurs de Therbier de Candolie ;
5769 par d'autres auteurs.
Le seul Belge qui ait eu llionneur de collaborer au Prodrome est M. Alfred Wesmael, de Mons, qui a écrit la monographie des Pops^-
G^est sans doute une immense satisfaction pour M. de Candolie d'avoir mené à bien le travail auquel il a consacré sa vie et ses talents : le service qu'il a rendu aux sciences, assure à son nom U gloire et Timmortalité.
La Fédération des Sociétés d'horticulture de Belgique a décidé d'offrir à M. Alphonse de Candolie une médaille en mémoire de cet important événement scientifique.
Exposition intemationale et Congrès de botanique à Flormee.
— Comme nous l'avions annoncé (1872, p. 259), une grande solennité botanique et horticole aura lieu à Florence en 1874, sous la direction de la Société rojale toscane d'horticulture. Les programmes viennent d'être publiés ; l'Europe botanique et horticole est conviée à Florence du 11 au 25 mai prochain et elle se rendra à l'appel de la Société toscane avec d'autant plus d'empressement qu'elle j est invitée par M. le commandeur Ph. Parlatore, botaniste éminent du caractère le plus affable. Des commissions ont été instituées pour l'organisation de l'Exposition et du Congrès et, diaprés ce que nous avons appris, l'accueil réservé aux étrangers sera des plus courtois. Pour recevoir les programmes et les renseignements, on peut s'adresser à M. le professeur César D'Ancona, secrétaire de la Commission générale de l'Exposition internationale à Florence, ou à M. le marquis Bardo Corsi-Salviati, secrétaire du Comité exécutif,
à Florence, ou au chevalier Adolphe Targioni-Tozzetti, secrétaire de la Commission générale du Congrès botanique à Florence. Nousmême nous sommes heureux de pouvoir aussi distribuer ces documents.
Nous ne saurions ici reproduire toutes les dispositions générales nécessaires à connaître : nous nous bornerons à quelques renseignements.
Les demandes d^admission doivent être transmises au Comité avant le 31 janvier 1874. Cinq grands prix d'honneur et de nombreuses médailles d'or pourront être disputés par les concurrents. Le programme est considérable et fort bien rédigé; il comprend, outre les plantes, tout ce qu'on appelle les arts et industries horticoles.
Quant au Congrès, tous ceux qui s'occupent de botanique sont
invités à y prendre part; les adhésions doivent être adressées au
Comité avant le 1*' mars 1874 et des réductions sur les prix du
voyage seront probablement obtenues des compagnies de chemin de
fer et des bateaux à vapeur : on organisera des excursions botaniques
SLUx environs de Florence, des visites aux principaux jardins de la
ville et des environs et une excursion à Pise pour visiter le Jardin
[ botanique et le Musée d'histoire naturelle de cette ville, célèbre dans
les sciences. Le programme du Congrès est des plus intéressants.
Nous sommes persuadé que l'appel de la Société toscane sera entendu et que les floralies de Florence, la ville des fleurs, brilleront du plus vif éclat.
I Tienne. — Quatrième Exposition temporaire d'horticoltnre.
I — Pomologie. — Vienne, 18 oct. 1873. — La Belgique, n'est pas à court de succès ; elle en remporte encore un, et des plus éclatants, à la dernière exposition des fruits, où elle est sans rivale. Ah! si les exposants belges avaient eu un peu plus de temps pour parer leur exposition et remplacer par quelque chose de plus.... nous allions dire convenable, les loques rouges, assez malpropres, avec lesquelles la direction a recouvert la table qu'elle a mise à la disposition des exposants! Mais, arrivés fort tard, ils ont eu juste le temps nécessaire pour mettre leurs fruits sur des assiettes, et être prêts aux derniers délais.
Mais commençons par le commencement.
Le Tjrrol est la contrée fraitière d*Aatrîche. Est-elle la seale propre à la production? Nous ne le crojons pas; la fertilité du sol de TAutriclie est, en maints endroits, comme la Belle an bdis dorma&t. Elle attend un travaillear qai la réveille. Mais il n^est pas encore vena.
Les produits tyroliens ne brillent ni par la rareté ni par la perfection des espèces. Ils sont soignés, et quelques-uns sont assez beaux, mais surtout, ils sont fort bien présentés, et Tarrangement de cette exposition est charmant. La plupart des produits sont exposés par h Société d*exportation, ce qui nous prouve qu'on ne travaille pas seulement pour la gloire et nous explique les soins apportés à l'arrangement. Nous trouvons encore là des fruits que la Société a dû aller cherdier plus loin, tels que citrons, oranges, grenades appétissantes, etc.
Le second centre de production fruitière est la Stjrie, qui expo» une intéressante collection de raisins. Les vins sont renommés dans un certain cercle ; on j peut voir ici de quels plants ils scot faits. Les autres fruits sont assez ordinaires, mais présentés aosn avec soin.
L*Allemagne expose beaucoup et un assez grand mélange de sujets très-divers comme qualité. Une erreur du préposé à Tarrangement a causé de nombreuses irrégularités dans la dénomination des produits exposés. On a placé un peu au hasard les étiquettes dans les assiettes en pensant que peu de visiteurs s'en apercevraient.
Ensuite vient la Belgique avec un éclat tout spécial. L*expositioii entière compte environ 10,000 sujets. La Belgique seule en présente environ 2,000, et, sans contredit, les collections de pommes et de poires les plus belles et les mieux classées.
La Belgique expose par deux collectivités. La Société centrale d*arboriculture de Belgique, qui apporte 350 variétés de poires, et environ 100 variétés nouvelles, provenant directement de semis, exposées par M. Grégoire, et quelques légumes assez beaux ; puis le Cercle d'arboriculture de Belgique, dont le siège est à Gand, qui apporte environ 400 variétés de poires, parmi lesquelles 12 variétés de poires d'apparat, de véritables monstruosités, tant elles sont énormes; elles ont dépassé les proportions du beau ; puis 225 variétés de . pommes. Toutes ces collections sont bien franches, bien distinctes et
forment une collection magnifique, surtout par Tégalité de perfection ie tons les produits.
La France a fort peu exposé : une collection de pommes et quelques fruits isolés.
La Hongrie expose ses raisins, qui sont magnifiques et nombreux ; , die en est fiëre à juste titre et s occupe de développer sa richesse en ! multipliant les écoles spéciales.
Il est intéressant, après avoir parcouru la galerie où elle expose ses vins, de venir revoir ici les raisins dont ils sont faits, depuis les raisins noirs des coteaux d^Ofen, jusqu'au raisin vermeil et délicat dont on fait le Tokay.
La Russie expose aussi, et les plus beaux légumes qui soient ici. ITest-il pas merveilleux de voir apporter de si loin ces objets fragiles et àèUcats pour recueillir les louanges que leur perfection mérite ! Et n'est-îl pas merveilleux que de pareils transports soient possibles.
La Suède n'est pas en arriéra, elle a même du raisin, et fort beau. Mais ses collections les plus complètes sont les pommes et quelques variétés de poires
Enfin ntalie arrive avec ses beaux fruits, où nous sentons, cependant, bien plus Tœuvre de la puissante nature que le travail patient et laborieux de Thomme, comme il éclate dans les expositions des pays moins favorisés du soleil et pour qui le besoin de regagner d'un autro côté est impérieux. Lltalie a de fort beaux raisins, quelqu^es oranges et quelques citrons.
Lltalie, avec le Tjrol, sont les deux seuls pays où nous ayoïjLS ireinarqué des pêches. Nous sommes même étoAné de n'avoir pas rencontré davantage ce roi des fruits dont Vabsence laisse un vide.
Après cette exposition, nous allons voir fermer cette affreuse bara- <lQe de toi\e dont nous nous sommes déjà plaint amèrement à propos des expositiojiis de fieurs. Les fruits y sont moins mal à Taise, quoique rien n'y soit changé. La place ne manque cependant pas. Mais... Biais il est trop tarrd pour récriminer. {Indégetidance Bdge.)
Jean Pierre Barillet-Deschamps est décédé à Vichy, le 12 septembre 1873.
L'annonce de ce malheur imprévu a profondément affligé les nombreux amis du grand horticulteur. Barillet était aimé pour lui-même.
car chez loi les qualités du cœur égalaient Télévation da carajctëre el de rintelligence. n a été le promoteur de lliorticulture moderne, et son passage marquera toujours dans les fastes de la grande horticulture française. Après Le Nôtre, son nom demeurera le plas populaire dans Fart des jardins : il ne lui a manqué qu'un grand règne pour accomplir des œuvres grandes et durables. Il avait le génie du beau et de rinvention : toute TEurope a été ravie de ses créations à Paris ea 1867 et les souverains ont fait appel à son talent. Le jardin réservé de Texposition universelle a passé comme un rêve enchanteur : le Fleuriste de Passy a été le plus riche musée d*horticaltare qui ait jamais été réuni.
Voici la notice que M. Rafarin a consacrée à son illustre prédécesseur :
t L'horticulture vient de perdre un des hommes les plus remar^osblés de notre siècle : M. Barillei-Deschamps, chevalier de la Légion d'honneur et décoré de nombreux ordres étrangers, ex-jardinier en chef de la ville de Paris, directeur des travaux horticoles du Prater (Vienne, Autriche) et du gouvernement égyptien, est mort, à peine âgé de cinquante ans, à Vichy, le 12 septembre 1873.
Aussi bon horticulteur que grand architecte paysagiste, c'était un de ces hommes à vastes conceptions qui savent imprimer à tout ce qaïïs touchent ce cachet de supériorité spécial aux génies.
D'une activité incroyable, il a créé le magnifique genre, dit jartàii faysagers et Ta appliqué non-seulement aux squares, parcs et jardins de la ville de Paris et de l'exposition universelle de 1867, mais encore à ceux des principales villes ou résidences royales d'Europe : il a complété ses chefs-d'œuvre par une décoration nouvelle et digne d'un tracé aussi remarquable. En effet, outre cette disposition pleine d'harmonie des courbes, des allées, des ondulations du sol et de tout ce qui peut rendre la promenade agréable, l'art horticole lui doit la vulgarisation, dans les jardins et dans les appartements, d'une trèsgrande quantité de végétaux exotiques jusqu'alors réservés aux serres des jardins botaniques : Palmiers, Musa, Canna, Bégonia, Aroïdées, etc.
C'est encore à lui que revient l'honneur d'avoir créé les rema^ quables établissements horticoles de la ville de Paris (Fleuriste et Pépinières) et d'y avoir, presque sans frais, réuni les belles et nom-
brenses collections de végétaux, qui ont été admirées par tontes les célébrités horticoles du monde et sont devenues le point de départ des progrès de rhorticulture.
M. Barillet-'Deschamps était notre ami depuis près de quarante ans et toujours nous Tavons apprécié comme un homme bon, affiible, serviable, honnête et désintéressé (à tel point que tous ses amis le grondaient souvent); amant passionné du beau, de Tidéal, il s'était identiûé avec tout ce que la nature a de pittoresque, de poétique pour rappliquer dans la création de ses chefs-d œuvre qui sont et resteront la gloire de l'horticulture française.
Pour ses belles créations et les nombreux et importants services
qu'il a rendus, lliistoire placera le nom de Barillet-Deschamps à côté
de ceux des La Quintinie, des Le Nôtre, etc. Mais nous croyons que
toua les horticulteurs et tous les amateurs devraient se réunir pour
élever, à ce bon et excellent ami, un monument qui perpétue le
souvenir de son grand génie et de leurs vifs regrets, i
M. Jules Hagelmaokers président de la Société royale d'horticulture de Liège, est décédé en son château de Caster, le 15 septembre 1873. n fut un promoteur éclairé de Tart des jardins : ses arbres fruitiers sont justement réputés : il était amateur de plantes bulbeuses et de rosiers. M. Jules Nagelmackers a beaucoup contribué à la CTêaUon de la Société royale d'acclimatation de Liège, dont il fut le président-fondateur.
Le vicomte Haximilien de Spcelberg de Loyenjoul est décédé à
son château de Lovenjoul, le 2 septembre 1873, à Tâge de 71 ans. Le parc de Lovenjoul, près de Louvain est un des plus remarguables de notre pays; il renferme une collection vraiment remarquable de Coniteres que M. de Spoelberg connaissait et ajBTectionnait particulièrement.
HH. L. Jaeob-Hakoy et G** horticulteurs à Liège, viennent de faire paraître un nouveau catalogue de plantes nouvelles ou rares. On y remarque le DracaeiML mahineana^ le Tillandsia heterophyïla qui sont annoncés pour la première fois.
MH. Simon-Louis pépiniéristes, à Plantières près Metz, annoncent les nouveautés suivantes ;
Aucuia japonica çiçantêa : ses feuilles mesurent souvent 30 coitimètres de longueur sur 12 à 14 de largeur.
Ceanothus muUiflora : arbuste excessivement floribond. Fleurs d'un bleu lilaoô clair.
Ceanotkui bleu céleste : fleurs d'un bleu de ciel superbe, en panicoles arrondies : très-convenable pour bouquets.
MM. Simon-Louis viennent aussi de faire paraître un catalogue spécial ettrès-étendu de Rosiers.
M. Lemoine, hortio. à Nancy, annonce, dans son dernier prixcourant, beaucoup de nouveautés de floriculture parmi lesquelles nocis nous plaisons à signaler des Bégonias hybrides à grandes fleurs qui se cultivent dans le jardin et dont la souche se conserve à Tétat sec en hiver, à la manière des Gloxinias. Ces Bégonias ont été nommés : Camoens (vermillon), Cor»^i« (blanc), ZtfCorr^^^ (rouge d*andrinople), Péricliê (rouge cinabre), Sedeni per/ecla (couleur fuchsine). M. Lemoine signale, en outre, de nouveaux Pélargoniums, Pentstemon, Phlox decussata, Weigelia et un Theleianlhera versicolor à grandes feuilles nommé grandis,
HM. Baltet, horticulteurs à Trojes (Aube), annoncent quelques nouveautés intéressantes à signaler.
Poirier D^ Jules Cfuiot, fruit gros mûrissant vers la mi-août.
Poirier Duchesse d'Ançouléme bronzée.
Lilas de Croncels, rouge carmin vif nuancé de pourpre.
Pelargonium zonale Lucien Battet, nain, couleur écarlate avec on œil blanc au centre.
Pel. zon. if"* Irma De^orgeSy coloris rose-hortensia brillant, largement maculé de blanc àTonglet.
Pel. zonale M^ Chevron y coloris rose nuancé de mauve lilaoé sur un fond blanc.
H. Oronsse, horticulteur à Nancy, s'occupe avec un remarquable succès des semis de floriculture : il vient de publier une liste nombreuse de Pivoines herbacées. Les nouveautés de cette année sont:
Couronne io/r^ extra^belle, rosiforme : la partie moyenne de la fleur se couronne d'étamines qui figurent une auréole d'or sur un fond blanc de neige.
AfuUicolor: coloris de trois nuances étagées, blanc, rose et chair : large flear très-pleine.
Comte de Diesbach, anémoniflore, rouge cramoisi, précoce, trèsflorifère.
Af*^ Schmidt : forme régulière, pleine, rose cendré, floraison tardlTe.
-if"* Costé^ remarquable variété dans les coloris tendres, centre de la fleur huppé, teinté blanc, cœur rose pâle.
Jl£^^ Jules fflie : très-grande fleur rose tendre, à reflets blanchâtres, floraison tardive.
Produit des Fndsières. — n nous parait intéressant de consigner ici l'observation suivante, empruntée à VBcho agricole.
"Lta saison des fraises est venue. Nous avons voulu nous rendre un compte exact de Timportance des cultures de fraisiers aux environs de Paris et nous avons visité hier quelques jardins de Bagnolet. Bagnolet possède les plus importantes cultures de fraisiers des environs de Paris. On n*j compte pas moins de 300 cultivateurs de fraises.
150 cultivateurs arrosent tous les jours et prennent pour cette opération deux hommes en moyenne à la journée. Ce sont 300 soldats des forts de Rosnj et Romain ville dont le travail, qui dure six heures, est payé à raison de 30 c. l'heure.
On fait huit cueillettes par an dans chaque plant de fraises. La deuxième cueillette se fait quatre jours après la première et les autres de trois en trois jours, ce qui mène pour la sixième à vingt jours de la première. Les deux dernières se font dans l'intervalle de dix jours, ce qui fait un mois entier pour la récolte totale.
En temps favorable, on récolte 6 paniers de fraises par chaque are, ce qui donne 600 paniers Thectare. Huit cueillettes à 600 paniers Tune, forment un total de 4,800 paniers. Chaque panier se vendant en moyenne 1 fr. 50, cela donne une recette brute de 7,200 francs.
Les palissages en fer de MM. Louet, représentés en Belgique par M. Troupin-Morren à Liège, sont dignes de recommandation. Ces Messieurs fabriquent tout le matériel nécessaire pour rétablissement de cordons horizontaux, de contre-espaliers, de clôtures de parcs à mouton, de poulaillers, de barrières, de grilles, etc. : par leur outillage spécial ils ont pu réaliser de véritables avantages.
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Etiquettes Bell. — MM. Bell et Thorpe [Paddock N%rserUs, à Straiford^fonrAvon, England) fabriquent des étiquettes en zinc ooulé qu'il nomment Shake^perean Imperishahle Labels. Les noms sont inscrits en caractères saillants qui peuvent être colorés : les modèles sont variés selon les exigences ; ainsi, par exemple :
Rosiers, etc. (à suspendre)
Arbres fruitiers, Conifères, Arbustes (id.) .....
Petites étiquettes pour placer près des arbres, etc.
Grandes étiquettes pour jardin botanique, etc. , etc. , etc. . 18 0
MM. Bell et Thorpe ont publié une longue liste des Rosiers, des Fruits, des Conifères, des Rhododendrons, etc., dont ils ont les noms en étiquettes.
Ces étiquettes-Bell sont d'aspect élégant et vraiment impérissables : elles doivent résister à toutes les intempéries. Mais, en vérité, il est difficile à un amateur ou à un directeur de jardin de recourir à un fabricant éloigné chaque fois qu'il lui faut des étiquettes nouvelles. Il convient que chacun puisse faire confectionner ses étiquettes en quelque sorte sous ses yeux.
Le zinc a l'avantage de ne pas se rouiller comme le fer, de ne pas se briser comme la faïence et de ne pas pourrir comme le bois. Le système Bell est recommandable à tous ces titres.
Destraction des hannetons* — On lit dans les journaux le procédé suivant:
c Chaque matin, j'enfouis de 5 à ô doubles décalitres de ces dangereux coléoptères. Voici ma recette; on me saura gré, j'en suis sûr, de l'avoir propagée:
c Au crépuscule, je place au milieu de mon verger un vieux tonneau défoncé, dont les douves intérieures sont enduites de goudron liquide. Au fond de ce tonneau, je place une veilleuse allumée, et voilà tout.
c Les insectes de toutes espèces, attirés par la lumière, se précipitent sur la veilleuse. En bourdonnant autour^ ils frappent contre les parois du tonneau : pattes et ailes sont tachées de goudron, et les hannetons tombent au fond du tonneau; le lendemain matin, je compte mes victimes.
« At6c 60 centimes de goudron, Ton peut détruire tous les hanned^une contrée^ et Ton ne perd point sa journée à faire une chasse l>^^iacoup moins fructueuse. >
P. F.Dehérain, Cours de ehimie agricole, 1 vol. in-S'^de 616 paçet.
jPaTts, 1873. — Une analyse de cet important ouvrage serait longue
SL écrire : il traite, en réalité, de la nutrition des plantes et à ce titre
il intéresse autant ceux qui cultivent que ceux qui étudient. Kauteur
dit dajis sa préface qu'il a composé son livre pour les hommes d*une
instruction moyenne : en effet, s'il ne peut être compris des ignorants
il ne faut pas non plus être un savant docteur pour le lire avec intérêt.
Nous nous plaisons à le recommander ici à ceux veulent sortir de
Vornière où trsânent les banalités de Tancienne physiologie.
NOTICE SUR LE NIGOTEASA WIGABDIOlbES ou TABAC A
FEUILLES DE WIQANDIA,
PAR M. Edouard Morren.
(Figuré Planche XVIII.)
NicoTiANA. — DuNAL in Prod. sffst, reçn. veget, XIll (18S2), p. 566. Sect, 2, Rnstica.
N. WiGANDioîDES. Caolls /t>utico8us, elatus (2-3 metr.), glandaloso-piloBiu, e baai subramosus. Folia petiolata, ovata, acuminata, undulata, pilosa. Infloreecentia paniculata, floribunda, decumbens. Flores peduncalati. Calyx campanulato-urceoIatuB, laciniis inaeqaalibus, acuminatis, glanduloeo pubeacena. Corolla bypocraterimorpha, tubo clavato calycem subduplo superante, fauce pamm constricto, limbi patentis lobis ovatis in cuspidem attenuatis, colore albo-flaTencente. Stamina 5, tubo coroUae inserta, inclusa, fllamentis baai tomentosis^ antberis apifixis. Stylos clavatus, stigma viride. Ovarium pyramidale, disco annularl carnoso clnnabarino bas! circamdatum.
Nieotiana Wigandioïdes C Koch, in Wochensch. fur Gartner., 1850, p. 33.
Solanum Wigandioïdes Hort. nonn.
FiG. ANALYL. : 1. Bouton. — 2. Calice. — 3. La corolle ouTerte. — 4. Le pistil. — 5. Coupe de l'ovaire. — 6. Un ovule.
Le Nicotiana WiçanHoîdes , ainsi nomme par le professeur Charles Eocb, de Berlin, en 1859, est originaire de la Colombie^ 8*est présenté la première fois en Europe vers 1852, dans les serres du Jardin botanique de Craoovie, dirigées alors par le célèbre vojageiir Von Warszewicz, où la plante a germé inopinément dans la terre renne avec des plantes introduites. Elle ressemblait tant au Wigandia de Caracas, qu*on la prit pour une espèce nouvelle de ce genre d'Hjdroléacées. Elle fleurit pour la première fois au jardin rojal de Potsdam en 1858 et fut étudiée par M. Eocb qui, reconnaissant les caractères du genre Nicotiana, lui appliqua avec raison le nom de iV. Wiçandiotdes ou Tabac Faux- Wigandia et la rangea au voisinage des N. fltUinosa, paniculata, etc.
La plante a été rapidement propagée à cause de ses qualités ornementales. Il en a déjà été question dans la plupart des recueils dliorticulture(l) et elle est bien connue pour son ample et robuste feuillage. Mais c'est bien à tort qu'on lui a attribué une floraisoo chétive et insignifiante alors qu'elle est de toute magnificence.
Un pied nous avait été envoyé il y a quelques années par notre ami Barillet, alors directeur du jardin municipal de la Muette à Paris ; on sait combien notre regretté confrère était enthousiaste des plantes à beau feuillage. Cultivé au jardin botanique de Liège par M. Rodembourg, ce spécimen nous a été présenté au mois d'avril 1873 dans un admirable état de fioraison. C'était un arbuste à rameaux peu nombreux, dressés, s'élevant à plus de deux mètres : les feuilles ressemblent à celles du tabac, mais plus fermes et couvertes d'un duvet soyeux plus épais. Elles atteignent et dépassent 50 centimètres de longueur, sur 25 à 30 centimètres de large. L'extrémité des rameaux supérieurs ployait sous le poids des fieurs qui se pressaient en paizicules retombantes amples et fouinies. Nous nous sommes empressé de faire peindre la plante par M*"* de Sartorius, non pas de grandeur naturelle, mais sous forme de réduction appropriée à notre format. C'est la première fois que le N. Wigandioïdes est figuré. Notre planche représente une partie de l'arbuste au vingtième de la grandeur naturelle ; une petite partie de l'inflorescence avec les fieurs aux
(1) Voy., la Bel§. hort, XVI (1866), p. 173. — La Bemte horL 1863, p. 329. - Vhort, franc. 1864, p. 113.
dimensions véritables ; une feuille réduite dans le fond ; et les analyses botaniques dans les places libres. On voit que la panîcule florale mesure vingt centimètres de longueur et qu'elle se compose de plusieurs centaines de fleurs. La floraison ajant lieu en avril, il est possible que cette circonstance lui ait quelquefois été nuisible à cause des rigueurs de Thiver.
Sous notre climat le N, Wigandioîdes est une plante d'orangerie : on la place en été quelque part dans une pelouse. Les jeunes boutures ont le feuillage le plus exubérant : leurs feuilles peuvent atteindre 80 centimètres, mais les vieux pieds n'en ont plus d'aussi longues. Par contre ils sont seuls à pouvoir fleurir.
Sans doute dans le midi de la France et au delà le N. Wiçandioïdei est rustique.
n ne demande aucun soin extraordinaire.
Nous sommes heureux de pouvoir en offrir des graines ou des boutures aux personnes qui voudraient en essayer la culture.
Il est peut-être utile d'ajouter que dans certains catalogues, il est faussement nommé /Sb/a^vm Wigandi&ldes.