INFLUENCE DES ENGRAIS ARTIFICIELS
Nous avons fait connaître aux lecteurs de la Belgique hoHieoU, (1) la première brochure de M. Masters, où il étudUit Finfluenoe de divers amendements sur différentes espèces de plantes ; un second travail a paru dans les Annales de la Société royale éChùrticidiwre vol. m W pour exposer de nouveaux essais répétés en 1870 avec les mêmes plantes et les mêmes amendements ; il forme une brochure de trentecinq pages (3).
La conclusion de ces expériences est celle des précédentes. La plante possède une organisation spécifique qui joue le rôle essentiel dans les phénomènes d'accroissement ; les qualités du sol n'ont d'influence que sur la vigueur de la plante ou de Tune quelconque de ses parties ; on p^ut changer le terrain, la plante garde son type.
Les variations ont d'autres causes. Ce qui le prouve, c'est qu'on voit une même espèce, croissant dans des terrains différents, présenter des formes semblables. Ainsi M. Masters a vu les feuilles du Plantain varier en couleur, en pubescence, en configuration, etc., dans les divers mélanges qu'il avait choisis pour bases de ses études.
Il n'est pas même toujours possible d'affirmer que telles substances sont réellement plus favorables que d'autres à certaines plantes. D'une année à Tautre, on voit, sous ce rapport, des contrastes parfois considérables; le Daetfflis fflomerata donna en 1869 dans un mélange de matières minérales, de sulfate et de chlorure d'ammoniaque, des racines courtes et frêles ; en 1871, elles étaient, au contraire excessivement développées; un changement inverse se produisit dans un autre mélange. Le Trifolium praùense, le Lotus et d'autres présentèrent le même phénomène.
Toutefois on peut tirer des expériences si nombreuses et si bien
(l) 1871, janvieM4ypier, page 63.
3 Z^iZfi'' ^"^ Borticultural Sodetp vol. III, page 124. ^^ty at Ck^y «^^-^n/* mode in the gardens afthe royal horticuUurêl of plants "^ '^ influence cf various manures on différents speeies
oondoites de M. Masters; une conclusion générale, probable à priori d'ailleurs ; c'est que les mélanges les plus complets remportent sur les autres. Les sels minéraux unis aux ammoniacaux ont fait surtout prospérer le Lolium, le Dactylis ghmerata, rAnthoxanthum, les Poa, les Papillionacées, YAchilUa milltfoUwn; ces mêmes sels unis au nitrate de soude ont été favorables au Dactjlis, à TAnthcxanthum, aux Papillionacées, à TAchillea, au Carum carvi, et surtout au Poa trivialis, au Ttifolium repens, au PlaTUaço lanceolata, et peu utiles à llyraie pérennale .
(Test dans le dernier mélange que la plupart des plantes fleurissent le plus vite et le plus abondamment.
M. Masters a choisi la voie véritable pour arriver à des résultats certains ; le nombre des plantes observées est considérable, les conditions aussi uniformes que possible. Nous aimons à croire qu'il continuera cette série d'études, et qu'il éveillera chez les directeurs de grands établissements le goût de ces recherches utiles à la pratique autant qu'à la science. On parviendra alors à séparer les effets climatériques des autres influences. D^ Jor%$$9WM.
MONOGRAPHIE DES BEADCARNEA.
(PINCENECTITIA DES HORTICULTEURS),
PAR M. Baker.
TniiuU du Journal of Botany {navmbrê 1872) par JT. le D' K. Grun.
Charles Lemaire a constitué le genre Beaueamea, en 1861 {Hl. horaech YIII, mise. p. 57} sur des plantes, fort ornementales d'ailleurs, cultivées sous le nom de Pinceneditia ou quelque mot analogue. Nous avons raconté en 1859, dans la Belç. ffotiieole (IX, p. 355) l'origine singolière de ce nom de PineenedUia, Malgré certaines résistances (voyez la BOg. Hori, 1862, p. 110-111) le genre Beaucamea a été admis en botanique et en culture et il doit prendre place à côté des ^jlirion dans une petite famille roisine de celle des Asparaginées.
Le»'«i0pèoe9 dont, il m oompoM aont très estimées «t on lira bêoèa dwite avee intteài la nionoffnipkie de M. Baker.
CLBF DICHOMOTIQUB POUR L*ANALTSB DBS BSPÈCES.
A. PeaiUes planes, larges d'un demi*pottoe à un poooe,
non bordées, flnemeat dentelées, tràs i*ecoai> œes*